Bonnetan

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Bonnetan
Bonnetan
L'église Saint-Martin.
Blason de Bonnetan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Créon
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux Bordelais
Maire
Mandat
Alain Bargue
2014-2020
Code postal 33370
Code commune 33061
Démographie
Gentilé Bonnetanais
Population
municipale
916 hab. (2015 en augmentation de 13,65 % par rapport à 2010)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 19″ nord, 0° 24′ 37″ ouest
Altitude Min. 34 m
Max. 100 m
Superficie 4,29 km2
Localisation

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Bonnetan (Bonetan —avec un seul n — en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Un lieu-dit Bonnetan(t) est recensé depuis le XVIIIe siècle comme étant rattaché à la commune de St Marcel d'Urfé dans le département de la Loire[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine, son territoire est assez vallonneux et étendu, et fait partie de l'Entre-deux-Mers entre Tresses et Créon, à 18 km de Bordeaux.

Communes limitrophes de Bonnetan
Pompignac Sallebœuf
Fargues-Saint-Hilaire Bonnetan
Lignan-de-Bordeaux Loupes
Limites administratives de la commune.

On y accède par l'autoroute A630, sortie Sortie 24, suivre la route départementale 936 et traverser le village de Fargues Saint-Hilaire en direction de Bergerac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bonnetan est un village dont l'implantation est ancienne mais l'origine de son nom est soumise à controverse :

  • Des sources historico-archéologiques (?) feraient référence à une exploitation agricole entourée de vignes dès l'époque gallo-romaine et dont le propriétaire serait un dénommé Bonitus. Le nom de la commune proviendrait ainsi de l'anthroponyme et du suffixe latin -anum.
  • Selon les Archives Départementales de la Gironde, le toponyme "Bonnetan" apparait pour la première fois dans le Grand Cartulaire de l’abbaye de La Sauve Majeure (1185) à propos d’un don fait par Dame Mathilde, veuve de Raimond de Bonnetan parti en croisade à Jérusalem.
  • Une version toponymique consisterait à faire dériver Bonnetan du gascon "boun estang" , par analogie avec un étang dans un point bas de la commune, version qui trouve écho dans la devise (toutefois récente) de la commune : "aou bouns pescayres, boun estang"[2].
  • Des documents issus de la Comptabilité de l’Archevêché de Bordeaux[3], relatent des relances adressées à Arnaud de la Mote, curé de la paroisse de "Bonétan" (orthographe retrouvée dans plusieurs documents entre 1337 et 1624) pour retard au versement des dîmes entre 1338 et 1346. Pendant la Guerre de 100 ans, en 1372, un certain Arnaud Forthon déclare ne pouvoir payer son bail à l’Archevêché pour la raison que les Français ont détruit tous les produits du village.
  • Enfin, l'église de "Bonetano" apparait dans la Nomenclature des Paroisses du Diocèse de 1398 : "Sanctus Martinus de Bonetano".
  • L'Inventaire Sommaire des Archives Départementales antérieures à 1790[4] mentionne un bail à fief (acte de concession de biens) d'une terre, près d'une propriété de « la coffrayria prebeyriu » en 1452, une reconnaissance pour une parcelle de terre confronte « la terra de la confrayria de preberiu » en 1478 mais également la présence d'une seigneurie foncière en 1498 sur la commune de "Bonnetan".
  • Toujours dans les Archives départementales de la gironde, un document des Administrations Provinciales - intendance de Bordeaux fait référence en 1770, à la commune sous le nom "Bonnetan-entre-deux-mers".

La plupart des nombreux lieux-dits de la commune ont une sonorité gasconne. Ainsi, le nom du ruisseau qui court à travers le village, Canterane, vient du gascon "du lieu où chante la grenouille". Certains de ces noms sont soumis à discussion entre linguistes, historiens, archéologues et "simples" passionnés. Par exemple "le Pas d'Ouen"; il s'agit soit d'un mot provenant du gascon signifiant "prairie humide, pacage"[5], soit son origine est religieuse (et dans ce cas, mal orthographiée au fil des siècles) et vient du verbe oindre comme c'est le cas dans le secteur de Verdelais. Dans un acte du roi-duc Edouard Ier, le mot est cependant attesté sous la forme "padouëns" (bas latin médiéval: paduens-paduentis) et sa traduction est : pâturage communal.

La Protohistoire, l'Antiquité et la période médiévale de Bonnetan sont mal connues. L'archéologie par photographie aérienne a révélé la présence d'anciennes structures anthropiques (creusement de fondations ou fossés, édification de murs) et des fragments de poterie et d'objets métalliques anciens ont été retrouvés non loin de la Canterane.

