Roue libre

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le film franco-ivoirien, voir Roues libres (film).
Roue libre à cliquet
Roue libre à rouleaux

Un système mécanique peut fonctionner en roue libre s'il est capable d’interrompre momentanément l’entraînement en rotation d’un organe entraîné qui peut néanmoins continuer de tourner librement.

Ce système peut être utilisé comme un antiretour dans un système de levage, par exemple un treuil ou un cabestan. (voir cliquet (mécanique))

Exemples d'emploi :

Technologies employées :

  • à cliquet (par obstacle).
  • à éléments roulants (par coincement), composants standards.
  • à cames

Ces ensembles sont disponibles prêts à l'emploi, et figurent dans les mêmes catalogues que les roulements à billes.

Son d'une roue libre Campagnolo

Histoire (bicyclette - vélo)[modifier | modifier le code]

Dès 1869, l'Américain William Van Anden (1815-1892) invente ce mécanisme et dépose aux États-Unis un brevet pour les vélocipèdes[1] : il s'agit d'insérer un encliquetage sur le moyeu de la roue avant (qui est la roue entraînée sur les vélocipèdes), ce qui permet au cycliste de poursuivre son élan en s'arrêtant momentanément de pédaler[2]. Mais d'emblée, les amateurs de vélo dédaignent cet accessoire, dans lequel ils voient une sophistication inutile et un risque de pannes accru[3].

Après ce rendez-vous manqué avec les cyclistes, la roue libre retomba dans l'oubli pendant trois décennies, jusqu'à ce qu'en 1895, Harmon D. Moise dépose un brevet[4] de bicyclette à transmission par chaîne qui possède un système de roue libre sur le moyeu de la roue arrière. En 1897, Ernst Sachs (de) produit et commercialise des moyeux avec roue libre. En 1899, des fabricants autrichiens et américains développent presque simultanément le frein à rétropédalage[5]. Au tournant du siècle, la majorité des fabricants équipent leurs bicyclettes de la roue libre ; mais désormais, le cliquet est enchâssé dans le pignon de la roue arrière[6].

La roue libre n'est autorisée sur le Tour de France qu'en 1912. Auparavant, les coureurs étaient tenus d'utiliser des moyeux à pignon fixe[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. « Improvement in Velocipedes - Patent Nr. US88238 » (consulté le 8 avril 2013) ; Patent Nr. US88238
  2. Cf. « Van Anden Dexter Velocipede », sur National Museum of American History (consulté le 8 avril 2013)
  3. D’après David Herilihy, Bicycle: The History, New Haven et Londres, Yale University Press, , p. 136 et 311
  4. Cf. Patent Nr. US533912
  5. D’après David Herilihy, op. cit., p. 297
  6. D’après David Herilihy, op. cit., p. 310
  7. « Le jour où les dérailleurs ont été autorisés sur les vélos du Tour », Franceinfo,‎ (lire en ligne)