Louis Gillet

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Louis Gillet
Louis Gillet (1876–1943).png
Fonction
Fauteuil 13 de l'Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Louis Marie Pierre Dominique Gillet
Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
Père
Enfants
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Membre de
Distinctions
Liste détaillée
Archives conservées par
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 4580-4619, 13185-13186, 47 pièces, -)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Père-Lachaise - Division 59 - Gillet-Etévenon 11.jpg
Vue de la sépulture.

Louis Gillet est un historien d'art et historien de la littérature française, né le à Paris où il est mort le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'industriel Stanislas Dominique Gillet, Louis Gillet est né à Paris 11e[2]. Époux de Suzanne Doumic (1883-1975), il est le père de la résistante Simone Demangel et de l'architecte Guillaume Gillet.

Il entre en 1896 à l'École normale supérieure. Il y fait la connaissance de Charles Péguy et de Romain Rolland ; il entretient longtemps avec ce dernier une correspondance aujourd'hui publiée. L'Italie lui inspire de nombreux ouvrages (Saint François d'Assise, Raphaël), et il consacre plusieurs études à la littérature anglaise, notamment sur Shakespeare, Joyce, D.H. Lawrence.

Il écrit pour la Revue des deux Mondes, où il est spécialiste des questions artistiques.

Le , il est élu à l'Académie française. Il a assuré la fonction de conservateur du musée Jacquemart-André de l'abbaye de Chaalis après la donation du domaine en 1912. Son fils est l'architecte Guillaume Gillet (1912-1987).

Il fut membre du Comité d'honneur de l'Association du foyer de l’abbaye de Royaumont.

L’Académie française lui décerne le prix Charles-Blanc en 1908 et 1914, le prix Halphen en 1920, le grand prix Gobert en 1923 et le prix Louis-Barthou en 1943.

Il meurt le et est enterré au cimetière du Père-Lachaise (59e division).

Le sculpteur Philippe Besnard a exécuté un buste de lui[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Raphaël, Paris, Librairie de l'art ancien et moderne, 1906, prix Charles-Blanc de l’Académie française en 1908.
  • Histoire artistique des ordres mendiants : étude sur l'art religieux en Europe du XIIIe au XVIIe siècles, H. Laurens, 1912 lire en ligne sur Gallica
  • La peinture : XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, H. Laurens, 1913, prix Charles-Blanc de l’Académie française en 1914
  • L'art flamand et la France, G. Van Oest, 1918 lire en ligne sur Gallica
  • Chroniques du temps de la guerre. - L'assaut repoussé, Emile-Paul frères, 1919.
  • Un type d'officier français. Louis de Clermont-Tonnerre. Commandant de Zouaves 1877-1918, Perrin, 1919, prix Halphen de l’Académie française en 1920.
  • Watteau : un grand maître du XVIIIe siècle, Plon-Nourrit, 1921 lire en ligne sur Gallica
  • Sur les pas de saint François d'Assise, Plon, 1926 lire en ligne sur Gallica
  • Trois variations sur Claude Monet, 1927 lire en ligne sur Gallica - rééd. Klincksieck, 2010
  • Dans les montagnes sacrées : Orta, Varallo, Varese, Plon, 1928 lire en ligne sur Gallica
  • Esquisses anglaises, 1930
  • Essais sur l'art français, 1937, ouvrage dédicacé à Bernard Berenson.
  • Rayons et ombres d'Allemagne, Flammarion, 1937.
  • Stèle pour James Joyce, Marseille, Éditions du Sagittaire, 1941, rééd. 1946, Editions Agora, coll. Pocket, 2010 — Adrien Le Bihan, James Joyce servi mais trahi par Louis Gillet
  • Deux poètes paysans, Lamartine et Ch. Péguy, St-Félicien, Au Pigeonnier, 1941, bois de Jean Chièze lire en ligne sur Gallica
  • Dante, Paris, Flammarion, 1941
  • Paris, Ville de province et capitale des arts, St-Félicien, Au Pigeonnier, 1942, bois de Jean Chièze.
  • Claudel Péguy, Paris, Éditions du Sagittaire, 1946.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://archives.yvelines.fr/rechercher/archives-en-ligne/correspondances-du-musee-departemental-maurice-denis/correspondances-du-musee-maurice-denis », sous le nom GILLET Louis (consulté le )
  2. Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance n° 11/5286/1876 (acte du 14 décembre 1876 précisant « né le 11 de ce mois ».)
  3. L'Atelier, Bulletin de l'Association Le Temps d'Albert Besnard, n° 4, 2008, n° spécial Philippe Besnard.

Liens externes[modifier | modifier le code]