François-Jean Lefebvre de La Barre

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François-Jean Lefebvre
de La Barre
Description de cette image, également commentée ci-après

Statuaire en bronze d'Armand Bloch (détruit en 1941).

Naissance
Férolles-en-Brie
Décès (à 20 ans)
Abbeville
Nationalité Français
Pays de résidence Drapeau du Royaume de France Royaume de France

Le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre, né le au château de Férolles-en-Brie et décédé le à Abbeville, est un jeune noble français condamné, pour blasphème et sacrilège, par le tribunal d'Abbeville, puis par la Grand-Chambre du Parlement de Paris, à faire amende honorable, à être décapité et ensuite brûlé, après avoir été soumis à la question ordinaire et extraordinaire : une sentence qui sera exécutée.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Jean Lefebvre est né le à Férolles, à l'époque dans le diocèse de Paris, et il est baptisé deux jours plus tard, le , en l'église Saint-Germain-d'Auxerre de Férolles[1]. Il est le fils de Jean Baptiste Alexandre Lefebvre, chevalier et seigneur de La Barre, et de Claude Charlotte La Niepce. Ses parents se sont mariés le en l'église Saint-Germain-d'Auxerre de Férolles[2]. Sa mère meurt alors qu'il a neuf ans, son père quand il en a dix-sept.

François Jean Lefebvre est l'arrière petit-fils de Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre (1622-1688), qui fut notamment gouverneur de la Nouvelle-France de 1682 à 1685 à la suite du rappel de Louis de Buade, comte de Frontenac en France.

En 1762, alors qu'il est âgé de dix-sept ans, lui et son frère Jean-Baptiste sont envoyés à Abbeville, en Picardie, chez une parente, Anne Marguerite Feydeau, abbesse de Willancourt, après la ruine de leur père : celui-ci avait dilapidé une fortune de plus de 40 000 livres, en rentes héritées de son propre père, lieutenant général des armées.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le contexte national[modifier | modifier le code]

Statue du chevalier de La Barre, square Nadar, à Montmartre.

La seconde moitié du XVIIIe siècle est marquée par la querelle qui oppose les parlements et la monarchie absolue. Les parlements étaient, en outre, vigoureusement opposés à l’Encyclopédie et aux philosophes.

De plus, la bulle Unigenitus (1713), du pape Clément XI, condamnait le jansénisme. Le cardinal de Fleury la rend exécutoire en France en 1730. Cette condamnation fait gagner du terrain au gallicanisme parmi le clergé catholique en France[3].

En 1751, le Parlement de Paris interdit la publication de l’Encyclopédie qui est éditée clandestinement. En 1764 paraît un livre de petit format, intitulé Dictionnaire philosophique portatif, sans nom d’auteur, qui est rapidement identifié comme étant l’œuvre de Voltaire et mis à l’Index par le Parlement de Paris.

Dans les années 1760, en France, trois groupes s’opposent au sujet des prérogatives de la monarchie absolue : les pro-jansénistes gallicans, les pro-jésuites ultramontains et les philosophes. L’expulsion des jésuites du royaume de France, en 1763, marque la victoire du camp janséniste anti-absolutiste. Cependant, les parlements sont traversés par ces courants, et leurs membres prennent souvent fait et cause plus ou moins ouvertement pour l’un ou pour l’autre.

Le contexte local[modifier | modifier le code]

Abbeville, au XVIIIe siècle, est une ville de 17 000 habitants, siège d'une élection, d'un Présidial, de la cour de la sénéchaussée de Ponthieu. L'élite locale est divisée politiquement et économiquement en deux clans : les corporations des métiers du textile d’une part, et la manufacture des Rames – l'une des plus importantes de la France d'Ancien Régime, appartenant aux Van Robais –, d’autre part. À l'échevinage, Duval de Soicourt, maire, défend les intérêts de Van Robais, alors que Douville, ancien maire, défend ceux des corporations. Le maire exerce en outre les fonctions de police et de judicature, ainsi que le commandement militaire de la ville, avec le titre de lieutenant-général du roi en Picardie. C'est dans cette ville qu'éclate en 1766 ce qu'il est convenu d'appeler l'Affaire La Barre.

