Cigogne (Q39)

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Cigogne
Image illustrative de l'article Cigogne (Q39)
La Cigogne accostée à Port-Vendres
Type Sous-marin de classe Aigrette
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Constructeur Selon plans de Maxime Laubeuf
Chantier naval Forges et Chantiers de la Méditerranée
Lancement
Armé
Statut Retiré le
Équipage
Équipage 14
Caractéristiques techniques
Longueur 35,85 m
Maître-bau 4,05 m
Tirant d'eau 2,63 m
Déplacement 178 tonnes en surface
253 tonnes en plongée
Propulsion 1 moteur diesel de 140 cv
1 moteur électrique de 130 cv
1 hélice
Vitesse 9,25 nœuds en surface
6 nœuds en plongée
Profondeur Maxi. 30 m
Caractéristiques militaires
Armement 2 TLT de 450 mm en carcasse
2 TLT de 450 mm type Drzewiecki
Carrière
Port d'attache Toulon
Indicatif Q39

La Cigogne est un sous-marin de la marine française construit à Toulon à partir de 1903.
Il fait partie des deux submersibles de la classe Aigrette.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1910, la Cigogne est affectée à la 1re flottille de sous-marins de la Méditerranée puis sert de bâtiment-école pour l’École de Navigation des Sous-Marins (ENSM) de Toulon. Ainsi elle effectue des allées et venues entre Toulon, Porquerolles, La Ciotat et Marseille[1].

En , et durant le début de la Grande Guerre, elle est réquisitionnée pour assurer la défense fixe de Toulon avec, notamment, le sous-marin Argonaute[2].

Entre 1915 et 1916, elle est affectée à la défense de la côte sud de l’Italie avec la 1re "Division des torpilleurs et de sous-marin détachés. Elle aide à la protection au large de Brindisi et assure la veille de la zone située entre Mola di Bari et Molfetta[3].

En 1917, la Cigogne est affectée à la 3e escadrille de sous-marins de Toulon. Elle est réquisitionnée pour servir de cobaye pour divers projets expérimentaux. Ainsi au large de Bandol, elle sert d'appât pour tester un nouveau système de microphones pour la détection sous-marine[4]. Puis elle part, accompagnée du submersible Alose, pour Fréjus afin de servir de cible aux tirs et aux bombardements de l'aviation pour l'expérimentation d'une nouvelle arme[5].

En 1918, elle est de nouveau affectée à l'ENSM[6].

Le , elle est condamnée et rayée pour être vendue, avec entre autres l'Aigrette, à la Société de Matériel Naval du Midi le [1].

Ses différents commandants connus à ce jour[7] sont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yves Dufeil, Franck Le Bel et Marc Terraillon, Navire de la Grande Guerre - CIGOGNE, (lire en ligne), p. 1
  2. « Forum - Armée de Mer à la mobilisation » (consulté le 27 octobre 2013)
  3. Gérard Garier, L'odysée technique et humaine du sous-marin en France : A l'épreuve de la Grande Guerre, vol. 2, t. 3, Marines édition (ISBN 978-2909675817), p. 76-88
  4. Gérard Garier, L'odysée technique et humaine du sous-marin en France : A l'épreuve de la Grande Guerre, vol. 2, t. 3, Marines édition (ISBN 978-2909675817), p. 198
  5. « Fiche - Q033 Alose » (consulté le 27 octobre 2013)
  6. « Forum - Sous-Marins français coulés en 14-18 » (consulté le 27 octobre 2013)
  7. « Forum - CIGOGNE - Sous-marin » (consulté le 27 octobre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]