Réville-aux-Bois

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Réville-aux-Bois
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Damvillers
Maire
Mandat
Bernard Briy
2014-2020
Code postal 55150
Code commune 55428
Démographie
Population
municipale
123 hab. (2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 51″ Nord 5° 21′ 29″ Est / 49.3475, 5.3581
Altitude Min. 209 m – Max. 378 m
Superficie 11,03 km2
Localisation

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Réville-aux-Bois

Réville-aux-Bois est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lors d'une réunion du conseil municipal, la commune de Réville change de nom et devient Réville-aux-bois. Dans une lettre de monsieur le préfet en date du 30 avril, il expose l’intérêt pour la commune de modifier sa dénomination, attendu qu’une localité du département de la Manche porte le même nom.

En 1990, le conseil municipal décide de changer les noms de rue du village :

la rue haute devient la rue des Vignes ;

la rue de la grande fontaines devient la rue du Champ Renaud ;

la rue basse devient la rue de la Grande Montagne ;

la petite rue devient la rue du Chat Huant ;

le chemin vicinal devient la rue du Chaufour ;

source : compte rendu du conseil municipal

Histoire[modifier | modifier le code]

Cédé par le Luxembourg, Réville passe au comté épiscopal de Verdun. Le village est une ancienne dépendance de Marville. Réville est affranchi en 1319 par l'abbé de Metloch et Gobert III de Dun et d'Apremont. Il est soumis à la justice seigneuriale du Roi de France après 1648. Réville aux Bois fait d'abord parti du canton de Jametz, puis de celui de Damvillers. Le village subit des dommages importants lors de la première guerre mondiale.

Les moines du diocèse de Trèves (probablement les bénédictions de Mettloch (Allemagne). Ces derniers sont venus défricher une terre et ériger une maison. Causes : l'étanchement et le défrichement de la vallée de la thinte:

Par la suite vers 1633, le bâtiment fut transféré à l'endroit où se situent aujourd'hui les remises de la cure. Seule une partie du bâtiment subsiste encore aujourd'hui. Elle se situe juste à côté de la mairie.

De 1659 à 1790, Réville faisait partie du Luxembourg français, prévôté de Damvillers et bailliage de Marville.

En été 1854, Réville est très affectée par la Troisième pandémie de choléra (1852-1860) qui ravage alors la région. 76 personnes, soit environ un habitant sur 8 meurent entre le 15 juillet et le 2 septembre 1854. Ceci explique en grande partie la chute brutale de population entre 1851 et 1856.

Le la ruine du moulin de Réville-aux-bois disparait. Aujourd'hui il ne reste plus que quelques pierres témoin de ce passé.

Monument de la Grande Montagne

En 1928, entre Réville-aux-Bois et Sivry sur Meuse, un monument fut érigé à l'initiative du Capitaine GLOCK de Pittsburg, œuvre de l'architecte Marcel DELANGLE. L'entreprise Large s'est vu confié la réalisation de ce monument érigé en souvenir des officiers et des soldats du 316ème régiment de la 79° division américaine morts en 1918 dans le secteur de Verdun.

L'une des faces du monument relate l'histoire du régiment, depuis son organisation au camp de Meade, dans l'état du Maryland, aux Etats-unis, le 29 août 1917, jusqu'à sa démobilisation le 9 juin 1919. En outre les noms de Montfaucon-d'Argonne, de Troyon et de Grande-Montagne sont gravés sur les faces du socle du monument. Le 316ème régiment a perdu 78 officiers et 3128 soldats.

