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Florence Bergeaud-Blackler

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Florence Bergeaud-Blackler, née le à Bordeaux, est une anthropologue française, chargée de recherche au CNRS, en poste au laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités de l'EPHE, habilitée à diriger des recherches depuis .

Ses travaux portent sur les questions de la normativité islamique dans les sociétés sécularisées, le marché halal et l'influence qu'elle juge croissante des Frères musulmans en Europe. Ses travaux, en particulier l'ouvrage Le Frérisme et ses réseaux, ont suscité des controverses dans le monde médiatique et académique, certains de ses collègues relevant ses inexactitudes et la faiblesse de sa méthodologie et des intentions qui seraient plus polémiques que scientifiques, quand d'autres saluent son courage. Elle a reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux.

Elle fonde par la suite le Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (Cerif), qui bénéficie d'un financement par Pierre-Édouard Stérin.

Parcours professionnel

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Ayant commencé sa vie professionnelle comme informaticienne dans l'aéronautique, Florence Bergeaud-Blackler réoriente sa carrière en suivant des études en sciences sociales à l'université de Bordeaux, qui aboutissent à un DEA en anthropologie, en , et se poursuivent avec un doctorat en sociologie[1]. Elle rédige sa thèse sous la direction de Didier Lapeyronnie avec, comme sujet, « L'institutionnalisation de l'Islam à Bordeaux : enjeux sociaux, politiques et économiques de l'implantation du culte musulman dans un espace urbain ». Elle obtient son doctorat en [2][réf. souhaitée].

Elle devient chercheuse à l'université d'Aix-Marseille, puis à l'université de Manchester. Elle est lauréate d'une bourse Marie-Curie à l'université libre de Bruxelles[3].

Depuis , elle participe à des projets de recherche sur le marché halal et sur l'abattage rituel, dont elle assure la coordination[4][source secondaire souhaitée]. Elle est la représentante française du projet européen DIALREL, qui mobilise des chercheurs de plusieurs pays européens, de Turquie, d'Israël, de Nouvelle-Zélande [5]. Elle est recrutée au CNRS en . Ses recherches portent principalement sur les normativités islamiques et sur l'étude des conditions sociales et juridiques de production des aliments compatibles avec la religion, dans un contexte industriel européen. Ses travaux concernent les marchés des viandes dites « rituelles » (halal) et plus largement le consumérisme religieux[4][source secondaire souhaitée].

En , elle soutient une thèse d'habilitation à diriger des recherches à l'EHESS[6][source secondaire souhaitée].

Elle est directrice du conseil scientifique de l'Observatoire des fondamentalismes[7], créé à Bruxelles en par la militante laïque Fadila Maaroufi avec la présidente Fabienne Rouvroy, Chantal Gilbart et Bernard Pauwels[8].

Elle participe également à la création à Bruxelles d'un « Café laïque » en collaboration avec l'homme d'affaires et académicien Laurent Minguet[9].

En , une conférence à la Sorbonne de Florence Bergeaud-Blackler sur les Frères musulmans est reportée à la demande de la doyenne de la faculté des lettres. La décision fait polémique et, à la suite d'une vague d'indignation qui rappelle notamment les menaces et les invectives dont la chercheuse fait l'objet en raison de ses travaux, l'intervention est programmée en juin[10].

En , le président-directeur général du CNRS, Antoine Petit, lui adresse un rappel à l'ordre pour des attaques qu'elle a portées via les réseaux sociaux[11].

Elle participe en au cycle de conférences le « Printemps de la liberté d'expression » à Perpignan, organisé par Louis Aliot, maire Rassemblement national de la ville, et parrainé par l'écrivain Éric Naulleau ; elle y remporte le « prix du franc-parler »[12],[13],[14].

Elle est fondatrice en du Centre européen de recherche et d'information sur le frérisme (Cerif), qui bénéficie d'un financement par Pierre-Édouard Stérin, comme 24 structures proches de la droite ou de l'extrême droite dans le cadre du projet Périclès[15],[16],[17],[18].

