Incheville

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Incheville
Mairie.
Mairie.
Blason de Incheville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
José Marchetti
2014-2020
Code postal 76117
Code commune 76374
Démographie
Population
municipale
1 286 hab. (2014)
Densité 163 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 42″ nord, 1° 29′ 40″ est
Altitude Min. 10 m – Max. 142 m
Superficie 7,89 km2
Localisation

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Incheville

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Incheville

Incheville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de la Seine-Maritime, dans la région Haute-Normandie. Le village est sur les bords de la Bresle, fleuve servant de limite entre les départements de la Somme et de la Seine-Maritime, et entre la Normandie et la Picardie. Le village de Beauchamps, voisin d'Incheville, est, lui, situé dans le département de la Somme, les deux agglomérations n'étant séparées que par la Bresle.

La commune est à 7 km de la ville d'Eu, 11 km du Tréport, 37 km de Dieppe, 47 km d'Abbeville, 94 km de Rouen, 63 km d'Amiens et 158 km de Paris.

Incheville compte deux hameaux Gousseauville et Breuilly.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1065, Incheville était connue sous le nom d'Anseville, provenant du vieux norrois Ási ou du germanique Anso, hypocoristique du thème ans indiquant un rapport avec une divinité nordique ou germanique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Ainsi qu'en témoigne le livret « Incheville, la mémoire de nos jours » de Pierre Molkhou, Incheville a une histoire riche de plusieurs siècles et des traces d'habitat gallo-romain ont été découvertes. Incheville était sans doute traversée par un embranchement de la voie romaine reliant Beauvais à Eu.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1823, un industriel, Louis Delieuwin, obtient l'autorisation de créer un canal de déviation sur la Bresle pour y faire construire une filature de coton utilisant l'énergie hydraulique.

Du début du XXe siècle aux années 1980, la vie économique de la commune fut marquée par la présence des usines Maillard créées en 1909 par Maurice Maillard, qui étaient situées au Lieu-Dieu, puis à partir de 1918 sur la place du village, les bâtiments étant aujourd'hui pour la plupart toujours présents. C'était une usine de fabrication de roues libres et diverses pièces de cycle.

Plus de 2 000 ouvriers y travaillaient dans les années 1960, plus que le nombre d'habitants que la commune comptait à l'époque. L'entreprise possédait des usines annexes à Neufchâtel-en-Bray et Abbeville. La famille Maillard a vendu l'entreprise dans les années 1970 au groupe Peugeot. À sa fermeture, elle appartenait au groupe allemand Sachs.

Il existait également, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle une verrerie, dans le village, dans l'actuelle rue Pierre-et-Marie-Curie, ancienne route de Monchy. Elle a fermé ses portes en 1956. C'est dans celle-ci qu'en 1904 le premier syndicat des verriers vit le jour[1].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , une escadrille allemande lâche une bombe sur l'usine Maillard[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Vers 1950   Léon PÉTION   Instituteur
Vers 1970   CAUDRON    
1988[3] mars 2008 Philippe Maillard    
mars 2008 en cours
(au 7 décembre 2015[4])
José Marchetti PCF Réélu pour le mandat 2014-2020[5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 286 habitants, en diminution de -5,23 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212 156 135 212 423 446 488 503 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540 540 550 472 517 512 525 519 496
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
643 694 901 954 1 060 1 030 1 075 1 072 1 172
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 257 1 457 1 521 1 673 1 484 1 431 1 389 1 312 1 286
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle et élémentaire « Charles Perrault » accueille les élèves locaux. Elle compte 109 élèves à la rentrée de l'année scolaire 2016-2017. L'établissement est situé dans l'académie de Rouen, en zone B pour les vacances scolaires[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Lubin et le marronnier.
  • Église Saint-Lubin à Incheville.
  • Église Saint-Léger du XIIe siècle à Gousseauville[11].
  • Verrerie de M. Lavernot à Incheville[12].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Incheville

Les armes de la commune d'Incheville se blasonnent ainsi :
d’azur à la roue à cliquet d’argent, au chef cousu de gueules chargé d’un léopard d’or armé et lampassé d’azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Incheville sur le site de la communauté de communes.
  2. Étienne Chantrel, Souvenirs de 1940, Bresle et Vimeu, 15 juin 1947.
  3. « Municipales : l'ancien maire Philippe Maillard dans l'opposition : Cela se murmurait, les Inchevillois en ont eu confirmation avec l'officialisation de la liste "Agir ensemble pour l'avenir" : l'ancien maire Philippe Maillard revient en campagne. », L'Informateur - L’Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  4. Jérôme Buresi, « Le maire d'Incheville, José Marchetti se dit inquiet en ce qui concerne l'avenir du centre de secours d'Incheville. André Gautier le président du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) rassure le maire. Il réaffirme que le centre de secours n'est pas menacé. », L'Informateur - L’Éclaireur,‎ (lire en ligne).
  5. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 3 avril 2014, p. 16.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. L'école sur le site de l'éducation nationale.
  11. Panneau informatif place de la mairie.
  12. « Verriers de la Vallée de la Bresle - un Lock-out - le 7/9/1908 », Le Figaro,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  13. mentionné sur Last FM.