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Les habitants de Réville ont pour sobriquet "les chats huants". Ce surnom provient du fait que les gens de Réville produisaient de l'alcool en très grande quantité et qu'il écoulait le trop dans les villages voisins jusqu'en Belgique. La production et le transport se fessaient de nuit d'où la comparaison avec le chat huant autrement appelée chouette hulotte. Dans ce petit village on raconte qu'avant la première guerre mondiale il disposait de 7 alambics.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
An VIII de la république An VIII de la République Henry BERNARD   Cordonnier, puis négociant. né le 20/11/1767 à Réville aux Bois, décédé le 2/7/1844 à Réville aux Bois. Maire provisoire en l'an VIII.
An VIII de la République 1809 Jean-François DEHAN   Cordonnier. Né vers 1760, probablement à Réville aux Bois. Décédé le 3/12/1816 à Réville aux Bois
1809 1813 Jean-Baptiste AUBRY   Maréchal Ferrant. Né le 22/3/1744 à Peuvillers. Décédé, pendant son mandat, le 16 mars 1813 à Réville aux Bois
1813 1816 Jacques DOLET   Tisserand. Né le 6/11/1768 à Reville aux Bois, Décédé le 10/11/1856 à Réville aux Bois.
1816 1823 Jean dit Baptiste, BERTIGNON   Instituteur. Né le 20/9/1757 à Réville aux Bois, décédé le 13/2/1838 à Nettancourt.
1823 1830 François BERTIGNON   Vigneron. Cousin issu de germain du précédent. né le 29/4/1780 à Réville aux Bois, décédé le 19/4/1864 à Réville aux Bois
1830 1848 Jacques DOLET   Deuxième mandat après celui de 1813-1816
1848 1848 Jean BANTQUIN   Maire entre mai et août 1848. Ne semble être ni né, ni décédé à Réville aux Bois. Pas d'information sur sa profession.
1848 1851 Benoît Adolphe BERNARD   Marchand de bois. né le 3/7/1819 à Réville au Bois. Décédé en 1879 à ? . Petit fils de Henry BERNARD, maire provisoire en l'an VIII.
1851 1854 François DEHAN   Vigneron. Neveu de JF Dehan, maire de l'an VIII à 1809. Né le 5 brumaire IV (27/10/1795) à Reville aux Bois. Décédé le 5/9/1867 à Réville aux Bois
1854 1860 Florent-Albert HENRY   Marchand de bois. Né le 20/8/1806 à Cunel. Décédé le 3/3/1895 à Réville aux Bois. Gendre de Henry BERNARD, maire provisoire en l'an VIII, et beau frère de Benoit Adolphe BERNARD, maire de Réville à deux reprises, qui a épousé sa sœur (et dont il a épousé la tante, il était donc beau frère à la fois du fils et du père).
1860 1869 Nicolas COUTURIER   Vigneron. Né le 12/5/1815 à Réville aux Bois. Décédé le 3/5/1888 à Réville aux Bois.
1869 1875 Benoit Adolphe BERNARD   Deuxième mandat (après 1848-1851)
1875 1888 Jean-Baptiste LIEGEOIS   Instituteur. Né le 4 fructidor X (22/8/1802) à Montfaucon d'Argonne. Décédé le 1/10/1890 à Réville aux Bois.
1888 1896 Pierre Auguste BANTQUIN   Tailleur d'habit. Né le 6 avril 1842 à Réville aux Bois.
1896 1903 Alfred VILLANT   Vigneron. Né le 9/12/1842 à Réville aux Bois. Figurent parmi les victimes civiles 1914-1918 inscrites au monument au mort de Réville aux Bois.
1903 1908 Adolphe Sergant   Cultivateur. Né le 13/7/1842 à Brabant sur Meuse. Vivait encore en 1926, il demeurait alors rue d'Ecurey à Reville, chez sa fille.
1908 1912 Pierre-Auguste BANTQUIN   Deuxième mandat (après 1888-1896)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mai-juin 1991 Gilbert Virette   Démissionne en cours de mandat
juin 1991 mars 2001 Daniel Degeneve    
mars 2001 mars 2008 Alain Pérignon    
mars 2008 en cours Bernard Briy    

Source : Lucien de Chardon, Damvillers et son canton : vingt siècles d'histoire, Verdun, Éditions Cogerex, , 276 p. (notice BnF no FRBNF36266183)

Finances locales[modifier | modifier le code]

Taxes locale (taux 2010)