En , une conférence qu'elle devait tenir à l'université de Lille à l'invitation du syndicat étudiant UNI est annulée par la présidence de l'université qui craint un trouble à l'ordre public « eu égard au contexte extrêmement conflictuel existant entre l'invitée et les membres d'une unité établie au sein dudit campus », en l'occurrence le syndicat étudiant classé à gauche Union étudiante[19]. La conférence est finalement donnée dans les locaux du conseil régional des Hauts-de-France à l'invitation de son président, Xavier Bertrand[20].

En , elle est citée dans une tribune rédigée par quatre-vingts universitaires apportant leur soutien aux chercheurs collaborant au projet scientifique « Coran européen » - sur l'influence du Coran sur la culture et la religion en Europe du XIIe au XIXe siècle - et qui a été la cible d’une campagne de dénigrement lancée par un article du Journal du dimanche[21]. L’un des codirecteurs, l’historien John Tolan, a été particulièrement visé et, en réaction, a adressé au directeur du CNRS, Antoine Petit, une lettre où il dénonce des propos de Florence Bergeaud-Blackler repris dans un entretien au Figaro[22], dans lequel elle dit de ce projet qu'il véhicule un « certain révisionnisme historique » conforme au « rêve des Frères musulmans »[23].

L'espace normatif

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En , elle publie un livre, Les Sens du Halal, résultat de ses recherches sur les normativités islamiques, et dans un cas précis : le halal[24]. Selon Bergeaud-Blackler, le marché halal était d'abord limité au contrôle de l'abattage rituel, puis à l'aube des années , avec l'aide de la Malaisie par le biais du codex Alimentarius (organe de normalisation alimentaire de référence des pays de la FAO et de l'OMS), il s'est étendu à toute l'alimentation, puis aux autres produits de consommation : les cosmétiques, les médicaments, les vaccins, etc.[24]. En parallèle est né le marketing islamique, la mode charia compatible (dont le burkini est issu), les hôtels et le tourisme halal, sous l'influence d'entrepreneurs turcs issus de la vague de réislamisation qu'a connue la Turquie dans les années -[25].

Le marché halal

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En , Florence Bergeaud-Blackler publie un ouvrage, Le marché halal ou l'invention d'une tradition, fruit d'un travail de recherche sur le marché halal[26]. Dans ce livre, l'anthropologue développe le résultat de ses recherches : selon elle, le halal ne serait pas une ancienne tradition religieuse prescrite par le Coran, mais un phénomène récent, datant du début des années , qui serait davantage une stratégie marketing[27]. Pour démontrer sa thèse, sur le plan théologique, elle s'appuie notamment sur la sourate 5, verset 5 du Coran.

Elle dit constater que le marché halal, pesant ±635 milliards $ par an dans le monde, est une coproduction entre l'économie néolibérale mondialisée d'une part et les mouvements fondamentalistes de l'islam d'autre part[26]. Elle considère que l'émergence du marché halal a changé la définition du concept « halal », qui indiquait à l'origine « ce qui est autorisé » ; aujourd'hui, il aurait une connotation exclusive : ce qui n'est pas halal (autorisé) est haram (pas autorisé)[26].

Selon Florence Bergeaud-Blackler, le halal comme « tradition inventée », est le résultat d'un deal entre des pays islamiques et des « marchands capitalistes »[28]. Elle attribue l'impulsion de cette normativité islamique à l'Iran, après la prise de pouvoir de l'ayatollah Khomeini et la révolution iranienne[28]. Soucieuse de son exigence de pureté révolutionnaire, la République islamique d'Iran a envoyé des délégations religieuses chez les fournisseurs étrangers pour exiger des abattages rituels, créant de fait une normativité islamique d'une pratique profane[26]. À ce titre, elle s'inspire de l'économie des conventions sur cette question et fait l'hypothèse que « c'est le marché qui fixe la qualité et non pas la qualité qui fixe le marché »[28],[29].

