Grenade-sur-l'Adour

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Grenade-sur-l'Adour
Église de Grenade-sur-l'Adour
Église de Grenade-sur-l'Adour
Blason de Grenade-sur-l'Adour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Mont-de-Marsan
Canton Adour Armagnac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Grenadois
Maire
Mandat
Pierre Dufourcq
2014-2020
Code postal 40270
Code commune 40117
Démographie
Gentilé Grenadois
Population
municipale
2 546 hab. (2014)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 37″ nord, 0° 25′ 42″ ouest
Altitude Min. 48 m – Max. 84 m
Superficie 19,72 km2
Localisation

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Grenade-sur-l'Adour

Grenade-sur-l'Adour est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Grenadois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au bord de l'Adour et de la route nationale 124, entre Aire-sur-l'Adour et Mont-de-Marsan.

La commune s'étend sur près de 2 000 hectares. Elle doit son paysage de barthes au passage de l'Adour qui matérialise la frontière sud de son territoire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et époque contemporaine[modifier | modifier le code]

« Terra Granata » (terre riche en grains)[1] est une bastide fondée en 1322 par les Anglais. L'occupation anglaise, qui fit la prospérité de la cité, cessa en 1442. Endommagée par les Huguenots et en 1814 par Wellington. Passage de plusieurs souverains (Charles VII, Henri IV, Louis XIII). Située au carrefour de l'Armagnac, du Tursan et de la Chalosse, Grenade-sur-l'Adour (Terra Granata, terre riche en grains) est une ville frontière sur l'Adour. L'implantation de la bastide par les Anglais en 1322 correspondait à un objectif défensif et stratégique. Elle permettait de contrôler la navigation en direction de l'océan mais aussi la traversée du fleuve pour les échanges nord-sud.

La place centrale des tilleuls (5 200 m2) est l'une des plus importantes des bastides landaises. Sa vocation a toujours été commerciale. Elle est bordée de couverts qui constituaient des portions de rues à part entières. De petites rues pittoresques rappellent l'existence d'anciennes fortifications : rue des remparts, rue des anciens fossés, rue du chemin de ronde… En vous promenant vous admirerez également de belles façades à colombages.

L'église gothique du XVe siècle remaniée au XVIIIe siècle est classée dans l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (portail ogival, très belle descente de croix encadrée par le retable, chœur orné de boiseries chaire du XVIIIe siècle…).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , au cours d'une action des maquisards dirigée par maître Vielle, adjoint au maire, un important convoi allemand était intercepté aux portes de la ville infligeant à l'ennemi des pertes sensibles. En représailles, la population rassemblée sur la place publique et tenue sous la menace des mitrailleuses assistait, impuissante, à l'incendie de ses principaux édifices et à l'arrestation de cinquante otages dont bon nombre furent déportés.

En juin 1948, Grenade-sur-l'Adour faisait ériger une stèle devant la mairie. Le 11 novembre de cette même année, la ville était citée à l'ordre du corps d'armée par le secrétariat d'État aux forces armées (guerre) recevant le , la croix de guerre avec étoile de vermeil.

Un odonyme (route du 13-Juin-1944) rappelle également cet évènement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
de gueules à la barre cousue d'azur chargée de trois fleurs de lys d'or à plomb, accompagnée, en chef, d'une gerbe de blé du même et, en pointe, d'un archange contourné aux ailes abaissées d'argent tenant dans ses mains les deux parties d'un chaînon brisé du même * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.
Commentaires : Devise: « terra granata » (terre fertile en grains).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Pierre Bouneau CNI puis UDF Industriel - Sénateur (1965-1983)
Conseiller général du Canton de Grenade-sur-l'Adour (1951-1982)
1977 1983 Jean Lamothe   Négociant
1983 1989 Gérard Pradal   Libraire
1989 en cours Pierre Dufourcq UDF
puis NC-UDI
Retraité
Conseiller Général du Canton de Grenade-sur-l'Adour (1982-2015)
Président de la Communauté de communes du Pays Grenadois
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 546 habitants, en augmentation de 2,83 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 250 1 330 1 368 1 729 1 416 1 442 1 500 1 497 1 520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 450 1 589 1 628 1 658 1 538 1 413 1 474 1 474 1 372
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 337 1 317 1 266 1 159 1 169 1 188 1 207 1 179 1 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 369 2 046 2 006 2 129 2 187 2 265 2 468 2 505 2 546
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Forte de ses 2505 habitants, en constante croissance démographique, Grenade s'affirme donc comme attractive d'autant que la dynamique économique locale se caractérise par un tissu commercial et de services très étoffé, qui profite tant aux habitants qu'à une clientèle de passage liée à l'axe routier Bordeaux-Pau. La richesse de l'activité associative, sportive, culturelle, profite d'un large ensemble d'équipements municipaux.

