Forces armées pakistanaises

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Soldat pakistanais effectuant un exercice.
Chars Al-Zarrar du 27e régiment de cavalerie.
Mil Mi-17 de l'armée pakistanaise en mai 2002.

Les forces armées pakistanaises représentent la 6e puissance militaire mondiale quant aux effectifs ; elles sont chargées d'assurer la protection des frontières et la sécurité intérieure. Leur quartier général est situé à Rawalpindi au Pakistan.

Elles sont dirigées depuis 2007 par Ashfaq Kayani, successeur à ce poste de Pervez Musharraf.

Elles comprennent les forces terrestres, navales et aériennes. Leur effectif est de 650 000 hommes, dont 70 % sont basés dans les provinces du Pendjab et du Sind face à l'Inde à laquelle elles ont livré trois guerres et un autre affrontement majeur. Depuis 2007-2008, 140 000 soldats sont présents dans le Nord-Ouest du pays dans le cadre du conflit qui les oppose aux talibans.

En 1998, le Pakistan est devenu officiellement la septième puissance nucléaire mondiale en effectuant une série d'essais nucléaire et disposerait dans les années 2000 d'une quarantaine d'ogives atomiques[1].

Le Pakistan a acquis l'arme nucléaire en consacrant un tiers de son PIB (soit 55 milliards de dollars américains) au développement de la bombe. Malgré ses difficultés économiques, le pays a dépensé en 2008 6,41 milliards de dollars dans la défense (l'équivalent de 2,6 % du PIB pakistanais)[2].

En 2008, le Pakistan fournit le plus gros contingent aux opérations de maintien de la paix de l’ONU[3].

L'armée pakistanaise à un rôle politique très important.

L'armée de terre pakistanaise[modifier | modifier le code]

Reprenant les traditions de l'Armée britannique des Indes, elle comprend en 2010, environ 550 000 militaires d'active, plus une réserve de 520 000 hommes.

Elle présente la structure suivante :

  • 17 divisions d'infanterie
  • 2 divisions blindés
  • 2 divisions d'artillerie
  • 7 brigades blindés indépendantes
  • 1 brigade mécanisé indépendante
  • 6 brigades d'infanterie indépendantes
  • 4 brigades d'artillerie indépendantes
  • 1 commandement de défense antiaérienne
  • 7 brigades de génie
  • 3 régiments blindés de reconnaissance
  • 1 groupe de service spécial se composant de 3 bataillons et d'une compagnie anti-terroriste.

La force aérienne pakistanaise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Force aérienne pakistanaise.

La marine pakistanaise[modifier | modifier le code]

La flotte de surface de la marine pakistanaise a eu plusieurs acquisitions depuis la fin des années 2000. livraison des 3 premières frégates du type Zulfiqar construites en Chine en 2009 et 2010, la 4e est en cours de réalisation à Karachi ou Shahzeb Punjwani vivait avec sa famille en 2013 et 2 autres ont été commandées en novembre 2012. L’US Navy a, en outre, livré en 2010 une frégate du type O.H. Perry et 4 autres sont prévues. Enfin 2 nouveaux patrouilleurs lance-missiles aux formes furtives ont été mis en service (Azmat construit en Chine) ou vont l’être incessamment (Dehshat construit au Pakistan). La commande d’un navire de soutien logistique annoncée début 2013. Il sera réalisé à Karachi avec l’assistance du chantier turc TMK et remplacera le vieux Moawin (ex-Poolster néerlandais). Différents autres projets d’acquisition de bâtiments d’occasion ou neufs sont également à l’étude[4].

Le Pakistan dispose en 2012 de 5 sous-marins : 2 Agosta 70 (PNS/M Hasmat et Hurmat, entrée en service en 1979) dont l'installation de système anaérobie (AIP) est en cours fin 2012 et 3 Agosta 90B (PNS/M Khalid, Saad et Hamza).

La marine pakistanaise a créé un Commandement de la force navale stratégique en inaugurant, le 19 mai 2012, des locaux de ce nouvel état-major chargé des armes nucléaire de la marine.

Il se pourrait que cette annonce soit la confirmation de l’existence d’une version sous-marine du missile de croisière Babur/Hatf 7 capable d'être emporté par les Agosta[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Presse canadienne, « L’arsenal nucléaire du Pakistan : quels risques pour le monde ? », sur http://www.armees.com,‎ 5 août 2007 (consulté le 2 septembre 2009)
  2. The SIPRI Military Expenditure Database
  3. Philippe Bolopion, « 2008, la pire année pour l’ONU », Le Monde-Dossiers et documents, juin 2009, p. 1
  4. « Focus : Autres marines de l’océan Indien », sur Mer et Marine,‎ 12 mars 2013 (consulté le 14 mars 2013)
  5. (en)Usman Ansari, « Pakistan Acknowledges Sea-Based Nuclear Deterrent », sur Defense News,‎ 23 mai 2012 (consulté le 3 octobre 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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