Inès de La Fressange

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Inès de La Fressange
Inès de La Fressange au festival de Cannes 2012.
Inès de La Fressange au festival de Cannes 2012.

Naissance (59 ans)
Gassin (Var)
Nationalité Drapeau de la France France
Physique
Cheveux chatain
Yeux marron
Taille 1,80 m
Carrière
Période active 1974-1989
Marque(s) liée(s) Chanel

Inès (Marie Lætitia Églantine Isabelle) de Seignard de La Fressange dite Inès de La Fressange, née le à Gassin, dans le Var, est un ancien mannequin français des années 1980, égérie de Chanel, créatrice styliste de mode, de bijoux et de parfums, femme d'affaires et journaliste de mode pour la revue Marie-Claire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

Inès de La Fressange est la fille du marquis André de Seignard de La Fressange, conseiller en investissements, et de Cecilia Sánchez-Cirez, une femme d'origine argentine (proche parente des deux présidents de la République de Colombie Alfonso López Pumarejo et Alfonso López Michelsen[1]) et qui devint mannequin, défilant pour Guy Laroche "afin de payer ses séances de psychanalyse chez Jacques Lacan[2]".
Sa famille paternelle est issue de l'ancienne noblesse française et possédait la seigneurie de La Fressange, dans le Velay (en Auvergne). Son oncle, Hubert de La Fressange (né en 1923), est mort pour la France le 2 octobre 1944 à Anglemont (88700) alors qu'il participait à sa libération dans les rangs du 1er régiment de marche de spahis marocains de la 2e division blindée. Sa grand-mère, la marquise Paul de La Fressange, était née Simone Lazard, de la famille de banquiers (Banque Lazard) et a épousé successivement deux ministres, Maurice Petsche puis Louis Jacquinot[2].

Inès de La Fressange a un frère aîné Emmanuel et un frère cadet, Ivan[3]. Elle étudie à l'école à l’institution de la Tournelle, à Courgent, puis à l’institut Notre-dame de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines où elle obtient son bac à seize ans et enfin à l’École du Louvre à Paris[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle débute en 1974 à l'âge de dix-sept ans une carrière de mannequin. Elle est vite surnommée par certains « le mannequin qui parle », en raison de sa propension à discuter avec les journalistes de mode en plein défilé et à afficher ses opinions sur son métier et sur la mode[5].

En 1975 à l'âge de dix-huit ans, La Fressange apparaît pour la première fois dans des photos réalisées par Oliviero Toscani pour le magazine Elle, puis défile pour Thierry Mugler puis pour d'autres couturiers[6].

De 1983 à 1989, Karl Lagerfeld la choisit comme égérie de la maison de haute couture Chanel à Paris eu égard à sa remarquable ressemblance physique avec Coco Chanel, fondatrice de la maison Chanel disparue en 1971. Elle est le premier mannequin à signer un contrat d'exclusivité avec une maison de haute couture et le premier mannequin à devenir une star ultra médiatisée et populaire de l'histoire de la mode, symbole des années 1980 par son omniprésence.

Elle est choisie en 1989 comme modèle du buste de Marianne (symbole de la Nation française dans toutes les mairies). À cause de son contrat d'exclusivité, Karl Lagerfeld lui demande de refuser de poser en Marianne déclarant « Je ne veux pas habiller un monument, c'est trop vulgaire ! ». Inès posera tout de même et son contrat est cassé après une bataille judiciaire[7].

À 33 ans, elle épouse le 19 juin 1990 à Tarascon Luigi d’Urso, un homme d'affaires (c'est lui qui a lancé en France la mode des mocassins à picots[2]) et marchand d'art italien, avec lequel elle aura deux filles, Nine en 1994 et Violette le 14 décembre 2000[8].

En 1991, elle crée sa propre griffe, « Inès de la Fressange » et sa propre boutique de prêt-à-porter et divers articles et parfums au 12 de l'avenue Montaigne (endroit où habitait son grand-père) dans le 8e arrondissement de Paris, en association financière avec le groupe de luxe Orcofi. Son succès est immédiat en particulier en France, aux États-Unis et au Japon.

En décembre 1999, en raison d'une dilution du capital, elle se trouve licenciée de sa propre société dont elle n'est pas actionnaire majoritaire, ses employeurs prenant le prétexte qu'elle avait dessiné un pilulier pour la Jouvence de l'Abbé Soury[2]. Elle tente de retrouver les droits d’usage de ses nom, prénom et image après cinq ans de long combat judiciaire, la Cour de cassation, censurant un arrêt de la cour d'appel de Paris du 15 décembre 2004, la déclare irrecevable en son action[9].

En octobre 2002, elle publie son autobiographie : Profession Mannequin chez Hachette Littérature, coécrit avec Marianne Mairesse, journaliste au magazine Marie-Claire.

En 2002, aux côtés de Bruno Frisoni en tant que directeur artistique, elle rejoint la marque Roger Vivier pour prendre en charge l'aménagement des boutiques de la maison et en devenir l'ambassadrice. En 2013, elle a dédicacé un livre sur l'univers Roger Vivier aux éditions Rizzoli[10].

Le 23 mars 2006, son mari Luigi d'Urso décède à l'âge de 55 ans d'un malaise cardiaque à son domicile[4].

Inès de La Fressange soutient l'action de l'association Orphelinats d'Afrique. Elle est également marraine de l'association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Association qui permet à des enfants de pays défavorisés de se faire opérer du cœur en France.

