Saint-Pierre-en-Val

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Saint-Pierre-en-Val
Saint-Pierre-en-Val
Mairie.
Blason de Saint-Pierre-en-Val
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes des Villes Sœurs
Maire
Mandat
Daniel Roche
2014-2020
Code postal 76260
Code commune 76638
Démographie
Gentilé Saint-Pierre-Vallais
Population
municipale
1 116 hab. (2015 en diminution de 0,18 % par rapport à 2010)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 20″ nord, 1° 26′ 52″ est
Altitude Min. 40 m
Max. 142 m
Superficie 7,73 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-st-pierre-en-val.fr

Saint-Pierre-en-Val est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à proximité de la vallée de la Bresle et à environ 5 km des trois villes sœurs (Eu - Mers - Le Tréport), la localité est traversée par la route départementale 126.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1919 Charles Crépin    
1919 1929 Charles Le Beuf    
1929 1944 Émile Bouteleux    
1944 1945 André Bonhomme    
1945 1953 Simon Godquin    
1953 1971 Lucien Bouteiller    
1971 1983 Gilbert Boutleux    
mars 1983   Daniel Roche    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2015, la commune comptait 1 116 habitants[Note 1], en diminution de 0,18 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530 512 523 548 611 606 707 701 685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
632 618 595 579 567 580 600 621 581
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
588 569 621 616 619 600 593 571 646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
670 671 715 856 978 1 018 1 102 1 118 1 116
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre.
  • La Pierre Bise, site mégalithique.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arrivé à Paris en 1823, à l’âge de seize ans, Théroude devint l’associé, en 1828, d’un certain M. Varin, dans une boutique de jouets que tous deux tenaient au 12 rue Tiquetonne[5]. En 1831, Théroude s’installe à son compte au 257 de la rue Saint-Denis[5]. Ayant épousé, le , Adélaïde Elisabeth Bassot, la dot de 18 000 francs de la jeune mariée permit à son mari de démarrer son entreprise sur de bonnes bases[5].

Une bonne partie de son commerce consistait à vendre des jouets en gros, dont certains articles importés d’Allemagne et de régions qui produisaient de très grandes quantités de jouets plutôt rudimentaires à peu de frais. C’est néanmoins à cette époque que Théroude commença à fabriquer lui-même des jouets[5]. Fabricant des automates et des oiseaux chanteurs, il fut le premier à fixer le dispositif d’animation à l’intérieur du corps, produisant des pièces qui seront exposées jusqu’à Londres. Il fabriqua un bébé de grande taille parlant et pleurant[6]. Ayant déménagé du 257 au 217 de la rue Saint-Denis, en 1835, il se déclare en faillite, cinq ans plus tard, en 1840, sans doute à cause de la crise qui, à la suite de la Révolution de 1830, a particulièrement affecté les industries du luxe parisiennes. La lenteur des affaires et l’insolvabilité de plusieurs de ses débiteurs lui avaient fait perdre 30 000 francs.

Pionnier du jouet automatique, il a déposé, le , un brevet pour un genre d’automates à musique, assis sur un siège et fonctionnant seuls[7]. En , il remportera une médaille de première classe à l’Exposition universelle :

« Dans un but moins élevé, M. Théroude s’est fait l’imitateur heureux de Vaucanson ; il a appliqué la mécanique à la fabrication de ces petits automates destinés à l’amusement de l’enfance. Certaines parties de son exposition le mettaient presque à la hauteur de son illustre modèle : ses animaux de grandeur naturelle, ses singes joueurs de violon particulièrement, exécutaient, de manière à faire illusion, tous les mouvements caractéristiques de leur espèce. Si ces pièces remarquables étaient à prix élevés, en revanche les nombreux et jolis jouets à ressorts de M. Théroude atteignaient le bon marché voulu pour l’exportation[8]. »

Il est présent à nouveau à l’Exposition universelle de 1867 :

