Guerre de positions

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Tour de garde reconstituée du limes romain de Germanie supérieure à Arzbach, située en Rhénanie-Palatinat actuelle.

La guerre de positions ou guerre de position est une guerre qui s'installe sur un lieu et qui dure. Elle s'oppose à la guerre de mouvement.

De l'Antiquité à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Dès lors que les buts de guerre ont eu trait à la maîtrise d'un espace géographique, les humains ont eu à défendre des points fixes (ville, fort, ressources naturelles...). Ils se sont très vite rendu compte que la guerre de mouvement qu'ils utilisaient n'était pas forcément compatible avec de telles objectifs. Ils ont alors inventé le principe de la guerre de position, afin de contrer les ennemis utilisant la guerre de mouvement. Elle peut aussi être utilisée dans une bataille rangée : l'infanterie de mêlée se place en rang serrés pour combattre la première ligne. Elle sera appuyée par de l'infanterie équipée d'armes de jet et de l'artillerie, tandis que la cavalerie passera derrière l'ennemi pour l'attaquer sur deux fronts. Lors du siège d'Alésia par Jules César, on assista à une double guerre de position : Romains et Gaulois avaient des fortifications et lançaient des assauts fréquents.

Article détaillé : Siège (militaire).

Conflits contemporains[modifier | modifier le code]

Ce fut surtout le cas lors de la Première Guerre mondiale sur le front Ouest, où les ennemis se tenaient chacun dans des tranchées et lançaient de temps à autre des attaques, « préparées » et appuyées par l'artillerie et l'aviation. Le plus souvent, la guerre de position n'est qu'une impasse tactique en attendant que la situation se débloque afin de passer à une guerre de mouvement.

Article détaillé : Guerre de tranchées.

Autres exemples :

Articles connexes[modifier | modifier le code]