Taxe d'habitation : 4.64%
Foncier bâti : 9.95%
Foncier non bâti : 22.11%
Cotisation foncière des entreprises au profit de l'Etat en 2010 : 13.20%[1]
Le 1er janvier 2015, la commune de Réville aux bois et les communes de appartenant à la Communauté de Commune de la Région de Damvillers ont passé de la fiscalité additionnelle à la fiscalité professionnel unique.
Source : délibération du conseil municipal
Locations diverses :
1 appartement à l'intérieur de la mairie de 1839
1 maison bâtie dans les années 60. À la place de l'ancien presbytère. Rénovation complète de ce logement en 2012.
Location ponctuelle de la salle des fêtes
Location de terrain agricole
La commune de Réville aux bois dispose de 376 hectares de forêt communale. À ce titre la commune recueille les fruits liée à la location de chasse et à la vente de bois.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 123 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
481 569 587 600 626 624 619 634 609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482 456 434 410 421 390 392 377 408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361 321 276 163 186 177 166 170 148
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
159 144 143 126 130 127 126 123 122
2013 - - - - - - - -
123 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Réville et la rue haute avant la Première Guerre mondiale. Carte postale ancienne.
  • L'église Saint-Pierre-aux-liens XVIIIe siècle.
  • Mairie de 1839.
  • Remise de la cure, bâtiment construit au XVIIe siècle.
  • Une sépulture de 17° siècle est conservée derrière l'église. Il s'agit de la sépulture de Nicolas Bernard, décédé le 26 décembre 1679 et de son épouse Jeanne François, décédée en décembre 1674.

Église :

l'ordonnance du roi du 21décembre 1825, autorise le versement de 600 Francs à la fabrique de l'église de Réville aux bois[4].

Monument aux morts :

Il se situe à côté de l'église - La veuve et l'enfant éplorés - "Réville à ses héroïques Enfants Morts pour la France".

La commune a choisi d’honorer 4 soldats du 6e régiment colonial tombés à la reprise du pays, en les inscrivant aux côtés des soldats de Réville : il s’agit de MEUNIER François, DUBOIS Pierre, LAMARQUE Gabriel, GUILLOUX Auguste [Martine Mangeolle]

Auteurs du monument : A. Bodart, sculpteur à Longuyon (54)

Lavoir :

Réville-Aux-Bois disposé autrefois de 3 lavoirs :

1 restant la propriété de la commune situé au centre du village sur la place de fontaines situé dans la rue du moulin.

Les deux autres lavoirs ont été vendu par la commune, l'un se situe rue de la grande montagne en direction de Sivry sur Meuse, l'autre se situe rue du Champ Renaud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les curés de Réville :

  • Pierre Grollet en 1570 ; a résigné en 1581
  • Jean Guerard en 1581 ; a résigné en 1600
  • Nicolas Perset en 1600 ; mort en 1620
  • Jean Haumont en 1620 ; mort en 1623
  • Ferdinand Fontaine en 1623 ; mort en 1642
  • Jean Beaugeons né à Damvillers. Nommé à Réville en 1642 ; a résigné en 1679, mort en janvier 1680
  • Charle Duchemin en 1679; a résigné en 1688
  • Claude Boudot, en août 1688 : mort le 4 octobre 1692, inhumé dans le chœur (acte signé par Théodore Nicolas d'Arlon vicaire de Damvillers)
  • Jean Dumaire en 1693; mort le 1er mai 1757 âgé de 89 ans après avoir été curé plus de 64 ans.
  • Charles Mars d'abord vicaire en 1751, curé en 1757 ; mort le 20 janvier 1780, âgé de 55 ans, inhumé devant le portail de l'église.

Le 10 octobre 1820 est né Pierre Augustin AUBRY curé de Futeau, et restaurateur du pèlerinage de Saint Rouin mort le 19 juin 1889.

Source : Lucien de Chardon, Damvillers et son canton : vingt siècles d'histoire, Verdun, Éditions Cogerex, , 276 p. (notice BnF no FRBNF36266183)

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Grandjean, Les loups de la grande Montagne, Paris, Librairie Ollendorff, .
  • Abbé Étienne Léoutre, La folle de Réville, dans la revue Connaissance de la Meuse.
  • Lucien de Chardon, Damvillers et son canton : vingt siècles d'histoire, Verdun, Éditions Cogerex, , 276 p. (notice BnF no FRBNF36266183).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]