Les protagonistes de l'affaire sont tous membres de l'élite locale. Les accusés sont de jeunes gens qui partagent les mêmes activités, fréquentent les mêmes lieux de sociabilité (salle d'armes…). Ils sont fils de magistrats, mais préfèrent la carrière militaire. Parmi les inculpés se trouvent : Douville le fils de l'ancien maire, Gaillard d'Etallonde fils du deuxième président de la cour des Aides, Saveuse de Belleval fils du lieutenant de l'Élection, Moisnel son pupille, et La Barre qui est le cousin de l'abbesse de Villencourt. Le déroulement de l'affaire laisse à penser que ce petit monde était parcouru de conflits d'intérêts et de préséance.

Simon-Nicolas-Henri Linguet, « philosophe observateur », installé à Abbeville depuis septembre 1763, rédige à cette époque un Mémoire sur les canaux navigables. Ce mémoire, sous couvert d'études techniques, propose en fait de réformer l'économie locale en supprimant le monopole de Van Robais. Ce faisant, il prend sciemment parti pour l'ancien maire, Douville, contre le maire en charge, Duval de Soicourt.

La mutilation d'un crucifix offre alors à Duval de Soicourt l'occasion d'en découdre avec l'autre clan. Il voit, dans la publication du mémoire et la mutilation du crucifix, un danger pour la société et pour lui-même, sa réélection à la fonction de maire étant proche. Il n'a guère d'efforts à faire pour en convaincre Omer Joly de Fleury, procureur général du roi au Parlement de Paris, pro-jésuite et grand pourfendeur de l'Encyclopédie[4].

Les faits[modifier | modifier le code]

Le matin du , deux actes de profanation sont découverts à Abbeville : des entailles à l'arme blanche sur le crucifix du pont d'Abbeville, et un dépôt d'immondices sur une représentation du Christ dans un cimetière d'Abbeville.

Le procureur du roi à la sénéchaussée, Hecquet, alerté par la rumeur publique, se rend sur les lieux et dresse un procès-verbal. Des monitoires sont prononcés dans les églises. Une plainte pour impiété est déposée et une enquête diligentée.

L'évêque d'Amiens, Mgr Louis-François-Gabriel d'Orléans de La Mothe, préside une cérémonie expiatoire dans laquelle il prononce des paroles désignant les coupables – alors non-identifiés – comme s'étant « rendus dignes des derniers supplices en ce monde et des peines éternelles de l'autre »[5]. Toutefois, dans la même cérémonie, il demande à Dieu de leur pardonner ; il interviendra d'ailleurs plus tard auprès du roi dans l'espoir d'obtenir la grâce de La Barre[6].

Enquête et arrestation de suspects[modifier | modifier le code]

Les soupçons se portent sur quelques membres de la jeunesse aisée de la ville connus pour leurs frasques et leurs provocations. Figurent parmi ceux-ci le chevalier de La Barre, Moisnel né en 1749, et Gaillard d'Etallonde né en 1750. Ces jeunes gens s'étaient auparavant, semble-t-il, fait remarquer en chantant des chansons peu respectueuses de la religion. Ils se seraient même vantés d'être passés devant la procession du Saint-Sacrement sans se découvrir. D'autres fils de bonne famille auraient côtoyé La Barre et participé à ses frasques, dont le fils de Pierre-Nicolas Duval de Soicourt, maire d'Abbeville.

Le lieutenant du tribunal fiscal d'Abbeville, Dumaisniel de Belleval, avait été éconduit par la cousine du chevalier de La Barre, Madame Feydeau, abbesse de Villancourt. Il en aurait conçu une rancœur qu'il aurait dirigé contre le jeune chevalier.

Les notables abbevillois s'empressent de mettre leurs fils à l'abri, et Gaillard d'Etallonde se réfugie en Prusse[7]. Il ne reste plus à Abbeville que La Barre, sans grand appui familial, et Moisnel, âgé de quinze ans. Confiant et pensant pouvoir bénéficier de la clémence du système judiciaire grâce au prestigieux passé de ses aïeux, le jeune La Barre s'interdit de fuir.

