Edward Osborne Wilson

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Edward O. Wilson
Edward O. Wilson, 2003 (cropped).jpg
Biographie
Naissance
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Edward Osborne WilsonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Abréviation en zoologie
WilsonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Frank M. Carpenter (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
E. O. Wilson à 78 ans

Edward Osborne Wilson, appelé couramment E. O. Wilson, né le à Birmingham, Alabama, est un biologiste, entomologiste et myrmécologue de notoriété mondiale. Il est également le fondateur de la sociobiologie. En 1988, il consacra le terme biodiversité, développé au début du XXIe siècle ; champ scientifique dans lequel, depuis, il met ses expertises à contribution[1]. Les graves menaces qui pèsent sur la biodiversité sont la préoccupation majeure d'Edward O. Wilson[2], c'est un combat qu'il poursuit avec ses livres. Ces dernières années, tout en continuant à donner des cours et des conférences, Wilson s'est activement et intimement associé au projet de renaissance du Parc national de Gorongosa au Mozambique au côté des scientifiques sur le terrain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et Jeunes Années[modifier | modifier le code]

Edward O. Wilson Jr est né le 10 juin 1929 dans la ville de Birmingham,, Alabama, de Edward O. Wilson Sr Comptable et Linnette Freeman Huddleston. Durant sa petite enfance, la famille Wilson a vécu dans les environs de Washington DC et de Mobile en Alabama. Il fréquenta le lycée « Decatur Senior High School » à Decatur, en Alabama, jusqu'en 1946.

Ses parents divorcèrent en 1936, alors qu'E. Wilson avait 7 ans.

Alors qu'il commençait à vivre avec son père Edward et sa belle-mère, Wilson eut un accident lors d'une partie de pêche et devint aveugle d'un œil. Malgré une opération de la cataracte, son œil gauche en a conservé des séquelles.

Dès son plus jeune âge, Wilson s'intéresse aux insectes, en particulier aux fourmis qu'il étudie avec beaucoup de soin. À l'âge de 18 ans, il s'intéresse également aux mouches, mais se concentre sur les fourmis.

Wilson s'inscrit à l'université de l'Alabama, où il recoit en 1949 son B.Sc. en biologie, suivi un an plus tard d'un M.Sc. dans la même discipline. Il obtient son doctorat en 1955 à l'université Harvard.

Par la suite, il devint successivement à Harvard ; Assistant Professeur en Biologie (1956-1958), Assistant Professeur en zoologie (1958-1964), Professeur en Zoologie (1964-1976). En 1973 il prit le poste de conservateur en entomologie au Musée de zoologie comparative de Harvard. Il fut aussi Franck B. Baird Jr Professeur de Science [3] ensuite Professeur de Biodiversité à Harvard[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

C'est en 1955 que Wilson a d'abord fait sa première percée dans l'étude des fourmis alors qu'il terminait l'analyse taxonomique de la fourmi Lasius niger, il finit par arriver à la notion de «déplacement de caractères» des espèces. Il travailla sur le projet avec W. L. Brown[5],[6].

L'Année 1956 fut pour Edward O. Wilson une année très productive avec deux découvertes: la première est celle de phéromones chez les fourmis qui jouent un rôle dans leur communication, et la seconde est la découverte de cycles de changement d'habitat chez certains taxons .

Wilson a mené des travaux sur la classification et l'écologie des fourmis en Nouvelle-Guinée et dans d'autres îles du Pacifique, ainsi que dans les tropiques américains. En 1963, son travail et sa conception de l'équilibre des espèces le conduisirent à la théorie de la biogéographie des îles, qu'il développa avec Robert H. MacArthur, de l'Université de Princeton. Dans leur théorie, l'immigration et l'extinction, les déterminants de la biodiversité au niveau des espèces, étaient liées à la zone (distance des îles des régions sources) et aux propriétés fondamentales de l'écologie et de la démographie. Les travaux ont culminé dans leur livre de 1967 The Theory of Island Biogeography, qui est resté depuis un travail de référence. Cette théorie a fortement influencé l'écologie scientifique et elle est devenue une pierre angulaire de la biologie de la conservation. Appliquée aux «îlots d'habitat», comme les forêts dans une mer de terres agricoles, elle a influencé la planification et l'évaluation des parcs et réserves dans le monde. Avec son étudiant Daniel Simberloff, à la fin des années 1960, il a mis en place des expériences dans les Keys de Floride qui ont testé les hypothèses de la théorie, et enrichi la connaissance des processus d'immigration des espèces et de l'extinction.

