Headbang

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Headbanger.
Headbang.

Le headbang, ou headbanging, est un type de danse impliquant de violents mouvements de la tête en cadence avec la musique, le plus souvent du heavy metal par les métalleux, même si des danses similaires ont été pratiquées depuis longtemps sur d’autres types de musique (induisant un état de transe[réf. nécessaire]). Les pratiquants sont unanimes : l'intensité de l'exercice est décuplée lorsqu'un individu a les cheveux longs[1].

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines exactes ne sont pas connues. Certains prétendent que le terme « headbanger » est inventé pendant la première tournée américaine de Led Zeppelin en 1968. Il proviendrait notamment du comportement des spectateurs fan du MC5 lors des concerts de Led Zeppelin à Detroit[2]. tandis que d'autres prétendent que le headbanging vient des fans du groupe AC/DC[3].

Lemmy de Motörhead disait lors d’une interview pour le documentaire The Decline of Western Civilization II: The Metal Years, que le terme « headbanger » aurait une origine dans le nom de son groupe, comme Motorheadbanger, même si cela est probablement faux. Ian Gillan, chanteur de Deep Purple, quand on lui demanda s'il avait inventé le headbanging il répondit que « c'est tout à fait possible[4]. »

Sur l'album Leave Home des Ramones, sorti en 1977, figure le titre Suzy is a Headbanger.

Styles[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux genres de headbanging. De nombreux genres sont souvent mélangés, selon les goûts, le tempo et l’agressivité de la musique. Ils peuvent aussi être pratiqués les yeux fermés et/ou accompagnés de gestes tels que les cornes du diable, en chantant et en hurlant. Le headbang peut être effectué seulement avec la tête et le cou, ou en accompagnant le mouvement avec tout le haut du corps, réduisant ainsi la tension subie par le cou. Il y a maintes positions qu’un adepte du headbang peut adopter, comme la station debout. Le headbanging peut aussi se pratiquer assis, pendant le crowd surfing, ou dans beaucoup d'autres positions[réf. nécessaire].

Problèmes de santé[modifier | modifier le code]

En 2002, Jason Newsted annonce que son départ de Metallica était en partie dû à une blessure au cou. En 2005, Terry Balsamo, le guitariste d'Evanescence, souffre d'un accident vasculaire cérébral que les médecins supposent être causé par un headbanging fréquent[5]. En 2007, la chanteuse irlandaise et ancienne chanteuse de Moloko, Roisin Murphy, se blesse à l'œil d'une performance avec sa chanson Primitive lorsqu'elle effectue un headbang au dessus d'une chaise sur scène[6]. En 2009, le bassiste et chanteur de Slayer, Tom Araya, souffre de problèmes aux lombaires à cause de sa forme agressive de headbanging[7],[8]. En 2011, le guitariste de Megadeth, Dave Mustaine, explique avoir eu des problèmes au cou et au dos après des années de headbanging[9].

Il existe de nombreux cas médicaux rapportés par un headbang excessif associés aux anévrismes et hématomes cérébraux, notamment. En particulier, des cas médicaux à l'artère basilaire[10],[11] l'artère carotide[12] et l'artère vertébrale[13] ont été rapportés. Certains cas causés par le headbanging sont associés à l'hématome sous-dural[14],[15] et peut s'avérer parfois fatal[16]. Le whiplash ou de violents mouvements de le tête peuvent causer des dommages cérébraux, et certaines formes de headbang peuvent être bien plus violentes. Cependant, le mal le plus commun causé par le headbanging est une douleur aux vertèbres cervicales. Toutefois dans de rare cas il est arrivé des traumas crâniens[17],[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hein, Fabien.Hard rock, Heavy metal, Metal, histoire, cultures et pratiquants.
  2. (en) Lewis, Dave; Pallett, Simon, Led Zeppelin: Concert File, Omnibus Press (ISBN 978-1-84449-659-4).
  3. « Une Histoire Du Metal », sur destination-rock.com (consulté le 25 mars 2012).
  4. (en) « Ian Gillan & Ian Paice Interview with Simon Copeland », sur deep-purple.net (consulté le 3 septembre 2009).
  5. (en) « Evanescence Guitarist: Filling Ben Moody's Shoes », sur ultimate-guitar.com (consulté le 24 août 2012).
  6. (en) « Roisin Murphy’s Head-Banging-Accident », sur iheartberlin.de,‎ (consulté le 24 août 2012).
  7. (en) Slayer Frontman Tom Araya To Undergo Back Surgery, American Carnage Tour To Be Rescheduled, metealunderground.com. 7 janvier 2010, consulté le 7 août 2012.
  8. (en) « No more headbanging for mortal Slayer frontman », sur The San Francisco Examiner (consulté le 23 février 2015).
  9. (en) « Ouch! Headbanging Hurts… », sur cbslocal.com (consulté le 23 février 2015).
  10. Bengt Edvardsson, « Head banging associated with basilar artery thrombosis », Neurology India, vol. 59,‎ , p. 478–9 (PMID 21743194, DOI 10.4103/0028-3886.82756, lire en ligne).
  11. Chandrasekharan Rajasekharan, « Basilar artery thrombosis due to head banging: hazard of a religious ritual », BMJ Case Reports, vol. 2013,‎ 2013, bcr2013009840 (DOI 10.1136/bcr-2013-009840, lire en ligne).
  12. M.A. Jackson, « "Headbanging" and carotid dissection », British Medical Journal (Clinical Research Ed), vol. 287,‎ 1983, p. 1262 (PMID 6416361, PMCID 1549725, DOI 10.1136/bmj.287.6401.1262).
  13. M.R. (1991/1992). Egnor, « Vertebral Artery Aneurysm – A Unique Hazard of Head Banging by Heavy Metal Rockers », Pediatric Neurosurgery, vol. 17,‎ ., p. 135–138 (DOI 10.1159/000120583, lire en ligne).
  14. Z. Neyaz, « 'Head banging’ during rock show causing subdural hematoma », Neurology India, vol. 54,‎ 2006, p. 319–20 (PMID 16936407, DOI 10.4103/0028-3886.27172, lire en ligne).
  15. Ariyan Pirayesh Islamian, « Chronic subdural haematoma secondary to headbanging », The Lancet, vol. 384,‎ , p. 102 (DOI 10.1016/S0140-6736(14)60923-5, lire en ligne).
  16. J.M. Mackenzie, « Headbanging and fatal subdural haemorrhage », The Lancet, vol. 338,‎ , p. 1457–1458 (DOI 10.1016/0140-6736(91)92757-S, lire en ligne).
  17. « Écouter Motörhead peut faire saigner du cerveau »,‎ (consulté le 4 juillet 2014).
  18. « Une étude médicale conclut que le headbanging, le mouvement de tête effectué par les fans de métal en concert, peut engendrer des lésions à la tête. », sur Le Figaro,‎ (consulté le 4 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]