L’enquête policière et judiciaire est menée par M. Duval de Soicourt, lieutenant de police et maire d’Abbeville. Voltaire écrit de lui : « Il assouvissait sur moi une vengeance personnelle. Non. Il faisait son travail avec une conscience de fonctionnaire qui espère un légitime avancement »[8]. Une quarantaine de témoins sont alors entendus (« j'ai entendu… » ; « on dit que… »). Les témoignages portent le plus souvent sur d'autres faits – par exemple, une attitude irrespectueuse au passage d'une procession – que sur les faits concernant directement l'accusation ; les témoignages sont néanmoins considérés comme ayant valeur de preuve. La mutilation du crucifix, cependant, n'a eu aucun témoin oculaire.

La Barre est arrêté le à l'abbaye de Longvillers[9], de même que Moisnel, et est détenu au secret à la prison d'Abbeville. Peu après, Moisnel reconnaît les faits incriminant Saveuse de Belleval et Douville de Maillefeu lesquels, ayant pris la fuite, seront arrêtés par la suite. La Barre, pour sa part, nie les faits qui lui sont reprochés. On trouve chez lui un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire et trois livres licencieux, ce qui aggrave les soupçons aux yeux de l'accusation. Cependant, La Barre n'est pas sans soutien : outre sa cousine abbesse, il peut compter sur son oncle Louis François de Paule d'Ormesson, neveu et protégé du chancelier Henri François d'Aguesseau, avocat général au Parlement en 1746, pro-jésuite devenu modéré qui rédige des mémoires en défense.

Procès et condamnation[modifier | modifier le code]

Le , le chevalier de La Barre est condamné par le tribunal d'Abbeville pour « impiété, blasphèmes, sacrilèges exécrables et abominables » à faire amende honorable, à avoir la langue tranchée, à être décapité et brûlé. Gaillard d'Etallonde est jugé par contumace et condamné à la même peine, et à avoir en outre le poing tranché. Il est décidé que La Barre sera soumis à la question ordinaire et à la question extraordinaire avant son exécution. Les trois principaux « attendus » du jugement mentionnent qu’il a été « atteint et convaincu d'avoir passé à vingt-cinq pas d'une procession sans ôter son chapeau qu'il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d'avoir chanté une chanson impie, d'avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire »[10].,[11] La Barre fait appel du jugement.

Pour être exécutoire, le verdict des juges d'Abbeville doit être confirmé par le Parlement de Paris. Le chevalier est transféré à la prison de la Conciergerie et comparaît devant la Grand-Chambre du Parlement de Paris. Il n'est pas assisté par un avocat. Sur vingt-cinq magistrats, quinze confirment le jugement d'Abbeville, le . Du fait de son jeune âge, Moisnel n'est condamné qu'à l'amende ordinaire.

Plusieurs personnalités, dont l'évêque d'Amiens, interviennent auprès de Louis XV au vu de la minceur du dossier d'instruction et du fait que la sentence a été rendue en toute illégalité, puisque Louis XIV a ordonné en 1666 que le blasphème ne soit plus puni de mort. Mais Louis XV refuse d'user de son droit de grâce[5]. Celui-ci aurait été guidé par le raisonnement suivant : le Parlement lui ayant reproché quelques années auparavant d'avoir voulu s'opposer à ce que se poursuive le procès de Damiens, coupable, contre sa personne, de crime de lèse-majesté humaine, l'auteur d'un crime de lèse-majesté divine ne devait pas être traité plus favorablement[12]. Il se peut aussi qu'en raison de la réputation libertine de la Cour, il n'ait pas osé donner crédit à cette rumeur[pas clair].

L'exécution[modifier | modifier le code]

Le chevalier de La Barre est supplicié à Abbeville, le . Il est soumis le matin à la question ordinaire, et subit les brodequins. La Barre perd connaissance, on le ranime, et il déclare ne pas avoir de complice. On lui épargne la question extraordinaire pour qu'il ait assez de force pour monter sur l'échafaud. Il est conduit sur le lieu de l'exécution[Note 1], en charrette, en chemise, la corde au cou. Il porte dans le dos une pancarte sur laquelle est écrit « impie, blasphémateur et sacrilège exécrable ». Le courage du condamné est tel qu'on renonce à lui arracher la langue. Le bourreau le décapite d'un coup de sabre. Son corps est ensuite jeté au bûcher, ainsi qu'un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire qui lui a été cloué sur le torse[13]. Il était âgé de vingt ans[14]. Le trouble suscité par cette exécution est tel qu'on renonce à poursuivre les autres accusés.