E. O. Wilson poursuivit son travail sur l'étude des fourmis pendant de nombreuses années et a finalement élaboré son premier livre important intitulé The Insect Societies en 1971. Ce livre reste une référence sur le sujet [4].
En 1975, Wilson aborde et établit une autre branche d'étude biologique connue aujourd'hui sous le nom de sociobiologie. Il publie alors le livre Sociobiology: The New Synthesis qui est devenu lui aussi un travail célèbre, mais controversé parmi les universitaires. Dans son livre On Human Nature (Nature Humaine), écrit en 1979, Wilson expliqua de façon plus détaillée les théories qu'il propose pour la première fois en rapport avec la sociobiologie et l'applique aux caractéristiques des êtres humains. Avec cet ouvrage, Edward O. Wilson obtint alors son premier prix Pulitzer.

En 1990, il co-écrit le livre The Ants "Les fourmis" avec Bert Hölldobler entomologiste allemand de l'Université d'Arizona spécialiste des fourmis. Ce livre est une véritable encyclopédie sur les fourmis, c'est la somme de toutes ses recherches sur les caractéristiques biologiques des fourmis d'espèces différentes. Ce livre lui a valu conjointement avec son co-auteur Bert Hölldobler un deuxième prix Pulitzer dans la catégorie essai[7], [8].

La même année, Wilson reçoit la belle distinction, le Prix Crafoord décerné par l'Académie Royale de Suède, ce prix est considéré comme étant le Prix Nobel de Biologie.

Wilson a continué à travailler avec diligence dans diverses branches de la science biologique pendant de nombreuses décennies et en 1996, il renonce à son travail d'enseignement à Harvard.

Toutefois, il est toujours professeur émérite à Harvard et il est également titulaire d'un doctorat à l'Université Duke.

En 1998, Wilson publia le livre «Consilience: l'unité de la connaissance», qui expose les différentes manières dont les différentes sciences pouvaient être réunies et, en fait, suggérait des manières dont les sciences pouvaient s'amalgamer avec les sciences humaines.

Wilson reste extrêmement actif, en 2014, il écrit Advice to Young Scientists en français "Conseils aux jeunes scientifiques". Il conseille aux jeunes gens de suivre leur instinct et de ne pas se laisser arrêter par des barrières. Il montre qu'il était déjà professeur quand il a dû se mettre aux mathématiques [9],[10].

Combat pour la sauvegarde de la biodiversité[modifier | modifier le code]

La même année, toujours en 2014, Wilson s'interroge dans un livre sur le "Meaning life" en français "le sens de la vie" [11]. Il alerte sur le fait que la biosphère est si délicate, si fragile et il invite instamment l'homme à changer de comportement, à un grand changement sinon l'humanité se dirige vers une grande extinction. L'humain doit vraiment limiter la croissance de sa population. Il propose de réfléchir sur la notion de footprint en français empreinte de chacun d'entre nous sur Terre.

En 2016, Wilson constate que l'état de la planète s'aggrave dramatiquement, il propose de redonner la moitié de Terre à la biodiversité dans son livre "Half of Earth, our planet fight for Life " en français "la moitié de la Terre; notre planète se bat pour vivre" [12].

Travaux majeurs[modifier | modifier le code]

Le terme Biodiversité fut introduit la première fois en 1980 par Thomas Lovejoy puis repris en 1985 par Walter G. Rosen qui préparait le Forum de Biology diversity pour le National Research Council de 1986. Wilson consacra le terme de biodiversité dans la littérature scientifique, notamment dans le compte-rendu de même Forum de 1988.

Il a également étudié les extinctions massives du XXe siècle, et leurs relations avec la société moderne. Auteur d’un article qui a fait date, "The Crisis of Biological Diversity," en français "la Crise de la diversité biologique" publié en 1985, il n’a de cesse d’attirer l’attention des scientifiques, des responsables politiques et de l’opinion publique sur les graves menaces globales que fait peser l’érosion continue de la biodiversité due au fait des humains[1] ,[13].

Wilson explique :

« À présent, lorsque vous détruisez une forêt, une forêt ancienne en particulier, vous ne faites pas que supprimer des grands arbres et quelques oiseaux qui volent dans les feuillages. Vous mettez en grand danger un nombre important d'espèces sur une surface d'un mile carré autour de vous. Le nombre de ces espèces peut aller jusqu'à des dizaines de milliers. La plupart d'entre elles sont encore inconnues de la science, et nous ne connaissons pas encore le rôle probablement primordial qu'elles jouaient dans la préservation de cet écosystème, comme dans le cas des champignons, des microorganismes et de nombreux insectes.

Abandonnons immédiatement la notion selon laquelle il suffit de conserver une petite portion de la nature originelle, quelque part, et que l'on peut faire ce que l'on veut du reste de la planète. C'est une notion fausse et extrêmement dangereuse. »

Pour Wilson, l'homme a une mission pour arrêter de détruire et veiller et rétablir la biodiversité sur terre sinon le futur de la vie est compromis non seulement pour les espèces mais aussi pour les humains qui sont liés à la biodiversité [14].