Pour ses 50 ans, elle fait la couverture de l'hebdomadaire Elle (no 3240 du 4 février 2008).

Depuis 2009, elle est en couple avec Denis Olivennes, ancien patron de la Fnac puis du Nouvel Obs et depuis fin 2010 d'Europe 1[11].

Elle coécrit en 2010 « La Parisienne » (best-seller paru dans vingt pays[12]) avec la journaliste Sophie Gachet[13].

Elle reçoit le la médaille de Vermeil de la Ville de Paris[14].

En 2013, Inès de La Fressange retrouve l'usage de sa marque qui est son nom, 14 ans après en avoir été écartée. Elle reprend la direction artistique de sa griffe, grâce au rachat de cette dernière par de nouveaux investisseurs rassemblés par Fabrice Boé, directeur de la publication chez Prisma Media[15].

En mars 2014, elle signe une collection pour Uniqlo[16],[17]. La même année, la marque Ines de la Fressange collabore également avec Citroën sur la DS 3[18], partenariat reconduit en 2017[19].

En 2015, elle est nommée aux Globes de Cristal dans la catégorie Meilleur créateur de mode.

Le 5 mars 2015, elle lance une Newsletter : « La Lettre d'Ines »[20].

Controverse[modifier | modifier le code]

Inès de La Fressange est condamnée le 17 août 2015 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à faire démolir une maison de 100 m2, construite près de sa piscine, en contrebas de sa résidence principale, sur sa propriété. Cette résidence secondaire étant construite sans permis dans la zone naturelle protégée de la Montagnette près de Tarascon[21],[22],[23],[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Beaucarnot, Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, First Éditions, , p. 107.
  2. a, b, c et d Sabine Delanglade, « Inès de la Fressange : Fressange et pas démon », sur Les Échos,
  3. Caroline de Bodinat, « Ines à la folie ! », sur lefigaro.fr, .
  4. a et b « Inès de la Fressange », sur Aufeminin.com,
  5. Hélène Constanty, Nathalie Funès, Ma France à moi, Seuil, , p. 107
  6. « Parcours Inès de la Fressange », sur Vogue,
  7. Laurence Benaïm, Yves Saint-Laurent, Grasset, , p. 203
  8. Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Who's Who in France, J. Lafitte, , p. 1088.
  9. Jugement Ines de la Fressange
  10. Inès de La Fressange: Élégante et lumineuse pour un rendez-vous fashion
  11. Les couples qui ont enflammé la Croisette sur 20 minutes, 18 mai 2011
  12. Loïc Prigent, « Inès de la Fressange : "Les vrais Parisiens sont ceux qui ont rêvé de Paris" », sur L'Express,
  13. Nathalie Dolivo, Sylvia Jorif, « Inès de la Fressange sort le guide de son Paris fashion »,
  14. « Inès de la Fressange a reçu la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris le 22 janvier 2010... », sur purepeople.com (consulté le 30 juin 2016)
  15. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/31/ines-de-la-fressange-retrouve-l-usage-de-sa-marque-grace-a-de-nouveaux-financiers_3421633_3234.html
  16. La French Touch d'Ines de la Fressange vivifie Uniqlo, Madame Figaro, 25 janvier 2014
  17. La collection Uniqlo x Inès de la Fressange en vente le 13 mars, Le Parisien, 7 mars 2014
  18. « Inès de la Fressange : à la conquête de l'international avec sa marque », sur fashionunited.fr, (consulté le 26 juin 2015)
  19. DS 3 Inès de la Fressange : en édition limitée, The automobilist, 29 mars 2017
  20. « Interview exclusive mode par meltyFashion : Inès de la Fressange dévoile La Lettre. d'Inès », sur metyfashion.fr, Melty Fashion,
  21. « Inès de la Fressange doit démolir sa maison », Le Figaro, 17-08-2015.
  22. « Justice : Inès de La Fressange doit faire démolir sa maison construite sans permis », Libération, 17-08-2015
  23. Luc Leroux, « Inès de La Fressange et la « stratégie du permis de construire provençal » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  24. Inès de la Fressange condamnée à détruire sa propriété de Tarascon

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • 2000 : La famille de Sagnard de La Fressange, une famille noble à Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire) de 1627 à nos jours, par Jérôme Sagnard
  • 2002 : Profession mannequin. Autobiographie coécrite avec Marianne Mairesse, journaliste au magazine Marie Claire, et éditée par Hachette Littératures.
  • 2010 : Inès de La Fressange et Sophie Gachet, journaliste au magazine Elle, (photogr. Benoît Peverelli), La Parisienne, Flammarion, coll. « Décoration et V », , 238 p. (ISBN 978-2081244498, présentation en ligne)
  • 2015 : Inès de la Fressange et Sophie Gachet écrivent Mon Paris, Flammarion.
  • 2016 : Inès de la Fressange et Sophie Gachet écrivent Comment je m'habille aujourd'hui ?, Flammarion.

Presse[modifier | modifier le code]

  • Marianne Mairesse, « Inès de la Fressange : La belle allure ! », Marie Claire,‎ , p. 48 à 52 (ISSN 0025-3049)

Radio[modifier | modifier le code]

  • Le 18 janvier 1983, elle passe dans l'émission Le tribunal des flagrants délires diffusée sur France Inter. Le réquisitoire que lui consacra Pierre Desproges à cette occasion est disponible sur le disque Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires volume 3 du coffret intégral aux éditions Tôt ou Tard parus en 2001.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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