L'intervention de Voltaire[modifier | modifier le code]

Malade et absorbé par la défense de la cause de Pierre-Paul Sirven, Voltaire s'implique avec retard dans la défense de La Barre. Il écrit à Damilaville, le  : « Il n'est pas juste de punir la folie par des supplices qui ne doivent être réservés qu'aux plus grands crimes ». Le , il apprend, « le cœur flétri », l'exécution d'Abbeville[15]. Le fait que l'on ait brûlé un exemplaire du Dictionnaire philosophique en même temps que le malheureux, lui fait craindre l'arrestation. Il part prendre les eaux à Rolle, en Suisse. C'est de là qu'il mène la contre-offensive. En quinze jours, il établit les motivations réelles des juges d'Abbeville, démasque Dumaisniel de Belleval et ses faux témoins.

Mis en cause dans cette affaire, Voltaire prend fait et cause pour le chevalier de La Barre et ses coaccusés. Il rédige un premier récit de l'affaire, d'une vingtaine de pages, la Relation de la mort du chevalier de La Barre à Monsieur le marquis de Beccaria, sous le pseudonyme de M. Cassen. Dans ce texte, Voltaire démontre la disproportion qu'il y avait entre la nature du délit – une provocation de jeunes gens qui dans la loi française n'entraînait plus, a fortiori, une condamnation à mort – et les conditions horribles de l'exécution. La protestation de Voltaire suffit pour que le tribunal d'Abbeville mette fin aux poursuites contre les autres prévenus. Moisnel est libéré. Duval de Soicourt est démis de ses fonctions[15].

Voltaire conteste en outre que le chevalier ait été responsable de la dégradation d'un crucifix[16] : en effet, selon des témoignages, La Barre aurait été dans sa chambre, seul, la nuit de la dégradation[17].

Dans son article « Torture » de l'édition de 1769 du Dictionnaire philosophique, Voltaire fait le récit du martyre du chevalier de La Barre :

« Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main[18], et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête. »

Voltaire utilise ses relations pour tenter d'innocenter Gaillard d'Etallonde, qui s'est enfui en Hollande, et le protéger en le faisant engager dans l'armée prussienne.

En paraît Le Cri du sang innocent, ouvrage signé par Gaillard d'Etallonde, réfugié à Ferney, mais vraisemblablement rédigé par Voltaire, qui espère ainsi, mais en vain, la clémence du nouveau roi, Louis XVI[15].

Un symbole[modifier | modifier le code]

L’affaire du chevalier de La Barre constitue, avec l’affaire Calas et l’affaire Sirven, une nouvelle occasion pour Voltaire et les philosophes des Lumières, au XVIIIe siècle, de lutter contre l’arbitraire du système judiciaire et de calomnier les ecclésiastiques, qui n'eurent aucune part directe à cette affaire, mais qui la laissèrent suivre son cours, exception faite, en faveur des coupables, de l'intervention remarquable de l'évêque d'Amiens pour demander la grâce de La Barre au roi[6]. Comme indiqué précédemment, Voltaire a rajouté à son Dictionnaire philosophique, devenu Questions sur l'Encyclopédie et considérablement enrichi, un article intitulé « Torture » dénonçant l’excessive répression qu'avait subie le jeune La Barre.

Réhabilitation[modifier | modifier le code]

La condamnation du chevalier de La Barre s'appuyait sur une interprétation abusive de textes judiciaires et sur la volonté des juges d'Abbeville et du Parlement de Paris de faire un exemple pour contrer l'influence, jugée nuisible, des philosophes.

Une Déclaration, datée du , sur le blasphème, ne prévoyait plus la peine de mort[19].

Le chevalier de La Barre est réhabilité par la Convention le 25 brumaire an II ()[20].

Hommages posthumes[modifier | modifier le code]

Monument du Chevalier de La Barre - 18e arrondissement de Paris, Sacré-Cœur de Montmartre, vers 1906.
  • À Abbeville, en 1902, des francs-maçons du Grand Orient de France déposent un bouquet de fleurs à l’endroit du supplice. Cet acte est à l’origine de la création du groupe La Barre qui organisait une manifestation qui traversait le centre-ville d’Abbeville, du monument La Barre qui est érigé en 1907, par souscription volontaire, sur les berges du canal de la Somme, près de la gare, jusqu’à la place de l'exécution.
  • Aujourd’hui, le nom, le monument abbevillois et la statue parisienne de cette victime de l’intolérance religieuse demeurent des points de ralliement pour les militants libres-penseurs. Trois associations existent portant le nom du chevalier de La Barre : à Paris, à Abbeville, et la loge maçonnique du Grand Orient de France à Bergerac.

