Death metal mélodique

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Death metal mélodique
Origines stylistiques Death metal, NWOBHM, thrash metal, black metal, power metal
Origines culturelles Début des années 1980 ; Scandinavie (en particulier la Suède) et Royaume-Uni
Instruments typiques Guitare, basse, batterie (double kick), chant, claviers, guitare acoustique
Scènes régionales Göteborg (Suède), États-Unis, Finlande, Japon, Royaume-Uni
Voir aussi Death 'n' roll, death growl

Genres dérivés

Metalcore mélodique

Le death metal mélodique (death mélodique, melodeath ou melodic death metal) est un sous-genre musical du death metal, ayant émergé en Suède au début des années 1990, avec comme précurseurs des groupes tels que At The Gates, In Flames ou Dark Tranquillity. Le genre mêle la brutalité du death metal aux mélodies du heavy metal. Les groupes de death metal mélodique étant majoritairement originaires de Scandinavie, notamment de Göteborg, le genre est également appelé « death de Göteborg » ou « NWOSDM » (New Wave of Swedish Death Metal, en référence à la NWOBHM, New Wave of British Heavy Metal). Bien que les trois groupes citées plus haut soient officiellement les premiers groupes de death mélodique, le groupe Carcass incorporait déjà quelques éléments de ce style. D'ailleurs, après leur séparation, le guitariste Michael Amott créa Arch Enemy, un des plus importants groupes de la scène death mélodique actuelle.

En France, les groupes de death metal mélodiques sont nombreux. Parmi les plus connus, Loudblast, en 1993, est l'un des pionniers du death metal mélodique français avec leur album Sublime Dementia. Le death metal mélodique français est également marqué par l'arrivée en 1997 de Carcariass. Beaucoup de groupes français flirtent avec un mélange des genres, entre le brutal death metal, le thrash et le mélodique comme Massacra et Agressor.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine et la popularité du death metal mélodique peuvent être attribuées aux groupes At the Gates, In Flames, et Dark Tranquillity, grâce à leurs musiques qui aideront à lancer la scène metal de Göteborg pendant les années 1990[1], et au groupe britannique Carcass, qui se lance initialement dans le grindcore mais s'oriente par la suite dans un style death metal aidant au développement du genre avec leur album Heartwork, sorti en 1993[2].

Dès ses débuts, le death mélodique se démarque du death metal, en accordant, comme son nom l'indique, une très grande importance aux mélodies. Cependant, la brutalité n'est pas délaissée et devient également l'une des grandes caractéristiques du genre, tout du moins à ses débuts. L'apparition de voix claires vers la fin des années 1990 marquera un adoucissement du genre. L'album Projector du groupe Dark Tranquillity, chanté en grande partie en voix claire, en est le parfait exemple. Puis, dans les années 2000, l'électronique fera son apparition, notamment avec l'utilisation plus importante, voire inédite chez certains groupes, de claviers. Children of Bodom, à la sortie de leur premier album Something Wild en 1998[3], apportent une nouvelle évolution au genre. Si le death mélodique a toujours été influencé par le heavy metal[réf. souhaitée], le groupe mené par Alexi Laiho apporte beaucoup d'éléments issus du power metal et du speed mélodique. D'autres groupes de death metal mélodique évolueront dans cette logique, dont l'un des plus célèbres est Kalmah.

Plus récemment[Quand ?], certains groupes pionniers du genre comme In Flames, Soilwork ou encore Darkane, tendent à un mélange death metal mélodique et néo metal en délaissant les solos de guitare, les structures complexes et les chants criards et en incorporant dans leurs musiques des samples et autres arrangements électroniques. D'autres mélangeront le death metal mélodique avec des thèmes et des genres divers et variés. Ainsi, l'un des groupes les plus célèbres du genre, Amon Amarth, se caractérise par ses paroles aux thèmes vikings, faisant la part belle à la mythologie nordique. Certains groupes comme Eluveitie mélangent folk metal et death metal mélodique.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Contrairement à leur voisin géographique, le black metal, les groupes de death mélodique n'abordent pratiquement pas les thèmes du satanisme ou du paganisme dans leurs textes mais plutôt ceux de l'expressionnisme. Une grande mélancolie dans les textes et dans la musique est entendue. Le travail des guitares reprend le principe des riffs du death metal, c'est-à-dire des riffs rapides et puissants, très souvent rythmés sur la base des cordes graves à vide. Le death metal mélodique reprend généralement aussi le même type d'accordages de guitare que ceux du death metal en général, à savoir des accordages très graves, souvent en Do (soit deux tons en dessous de l'accordage standard). Si le death metal privilégie largement des sons de guitare à forte distorsion (gain élevé) très uniformes et les types de voix hurlée, notamment le grunt, le death metal mélodique s'autorise plus aisément l'utilisation de guitares acoustiques et l'emploi de voix claires.

