Saint-Hilaire-Peyroux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Hilaire et Peyrou.
Saint-Hilaire-Peyroux
Le bourg de Saint-Hilaire-Peyroux.
Le bourg de Saint-Hilaire-Peyroux.
Blason de Saint-Hilaire-Peyroux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Tulle
Canton Naves
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Tulle
Maire
Mandat
Jean-Claude Peyramard
2014-2020
Code postal 19560
Code commune 19211
Démographie
Gentilé Peyroussiens / Peyroussiennes
Population
municipale
945 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 54″ nord, 1° 38′ 58″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 447 m
Superficie 18,89 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Limousin

Voir sur la carte administrative du Limousin
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-Peyroux

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-Peyroux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-Peyroux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Hilaire-Peyroux
Liens
Site web Site officiel

Saint-Hilaire-Peyroux (Sent Alari Peiros en occitan, autrefois Saint-Hilaire-le-Peyrou) est une commune française du département de la Corrèze, dans la région Nouvelle-Aquitaine, en France.

Les habitants sont les Peyroussiens et Peyroussiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau de st Hilaire Peyroux.JPG Saint-Hilaire-Peyroux est situé dans le Massif central à mi-chemin de Tulle et de Brive-la-Gaillarde environ à 300 mètres d'altitude.

Elle est limitée au sud par la rivière Corrèze, et dominée au nord-est par le Puy de Derse qui, du haut de ses 470 m d'altitude, offre un remarquable panorama sur la Basse Corrèze à l'ouest et les monts d'Auvergne à l'est.

La commune est traversée par de nombreux affluents tels que le ruisseau des Girodes au nord-ouest, le ruisseau Français à l'est ainsi que la Couze au nord et la Corrèze au sud.

Le bourg est quant à lui situé au centre de la commune. Saint-Hilaire-Peyroux est desservie par la gare d'Aubazine - Saint-Hilaire qui se trouve à 4 km du bourg.

Communes limitrophes de Saint-Hilaire-Peyroux
Sainte-Féréole Favars et Saint-Germain-les-Vergnes Chameyrat
Sainte-Féréole Saint-Hilaire-Peyroux Cornil
Malemort-sur-Corrèze et Venarsal Dampniat Aubazine
Carte de la commune.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend aussi villages ou lieux-dits : le Peyroux, le Peyroux-Haut, le Grand Bois, le Petit Paris, Saquet, le Tranchat, le Chazal, les Chassagnades, la Milhote, la Bonde, la Boissière, Magrin, Lascaux, Bonnel, Dessas, la Croix de Dessas, le Pont du Chambon, le Chambon, les Noujays, les Tuiles, la Barrière, les Meydiaux, les Gaulies, la Gare d'Aubazine, Fougères, Ladignac, Puypertus, le Bois d'Ort, Meyrat, Bel Air, Brenat, les Escures, Peluchaud, Bourguet, le Pic, la Maisonnade, Sourzat, Latreille, Leyrat, Vieillefond, Bois l'Aiguille, Derse, le Bru, la Gane.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vers 1179-1180, le village s’appelait De Sancto Hylario puis Sancti Ylarii vers 1315. Au XVe siècle on trouve le village sous 3 noms, soit Sanctus Yllarius Del Peyro, soit Prope Obazinam ou encore Prope Derssas.

  • Saint-Hilaire de Saint Hilaire de Poitiers.
  • Peyroux; appelé Del Peyro au XVe siècle qui vient de peiros « pierreux » qui est le nom d'un village (Le Peyroux) de la commune, en différenciation avec les autres communes portant le nom de Saint-Hilaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune s'appelle Saint-Hilaire-Peyroux en l'honneur de l'évêque Hilaire de Poitiers et tire le nom Peyroux de l'ancienne paroisse du Peyroux ( village autrefois réputé pour ses foires) qui veut dire pierreux en occitan.

La commune possédait autrefois beaucoup de bâtiments religieux qui furent la plupart détruits. Il y avait par exemple autrefois une chapelle au Peyroux, au Pic ainsi qu'à l'Estang. A Derse, fut fondé le monastère féminin Saint-Jean de Derses dont on nous a laissé l'historique dans ce document . C’était une communauté de filles fondée par la maison de Malemort (2e moitié du XIIe siècle) et dépendant de l’abbaye cistercienne de l’Esclache, diocèse de Clermont. On parle d’un autre prieuré, d’hommes, bénédictin et nommé Cerzas-Echizac. On suppose que cette maison était à Dessas, sur la route du pont du Chambon à Saint Hilaire. On n’en sait que le patron, Saint Idelpey

Son logo est une pêche car la commune était anciennement réputée pour sa culture de la pêche de race « Saint-Hilaire ».

Sous la Révolution française, pour suivre un décret de la Convention, la commune change de nom pour s'appeler Le Peyrou-Marat.

