Institut polaire français Paul-Émile-Victor

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Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV)
Image illustrative de l'article Institut polaire français Paul-Émile-Victor

Création
Siège Plouzané (Finistère)
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 21′ 36″ nord, 4° 33′ 46″ ouest
Rattachement Ministère de la Recherche
Directeur Yves Frenot
Disciplines Recherche polaire
Site web http://www.institut-polaire.fr/

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Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV)

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Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV)


L’Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV) est un groupement d'intérêt public qui offre les moyens humains, logistiques, techniques et financiers ainsi que le cadre juridique nécessaires au développement de la recherche scientifique nationale dans les régions polaires et subpolaires.

Depuis son siège à Brest, les équipes permanentes de l’IPEV, une cinquantaine de personnes au total, gèrent les moyens nécessaires à l’organisation des expéditions scientifiques, notamment les six bases scientifiques françaises déployées dans les régions polaires (une en Arctique, deux en Antarctique et trois dans les îles sub-antarctiques), le navire polaire l’Astrolabe et le navire océanographique Marion Dufresne 2.

Cet institut fondé en 1992 succède sous ce nom aux Expéditions polaires françaises créées et animées par l'explorateur et ethnologue français Paul-Émile Victor en 1947.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Institut français pour la recherche et la technologie polaires (IFRTP), a été créé en janvier 1992[1]. Il est le résultat de la fusion des Expéditions polaires françaises- EPF, fondées en 1947, et de la Mission de recherche des Terres australes et antarctiques françaises- TAAF, un territoire d'outre-mer français. En janvier 2002, il a été prorogé pour une durée de 12 ans sous le nom d'« Institut polaire français Paul-Émile Victor » (IPEV)[2].

Structure et mission[modifier | modifier le code]

L’Institut polaire français est un groupement d’intérêt public (GIP) dont les membres sont les principaux acteurs de la recherche scientifique française dans les régions polaires :

Sa mission consiste à mettre en œuvre des programmes de recherche scientifique dans les régions polaires des deux hémisphères. L'Institut polaire français n'est pas un organisme de recherche à proprement parler, mais une agence offrant des moyens pour servir de soutien aux scientifiques français essentiellement (CNRS, CEA, Ifremer, universités, etc.) désireux de mener des recherches scientifiques en milieu polaire. Dans ce but, accompagné d'un cadre juridique, l'IPEV développe les moyens humains, logistiques, techniques et financiers nécessaires. Ainsi, l'institut assure la gestion de six bases et de deux navires polaires. De plus, coopérant étroitement avec diverses instances internationales (SCAR, IASC, COMNAP, etc.) et aussi nationales (allemande AWI, italienne PNRA, etc.), l'IPEV favorise l'échange de connaissances entre chercheurs du monde entier pour tout de qui relève des questions concernant l'ensemble de la planète. C'est d'ailleurs à la faveur d'une coopération internationale que le projet de construction d'une base implantée à l'intérieur des terres continentales a pu se concrétiser par l'ouverture de la base franco-italienne Concordia.

L'Institut polaire français est basée sur le technopôle Brest-Iroise à Plouzané et compte plus d'une cinquantaine de personnes à temps plein(dont les 2/3 mis à disposition par le CNRS). Chaque année l'IPEV recrute plusieurs dizaines de personnes pour des missions sur les bases polaire et subpolaire, principalement via son site Web de recrutement (www.ipev.fr)

Il existe deux grandes catégories pour la durée des missions

  • Les hivernants, c'est-à-dire les personnes partant en mission pour des durées allant généralement de 12 à 14 mois, sans possibilité de retour (sauf cas grave).
  • Les campagnards d'été, partant en mission pour une durée de quelques mois (généralement durant la période estivale).

Sur les différentes bases, on dénombre des techniciens et des volontaires du service civique (VSC). Ce personnel se voit confier, à chaque campagne d'hivernage ou d'été, des missions ayant pour but d'assurer le suivi des programmes scientifiques (maintenance des appareils, recueil des données) en lien avec les laboratoires commanditaires implantés en métropole. Christophe Blain dans son Carnet polaire (Ed. Casterman - (ISBN 2-203-35919-6)) retrace ce quotidien des hivernants de l'IPEV.

Bases scientifiques[modifier | modifier le code]

L'IPEV entretient une série de bases scientifiques, tant en Arctique qu'en Antarctique, qui sont mises à dispositions des chercheurs français :

Bateaux[modifier | modifier le code]

L'IPEV dispose de deux navires pour desservir ces bases et pour effectuer des recherches océanographiques :

  • le Marion Dufresne pour les missions sur les îles subantarctiques et la recherche océanographiques dans l'océan Indien.
  • l'Astrolabe, pour desservir la base Dumont d'Urville en Antarctique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arrêté du 13 janvier 1992 portant approbation d'une convention constitutive de groupement d'intérêt public (lire en ligne)
  2. « Journal officiel, p. 1059 », sur Legifrance.gouv.fr, (consulté le 31 janvier 2017)
  3. IPEV - Les bases arctiques françaises

Liens externes[modifier | modifier le code]