Son ouvrage fait l'objet d'une sévère recension par Mohammed Hocine Benkheira, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et spécialiste de la normativité islamique, qui indique que le travail de Bergeaud-Blackler « est fragilisé par une méconnaissance de la doctrine islamique de la boucherie qui invalide l'analyse ainsi que les conclusions qui en sont tirées », et déplore que « selon une mode qui s'est répandue dans le monde académique, l'enquête se métamorphose vite en réquisitoire. Il s'agit moins de comprendre une série de phénomènes que de porter sur eux un jugement évaluatif, pour les déclarer incompatibles avec la République »[29]. D'autres recensions sont positives, telles que celle par Bernard Godard, ancien fonctionnaire français des Renseignements généraux et expert de l’islam en France, qui considère que «l'ouvrage nous éclaire sur le futur des relations du monde musulman avec les autres pays du globe [et] éclaire "l’invention" d’un nouveau communautarisme au sein même de nos sociétés»[30] ou sur le portail québecois Érudit où l'on souligne «la précision de ses observations et [..] sa capacité de les relier à des phénomènes souvent externes aux faits religieux et allant au-delà des simples tabous alimentaires»[31].

Autorités, normativités et religions aux défis du numérique

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Dans le cadre d'une collaboration avec Blandine Chelini-Pont, GSRL/LID2MS, elle codirige le programme RELINUM[32], qui questionne l'impact de l'usage croissant des outils numériques sur les institutions et les normes, en particulier juridiques et religieuses.

Le Frérisme et ses réseaux

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En , elle publie chez Odile Jacob Le Frérisme et ses réseaux, l'enquête sur les Frères musulmans, dont la préface, « Frérisme d'atmosphère », est signée de Gilles Kepel. Elle y dénonce une forme d'« islamisme qui s'est déployée à partir des pays non musulmans dès les années et qui cherche, non pas uniquement à conquérir le pouvoir par le politique, mais aussi et surtout par l'économie et la culture », notamment dans les démocraties occidentales[33].

L'ouvrage reçoit le prix de la Revue des Deux Mondes, la directrice de la revue, Aurélie Julia, soulignant que « les membres du jury ont voulu récompenser la qualité d'un travail fouillé et érudit sur le mouvement frériste ainsi que le courage d'une femme menacée pour ses recherches »[34].

Selon Le Monde, Le Frérisme et ses réseaux, contrairement à ses précédents travaux passés relativement inaperçus mais bien considérés par ses collègues, a été diversement accueilli par la presse et souvent critiqué au sein du monde académique[1].

Selon Judith Waintraub, journaliste au Figaro Magazine, « l'immense mérite de l'enquête que publie Florence Bergeaud-Blackler est de montrer que ces événements sans lien tangible les uns avec les autres servent un même objectif : soumettre l'Europe aux normes du fondamentalisme islamique (...). »[35]. Pour Philippe de Lara, le livre offre « une réponse claire et convaincante » à la double question du « séparatisme islamiste » et de son but[36].

Le compte rendu publié par Le Monde est plus critique et met en avant la définition trop large du frérisme qui conduit l'auteur à « rater son objet ». Plus grave encore est, selon Christophe Ayad, la liste qu'elle « dresse des « alliés objectifs » du frérisme : militants décoloniaux, écologistes, gauchistes, universitaires »[37].

Dans un texte intitulé « Islamophobie. Le complotisme d'atmosphère de Florence Bergeaud-Blackler » publié sur le site Orient XXI, Rafik Chekkat[38] considère que « Florence Bergeaud-Blackler partage avec Drumont une intention, une forme, et une méthode : dénouer dans la société l'élément “ frériste ” — qui était naguère l'élément juif. » et que, « [...] présenté comme une recherche universitaire sérieuse, Le Frérisme et ses réseaux est un ouvrage polémique (...) au service d'une vision répressive de l'islam, où l'analyse des textes fondateurs de la confrérie des Frères musulmans le dispute à la confusion la plus totale. »[39].

Plusieurs autres chercheurs et spécialistes sont critiques[9] concernant la qualité de cet ouvrage, comme Olivier Hanne, historien spécialiste du monde musulman[40], ou encore Haoues Seniguer, maître de conférences en science politique à Sciences Po Lyon et chercheur au laboratoire Triangle (CNRS, ENS)[41], dernière critique à laquelle elle a répondu[42].

L'ouvrage fait l'objet d'un examen détaillé publié dans la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée () de l'IREMAM dont la conclusion est extrêmement sévère. Selon Margot Dazey, cette « discussion critique » pointe des « faiblesses méthodologiques et épistémologiques » et « des inexactitudes et approximations empiriques ». En outre, le « registre d'écriture de l'ouvrage, entre comparaisons animalières et descriptions dénigrantes des groupes étudiés, souligne l'ambition polémique plutôt qu'analytique du propos, et les libertés prises avec la déontologie des sciences sociales »[43]. Pour autant, selon cette chargée de recherche au CNRS, la discussion scientifique s'avère difficile tant « contester les prémisses scientifiques de l'ouvrage reviendrait à corroborer sa thèse », car si on suit la thèse de l'ouvrage, « les chercheurs en sciences sociales, consciemment ou non, participent au plan frériste de subversion intellectuelle et idéologique du monde ». Dans ces conditions, l'ouvrage échapperait à toute discussion scientifique permettant d'en souligner les limites[43].

À l'inverse, lors d'une recension de l'ouvrage dans la revue Politique étrangère, de l'IFRI, Anne-Clémentine Larroque, maîtresse de conférence à Sciences Po Paris et spécialiste de l'idéologie islamiste, conclut qu'« à l'aune de la recrudescence des dérives narratives au nom de l'identitarisme, la légitimité de l'immense travail de Florence Bergeaud-Blackler s'impose aujourd'hui aux attaques et menaces d'individus ne concédant aucune considération au travail scientifique critique. La démarche demeure critique, sans conteste, tout au long de l'ouvrage, n'hésitant pas à cibler les ex-frères et les ambiguïtés de certains chercheurs et institutions »[44].

Attaques sur les réseaux sociaux et menaces de mort

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En , elle porte plainte pour menaces de mort, à la suite de la parution de son ouvrage. Elle est placée sous protection policière[45].

Elle reçoit le soutien d'un collectif qui publie dans Le Point une tribune affirmant qu'elle est « la cible d'une cabale par l'entremise d'articles de presse » et qu' « elle est insuffisamment soutenue par les laboratoires de sciences humaines et sociales, qui évitent d'aborder le frérisme »[46]. Quelques jours plus tard, « le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et la ministre Sylvie Retailleau condamnent fermement les menaces de mort » à son encontre[45].

Dans un article paru après les menaces, la philosophe et islamologue Razika Adnani apporte son soutien à l'anthropologue et dénonce les attaques dont elle fait l'objet. Razika Adnani souligne que l'acharnement contre Bergeaud-Blackler est incompréhensible et étonnant : « Les islamistes, ceux qui pensent l'islamisme et pas uniquement les Frères musulmans, n'ont jamais caché leur intention et cela non seulement au sujet de la France ou de l'Occident mais de toute l'humanité »[47],[46]. Une controverse quant à la pertinence conceptuelle de la distinction « Islam-Islamisme » apparait ultérieurement entre les deux femmes[48],[49].

Le , le Tribunal judiciaire de Pau condamne un homme à 15 mois de prison ferme pour avoir notamment appelé sur Twitter à la tuer ou à lui faire subir un viol de masse. Florence Bergeaud-Blackler est représentée dans cette procédure par Thibault de Montbrial[50].

Prix et décorations

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Publications

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En collaboration

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Articles dans des périodiques scientifiques

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Rapports de recherche

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  • (en) Intermediate EU report on the institutional dimensions of Consumer Trust in Food, Aix-Marseille Université, (HAL halshs-00007191, lire en ligne).
  • (en) Florence Bergeaud-Blackler, Adrian Evans et Ari Zivotofski, Halal and Kosher consumers in Europe  : opinions and attitudes towards religious slaughter (FP6-2005-FOOD-4-C), IREMAM, (HAL halshs-01159510, lire en ligne).
  • (en) Luc Mirabito (dir.), Institut de l'élevage, Restraining systems for bovine animals slaughtered without stunning : Welfare and socio-economic implications (SANCO/2012/10357), Commission européenne, (lire en ligne).

Notes et références

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  1. a et b Christophe Ayad et Sarah Belouezzane, « Florence Bergeaud-Blackler, la notoriété sur le tard d'une chercheuse au parcours atypique », Le Monde, .
  2. « L'institutionnalisation de l'Islam à Bordeaux : enjeux sociaux, politiques et économiques de l'implantation du culte musulman dans un espace urbain », sur theses.fr (consulté le ).
  3. Elodie Blogie, «Florence Bergeaud-Blackler», Le Soir, (consulté le ).
  4. a et b « Projets », sur bergeaud.blackler.eu (consulté le ).
  5. Karin de Lange, « Un inventaire de pratiques, croyances et régulations », sur La Semaine Vétérinaire, (consulté le )
  6. Composition du jury : Hamit Bozarslan (président), Dominique Avon, Nathalie Clayer, Stéphane Dudoignon (tuteur), Jérôme Maucourant, Joan Stavo-Debauge, Laurent Thévenot.
  7. « OBruxelles », sur bruxellesof.webnode.fr, (consulté le ).
  8. (nl) Thierry Debels, « Hoe een Brusselse vzw mee de vuurkracht leverde in dossier tegen Haouach », P-Magazine (en), .
  9. a et b Lucie Delaporte, « L'islamologue Florence Bergeaud-Blackler : derrière le buzz, des travaux déconsidérés et des méthodes décriées » Accès payant, sur Mediapart, (consulté le ).
  10. Paul Sugy, « La Sorbonne fait polémique en reportant une conférence sur les frères musulmans », Le Figaro, .
  11. Yunnes Abzouz et Lucie Delaporte, « Conflit israélo-palestinien : une chape de plomb s'est abattue sur l'université française » Accès payant, sur Mediapart, (consulté le ).
  12. Antoine Perraud, « À Perpignan, le « Printemps de la liberté d'expression » fait dans la psychologie de masse », sur Mediapart, (consulté le ).
  13. Diane Sabouraud, « "C'est une imposture" : la très large union de la gauche contre le Printemps de la liberté d’expression organisé à Perpignan », L'Indépendant, .
  14. Daniel Salvatore Schiffer, « Printemps de la liberté d'expression : quand « Libération » manie l'insulte en guise d'argument », tribune, Le Point, .
  15. « Pierre-Édouard Stérin, saint patron de l'extrême droite française #19. Périclès, un soutien de choix pour les obsédés de l'islam et de l'islamisme », L'Humanité, .
  16. Alexandre Berteau, « Pierre-Édouard Stérin sort le carnet de chèques pour faire gagner la droite de la droite dans les têtes et dans les urnes », La Lettre, (consulté le ).
  17. « Ceux que le milliardaire Pierre-Édouard Stérin arrose », Politis, .
  18. Lucas Burel et Camille Vigogne Le Coat, « Pierre-Édouard Stérin, saint patron des réacs : enquête sur le milliardaire qui veut faire gagner l'extrême droite », Le Nouvel Obs, .
  19. Emma Ferrand, « «L'université de Lille cède devant ces méthodes de terreur» : la colère de Florence Bergeaud-Blackler après l'annulation de sa conférence », Le Figaro, (consulté le ).
  20. Solenne Bertrand, « L'université de Lille annule la conférence de Florence Bergeaud-Blackler, Xavier Bertrand propose de l'accueillir à la région », BFM TV, (consulté le ).
  21. Marc Escola, « Tribune : "Nous sommes fiers de travailler avec John Tolan au sein du projet Le Coran européen" », Fabula, (consulté le ).
  22. Constantin Gaschignard, « Coran européen: les dessous du projet financé par l’UE », Le Figaro, (consulté le )
  23. Youness Bousenna, « « Coran européen » : que contient vraiment ce projet scientifique attaqué par l'extrême droite ? », Le Monde, (consulté le ).
  24. a et b Nathalie Silbert, « F. Bergeaud-Blackler : «La poule aux œufs d'or halal montre sa tête à chaque présidentielle» », Les Échos, (consulté le ).
  25. Hassina Mechaï, « Halal, modest fashion et consorts : ces nouveaux marchés identitaires », Le Point, (consulté le ).
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  28. a b et c Jérôme Maucourant, « Florence Bergeaud-Blackler et l'islam de marché » [PDF], Revue des Deux Mondes, (consulté le ).
