Giuseppe Tartini

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Giuseppe Tartini
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Portrait

Naissance
Pirano, République de Venise (aujourd’hui Piran, Slovénie)
Décès (à 77 ans)
Padoue, Italie
Activité principale compositeur, violoniste

Giuseppe Tartini est un violoniste et compositeur italien[1] de l'époque baroque, né le à Pirano (actuellement Piran, en Slovénie), près de Trieste, et mort le à Padoue.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille de Giuseppe Tartini le destinait à la carrière ecclésiastique. En 1709, il était inscrit comme étudiant en droit à l'Université de Padoue. En 1710, il contracta mariage, ce qui le mit en délicatesse avec l'Église et le détermina à se réfugier dans un couvent à Assise. C'est là que, selon toute vraisemblance, il reçut une instruction musicale du Tchèque Buhoslav Cernohorsky. À compter de 1714, il était musicien d'orchestre, exerçant son activité à Assise et Ancône. En 1721, il se vit confier la direction de l'orchestre de la basilique Saint-Antoine à Padoue. Ce poste lui permit d'effectuer plusieurs voyages ; en outre, il séjourna plusieurs années à Prague où il eut l'occasion d'assister au couronnement de Charles VI. De retour à Padoue, il fonda une école de musique réputée qui attira des musiciens venus de toute l'Europe. Un de ses élèves favoris était Pietro Nardini. Il rédigea de nombreux ouvrages théoriques sur la musique, parmi lesquels un traité sur l'art de l'ornementation. qui a pu servir d'exemple à Leopold Mozart pour son École du violon. Les ouvrages théoriques qui parurent par la suite, qui reposaient partiellement sur des spéculations erronées, mais également sur de réelles données de l'expérience, furent l'objet de critiques virulentes et de mises en doute par ses concurrents. Ces controverses le rendirent malade et il en mourut en 1770[2].

Friedrich Rust fut l'élève de Tartini vers 1767.

Statue de Tartini à Piran, sa ville natale
Monument dans la Basilique de Padoue

Son style[modifier | modifier le code]

Le style de Tartini a évolué de façon très sensible au cours de sa carrière. Au début, il devait beaucoup à ceux d'Arcangelo Corelli et d'Antonio Vivaldi. Sa manière, accordant beaucoup d'importance à l'ornementation selon la tradition baroque, aboutit plus tard à une virtuosité pré-classique. Tartini était réputé pour son jeu chantant et pour son légendaire coup d'archet.

« Je me bornerai à dire qu'il fut l'un des rares compositeurs de ce siècle doués de génie et d'originalité et que c'est en lui-même qu'il puisa la source de son inspiration »

— Charles Burney

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Comme nombre de ses contemporains, Tartini a été un compositeur extrêmement prolifique :

  • 130 concertos de violon
  • 150 sonates pour le violon
  • 50 sonates en trios
  • « L'arte dell'arco » (L'Art de l'Archet), qui illustre bien la technique d'archet des violonistes baroques Italiens et qui est donc une richesse pour la recherche musicologique
  • un nombre indéterminé de compositions religieuses vocales.

Œuvres marquantes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

De son temps, nombre de ses œuvres furent publiées par des éditeurs fameux : Michel-Charles Le Cène à Amsterdam, John Walsh à Londres et Le Clerc à Paris.

La légende de la Sonate des trilles du diable[modifier | modifier le code]

Dans une anecdote devenue légendaire, Tartini a raconté à l'astronome Jérôme Lalande la genèse de cette sonate :

« Une nuit (en 1713), disait-il, je rêvais que j'avais fait un pacte, et que le Diable était à mon service. Tout me réussissait au gré de mes désirs, et mes volontés étaient toujours prévenues par mon nouveau domestique. J'imaginai de lui donner mon violon, pour voir s'il parviendrait à me jouer quelques beaux airs ; mais quel fut mon étonnement lorsque j'entendis une sonate si singulièrement belle, exécutée avec tant de supériorité et d'intelligence que je n'avais même rien conçu qui pût entrer en parallèle. J'éprouvai tant de surprise, de ravissement, de plaisir, que j'en perdis la respiration. Je fus réveillé par cette violente sensation. Je pris à l'instant mon violon, dans l'espoir de retrouver une partie de ce que je venais d'entendre ; ce fut en vain. La pièce que je composais alors est, à la vérité, la meilleure que j'aie jamais faite, et je l'appelle encore la Sonate du Diable ; mais elle est tellement au-dessous de celle qui m'avait si fortement ému, que j'eusse brisé mon violon et abandonné pour toujours la musique, s'il m'eût été possible de me priver des jouissances qu'elle me procure. »[3]

Ouvrages de théorie musicale[modifier | modifier le code]

  • (it) Trattato di musica secondo la vera scienza dell'armonia (« Traité de musique d'après la vraie science de l'harmonie », avec une préface de Decio Agostino Trento), G. Mandré éditeur, Padoue, 1754, 176 p., (notice BnF no FRBNF314351547).
  • Traité des agrémens de la musique, contenant l'origine de la petite note, sa valeur... toutes les différentes espèces de cadences... le tremblement et le mordant... les modes ou agrémens naturels, les modes artificiels... la manière de former un point d'orgue (traduit de l'italien par le père Pietro Denis), à compte d'auteur, Paris, 1771, 94 p., (notice BnF no FRBNF31435153w).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Vignal, Dictionnaire Des Grands Musiciens,édit. Larousse 1988, pag.781
  2. http://www.universalis.fr/encyclopedie/T400674/TARTINI_G.htm
  3. Citée par Arthur Pougin, Violon, les violonistes et la musique de violon du XVIe au XVIIIe siècle, Paris,‎ , p. 106-107 p.

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Liens externes[modifier | modifier le code]