Les Archives départementales de la Gironde[6] font état de la présence d'une mardelle nivelée par des plants de vignes, et ce, au lieu dit Fossa-Johan, en 1275[7]. Les mardelles sont des excavations creusées par l'homme, datant de l'époque gauloise, qui attestent de la présence de maison de bois et d'argile, de plan circulaire. Ladite maison est montée sur un soubassement de pierres sèches, ou enfoncée à demi dans le sol. Lorsque l'excavation subsiste, formant un étang (tiens donc), cela s'appelle une mardelle.

Au lieu-dit Peychaud (également nom d'un chateau appartenant à la famille de Pontac, que l'on retrouve sur la commune d'Ambarès- et-Lagrave), la motte du Bois des Douves, de plan carré d'environ 25 m de côté, était entourée de fossés, assez larges, aujourd'hui plus ou moins comblés, mais sa fonction reste méconnue : une motte féodale dominant le Bourgou ou un fanum (ce qui, avec l'attestation d'au moins une mardelle, pourrait signifier la présence d'un oppidum) ; en effet, bien que la majorité des sanctuaires s’intègre dans une aire sacrée ou péribole, on connaît également des exemples délimités par de simples "fossés d'enclos", et ce surtout avant le milieu du Ier siècle et sur nombre de sanctuaires ruraux de petite ampleur. Le débat sur ce point est ouvert depuis le XIXe siècle[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Bonnetan appartient à l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de Créon remodelé[9],[10]. Bonnetan fait également partie de la communauté de communes des Coteaux Bordelais, membre du Pays du Cœur de l'Entre-deux-Mers.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1989 Jean Prince    
mars 2001 2008 Christian Raynal   enseignant
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Alain Bargue[11]   retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Bonnetan sont appelés les Bonnetanais[12]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2015, la commune comptait 916 habitants[Note 1], en augmentation de 13,65 % par rapport à 2010 (Gironde : +6,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201 161 194 200 229 216 226 200 207
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 195 215 252 237 234 235 238 260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270 261 241 218 242 234 216 183 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
255 275 418 623 679 735 805 806 916
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin avec son cimetière et un monument sépulcral. Le vocable de l’église Saint-Martin indique qu’elle pourrait avoir été fondée au VIe ou au VIIe siècle, au moment de l’évangélisation de la région et de la grande popularité de ce saint. C’est une petite église romane dont la construction remonte vraisemblablement à la première moitié du XIIIe siècle. Pendant la Fronde, en 1649, l’église de Bonnetan est saccagée et pillée par des hommes de la garnison du château de Vayres et elle est remaniée suite à l’effondrement des voûtes, à partir de 1664. C’est un édifice qui a également été très restauré en 1890, date à laquelle furent ajoutés une sacristie, un porche, une fausse voûte et une tribune. Elle est de plan allongé, composée d’une nef de deux travées terminée par un chevet plat, Le clocher arcade a été transformé en tour carrée par l’adjonction de trois côtés. Six corbeaux romans figurent dans la première travée. Un porche en forme de couloir sert de péristyle à l’église. L’auvent de façade a été construit en 1852. L’édifice conserve une chaire en noyer provenant du couvent de la Merci de Bordeaux (les mercédaires étaient des religieux qui rachetaient des chrétiens fait prisonniers par les Maures ou alors qui s’engageaient à leur place et devenaient esclaves). De style fin Louis XIV, cette chaire octogonale présente cinq côtés sur un cul-de-four décoré de larges feuilles. Entre ce dernier et le corps de la chaire s’étend un tore en olivier. Trois tableaux encadrés de moulure décorent la rampe. Sur chaque pan de la chaire figurent quatre sujets dont la composition tourmentée rappelle l’école de Lesueur. Comme couvrement, on a une fausse voûte en berceau et une fausse voûte en anse de panier. Présence d’un escalier intérieur en vis. Le gros-œuvre : pierre, pierre de taille, moellon, enduit partiel. Type de couverture : toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon. Matériau : tuile creuse Décor : sculpture, représentation : ornement végétal, sujet : feuillage, support : intérieur, chapiteaux
  • Le presbytère : avec écuries, remise, chai et cuvier. L'édifice correspond à la description qui en est faite lors de sa vente en 1796 mais ne parait pas antérieur au milieu du XVIIIe siècle si l’on se réfère à son décor d’architecture tant intérieur qu’extérieur. Il daterait donc de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le gros-œuvre est en pierre, moellon, enduit. Type de couverture : toit à longs pans, croupe. Matériau : tuile creuse. Étages : sous-sol ; un étage carré ; étage de comble. Escaliers : escalier intérieur ; escalier tournant à retours avec jours.
  • Le château de la Loubière. C'est un édifice de la fin du XVe siècle - début du XVIe (pour l'essentiel) ayant appartenu à la famille de Canolle, seigneurs de Lescours et de la Loubeyre. Puis au XVIIe siècle, et jusqu'à la Révolution, il appartient à la famille de Ségur. Le château présente deux toits à pignons aigus, couverts de tuile plate et courant parallèlement, sur un grand logis rectangulaire de deux niveaux surmontés d'un étage de combles. Il est flanqué d'une tour carrée qui abritait peut être un escalier à vis. Une étude plus poussée déterminerait si les deux blocs formant le logis sont le résultat d'une, deux ou trois campagnes de construction. Un linteau trouvé lors de travaux de restauration indique que le logis était équipé de fenêtres à meneaux et croisillons à moulures prismatiques de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Sous les Ségur, certaines ouvertures sont remaniées, une porte à motifs antiquisants est ouverte au rez-de-chaussée et une nouvelle construction est accolée contre le mur pignon ouest. Au XVIIIe siècle, est venue se greffée une aile de communs en retour d'équerre, portant la date de 1766 sur une porte, puis une seconde (dépendances agricoles) au XIXe siècle, formant une cour en U. Cette demeure a servi d'auberge-relais au XIXe siècle. Parties constituantes : cuvier ; remise ; écurie ; pigeonnier ; parc ; puits ; logement de domestiques ; chai. Gros-œuvre : pierre ; pierre de taille ; moellon ; enduit partiel. Type de couverture : toit à longs pans ; pignon découvert ; pignon couvert. Matériau : tuile plate ; tuile creuse. Escaliers : escalier hors-œuvre ; escalier tournant à retours sans jour.
  • Il y avait plusieurs anciennes fermes et maisons (domaine) des siècles précédents :
    • Le domaine de Bel air; Parties constituantes : logement de domestiques ; chai ; cuvier ; remise ; parc. Maison construite dans la première moitié du XIXe siècle ; chai et cuvier de vastes dimensions édifiés dans la seconde moitié du XIXe siècle gros-œuvre : pierre ; moellon ; enduit. couverture (type) : toit à longs pans ; croupe. Matériau : tuile mécanique. Étages : un étage carré ; un vaisseau. escaliers : escalier intérieur ; escalier tournant à retours avec jour. Typologie : toit à croupes et élévation ordonnancée. État : détruit.
    • Ferme du lieu-dit Langlois. Parties constituantes : remise ; écurie ; puits. Ferme importante vraisemblablement édifiée au XVIIIe siècle car le décor, les baies, datent du XVIIIe siècle mais ce pourrait être un édifice plus ancien remanié radicalement à cette époque. Gros-œuvre : pierre ; moellon. Couverture type : toit à long pans, pignon couvert. Matériau : tuile creuse. étages : 1 étage carré. Décor : sculpture. Représentation : mascaron ; cœur. Escaliers : escalier intérieur ; escalier droit. Typologie : mur gouttereau en façade. État : restauré[17]
  • Il y a, dans le village, une ancienne carrière de pierre, maintenant remplie d'eau et une petite forêt appelée par les habitants "Le petit bois".

