Le Broc (Alpes-Maritimes)

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Le Broc
Le Broc (Alpes-Maritimes)
Le Broc
Blason de Le Broc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Nice-3
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur[1]
Maire
Mandat
Philippe Heura
2014-2020
Code postal 06510
Code commune 06025
Démographie
Gentilé Brocois
Population
municipale
1 401 hab. (2015 en augmentation de 6,38 % par rapport à 2010)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 37″ nord, 7° 10′ 14″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 1 024 m
Superficie 18,65 km2
Localisation

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Le Broc
Liens
Site web mairie-lebroc.fr

Le Broc est une commune française du Moyen Pays niçois (29 km au nord de Nice, 46 km de Cannes et 44 km de Grasse) située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur[2]. Cette petite ville de 1 870 hectares, à la fois proche de la mer et des montagnes pré-alpines est adossé à la ligne sud ouest/ nord-est du massif des Baous et domine la confluence du Var et de l’Esteron. Hors des plaines alluviales où s'étendent les méandres des deux cours d'eau, les coteaux sont rapidement pentus ; La commune est entièrement soumise à la loi montagne qui implique que l’urbanisation doit se réaliser en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de construction traditionnelles ou habitations existants[3]. L'environnement accidenté est peu propice à l'agriculture intensive moderne[2]. L'ancien village est perché sur un éperon rocheux qui surplombe la plaine du Var et la vallée de l’Esteron et la ville s'est étendue pus bas (périurbanisation) avec diverses activités, industrielles notamment (ZID ; Zone Industrielle Départementale) de Carros-Le Broc sur 118 hectares, soit plus grande du département en termes de taille[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la Commune de le Broc est adossé à la ligne sud ouest/ nord est du Massif des Baous, à l’extrémité est des Plans de Provence.
Elle est au confluent du Var et de l’Estéron à l'est, et du Bouyon[4] et de l'Estéron au nord-ouest.

Le vieux village, d’une grande valeur architecturale, groupé autour de placettes et de ruelles, est perché sur un éperon rocheux, élément fort du paysage. Un ensemble de petits jardins et boisements donne au Broc sa qualité paysagère.

Le territoire communal est constitué de quatre unités de sites :

  1. Les plateaux calcaires des Baous : ce sont de grands espaces naturels peu boisés, terrains de parcours pour l’élevage ovin ;
  2. Les coteaux : l’urbanisation s’y est développée sur d’anciennes restanques d’oliviers ou de jardins à proximité du village. Mais aujourd’hui celle-ci s’est étendue dans des secteurs beaucoup plus éloignés ;
  3. La plaine du Var : c’est un site plat, occupé en partie par le lotissement industriel départemental. Le reste est occupé en grande partie par un lac de 49 hectares (Lac du Broc), né de l’extraction de granulats et par des terres en friches ;
  4. La plaine de l'Esteron : hormis au niveau de la confluence avec le Var, elle se transforme rapidement vers l'ouest en un site fermé, très encaissé par endroit (clues), formant un espace linéaire remarquable, qui a conservé vers l'amont une forte naturalité et un grand intérêt écologique, floristique, faunistique et paysager ; l'un des joyaux du parc naturel régional.

Environnement[modifier | modifier le code]

Si la plaine alluviale a été fortement arfificialisée, une partie des cotaux et la vallée de l'esteron sont d'un grand intérêt écologique, comme l'on montré les inventaires ZNIEFF (et bien qu'ils soient incomplets pour certains groupes taxinomiques (champignons en particulier), ce qui a justifié un classement en site Natura 2000 (ZPS et ZICO) d'une partie du territoire communal. La commune, située à la croisée de plusieurs milieux est concernée par 4 ZNIEFF [2] :

  • ZNIEFF « Montagne du Chiers » (massif montagneux délimité au Sud par la combe de Cagne et le vallon du Ruth, et au nord par le ruisseau de Bouyon, se prolongeant côté l’est jusqu’au village) ;
  • ZNIEFF « Le Var » (tout le parcours du Var, qui possède encore une riche flore aquatique et hygrophile et pas moins de 36 espèces animales patrimoniales) ;
  • ZNIEFF « L’Esteron » (cours d’eau et ses abords tels que ripisylve, berges...) ;
  • ZNIEFF « La vallée de l’Esteron oriental d’Aiglun à Gilette » (partie centrale de l’Esteron (de la Clue d’Aiglun à Gilette). Elle comprend deux éléments de type 1, à savoir la Clue d’Aiglun et la Clue du Riolan. Cette zone renferme un patrimoine faunistique revêtant un intérêt biologique élevé car il comprend 23 espèces animales d’intérêt patrimonial.