« On ne peut nier que c’est la mécanique qui excite surtout l’admiration des visiteurs à l’Exposition universelle. Le génie du siècle est là triomphant. […] la foule qui intercepte le passage autour de la boutique pittoresque où le fabricant de jouets de la rue de Montmorency, M. Théroude, expose, lui aussi, ses petits chefs-d’œuvre animés par un invisible ressort : son écureuil qui court autour d’un large bassin de cuivre, ses pantins qui dansent le menuet, son singe qui fait la grimace, son serin qui voltige dans sa cage, son acrobate muni d’un balancier, son Espagnol vêtu de soie qui, armé de deux raquettes, joue tout seul au volant, etc. Rappelez-vous, si vous n’êtes pas père, que vous avez été enfant, et qu’un théâtre de marionnettes vous procurait les mêmes émotions que vous éprouvez aujourd’hui à l’orchestre de la Comédie-Française. Soyez indulgent pour les badauds qui font le succès de l’exposition de M. Théroude, soyez-le pour M. Théroude lui-même, ce confrère d’un des héros des Contes de Noël, de Dickens, le bon père de Berthe l’aveugle. Et d’ailleurs, les produits de M. Théroude peuvent faire mieux que d’amuser le marmot qui en recevra un pour sa fête ou ses étrennes ; ils peuvent réveiller en lui l’instinct de sa vocation, lui inspirer l’ambition de rivaliser avec James Watt, Richard Arkwright, Hargreaves ou Kay[9]. »

L’extravagance de ses figures indépendantes le conduira, une deuxième fois, à la faillite, le 14 janvier 1878[10],[11]. Il figure aujourd’hui parmi les plus grands noms de constructeurs d’automate, aux côtés de Phalibois, Roullet-Decamps, Lambert et Vichy[12] et ses créations enrichissent aujourd’hui les collections des musées[13],[14] et collections privées[15] à travers le monde.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Pierre-en-Val

Les armes de la commune de Saint-Pierre-en-Val se blasonnent ainsi :
D’azur aux deux clefs adossées d’or, au chef d’argent chargé d’une pomme de pin de sinople accostée de deux croissants de gueules. [16]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. a, b, c et d (en) Christian Bailly et Sharon Bailly, Automata : The Golden Age : 1848-1914, Londres, Robert Hale, , 360 p., 31 cm illust. (ISBN 978-0-70907-403-8, lire en ligne), p. 27
  6. « Les bébés parisiens », Le Panthéon de l’industrie : journal hebdomadaire illustré, no 724,‎ , p. 38 (lire en ligne).
  7. Bulletin des lois de l’Empire Français, t. 23, Paris, Impr. Impériale, , 1051 p. (lire en ligne), p. 209.
  8. Léon Brisse, Album de l’Exposition universelle, Paris, Bureaux de l’abeille impériale, , 463 p. (lire en ligne), p. 348.
  9. « Automates, figures de cire, têtes parlantes, pantins et poupées. », Revue britannique, ou Choix d’articles traduits des meilleurs écrits périodiques de la Grande-Bretagne, sur la littérature, les beaux-arts, les arts industriels, l’agriculture, le commerce, l’économie politique, les finances, la législation, etc.,‎ , p. 197-8 (lire en ligne)
  10. « Faillites », Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire, no 21,‎ (lire en ligne).
  11. Hippolyte François Mascret, Dictionnaire... des faillites... prononcées par les tribunaux de Paris, Paris, Agence de l'industrie, , 108 p. (lire en ligne), p. 101.
  12. « Automates », sur Centre International de la Mécanique d’Art (consulté le 15 mai 2018).
  13. (en) « "Floutiste", Life-size Flute Player Automaton by A. Theroude, Paris, France, c.1869-77 », sur Morris Museum, in Morristown, NJ (consulté le 15 mai 2018).
  14. (en) « Musical automaton "Magician with cups" », sur Museum Collection (consulté le 15 mai 2018).
  15. (en) « Rare Early Magician Automaton by Théroude », sur Skinner auctioneers and appraisers, (consulté le 15 mai 2018).
  16. GASO - Banque du blason - 76638

Ouvrages[modifier | modifier le code]