Groupes notables[modifier | modifier le code]

Les groupes de death metal mélodique notables incluent : All That Remains[4],[5], Amaranthe[6], Amon Amarth[7],[8], Anvil of Doom[9], Arch Enemy[10],[11], As I Lay Dying[12], At the Gates[13],[14], Before the Dawn[15], Be'lakor[16], Carcass[2],[17], Carcariass[18], Children of Bodom[19], Dark Age[20], Dark Tranquillity[21], Darkane[22], Darkest Hour[23], Edge of Sanity[24], Eluveitie[25], Eternal Tears of Sorrow[26], Hypocrisy[27], In Flames[28],[29],[30], Insomnium[31], Kalmah[32], Mors Principium Est[33], Norther[34], Omnium Gatherum[35], Scar Symmetry[36], Soilwork[37], Sonic Syndicate (débuts)[38], The Agonist[39], The Unguided[40], Wintersun[41], et Zonaria[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Marsicano, Dan, « What is Melodic Death Metal », sur About.com (consulté le 4 février 2015).
  2. a et b (en) Bowar, Chad, « Carcass », sur About.com (consulté le 4 février 2015).
  3. (en) Jason Anderson, « Something Wild », sur AllMusic (consulté le 4 février 2015).
  4. (en) « The Fall of Ideals », sur Metal Archives (consulté le 4 février 2015).
  5. (en) Matt Crane, « 13 metalcore songs any death-metal fan can like », sur Altpress,‎ (consulté le 4 février 2015).
  6. (en) Born, R, « Amaranthe », sur MusicMight (consulté le 19 février 2012).
  7. (en) Sharpe-Young, Garry, « Amon Amarth », sur MusicMight (consulté le 4 mars 2009).
  8. (en) Bowar, Chad, « Amon Amarth », sur About.com (consulté le 4 mars 2009).
  9. (en) Born, R, « Anvil of Doom », sur MusicMight (consulté le 4 mars 2009).
  10. (en) Sharpe-Young, Garry, « Arch Enemy », sur MusicMight (consulté le 4 mars 2013).
  11. (en) Jeffries, Vincent, « Stigmata review », sur AllMusic (consulté le 4 mars 2013).
  12. (en) Ramirez, Carlos, « Top 10 Christian Metal Bands », sur Noisecreep, AOL (consulté le 29 mars 2011).
  13. (en) Birchmeier, Jason, « At the Gates », sur AllMusic (consulté le 29 mars 2011).
  14. (en) Bowar, Chad, « At the Gates », sur About.com (consulté le 29 mars 2011).
  15. (en) Sharpe-Young, Garry, « Before The Dawn », sur MusicMight (consulté le 29 mars 2011).
  16. (en) Sharpe-Young, Garry, « Be'lakor », sur MusicMight (consulté le 29 mars 2011).
  17. (en) Bowar, Chad, « Carcass », sur About.com (consulté le 4 février 2015).
  18. « Killing Process », sur spirit-of-metal.com,‎ (consulté le 29 mars 2014).
  19. (en) Serba, John, « Hate Crew Deathroll review », sur AllMusic (consulté le 4 février 2015).
  20. (en) « DARK AGE: 'Live, So Far...' DVD Details Revealed - May 21, 2006 - June 12, 2007 », sur Blabbermouth,‎ (consulté le 4 février 2015).
  21. (en) Bowar, Chad, « Dark Tranquility », sur About.com (consulté le 4 février 2015).
  22. (en) Huey, Steve, « Darkane > Biography », sur AllMusic (consulté le 20 mars 2014).
  23. (en) Freeman, Phil, « The Eternal Return », AllMusic (consulté le 31 décembre 2010).
  24. Marsicano, Dan, « Purgatory Afterflow », About.com (consulté le 25 octobre 2009).
  25. (en) Bowar, Chad, « Slania review », About.com (consulté le 4 mars 2009).
  26. (en) Born, R., « Eternal Tears of Sorrow », MusicMight (consulté le 21 décembre 2012).
  27. (en) Serba, John, « One Kill Wonder review », AllMusic (consulté le 13 juin 2013).
  28. (en) Rivadavia, Eduardo, « Come Clarity review », AllMusic (consulté le 4 mars 2009).
  29. Sharpe-Young, Garry and J K, « In Flames », MusicMight (consulté le 21 décembre 2010).
  30. (en) Bowar, Chad, « In Flames », About.com (consulté le 4 mars 2009).
  31. Rivadavia, Eduardo, « Insomnium », AllMusic (consulté le 21 décembre 2010).
  32. (en) Rivadavia, Eduardo, « 12 Gauge », AllMusic (consulté le 24 décembre 2010).
  33. Bowar, Chad, « Liberation = Termination review », About.com (consulté le 4 mars 2012).
  34. Rivadavia, Eduardo, « Spirits and August Light review », AllMusic (consulté le 5 mars 2009).
  35. (en) Noumena, « Omnium Gatherum », MusicMight (consulté le 5 mars 2009).
  36. Sharpe-Young, Garry, « Scar Symmetry », MusicMight (consulté le 21 décembre 2012).
  37. (en) Bowar, Chad, « Soilwork », About.com (consulté le 4 mars 2009).
  38. (en) Rivadavia, Eduardo, « Sonic Syndicate », AllMusic (consulté le 16 juin 2009).
  39. (en) (en) « The Agonist », sur Century Media Records (consulté le 4 février 2015).
  40. (en) Colgan, Chris, « The Unguided: Fragile Immortality review », PopMatters (consulté le 4 juin 2014).
  41. (en) Stagno, Mike, « Wintersun review », Sputnikmusic (consulté le 4 février 2015).
  42. (en) Sharpe-Young, Garry, « Zonaria », MusicMight (consulté le 5 mai 2009).