Il existe des rues, impasses ou places nommées en mémoire du chevalier de La Barre dans les communes suivantes :

Point de vue critique sur le chevalier de La Barre[modifier | modifier le code]

Les fondements de l'affaire du chevalier de La Barre ne font pas l'unanimité parmi les historiens. Ainsi, l'historien d'obédience catholique Adrien Dansette défend l'idée que « le chevalier de La Barre, au demeurant débauché, meurt victime de la haine d'un magistrat pour sa famille »[21].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur la Place du marché aux blés d'Abbeville (aujourd'hui place Max-Lejeune) : une plaque de marbre a été apposée sur les lieux même de l'exécution

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait du registre paroissial (baptêmes, mariages et sépultures) de Férolles-Attilly pour l'année 1745 : « L'an mil sept cent quarante cinq le quatorze septembre a été baptisé François Jean né avant-hier du légitime mariage de messire Jean Baptiste Alexandre Le Febvre chevalier et seigneur de La Barre et de dame Claude Charlotte La Niepce son épouse de cette paroisse. Le parrain est monsieur Antoine Jean Baptiste Le Febvre de la Barre. La marraine est demoiselle Marie Françoise de » [le reste est difficilement lisible]. Archives départementales de Seine-et-Marne
  2. Registre paroissial (baptêmes, mariages et sépultures) de Férolles-Attilly pour l'année 1738, Archives départementales de Seine-et-Marne
  3. Michel Antoine, Louis XV, Paris, Arthème Fayard, 1989, (ISBN 2-213-02277-1)
  4. http://gaelleju.free.fr/secret-public/IMG/pdf/TEXTE_14_Claverie.pdf
  5. a et b Pierre Milza, Voltaire, Paris, Perrin, 2007.
  6. a et b Marc Chassaigne, Le Procès du chevalier de La Barre, 1920, consultable sur le site Internet Archive, par exemple les pages V à VII de la préface.
  7. En fait à Ferney, si l'on en croit une note au début du Cri du sang innocent (Œuvres complètes de Voltaire. Tome 30, cfr. bibliographie).
  8. Jean-Paul Legoff, Le Fantôme du Sacré-cœur, les deux vies et les deux morts du chevalier de la Barre
  9. Francois-César, Histoire ancienne et moderne d’Abbeville et de son arrondissement, Abbeville, A. Boulanger impr., 1834, p. 410, archive de la New-York public library - numérisé par Google Livres
  10. Arrêts reproduits dans Devérité, Recueil intéressant…, 1776 : concernant Gaillard d'Etallonde, contumace, p. 26-29 ; concernant La Barre, p. 29-32.
  11. Fédération nationale de la libre pensée.
  12. Devérité, Recueil intéressant…, 1776, p. 35-36.
  13. Christiane Mervaud (dir.), Voltaire, Dictionnaire philosophique, tome 1, Oxford, Voltaire Foundation, 1994-1995, p. 57
  14. Encyclopédie de la région de Picardie;
  15. a, b et c Pierre Milza, Voltaire, Paris, Perrin 2007
  16. Œuvres complètes de Voltaire, éd. Adrien Jean Quentin Beauchot, Georges Bengesco, Paris, Garnier, 1879, p. 507.
  17. Voltaire, « Relation de la mort du chevalier de La Barre », dans Œuvres complètes, 1767, éd. Theodore Besterman, p. 495.
  18. La Barre n'a en fait pas été condamné à avoir la main coupée, mais tel est bien le cas pour d'Etallonde, lequel était absent lors du procès.
  19. Voltaire, Relation de la mort du Chevalier de la Barre, dans Œuvres de 1767, II, Oxford, Alden Press, 2008, p. 498
  20. Jean François Eugène Robinet, Condorcet, sa vie, son œuvre, 1743-1794, Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1893, p. 32-38
  21. Adrien Dansette, Histoire religieuse de la France contemporaine, Flammarion, 1948.