Catastrophes naturelles[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire-Peyroux

Son blasonnement est : D'azur à trois arbres d'argent, au franc-canton coticé d'or et de gueules de douze pièces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1868 1876 Joseph-Louis Salviat ..  
1876 1888 Pierre Aucony ..  
1888 1892 Maximin Escure ..  
1892 1896 Pierre Aucony ..  
1896 1919 Etienne Mons ..  
1919 1935 Pierre Buge ..  
1935 1959 Germain Bernadie ..  
1959 1983 Antoine Rol ..  
1983 1993 René Maury PS  
1993 en cours Jean-Claude Peyramard PS Employé de banque retraité
Conseiller départemental du Canton de Naves

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un espace y est aussi dédié à l'entrée de la commune, comportant un petit parc. On y trouve entre autres un panneau de type allemand indiquant la distance entre Saint-Hilaire-Peyroux et Schopfloch.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 945 habitants, en augmentation de 5,7 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 382 1 324 1 414 1 529 1 619 1 648 1 640 1 715 1 700
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 623 1 503 1 539 1 389 1 416 1 531 1 510 1 491 1 534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 555 1 573 1 615 1 527 1 587 1 533 1 535 1 207 1 064
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 033 1 011 854 787 807 790 899 956 945
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le conventionnel Jacques Brival (1751-1820), né à Saint-Hilaire-Peyroux.
  • Jean-Joseph Brival : l'oncle de Jacques Brival, jésuite, d'abord professeur de philosophie à Poitiers, puis successivement curé de Palazinges et de Lapleau, fut élu, après avoir juré la constitution civile du clergé, évêque de Tulle grâce aux intrigues de son neveu. Homme sans grand caractère, on le surnomma « l'évêque de la Solane ». Il se retira, à la fin de la Révolution, dans son village natal, Saint-Hilaire-Peyroux, et y mourut en 1800 dans la pauvreté et l'oubli.
  • Le baron Dubois de Saint-Hilaire : il fut au XVIIIe siècle, un des promoteurs de la culture de la pomme de terre en Limousin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Bourg disparu est mentionné au XIIIe siècle dans la part d'héritage d'Aimeric de Malemort. Il fut vendu à la maison de Turenne au XIVe siècle.

  • Église romane dédiée à saint Hilaire de Poitiers : elle fut ravagée par un incendie dans la nuit du 4 au 5 juillet 1827 et a subi de ce fait de nombreuses mutilations. Il ne reste de franchement roman que le chœur avec ses contreforts plats, sa corniche, ses corbeaux grimaçants. La voûte est tombée, le sanctuaire qui était sans doute en hémicycle a été remplacé par un autre en carré long. Le clocher a été refait en 1891 : on détruisit alors, contre le gré du curé absent un vieux portail à voussures dont aucun débris ne permet de préciser l'époque.
  • Chapelle de Fougères : bâtiment édifié en 1476 par les frères Étienne et Jean de Lage, tailleurs de pierre.
  • La bascule du Peyroux : c'est monsieur Bernardie vivant dans le village du Peyroux qui eut l'idée de former une petite société de 5 membres de la commune pour pouvoir acheter une bascule et construire l’édifice en 1893 sur un terrain lui appartenant. En 1892, on acheta une bascule d’occasion de 5 tonnes de puissance et on édifia une petite maisonnette carrée, bâtie en pierre du village voisin de Derses reliées par du tuf trouvé sur place, une charpente à 4 dièdres en châtaignier du pays, couverte en ardoise de Travassac, à quelques lieux de là. Cette bascule n'était pas situé ici par hasard, elle permettait de peser les animaux d'élevage pour ensuite les vendre aux foires du Peyroux qui se déroulait dans le terrain mitoyen. Le batiment a été rénové en 2013 par la commune, elle peut maintenant être visitée librement. On a pu remarqué que le mécanisme de pesée fonctionne toujours. Des panneaux présentatifs de la bascule et des foires peuvent être lus à l'intérieur.
  • Mines du Chambon.
  • Château du Bourguet.
  • Le pont Blanc : ancien pont permettant de traverser la Corrèze pour rejoindre l'ancienne gare de Bonnel, il y passait autrefois la N89 quand le tunnel de Bonnel n'existait pas.
  • Ecole de Bel-Air : l'école de Saint-Hilaire-Peyroux a la particularité d'être située en dehors du Bourg de la commune à environ 1 km à Bel-Air. Elle faisait office de Mairie aussi jusqu'au XXe siècle. Il y'avait une autre école à deux classes située à la Gare d'Aubazine.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Sports[modifier | modifier le code]

Randonnées pédestres[modifier | modifier le code]

Deux circuits sont tracés sur la commune inscrits dans le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) : « De crête en vallons » : 12 km (balisage bleu) 3 h[7] ; « Des vergers aux berges de la Corrèze » : 11 km (balisage rose) 3 h 30[8]

Il y a deux autres circuits tracés non inscrits dans le PDIPR :

  •  le tour de la commune » : 23 km (balisage jaune) ;
  •  circuit Orange » : (balisage orange).

Le départ des 4 circuits est à la place de l'Église.

Canoë-kayak[modifier | modifier le code]

Il y a aussi un arrêt de canoë-kayak avec abris pour canoéiste et coin pique-nique sur la Corrèze dans le secteur du Ponceau proche de Bonnel à Saint-Hilaire-Peyroux.

Films[modifier | modifier le code]

En 1985 et 1987, une équipe du Foyer de Saint-Hilaire-Peyroux, accompagnée des moyens humains et techniques de la fédération des Œuvres laïques de la Corrèze, a sillonné la commune pour collecter sur support vidéo des pratiques et traditions populaires de cette époque. De cette collecte, deux films ont été réalisés sur cassette VHS. La qualité des images, du montage, de l'illustration sonore ont valu au premier film d'être remarqué par Pierre Bonte qui en a diffusé de larges extraits sur TF1, au cours de son émission « C'est tout Bonte » en janvier 1986. Plus de 20 ans après, en 2008, ces films ont été rénovés sur DVD.

  • Le siècle venait de naître (1985).
  • Les blés d'or (1987).

Philatélie[modifier | modifier le code]

Une carte postale représentant la place de l'Église et l'ancien bureau de poste a été émise en 1900.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Images[modifier | modifier le code]

<

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :