Jean Chandioux

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Jean Chandioux
Illustration.
Fonctions
Maire de Luzy

(29 ans)
Président Jules Grévy
Sadi Carnot
Jean Casimir-Perier
Félix Faure
Émile Loubet
Armand Fallières
Premier ministre Henri Brisson
Charles de Freycinet
René Goblet
Maurice Rouvier
Pierre Tirard
Charles Floquet
Émile Loubet
Alexandre Ribot
Charles Dupuy
Jean Casimir-Perier
Léon Bourgeois
Jules Méline
Henri Brisson
Pierre Waldeck-Rousseau
Émile Combes
Maurice Rouvier
Ferdinand Sarrien
Georges Clemenceau
Aristide Briand
Prédécesseur Lucien Gueneau
Successeur Pauchard
Député français

(16 ans, 7 mois et 16 jours)
Élection 20 août 1893
Réélection 8 mai 1898
11 mai 1902
6 mai 1906
Président Sadi Carnot
Jean Casimir-Perier
Félix Faure
Émile Loubet
Armand Fallières
Premier ministre Émile Loubet
Alexandre Ribot
Charles Dupuy
Jean Casimir-Perier
Léon Bourgeois
Jules Méline
Henri Brisson
Pierre Waldeck-Rousseau
Émile Combes
Maurice Rouvier
Ferdinand Sarrien
Georges Clemenceau
Aristide Briand
Groupe politique Républicains radicaux
Prédécesseur Albéric d'Espeuilles
Successeur Pierre Heuzey
Premier adjoint de Luzy
Président Jules Grévy
Premier ministre Jules Ferry
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Luzy (France)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Français
Parti politique SE
Profession Commerçant
Liste des maires de Luzy
Liste des députés de la Nièvre

Jean Rollin Chandioux[n 1], né le à Luzy et mort le à Paris en France, est un homme politique et commerçant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Chandioux naît en mars 1849 de Gilbert, forgeron proscrit de 1851. À la Guerre franco-allemande de 1870, il intègre le 80e bataillon de marche. Grâce à ses liens d'amitiés avec Jules Miot, député de la Commune de Paris, il obtient le poste de sous-préfet à Cosne-Cours-sur-Loire. À la suite du coup d'État du 2 décembre 1851 et de l'établissement du Second Empire par Louis-Napoléon Bonaparte, il est condamné à cinq ans de prison. Libéré en 1876, il fonde une maison de commerce de tannerie à Luzy, où il est élu conseiller municipal en 1883. Dans sa qualité de premier adjoint, il devient maire en 1884 après la démission de Lucien Gueneau. Il est également conseiller général du canton de Luzy dès 1892.

Profitant de sa reconnaissance dans les territoires du Sud-Morvan, il se présente aux élections législatives de 1893, qu'il remporte à la majorité universelle, 8 242 voix face au sortant Albéric d'Espeuilles et ses 7 581 voix. Il sera réélu en 1898 (8 195 voix face à 4 053 votes pour le républicain Thévenet et 3 484 pour l'homme de droite de la Fite de Pelleport), en 1902 (8 251 voix contre 7 787 pour Étienne Geoffroy Saint-Hilaire) et en 1906 (toujours élu au premier tour, à 8 717 voix face à 7 107 voix pour Saint-Hilaire). Mais, lors des élections d'avril et mai 1910, il est battu par Pierre Heuzey puis de nouveau au mois de septembre 8 020 voix contre 7 539 par son frère Charles Heuzey (Pierre ayant succombé à une maladie).

Durant ses seize années de législature, Chandioux s'implique dans de plusieurs commissions telles que celle relative au monopole des inhumations, aux lettres patentes, à la marine, à celle d'études pour la construction de la salle des séances, à celle du commerce et de l'industrie ainsi qu'à la commission d'enquête sur les établissements de bienfaisance privée et de l'État. Il n'intervient que rarement à la tribune, et rapporte quelques projets d'intérêts locaux.

À Luzy, il participe à la construction de l'école pour filles et de celle des Baudins (hameau luzycois, école ayant exercé de 1886 à 1960[1])[2], mais aussi à celle d'un nouvel hospice, d'un nouveau bureau de poste, d'abattoirs extérieurs, de lavoirs et permet un éclairage de nuit au gaz dans la ville. Il est nommé « membre d'honneur » de la Ligue de l'enseignement luzycoise, avant de se faire renvoyer le 17 septembre 1905 à la suite d'un conflit à propos du déplacement de l'un d'entre eux dans la commune avoisinante Millay.

Chandioux meurt le 12 novembre 1915 à Paris, dans sa chambre d'hôtel d'une crise d'urémie, et est enterré cinq jours après son décès.

Prises de position et controverses[modifier | modifier le code]

Anticléricalisme[modifier | modifier le code]

Plus que son prédécesseur Gueneau, Chandioux est un politique très anticlérical[3], et il se heurte aux divers prêtres du canton de Luzy, dont notamment l'abbé Auguste Tambour.

Irrégularités dans la gestion de sa commune[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

La salle polyvalente de la commune saône-et-loirienne Toulon-sur-Arroux est nommée Jean Chandioux, en hommage à l'homme politique grâce à qui le Foyer rural de la ville a pu être créé[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Chandioux rajoute son deuxième prénom après sa naissance.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Arnoux, « L'École des Baudins, à Luzy (1886-1960) », Bulletin du Groupe d'Histoire locale de Luzy (Nièvre), no 2,‎ , p. 11-16.
  2. Liliane Pinard, Le Morvan pendant la Première Guerre Mondiale, bulletin no 61, Château-Chinon, Académie du Morvan (Château-Chinon), , 56 p. (ISSN 0750-3385, lire en ligne), p. 38.
  3. Liliane Pinard, Crimes en Morvan : L'Affaire Laumain à Arleuf (1912), bulletin no 61, Château-Chinon, Académie du Morvan (Château-Chinon), , 48 p. (ISSN 0750-3385, lire en ligne), p. 23.
  4. Françoise Rat, « Jean Chandioux, 50 ans après », sur Le Journal de Saône-et-Loire, (consulté le 31 août 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Jean Chandioux », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Arnoux, « Les Maires de Luzy (2e partie), 1818-1915 », Bulletin du groupe d'Histoire locale de Luzy (Nièvre), no 2,‎ , p. 29-27 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]