Geaune

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Geaune
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Geaune
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Mont-de-Marsan
Canton Chalosse Tursan
Intercommunalité Communauté de communes Chalosse Tursan
Maire
Mandat
Gilles Couture
2014-2020
Code postal 40320
Code commune 40110
Démographie
Population
municipale
694 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 27″ nord, 0° 22′ 39″ ouest
Altitude Min. 82 m – Max. 221 m
Superficie 10,53 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.geaune.fr

Geaune (en gascon Gèuna) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Tursan, dans le vignoble du même nom.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bas, affluent droit du Gabas, traverse les terres de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bastide, alors possession des Plantagenêt, est fondée en 1318 par le sénéchal Antonio di Pesagno, qui passa un acte de paréage avec le seigneur local Pierre de Castelnau[1]. Son nom vient de la ville italienne de Gênes (en latin Genua), d´où le sénéchal était originaire. Le nom gascon procède d'une métathèse : Genua > Gèuna [jɛwnə][2],[3].

Conçue sur le modèle gascon, la ville est découpée en un échiquier de 25 carrés identiques, dont le centre est occupé par la place publique carrée ; l’église est en retrait. Les 4 entrées de la ville (nord, sud, est et ouest) correspondaient aux anciennes 4 portes.

En 1338, le comte de Foix Gaston II de Foix-Béarn conquit Geaune, probablement sans bataille, au nom du roi de France et y installa une garnison. Les troupes du roi d´Angleterre reprirent la ville en 1352, après un siège et d´importantes destructions, puisque les portes sont rasées en même temps que murailles, tours, forteresses et pont-levis. Ces fortifications ne furent jamais reconstruites en totalité mais remplacée par des clôtures de bois. Les fossés subsistèrent cependant jusqu´au XVIIIe siècle.

La ville repassa par la suite au roi de France qui en confia ses droits seigneuriaux aux comtes de Foix, tandis que les Castelnau et leurs descendants conservèrent leurs droits sur la seigneurie (élevée au rang de marquisat en 1619) jusqu´à la Révolution.

Elle faisait partie de l'arrondissement de Saint-Sever.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à trois fleurs de lis d’or[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Gilles Couture PS Instituteur, Conseiller général du Canton de Geaune (2004-2015)
1990 2008 Jean-François Monet DVG Médecin généraliste
1947 1983 Raymond Lafenêtre MRP puis CD
puis CDP puis UDF-CDS
Entrepreneur
Conseiller général du Canton de Geaune (1955-1979)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 694 habitants, en diminution de -4,8 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 788 847 927 1 045 976 865 919 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
923 872 817 779 767 768 733 680 651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
673 689 660 629 629 608 577 553 529
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
547 599 655 697 723 660 716 730 694
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Bastide de style gascon, comprenant 24 îlots, une place carrée au centre entourée de trois couvents intacts.
  • La tour des Augustins[11] est le principal vestige du couvent des Augustins de Geaune, fondé en 1401 à l´initiative des seigneurs de Castelnau, cofondateurs de la ville. La guerre de Cent Ans retarde probablement la fin des travaux puisque la célébration de la dédicace de l´église n´a lieu que le 17 juin 1490. Cette église devient la necropole de la famille de Castelnau, qui embrasse la religion protestante au XVIe siècle. C´est pourquoi l´église est respectée par les troupes protestantes durant les guerres de religion, et en particulier en 1569, contrairement aux bâtiments conventuels. La Révolution est en revanche fatale à l´abbaye : l´ensemble du couvent et de l´église est largement démoli. Vers 1815, le curé Lamarque obtient une autorisation pour nettoyer les ruines et y construire une salle d´école, nouvelle affectation qui perdure encore aujourd´hui.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste de Geaune[12], de style gothique languedocien, et sa tour clocher du XVe siècle.
  • Arènes originales par les platanes qui la bordent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bastides Repertoire : dates et noms des fondateurs.
  2. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes des Landes et bas-Adour, Pau, Éditions Cairn, , 288 p. (ISBN 2-35068-011-8, présentation en ligne), p. 106.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne), n° 30446.
  4. de France
  5. de la mairie
  6. a et b Annuaire des villes jumelées
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 186-187 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0)
  12. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 184-185 - Picard - Paris - 1992 - (ISBN 2-7084-0421-0)

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