La qualité de l'environnement et en particulier le bon état écologique des eaux est un atout touristique pour l'arrière pays niçois, mais aussi une condition pour l'alimentation en eau potable des communes de la région. En effet le contexte montagneux est karstique et une pollution de surface peut rapidement être transférée vers la nappe ; « des pollutions agricoles et/ou domestiques ont été détectées, en particulier dans les eaux des poudingues, ceci même en profondeur ».

Économie[modifier | modifier le code]

Le village du Broc a conservé des activités plus artisanales et traditionnelles alors que la vaste zone d'activité construite près du fleuve regroupait en 2012 près de 440 entreprises dont 19% (correspondant à 10% des emplois de la zone) sont implantés sur la commune de Le Broc (7500 emplois selon l'ADEME en 2012)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue du Broc
Vue du Broc.

Un habitat fortifié dénommé Le Broc (de Braco vers 1200, de Broco en 1235) est mentionné dans la première moitié du XIIIe siècle. Il comportait un château qui était situé sur le rocher, en bordure orientale de l'agglomération, où l'on voit encore quelques traces.

Le château du Broc semble avoir été implanté dans un territoire plus ancien, dénommé Olive, et dont le centre fortifié n'a pas encore été localisé. La première église paroissiale d'Olive, dédiée à Saint Pierre, est devenue par la suite la chapelle Saint-Michel, dont les ruines subsistent, en contrebas du village du Broc.

Dès le Moyen Âge un village s'est développé au sud du château ; c'est ce que nous indique l'église Sainte-Marie-Madeleine, construite sur le col et qui est mentionnée, indirectement, en 1312. Ce mouvement se poursuit durant l'époque moderne vers l'ouest et vers le nord-ouest.

Deux-Frères est un autre habitat fortifié autrefois indépendant, aujourd'hui rattaché au territoire de la commune du Broc. Il est mentionné au milieu du XIIIe siècle. Il en subsiste des ruines sur le sommet situé au nord de la chapelle Sainte-Marguerite (parfois dénommées à tort Château de Fougassière). Il a été abandonné au XVe siècle.

En 1396, Pierre Giraudi de Broco, juge de Barcelonnette (1364), de Grasse (1365-1366) et d'Aix (1366-1367) est coseigneur du Broc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Broc (Alpes-Maritimes) Blason D’or au broc de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville, à côté de l'église.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
17 décembre 1919   Eugène Bérenger    
1988[5] 2014 Émile Tornatore PCF  
2014 en cours Philippe Heura SE Contremaître

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Brocois. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2015, la commune comptait 1 401 habitants[Note 1], en augmentation de 6,38 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
789 753 782 923 911 959 1 134 1 131 1 066
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 043 970 895 788 710 684 696 638 582
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
564 574 541 441 380 316 328 259 273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
316 339 360 422 671 1 023 1 237 1 269 1 301
2013 2015 - - - - - - -
1 405 1 401 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Risques[modifier | modifier le code]

La commune est soumise à plusieurs risques (risque sismique (de niveau 4, sur une échelle de 1 à 5), risque d'inondation (pour la plaine du Var et de l'Esteron), risque de mouvement de terrain (éboulements en masse et de blocs, des glissements, des ravinements, des effondrements et des reptations) et risque d'incendie de forêt)[2]. Un "PPRNP Inondation" a été approuvé par arrêté préfectoral le 18 avril 2011[2].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie-Madeleine (1563)[10].
Sur le mur est encastré une inscription romaine qu'on peut lire[11] :
Inscription romaine.
Inscription Reconstitution possible Traduction
... VELABI F MIL CHOR
... PINORVM QVI
... T • IN • PANNVNIA
... LA..IO VIRO GE
... V .. T • VLATVNAE
... MENTO •
... IT
Velabi f(ilio ?) mil(iti ?) c(o)hor(tis)
(Primae ou Secundae ? Al)pinorum qui
(militaui)t in Pannunia
(uexil)la(r)io uiro Ge
(mina con)u(x e)t Vlatunae
(filiae ex testa)mento
(posu)it
(À ..?), fils de Velabus, soldat de la (première ?) cohorte
des Alpins, qui
a servi en Pannonie
vexillaire, Gemina,
à son époux et à Ulatuna
sa fille, a élevé (le monument) selon le testament
..
Au-dessus se trouve un cadran solaire portant l'inscription « QUOD ASPICIS FUGIT ».
L'église possède plusieurs œuvres classées au titre des Monuments historiques[12].
  • Chapelles Sainte-Marguerite et Saint-Sébastien.
  • Moulin à huile.
  • Fontaine à colonne[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons de Carros à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 504 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Carros – Le Broc, pp. 267 à 269
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 206 : Broc (Le), Deux-Frères ou Dos-Fraires
  • Maison du Temple Le Broc (castrum de Broco) de la viguerie de Saint-Paul et de l'évêché de Vence

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]