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ecu français du XIVe siècle.

Armes

Les armes de Bonnetan se blasonnent ainsi :

Gironné d'argent et d'azur au chef burelé aussi d'azur et aussi d'argent de huit pièces ondées chargé d'un brochet du même.

Devise de la commune : aou bouns pescayres, boun estang : aux bons pêcheurs, bon étang.

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département de la Loire. Par J.-E. Dufour, 1946.
  2. Jean Jacques DEOGRACIAS, Blasons des communes de Gironde - Armorial commenté, Bordeaux, Les Dossiers d'Aquitaine. Collection Beaux Livres "Mémoire et patrimoine" n°1. Publié avec le label Conseil Général de la Gironde, , 127 p. (ISBN 2-84622-054-9), page 30
  3. [null Comptabilité de l'archevêché • G 236-245, 3198-3202, 3205]
  4. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Gironde : archives ecclésiastiques, série G (nos 1 à 920) : inventaire des fonds de l'Archevêché et du chapitre métropolitain de Bordeaux, Volume 2
  5. Pourrait être une déformation du mot padoenc
  6. Arch. Hist. Gironde,t. XLIII, pages 168 et 185
  7. Alexandre Nicolaï, « XLIII. Les Mardelles gauloises en Gironde », Revue des Études Anciennes, vol. 50, no 1,‎ , p. 112–121 (DOI 10.3406/rea.1948.5365, lire en ligne)
  8. Le Patrimoine des communes de la Gironde, Collectif, éd. Flohic, 2001, (ISBN 2842341252)
  9. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
  10. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du Conseil départemental de la Gironde
  11. Commune de Bonnetan sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 4 novembre 2011.
  12. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 4 novembre 2011.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. (D'après les données du Service régional de l'inventaire d'Aquitaine et l'ouvrage cité plus haut)