Fondation E.O.Wilson[modifier | modifier le code]

La Fondation E.O. Wilson[15] pour la biodiversité a été lancée lors d'une réunion organisée en 2005 par le Dr Jay M. Short, qui a invité Edward O. Wilson, Neil Patterson (Président de Neil Patterson Productions), Charles J. Smith (membre du Comité de direction Nature et Culture International qui a conservé 15 million acres dans le Sud tropical Amérique) ,et d'autres collègues et amis à aider à former un organisme sans but lucratif qui utiliserait le vecteur de l’Education, La technologie et les stratégies commerciales pour favoriser la préservation de la biodiversité.

La mission émergente de la Fondation correspondait exactement à ce que Edward O. Wilson a défendu avec tant d’éloquence à travers toutes ses années de recherche, à travers la parole et l'écriture que le groupe a demandé à Ed Wilson de donner son nom à la nouvelle Fondation. Wilson a accepté, de ce fait, l'organisation a ancré sa planification et ses efforts sur la vision directrice de décennies de son travail.

Gorongosa[modifier | modifier le code]

A partir de 2011, Edward O. Wilson développa un attachement particulier au Parc national de Gorongosa, en Afrique situé au coeur du Mozambique. Avant la guerre civile qui a duré dix-huit ans ce parc était d'une richesse rare et exceptionnelle en termes de biodiversité, il était doté d'une immense variété d'espèces animales, végétales. Après cette guerre, on constata que ce parc avait été cruellement décimé par les conséquences des combats. Les animaux avaient été pourchassés par des braconniers pour la nourriture ou la revente pour le trafic d'armes.

Un entrepreneur américain Gregory C. Carr après avoir eu une activité intense et un grand succès dans les affaires principalement dans l'internet, eut la volonté de se lancer dans le projet de reconstruction de Gorongosa.
En effet, en 2004 Greg C. Carr fut contacté par le gouvernement du Mozambique et invité à visiter Gorongosa. Après une période de réflexion, en 2008, il signa un accord pour se lancer dans ce chantier de renaissance du Parc et de sa biodiversité.

Pour ce faire, Greg C. Carr, ancien de Harvard est un ami de Edward O. Wilson qu'il sollicita pour l'aider dans ce projet[16]. Enchanté par cette initiative, Wilson [16] organisa une expédition avec quelques-uns de ses collègues scientifiques à Gorongosa, dont l'entomologiste Piotr Naskrecki[17]. Ils ont fait un bilan de l'état du Parc et ont pris des mesures urgentes de conservation des espèces, des individus qui avaient survécu dans le parc. Dans cette aventure, chaque scientifique prit une responsabilité sur une espèce dont il est spécialiste et sur laquelle il doit veiller pour qu'elle puisse prospérer à nouveau[18].

Cette épopée a été racontée et filmée par National Geographic et un autre ami de Greg Carr, le photographe Bob Pool qui suit l'épopée en compagnie de Wilson et de ses équipes de scientifiques. Un laboratoire de recherche unique a été construit qui a été baptisé E. O. Wilson Biodiversity Lab[19].

Greg C Carr a adopté un modèle unique et qui fonctionne, en effet il a associé les communautés à la reconstruction du parc. Il a créé des écoles, donné du travail, a formé des rangers parmi les membres de la communauté pour lutter contre le braconnage. Il a surtout créé un centre touristique tourné vers l'eco-tourisme afin d'être en mesure de financer le parc. Wilson accompagne avec ses compétences le développement du parc, qui pour lui, représente un ensemble.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

E. O. Wilson s'est marié en 1955 à Irene Kelley "Renée" et le couple vit actuellement à Lexington dans le Massachusetts. Ils ont une fille Catherine née en 1963, elle et son mari Jonathan habitent également aux alentours à Stow dans le Massachusetts [20].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]


Sociétés savantes[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Publications Préfacées par E.O.Wilson[modifier | modifier le code]

