Barbarella

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barbarella (homonymie).
Barbarella
Série
Auteur Jean-Claude Forest
Dessin Jean-Claude Forest
Daniel Billon
Genre(s) science-fiction
érotisme
humour

Pays Drapeau de la France France
Langue originale Français
Éditeur Le Terrain vague
Kesselring
Pierre Horay
Dargaud
Les Humanoïdes associés
Première publication 1964
Nb. d’albums 4

Prépublication V Magazine (1962)
Adaptations Barbarella

Barbarella est une héroïne de bande dessinée créée en 1962 par Jean-Claude Forest.

Barbarella[modifier | modifier le code]

Voyageant de planète en planète, Barbarella est une héroïne de science-fiction dessinée sur le modèle de Brigitte Bardot[1]. Peu farouche, elle incarne pour son créateur la femme moderne à l'ère de la libération sexuelle. « Barbarella est une fille libre, sauvage, indépendante. Ce n'est pas une suffragette pour autant, ni un gendarme. Elle reste très féminine et a le privilège de pouvoir se contredire à l'occasion. Ce n'est pas une vamp, mais une antivamp. D'ailleurs, je déteste les pin-up. Pour moi, Barbarella est un type de femme qui a toujours existé. Contrairement à ce que l'on raconte, elle n'est absolument pas scandaleuse »[2].

Elle rencontre des extraterrestres souvent séduisants et expérimente la « machine excessive », un orgasmotron.

Barbarella apparaît d'abord dans les pages de V Magazine au printemps 1962 avant de sortir en album en 1964 aux éditions Éric Losfeld. Cette publication fait scandale et consacre Barbarella comme première bande dessinée pour « adultes »[3], alors qu'elle n'est que légèrement érotique. Que l'album soit publié par un éditeur traditionnel anticipe cependant la révolution sexuelle. Le trait sensuel et l'imagination de Forest ont assuré son succès, relayé en 1968 par le film.

Après la sortie du film, Éric Losfeld réédite Barbarella avec en première et quatrième de couverture deux photos extraites du film.

Albums[modifier | modifier le code]

Quatre albums sont apparus chez des éditeurs différents[4] :

  • Barbarella, Le Terrain vague, 1964 et 1966, Interdiction par la censure.
  • Barbarella, Le Terrain Vague, 1968. Édition avec les photos du film en couvertures. Barbarella est habillée.
  • Barbarella, Livre de poche, 1974. Forest gouache les modifications de 1968, en n&b.
  • Barbarella, Dargaud, 1984. Barbarella est changée encore et elle apparaît plus vieillie, en couleur.
  • Barbarella, J'ai lu, 1988.
  • Les Colères du mange-minutes, Kesselring, 1974.
  • Les Colères du mange-minutes, Livre de poche, 1975, en n&b.
  • Les Colères du mange-minutes, Narval coule à pic et Adieu spectra, Dargaud 16/22, 1980/1981/1982, en couleur.
  • Les Colères du mange-minutes, Dargaud, 1985, édition de 1974 en couleur.
  • Le Semble Lune, Pierre Horay, 1977, en couleurs.
  • Le Semble-Lune et Les compagnons du Grand Art, Dargaud 16/22, 1979/1980, en couleur.
  • Le Miroir aux tempêtes, illustré par Daniel Billon, Albin Michel, 1982, en couleur.
  • Barbarella, intégrale en deux tomes, Les Humanoïdes associés, 1995, à date qu'un tome est apparu. Ce sont les deux tomes de l'édition de Dargaud 1984/1985 mais en n&b.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Duran 
vieillard borgne qui aide Barbarella. C'est à ce personnage qu’un célèbre groupe pop britannique des années 1980 empruntera son nom : Duran Duran.
Pygar 
l'ange, le dernier des ornithanthropes (homme-oiseau). Aveugle, il est guidé par Barbarella.
La Reine noire 
maléfique, elle règne sur la ville de Sogo entourée d'un labyrinthe, sur la planète Lythion.
Lio 
brune adolescente sauvée par Barbarella, elle doit sauver la ville gouvernée par son père dans Les Colères du mange-minutes. (La chanteuse Lio en a tiré son nom de scène.)
Mado 
robot prostituée (gynoïde). Barbarella répare sa « panne ».
Narval 
un aiguiote (homme aquatique), venu de Citerne IV pour achever ses expériences scientifiques dans Les Colères du mange-minutes.
L'artiste 
autoportrait de Jean-Claude Forest, nommé L'Orticario dans Les Colères du mange-minutes, puis Browningwell[5] dans le monde onirique du Semble Lune, il a un enfant avec Barbarella.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Apparitions[modifier | modifier le code]

  • « Barbarella garde tes bottines/Et viens me dire une fois pour toutes/Que tu m'aimes, ou sinon/Je te renvoie à ta science-fiction », chante Serge Gainsbourg dans Qui est "in" qui est "out" en 1966[6].
  • Barbarella est apparue dans une publicité pour Perrier en 1967[7]
  • Barbarella apparaît également dans Mystérieuse matin, midi et soir.
  • Dans l'album de Gotlib Rhââ GnaGna, une petite fille rêve qu'elle est un mélange de Barbarella et d'Alice au pays des merveilles, vivant des aventures érotiques. Cette aventure fut publiée dans le premier numéro de Fluide glacial (réédité à l'occasion des 25 ans du magazine dans le no 286).
  • Barbarella est aussi mentionnée dans la chanson Arabella du célèbre groupe britannique Arctic Monkeys.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Ciment, « Jean-Claude Forest, de Barbarella à Paulette », Positif no 305-306, juillet 1986, p. 80.
  2. Jean-Claude Forest, extrait d'un entretien donné en 1968, cité par Guy Vidal dans sa préface au premier tome de l'édition intégrale de Barbarella, Les Humanoïdes associés, 1994, np.
  3. Claude Moliterni, Philippe Mellot et Michel Denni, Les Aventures de la BD, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Littératures » (no 273), 1996, p. 91.
  4. Barbarella dans la Bédéthèque.
  5. Philippe Lefèvre-Vakan, L'Art de Jean-Claude Forest, éditions de l'An 2, 2004, p. 14.
  6. Serge Gainsbourg, L'Intégrale et cætera, Bartillat, 2005, p. 264.
  7. Affiche Perrier, 1967, par Jean-Claude Forest, sur le site des Arts décoratifs.