  29. a et b Mohammed-Hocine Benkheira, « Note de lecture : Viande de boucherie, rite, fondamentalisme », Ethnologie française, no 47 « Islam en France : Pratiques et vécus du quotidien »,‎ , p. 714–724 (DOI 10.3917/ethn.174.0717, lire en ligne, consulté le ).
  30. Bernard Godard, « Compte-rendu:Le marché halal ou l'invention d'une tradition », Politique étrangère 2017/2 Été, (consulté le ).
  31. Yves Laberge, « Compte-rendu:Le marché halal ou l'invention d'une tradition », Laval théologique et philosophique, (consulté le ).
  32. « Programme RELINUM (-) campus d'AMU Aix-en-Provence », sur Relinum.
  33. Étienne Campion, « Les Frères musulmans veulent transformer la société européenne pour la rendre charia-compatible », Marianne, (consulté le ).
  34. Adriano Tiniscopa, « Le prix de la Revue des deux mondes revient à l'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler », Livres Hebdo, .
  35. Judith Waintraub, « Europe: l'islam face à l'entrisme des Frères musulmans », Le Figaro, (consulté le ).
  36. Philippe de Lara, « Le frérisme, un soft power totalitaire », Commentaire, no 183,‎ , p. 708–710 (DOI 10.3917/comm.183.0708, lire en ligne Accès payant).
  37. Christophe Ayad, « « Le frérisme et ses réseaux » de Florence Bergeaud-Blackler, un ouvrage entre vulgarisation et engagement », Le Monde,
  38. Rafik Chekkat est un avocat et essayiste, concepteur et animateur du projet Islamophobia. Il dispose d'une tribune sur middleeasteye.net.
  39. Rafik Chekkat, « Islamophobie. Le complotisme d'atmosphère de Florence Bergeaud-Blackler », sur Orient XXI, (consulté le ).
  40. Olivier Hanne, « Accuser le conservatisme musulman de frérisme permet de ne pas traiter le fond du sujet », tribune, La Croix, .
  41. Haoues Seniguer, « Les Frères musulmans veulent-ils conquérir le monde ? » Accès payant, Esprit, .
  42. « Réponse à Haoues Seniguer par l'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, chargée de recherche (HDR) CNRS », sur decolonialisme.fr, .
  43. a et b Margot Dazey, « Enquêter sur des mouvements islamistes : Enjeux conceptuels, méthodologiques et épistémologiques d'une approche centrée sur l'idéologie », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 155,‎ (DOI 10.4000/remmm.20611, lire en ligne Accès libre).
  44. Anne-Clémentine Larroque, « Lectures : Le frérisme et ses réseaux, L'enquête. Florence Bergeaud-Blackler, Paris, Odile Jacob,  » (recension), Politique étrangère, no 2,‎ , p. 209–210 (ISBN 979-10-373-0620-3, lire en ligne [PDF]).
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  47. Razika Adnani, « Affaire Florence Bergeaud-Blackler : "L'islamisation de l'Occident, les islamistes n'ont jamais caché leur intention" », Marianne, (consulté le ).
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  49. « Sophisme quand tu nous tiens : Réponse à la tribune de Razika Adnani », sur bergeaud.blackler.eu, .
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  52. Jean Chichizola, « L'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler décorée de la Légion d'honneur », Le Figaro, .
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  55. « VIDEO Prix de la Laïcité 2023. Prix Science et laïcité : Florence Bergeaud-Blackler (Prix de la Laïcité, 8 nov. 23) », sur laicite-republique.org, Comité Laïcité République (consulté le ).
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  57. Henri Brugère, « Comprendre le halal, Florence Bergeaud-Blackler et Bruno Bernard, Édipro, Liège,  », Bulletin de l'Académie vétérinaire de France, vol. 165, no 1,‎ , p. 85–86 (lire en ligne).
  58. Anne Lhuissier, « Bergeaud-Blackler Florence, Bruno Bernard, Comprendre le halal, Liège, Edipro, 2010, 156 p. [compte-rendu] », Revue d'études en agriculture et environnement, vol. 94, no 1,‎ , p. 127–130 (lire en ligne).

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Articles connexes

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Liens externes

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