  • 2008 Nature of the Rainforest: Costa Rica and Beyond Adrian Forsyth collaboration Patricia Fogden et Michael Fogden Editeur: Comstock Publishing Associates (ISBN 0801474752)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/edward_o_wilson_the_loss_of_biodiversity_is_a_tragedy/
  2. https://www.youtube.com/watch?v=gSSCg6HYS68
  3. a et b http://www.jsps.go.jp/english/e-biol/data/list/9th-ipb_en.pdf
  4. a et b http://www.thefamouspeople.com/profiles/e-o-wilson-6503.php
  5. http://www.garfield.library.upenn.edu/classics1986/A1986C204800001.pdf
  6. https://eowilsonfoundation.org/e-o-wilson/
  7. http://www.pulitzer.org/winners/bert-holldobler-and-edward-o-wilson
  8. https://www.youtube.com/watch?v=DkqNqBZmnVk
  9. https://www.youtube.com/watch?v=ZBIzrzIz5F8
  10. https://www.youtube.com/watch?v=bKPQ8Jl05WE
  11. https://www.youtube.com/watch?v=bSd2QFMoWxM
  12. https://www.youtube.com/watch?v=7ANire8E240
  13. https://www.youtube.com/watch?v=E1hUOBCVDFM
  14. https://www.youtube.com/watch?v=RQBJzOt4_hQ
  15. https://eowilsonfoundation.org/mission-statement/
  16. a et b http://www.gorongosa.org/our-story/our-team/eo-wilson
  17. http://www.gorongosa.org/our-story/our-team/piotr-naskrecki
  18. http://www.gorongosa.org/our-story
  19. https://www.youtube.com/watch?v=arjDDmn2yUs
  20. http://www.nndb.com/people/476/000068272/
  21. (en) « Joseph Leidy Award for Stony Brook Biologist », sur Académie des sciences naturelles (consulté le 24 mai 2019).
  22. https://www.flmnh.ufl.edu/calendar/grid/archie-f-carr-medal-presentation-reception/
  23. (en) « ECI Prize Laureates and Their Major Scientific Achievements », sur Inter Research (consulté le 24 mai 2019).
  24. (en) « Golden Plate Awardees », sur American Academy of Achievement (consulté le 24 mai 2019).
  25. http://www.crafoordprize.se/search/sitesearch.4.2f692b3510dbfce339680003867.html?query=wilson&x=30&y=7
  26. http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/11857/title/Harvard-s-E-O--Wilson-And-B--Holldobler-Share-1991-Pulitzer-Prize-For-The-Ants/
  27. http://www.jsps.go.jp/english/e-biol/02_recipients.html
  28. (en) « Carl Sagan Award for Public Appreciation of Scienc », sur CSSP (consulté le 24 mai 2019).
  29. https://amphilsoc.org/prizes/franklinscience
  30. http://www.sandiegozoo.org/invite/previous_medalists.html
  31. (en) « Annual Humanist Awardees », sur American Humanist Association (consulté le 24 mai 2019).
  32. https://news.virginia.edu/content/2010-thomas-jefferson-foundation-medals-awarded-eo-wilson-janet-napolitano-and-joseph
  33. http://chicagohumanities.org/events/2010/the-body/2010-chicago-tribune-heartland-prize-winners
  34. (en) « Edward O. Wilson », sur Frontiers of Knowledge Award (consulté le 24 mai 2019).
  35. (en) « Ethiopia’s Prof. Sebsebe Demissew awarded prestigious Kew International Medal », sur kew.org, Royal Botanic Gardens Kew, (consulté le 3 février 2019).
  36. (en) « Edward Osborne Wilson », sur Académie américaine des arts et des sciences (consulté le 24 mai 2019).
  37. (en) « Edward O. Wilson », sur Académie nationale des sciences (consulté le 24 mai 2019).
  38. (en) « Edward O. Wilson », sur Académie allemande des sciences Leopoldina (consulté le 24 mai 2019).
  39. (en) « Edward Wilson », sur Royal Society (consulté le 24 mai 2019).
  40. (World Knowledge Dialogue)
  41. (it) « Annuario », sur Académie des Lyncéens (consulté le 24 mai 2019).
  42. (en) « Royal Patrons and Honorary Fellows », sur Linnean Society of London (consulté le 24 mai 2019).
  43. (en) « Honorary Doctorates », sur université d'Uppsala (consulté le 15 mai 2019).
  44. (en) « Honorary Degrees », sur Université Harvard (consulté le 15 mai 2019).
  45. Dauphin Island Sea Lab (en)
  46. https://archive.org/stream/ants_04157/ants_04157_djvu.txt
  47. https://teoriaevolutiva.files.wordpress.com/2014/02/edward_o-_wilson_sociobiology_the_abridged_editbookos-org.pdf
  48. http://www.ubikuity.fr/articles/societe/Arb/61/nature-humaine-edward-wilson.html
  49. http://www.laffont.fr/site/l_unicite_du_savoir_&100&9782221088777.html
  50. https://www.nytimes.com/2002/02/17/books/chapters/the-future-of-life.html
  51. https://www.youtube.com/watch?v=7XahkXI2CJY
  52. http://www.goodreads.com/book/show/6944565-anthill
  53. https://www.ted.com/talks/e_o_wilson_advice_to_young_scientists
  54. https://www.nytimes.com/2014/10/10/books/edward-o-wilsons-the-meaning-of-human-existence.html
  55. https://nicholas.duke.edu/about/news/eo-wilson-thomas-lovejoy-among-speakers-set-biodiversity-days-march-2-3

Liens externes[modifier | modifier le code]