Eugène Ogé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Eugène Ogé
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Eugène Ogé (Paris, - ) est un affichiste et illustrateur français.

Parcours[modifier | modifier le code]

L'une des premières affiches d'Ogé (1894), encore marquée par l'Art nouveau.
Affiche pour la Menthe-Pastille de Giffard, 1904.

Selon Anne-Claude Lelieur (1998), il est un « affichiste important de la Belle Époque, son style, d'abord influencé par celui de Chéret, a peu à peu évolué vers les scènes de genre, l'humour et la caricature ».

Eugène Ogé débute comme apprenti chez l'imprimeur parisien spécialisé dans les affiches, Charles Verneau. Il devient ouvrier lithographe. Durant cette période, il croise des artistes comme Willette, Forain et Steinlen.

Durant ses heures libres, il étudie à l'Académie Julian : il veut devenir artiste, et admire beaucoup Jules Chéret qui commence à révolutionner l'affiche.

Au milieu des années 1890, il ouvre son propre atelier et commence à dessiner des affiches d'abord sous contrat avec Verneau puis avec l'imprimeur Vercasson. Sous l'influence de Chéret, il compose des images avec des femmes opulentes. Son style évolue et il commence à avoir un certain succès. Ogé se consacre alors entièrement à cet art.

En 1900, il s'oriente vers un style plus caricatural : c'est la fameuse affiche Billards Brunswick avec ses trois vieillards à tête chauve qui l'établisse définitivement comme un des grands du genre.

En 1902, il collabore à La Lanterne, produisant des caricatures anticléricales : l'étendard de ce périodique est une reproduction de l'une des affiches d'Ogé, une représentation caricaturale d'un prêtre aux traits simiesques, coiffé d'un chapeau noir[1].

Au cours des années qui précède la Première Guerre mondiale, il produit une centaine d'affiches, caricaturant souvent les grands de ce monde : la reine Victoria et la président Paul Kruger pour les pilules Dum Dum, les chefs d’États réunis au tribunal de La Haye pour la Menthe Pastille Giffard, etc.

Des marques importantes lui passe commande, son sens de l'humour séduit : Bouillon Maggi, Gellé frères, Bicyclette La Guêpe, Bazar de l'Hôtel de Ville, Réglisse Zan, Bec Auer, Thé Lombart, etc.

Durant le premier conflit mondial, Ogé ne fait presque plus d'affiches puis se tourne vers d'autres techniques, réalisant des maquettes de caoutchouc et des motifs destinés aux ballons publicitaires.

Hélas non datée (Lyon, 1910 ?), son affiche Teinture idéale s'inscrit dans une perspective prometteuse, celle des arts décoratifs des années 1920-30.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Églises du XXe siècle en Bretagne, de la loi de Séparation à Vatican II (1905-1962) » par Philippe Bonnet, in Bibliothèque de l'école des chartes, Genève, Droz, 2005, volume 163, p. 43.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Alain Weill, L'Affiche dans le monde, Paris, Somogy, 1984, p. 47. (ISBN 978-2850561757)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Anne-Claude Lelieur (s./dir.) & Raymond Bacholet (notices), Eugène Ogé : affichiste. 1861 - 1936, rétrospective à la Bibliothèque Forney du 26 mai au 1er août 1998, Paris-Bibliothèques, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]