Cornil

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Cornil
Le bourg de Cornil.
Le bourg de Cornil.
Blason de Cornil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Sainte-Fortunade
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Tulle
Maire
Mandat
Pascal Fouché
2014-2020
Code postal 19150
Code commune 19061
Démographie
Gentilé Cornilois
Population
municipale
1 399 hab. (2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 40″ N 1° 41′ 36″ E / 45.2111, 1.693345° 12′ 40″ Nord 1° 41′ 36″ Est / 45.2111, 1.6933
Altitude Min. 140 m – Max. 490 m
Superficie 19,66 km2
Localisation

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Cornil

Cornil est une commune française située dans le département de la Corrèze, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Corrèze au pont de Cornil.

La commune est traversée par plusieurs ruisseaux qui confluent vers la Corrèze située en contrebas.

Ruisseaux de la Geinde, de Brauze, du Mazet, des Mirandes, du Bois Coudert sur la rive gauche de la Corrèze et la Sudrie, la Gane, du Moulin sur la rive droite.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cornil est limitrophe de cinq autres communes. Au nord-ouest, la commune de Favars se situe à moins de 300 mètres du territoire de Cornil.

Communes limitrophes de Cornil
Chameyrat
Saint-Hilaire-Peyroux Cornil Sainte-Fortunade
Aubazines Le Chastang
Carte de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cornil s'est appelé à travers les âges : Cornilio cas et Cornilio[Note 1] puis vers 926-927 à 957 Parrochia de Cornilio. On trouve ensuite de Cornilio en 1103 et en 1154 ainsi que Cornilh en 1105 et Cornill en 1114. Le nom de Cornil apparait pour la première fois vers 1143-1154, 1157-1158, 1177-1178, etc. On retrouve toutefois la typographie de Cornilio vers 1315[1].

Le nom de Cornil est de formation latine provenant du nom d'un homme Cornélius. Une très ancienne église, disparue, placée sous le vocable de saint Étienne indique la grande ancienneté du village.

Au XIIe siècle, vers 1142-1143, Cornil, et sa forme féminine Cornila, sont encore utilisés en Bas-Limousin, comme noms de baptême.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village, bâti sur un site préhistorique, est dominé par son église romane et les vestiges d'un de ses châteaux. Centre actif au Moyen Âge, on y battait monnaie sous les Mérovingiens. Importante famille, les Cornil participent aux premières Croisades.

Jaubert de Malemort, marié à Aude, fille de Bernard II de Ventadour et de Marguerite de Beaumont fut seigneur de Cornil. Marguerite de Beaumont était la fille de Robert de Brienne, vicomte de Beaumont, qui était le petit fils de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, et de Bérengère de Castille[2].

En 1595, pendant les guerres de religion une troupe de ligueurs s'empare de Cornil après l'avoir assiégé.

À la Révolution, une grande partie sud du territoire de la paroisse de Cornil en a été détachée pour former la commune d'Aubazines[Note 2],[3].

En 1944, plusieurs actions opposent la résistance et les troupes allemandes. Le , un groupe de FTP tire sur une voiture allemande, dont les occupants sont blessés et parviennent à s'enfuir. Sur le chemin du retour, ils font dérailler un train au pont de Jayle[4] sur la commune de Malemort. Le , sept résistants FTP tendent une embuscade sur la route nationale 89 à hauteur de Cornil pour attaquer, et capturer un convoi d’essence allemand. L'affaire s'engage mal car le convoi de la Wehrmacht est escorté de GMR, appuyé d'un groupe de 21 policiers de la Schutzpolizei, rapidement rejoints par des éléments de la LNA sous les ordres d'Henri Lafont[5]. Les FTP décrochent laissant sur place leur mitrailleur blessé qui sera arrêté ainsi que dix otages du village. Le mitrailleur et cinq autres otages sont exécutés le 2 avril à Tulle. Le , 90 hommes de la 232e compagnie FTP de la Corrèze attaquent avec succès un convoi de neuf camions et de trois voitures.

Article détaillé : Les trois embuscades de Cornil.

Le , l'acte de reddition de la garnison allemande de Tulle est signé au Pont-de-Cornil. Toutefois la signature a lieu dans l'hôtel, aujourd'hui disparu, qui était situé sur la commune de Chameyrat, juste à la limite des deux communes[6],[7].

Maison de Cornil[modifier | modifier le code]

La maison de Cornil est une ancienne chevalerie distinguée. Elle parait être originaire du Limousin et avoir formé des établissements dans la vicomté de Turenne, dès le XIIe siècle.

Pierre de Cornil fut l'un des onze nobles qui assistèrent, en 1143, à la sépulture de Boson II, vicomte de Turenne. Raimond de Cornil, fut archidiacre puis évêque de Cahors de 1280 à 1293. En 1440, Jean de Toucheboeuf épousa en secondes noces Jeanne de Cornil[Note 3]. Ils quittèrent le Limousin pour s'établir en Quercy, au château de Clermont qui devint le siège de sa maison et dont elle a pris le surnom.

La maison de Cornil s'éteignit en 1541 par le mariage de Françoise de Cornil avec Gilbert Durfort, qui forma la branche de Prouilhac-de Roquenadelh, éteinte en 1648[8].

Les châteaux[modifier | modifier le code]

Il y avait deux châteaux à Cornil :

  • le château bas, situé à la sortie du bourg et qui fut détruit lors des guerres de religion quand les troupes royales d'Anne de Lévis, duc de Ventadour, s'emparèrent du village ;
  • un autre château situé près de l'église sur un escarpement rocheux appelé le château haut, mais aussi appelé « Sucquet », dont il ne reste qu'une tour en ruines, et qui est inscrit au titre des monuments historiques.

Le château du bourg dit de Sallegaye a été détruit pendant la Révolution française car son seigneur, Jérôme Lagarde sieur d'Aubertie, maltraitait les Cornilois et en était détesté.

Le château de la Chapoulie (chapelle primitive), près de l'église, fut partiellement détruit pendant la Révolution mais madame de Bar étant bienveillante envers les Cornilois, en particulier en les soignant, ceux-ci ménagèrent le site qui fut surtout détruit par la suite en servant de carrière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
an II 1811 Jean Dauzier    
         
1829 1835 Jean-Baptiste Crozat    
         
1837 1847 Sylvain-Lajonchère Crozat    
         
    Jean Estorges    
         
1921 1931 Hippolyte Estorges   Avoué
         
1944   Jean Perrier    
         
1951 1952 Jean Jargois    
1953 1956 Maurice Dauzier    
         
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Chapoux    
mars 2008   Pascal Fouché[9]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage de Cornil.

Drapeau de l'Allemagne Flachslanden (Allemagne)

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Cornil sont les Cornilois.

À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Cornil). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2013, Cornil comptait 1 399 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 066 964 1 123 1 254 1 203 1 277 1 358 1 409 1 479
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 501 1 399 1 467 1 472 1 405 1 435 1 455 1 669 1 810
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 858 1 903 1 891 1 718 1 674 1 746 1 620 1 513 1 675
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 568 1 564 1 532 1 515 1 423 1 363 1 395 1 399 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cornil possède deux bâtiments[12] inscrits au titre des monuments historiques en 1927 :

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cornil

Son blasonnement est : D'or à deux cors de chasse de gueules posés l'un sous l'autre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur des monnaies mérovingiennes.
  2. « Aubazine n’était sous l’Ancien Régime qu’une collecte dépendant de la paroisse de Cornil. Elle serait devenue commune en 1790, mais ne dispose pas d’un état civil avant mars 1792 ».
  3. Connue également sous le nom de Jeanne de Cornilio

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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