Côté tourisme, elle peut également se prévaloir de structures d'hébergement et de restauration renommées ainsi que d'activités culturelles et de découvertes (sentiers de randonnées, boucle de 12 km).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

124 odonymes recensés à Grenade-sur-l'Adour
au 5 janvier 2014
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Villa Autres Total
3 [N 1] 8 0 33 0 12 0 5 [N 2] 0 0 4 [N 3] 58 [N 4] 0 0 1 [N 5] 124
Notes « N »
  1. Allée de l'Adour, allée du Capitaine-Tassa et allée Guynemer.
  2. Place des Déportés, place des Tilleuls, place Guynemer, place Saint-Exupéry et place du 19-Mars-1962.
  3. Route d'Aire, route de Bascons, route de Mont-de-Marsan, route de Saint-Sever.
  4. Dont la rue du 13-Juin-1944.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameau*/ x, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

L'église gothique dont l'origine remonte au XVe siècle possède sa façade à deux tours, édifiée en 1833 à l'image de Saint-Sulpice. Une très belle descente de croix est encadrée par le retable, dans le chœur orné de boiseries.
Église de Grenade sur Adour de nuit
  • Arcades
En tant qu'ancienne bastide, la place de Grenade-sur-l'Adour comporte encore sur deux côtés des arcades.
Arcades de la bastide de Grenade
  • Berges de l'Adour
Les berges de l'Adour, dotées de tables et bancs permettant de pique niquer sur place, offrent un lieu de promenade agréable sous les arbres.
Les berges de l'Adour
  • Fronton
Les Landes sont un département dans lequel se pratique la pelote basque, ce qui explique la présence d'un fronton sur l'une des places de Grenade-sur-l'Adour.
Fronton
  • Abri
Un certain nombre d'abris, certains restaurés comme celui-ci, se trouvent encore dans le village.
Abri

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Vidalies, homme politique français, né le 17 mars 1951 à Grenade-sur-l'Adour.
  • Antoine Simon Durrieu, général français, né en 1775 à Grenade-sur-l'Adour.
  • Jean-Louis Vielle alias René est né à Geaune (Landes) le 22 janvier 1895. Après l’invasion de la zone libre, il devient un agent du réseau Hilaire-Buckmaster, puis chef de la résistance dans la ville de Grenade. Il fut tué dans la nuit du 12 au 13 juin 1944, lors d’un combat qui eut lieu sur le territoire de Bordères-et-Lamensans (Landes) au lieu-dit Maras, alors qu’il commandait un groupe de dix résistants chargés d’attaquer un convoi allemand. Il fut abattu par un officier allemand blessé qui appelait à l’aide et auprès duquel il s’était approché. En guise de représailles, les Allemands procédèrent à des arrestations à Grenade à la suite de cette embuscade. 30 civils seront arrêtés, 17 déportés seuls 7 survécurent. La rue principale de Grenade-sur-l’Adour porte aujourd'hui son nom et sa mémoire est honorée chaque année le 13 juin.
  • Jean Cassaigne, né à Grenade-sur-l'Adour le 30 janvier 1895, partit comme missionnaire sur les hauts plateaux de Cochinchine en 1926 où il fonda la léproserie de Djiring. Nommé évêque de Saigon en 1941, il démissionne en 1955 après avoir décelé les premiers signes de la lèpre sur son corps. Il rejoint la léproserie de Djiring où il meurt le 31 octobre 1973.
  • Philippe Ulrich, concepteur de jeux vidéo et musicien, l'un des pionniers de l'industrie du jeu en France, né le 28 mars 1951 à Grenade-sur-l'Adour.
  • Pierre Bouneau, homme politique français, sénateur des Landes de 1965 à 1983, décédé le 29 mai 1995 à Grenade-sur-l'Adour.

Culture et société[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales début juin.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Hésingue (France)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Meyranx, Louis-Bernard, Monographie de Grenade-s-l'Adour, Galiax, J. Villeneuve, , 243 p. (lire en ligne)
  • Meyranx (Abbé), Grenade-sur-l'Adour, histoire d'une bastide landaise, Monein, PyréMonde (Ed. des Régionalismes), , 206 p. (ISBN 978-2846184243)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pays Grenadois, plaquette éditée par l'office de tourisme du pays Grenadois, consultée en décembre 2011
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .