Caudéran

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Caudéran
Blason de Caudéran
Héraldique
Place du Monument, mairie, église Saint-Amand, cité administrative et parc bordelais.
Place du Monument, mairie, église Saint-Amand, cité administrative et parc bordelais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Ville Bordeaux
Démographie
Population 28 715 hab. (1962)
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 04″ nord, 0° 37′ 01″ ouest
Localisation
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Caudéran est une ancienne commune de la Gironde[1] formée autour du bourg de Saint-Amand au XIXe siècle, devenue en 1965 un quartier de Bordeaux.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les formes très anciennes du nom de Caudéran ne sont pas connues[2]. À partir du XVIIIe siècle, on relève les attestations Cauderan 1709[3], Caudeiran 1752[4], Caudeyran 1764[5], Caudéran 1793 [6], Cauderan (1820-1866)[7].

L'origine de ce toponyme ne fait pas totalement l'unanimité parmi les spécialistes. L'explication retenue par la majorité d'entre eux est celle qui fut proposée en son temps par Albert Dauzat[8] : il s'agirait d'une formation gallo-romaine en -anum reposant sur le nom de personne hypothétique *Caldarius, d'où implicitement l'étymon gallo-roman *caldarianu-[9] « (le domaine) de *Caldarius »[10]. C'est l'analyse qui figure également, quoiqu'avec prudence, chez Ernest Nègre[11] qui voit plutôt dans l'anthroponyme *Calderius un sobriquet signifiant « échauffé ». Elle est actuellement reprise par Michel Morvan[12], puis plus dubitativement par Bénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié[13].

Il est à noter que Marie-Thérèse Morlet, la disciple d'Albert Dauzat, n'inclut pas le nom de Caudéran dans son ouvrage sur les noms de personnes contenus dans les noms de lieux[14], rejet implicite de cette explication.

Le nom est passé à la Caudéran, l'une des trois rivières de Bordeaux[15]. Caudéran fut également, au début du XIXe siècle, le surnom héréditaire d'une branche illustre de la famille Duvigneau du domaine de Certes (XVIe siècle) du bassin d'Arcachon[16].

Situation[modifier | modifier le code]

Ancienne banlieue « chic » de Bordeaux (surnommé le « Neuilly bordelais »[17]), le quartier est situé à l'ouest de la commune, côté extra-muros des boulevards. Il comprenait de nombreux hameaux lors de la création jusqu'à l'achat des terrains par des riches bourgeois de Bordeaux.

Caudéran est riche en échoppes et chartreuses jouxtant de nombreux pavillons et immeubles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Caudéran, province de Guyenne, était associée à celle du Bouscat. Elle relevait des diocèse, parlement, intendance et élection de Bordeaux, et de la juridiction de Vayres. On y comptait 216 feux en 1709[3], et 457 au milieu du XVIIIe siècle[5].

De 1919 à 1947 a existé au 39 avenue de Saint-Amand, à l'emplacement de l'ex-poterie ou faïencerie Caffin[18] active de 1897 à 1900, la faïencerie Céramique d'art de Bordeaux (CAB), créée par Jean Mérillon (Bordeaux, 1851-Ciboure, 1924), petit-fils du faïencier Boyer, créateur en 1765 d'une des premières faïenceries bordelaises - profitant de la fin en 1762 du privilège de la fabrique Hustin - et qui disparut en 1850. Mérillon s'associa à Georges Boubès (adjoint au maire de Bordeaux), Alfred Schÿler (négociant) et Henry Frugès (industriel sucrier)[19], et travailla avec le célèbre Primavera[20], le premier atelier d'art du Printemps de Paris), créé en 1912 par René Quilleré et son épouse[21].

La commune fut rattachée à la ville de Bordeaux en 1965[22] par le maire Jacques Chaban-Delmas.

En son cimetière des Pins Francs a été inhumé le compositeur, chanteur et acteur américain Mort Schuman, mort à 54 ans en 1991 à Londres.

Monuments :

  • église paroissiale Saint-Amand.

Rocade : Sortie sortie 09

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caudéran Blason D’azur aux trois escargots d’argent ordonnés en chevron couché contourné, à la bordure denticulée d’or de dix pièces
Détails Les armes de l'ancienne commune (encore visibles sur la façade de la mairie) comportent trois escargots d'argent, le gastéropode ayant contribué à la renommée du quartier[23].

Politique[modifier | modifier le code]

Carte des quartiers officiels de Bordeaux.

Pierre Lothaire (UMP) est le maire adjoint du quartier de Caudéran. Il a la capacité de convoquer des conseils de quartier, afin de discuter et de concerter avec les habitants de Caudéran.

Caudéran appartient à la première circonscription de la Gironde, dont Sandrine Doucet (PS) est actuellement députée.

Caudéran forme aussi le canton de Bordeaux-3, auquel s'ajoute le quartier St Augustin. Les électeurs du canton ont choisi, en mars 2015, Géraldine Amouroux et Pierre Lothaire pour les représenter au sein du Conseil Départemental de la Gironde.

La cité administrative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cité administrative (Bordeaux).
Tours A et B de la cité administrative située dans le quartier Caudéran

La cité administrative est un ensemble de bureaux destinés à accueillir différents services publics. Premier véritable gratte-ciel de Bordeaux, elle a été dessinée par les architectes Pierre Mathieu et Pierre Calmon

Le parc bordelais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc bordelais.

Son espace vert le plus connu est le parc bordelais, le plus vaste de Bordeaux (avec 28 hectares).

Le golf bordelais[modifier | modifier le code]

Inauguré en 1900, le Golf Bordelais est l'un des cinq plus anciens golfs de France[24].

Le terrain sur lequel le parcours est situé fut successivement un bivouac des armées Napoléoniennes, un champ de tir, ainsi qu'un terrain de chasse. En 1927 la société immobilière décide d’acquérir la totalité de la Lande du Pezou afin d'y aménager un parcours de 18 trous.

Personnes célèbres nées à Caudéran[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Naissance à Caudéran.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mort Shuman possédait une villa à Caudéran, et est inhumé au cimetière des Pins-Francs.
  • Jean Boiteux, premier nageur français champion olympique, a résidé à Caudéran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code Insee : 33110
  2. Ce nom est absent de la Carte du Bourdelois du pais de Medoc et de la prevoste de Born de Willem Jansz Blaeu (Amsterdam, 1662), ainsi que de celles du Gouvernement General de Guienne et Gascogne de N. Sanson et P. Mariette (Paris, 1676), et de J. Covens et C. Mortier (Amsterdam, ~1745). Il ne figure pas non plus sur la carte de Cassini (1753/1785).
  3. a et b Dénombrement du Royaume par Generalitez, Elections, Paroisses et Feux, Saugrain, Paris, 1709, t. I, p. 358b.
  4. Gilles Robert de Vaugondy, Partie septentrionale du gouvernement général de la Guienne, 1752.
  5. a et b Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Amsterdam, t. II, 1764, p. 135a.
  6. Site Cassini.
  7. Carte d'État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’en 1889).
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  9. Cette forme aboutit localement à *Caudayran, ce qui va dans le sens des graphies Caudeiran et Caudeyran du XVIIIe siècle.
  10. Selon Albert Dauzat (op. cit., loc. cit.), cet anthroponyme hypothétique représenterait un sobriquet gallo-romain formé sur le latin caldus « chaud »; l'auteur s'aventure à proposer l'interprétation possible de « garçon d'étuve », implicitement d'après le latin caldarium « bain chaud, étuve ».
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 9827.
  12. Michel Morvan, Noms de lieux du Pays basque et de Gascogne, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 978-2-86253-334-6), p. 186.
  13. Bénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie des pays occitans, Éditions Sud-Ouest, 2007, p. 117.
  14. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, t. III, Les noms de personnes dans les noms de lieux, CNRS, 1985.
  15. Cervantes virtual
  16. Extrait du Bulletin no 29 de la Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch du 3e trimestre 1981
  17. José-Alain Fralon, « Le Bordeaux dans le nez », Le Monde,‎
  18. Victor Caffin fut maire de Caudéran du 22 avril 1894 au 22 février 1898, puis du 27 mars 1898 au 11 mars 1900
  19. « La céramique sortie de l'oubli », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  20. « L’aventure créative de Céramique d’Art de Bordeaux (1919-1947) »
  21. Claude Mandraut, "La faïencerie C.A.B.", supplément à La Revue archéologique de Bordeaux, tome 100, année 2009
  22. « Fiche de la commune de Caudéran »
  23. « Les cagouillards de Caudéran », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  24. « Historique »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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