Lignan-de-Bordeaux

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Lignan-de-Bordeaux
La mairie
La mairie
Blason de Lignan-de-Bordeaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Créon
Intercommunalité Communauté de communes des portes de l'Entre-deux-Mers
Maire
Mandat
Pierre Buisseret
2014-2020
Code postal 33360
Code commune 33245
Démographie
Gentilé Lignanais
Population
municipale
797 hab. (2014)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 49″ nord, 0° 25′ 36″ ouest
Altitude Min. 17 m – Max. 95 m
Superficie 8,94 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lignan-de-bordeaux.fr/

Lignan-de-Bordeaux est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux et de son unité urbaine, Lignan-de-Bordeaux est située dans la région naturelle de l'Entre-deux-Mers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Bonnetan au nord-nord-est, Loupes au nord-est, Sadirac au sud-est, Saint-Caprais-de-Bordeaux au sud sur environ 175 m, Cénac à l'ouest et Fargues-Saint-Hilaire au nord-ouest.

Communes limitrophes de Lignan-de-Bordeaux[1]
               Fargues-Saint-Hilaire                Bonnetan

Loupes
Cénac Lignan-de-Bordeaux[1] Sadirac
Saint-Caprais-de-Bordeaux


Limites administratives de la commune

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lignan viendrait de l’anthroponyme latin Linus ou Linius ou du terme latin lignum (leinha en gascon) qui signifie « bois »[2].
La terminaison -de-Bordeaux a été ajoutée en 1930, sans doute pour faire le distinguo avec la commune de Lignan-de-Bazas du même département qui ajouta sa terminaison en 1918.

En gascon, le nom de la commune est Linhan de Bordèu.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Dès les temps préhistoriques, le site a été occupé par les Hommes, comme en témoigne la découverte d’outils du paléolithique dans le bourg, dans la grotte de Carles et sur les lieux-dits de Nadau, Mondet et Avansay. De cette époque, on a mis au jour les vestiges d’un site potier à Cavaillac et trois fours dans le bourg prouvant l’existence d’une production céramique artisanale sur le lieu. Des monnaies du IIIe siècle ont été trouvées sur une voie dallée près des vestiges d’un pont sur le Canterane, aux abords du chemin des Caminasses qui menait vers Burdigala.

Au Moyen Âge des monastères apparaissent : celui du Clos Saint Jean sous l’égide des abbayes bénédictines de La Sauve et de Sainte Croix puis celui de La Ligne avec les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Ce sont ces moines qui construisent l’église Sainte Eulalie, aux XIIe et XIIIe siècles. À cette époque, l’église de Lignan a droit de baptême, mariage et sépulture pour toute la région : c’est ce qui explique la présence des tombes monolithes et des nombreux sarcophages autour de l’église ; la place actuelle du village et les alentours du cimetière ont servi de nécropole jusqu’au XVe siècle.

Avec les abbayes citées plus haut, les seigneurs se partagent les nombreux moulins sur la Pimpine, le Carles et le Canterane ainsi que les terres de la paroisse occupées par des forêts, des céréales et des vignes. En 1453, le seigneur de Chapelas devient co-seigneur avec le roi de la paroisse de Lignan et des terres de La Ligne et Mondet ; la famille éminente des Pontac-Chapelas aura droit de banc et de litre et l’urne funéraire de l’oncle Arnaud de Pontac, évêque de Bazas décédé en 1605, sera placée dans la crypte de l’église. Les propriétaires de l’Isle-Fort, Seguin, Pugerin, Sentout, maisons nobles, ont souvent une charge juridique au Parlement de Bordeaux. Maurice de Sentout aura même le droit de créer une faïencerie royale sur son domaine.

La Révolution entraine une nouvelle distribution des grandes propriétés. La première séance du conseil municipal a lieu dans l’église le 27 décembre 1792 et la paroisse Sainte Eulalie va devenir Lignan-de-Créon. En 1847 sont fondés les établissements Saignes, usine de cinquante ouvriers qui fabrique jusqu’en 1934 des pulvérisateurs et soufreuses à traction animale pour le traitement de la vigne. En 1873 est inauguré le premier tronçon de la voie de chemin de fer Bordeaux-Eymet pour acheminer la pierre des carrières de Lignan, Cénac et autres communes de l’Entre-deux-Mers nécessaire à la construction des immeubles bordelais (à Lignan, les carrières deviendront par la suite champignonnières). Quatre ans plus tard, 60 000 tonnes de pierre sont acheminées sur Bordeaux par le train et le trafic atteint 8000 voyageurs en gare de Lignan.

Vers 1900, la crise de phylloxéra va ruiner les propriétaires des grands domaines viticoles. La ligne de chemin de fer est alors un atout pour Bertrin, détenteur d’une solide fortune qui va bouleverser en quelques années la vie de Lignan : il rachète le château Seguin, crée un élevage porcin de trois cents bêtes primées dans toute la France, un cheptel d’une centaine de vaches laitières, un haras de chevaux de course et replante un vignoble de cent dix hectares qui produira près de quatre mille barriques de vin.

Dans les années 1930, on trouve à Lignan (qui s’appelle désormais Lignan-de-Bordeaux) des forgerons, des charrons, un maréchal-ferrant, une scierie, trois bars-restaurants, une auberge, trois épiceries et le moulin Zuera qui emploie une vingtaine d’ouvriers. L’école, construite en 1877 doit être agrandie. De nos jours, Lignan est un village-dortoir, la plupart des Lignanais travaillant dans l’agglomération bordelaise. L’usine Saignes a cédé la place à un parking. La voie ferrée a été aménagée en une piste cyclable appréciée des Bordelais pour son cadre champêtre. La gare est devenue le Bistrot de la Pimpine. Mais on peut toujours voir les vestiges du passé dans le musée. Les châteaux présentent à la dégustation leurs vins blancs, rosés et rouges[3].

À la Révolution, la paroisse de Sainte-Eulalie de Lignan forme la commune de Lignan. En 1930, la commune de Lignan devient Lignan-de-Bordeaux[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Lignan-de-Bordeaux fait partie de l'arrondissement de Bordeaux. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune demeure dans le canton de Créon remodelé[5],[6]. Lignan-de-Bordeaux fait également partie de la communauté de communes du Créonnais, membre du Pays du Cœur de l'Entre-deux-Mers.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1984 2014 Françoise Guimon SE  
2014 en cours
(au 30 avril 2014)
Pierre Buisseret[7] SE Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Lignanais[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 797 habitants, en augmentation de 14,02 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334 296 318 424 352 358 328 326 325
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
349 393 415 393 412 401 404 361 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401 362 341 423 423 425 401 369 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
387 465 530 643 722 677 701 699 797
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'aire géographique de production de l'entre-deux-mers (vins blancs secs)[13], appellation d'origine contrôlée du vignoble du même nom. Toute la région produit en outre des rouges, des clairets, des rosés, des blancs secs, doux ou effervescents sous les dénominations bordeaux et bordeaux-supérieur[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Outre l'église Sainte-Eulalie[15] et le château de Lislefort[16], qui bénéficient d'une protection au titre des monuments historiques, une vingtaine d'autres lieux et édifices de la commune de Lignan-de-Bordeaux comme les tombes monolithes, sont recensés et versés à l'inventaire général du patrimoine culturel dans le cadre d'une étude topographique du canton de Créon réalisée à partir de 1983 par le conseil régional d'Aquitaine[17]. La commune présente son passé dans le cadre de son musée archéologique et historique.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arnaud de Pontac, mort en 1605, évêque de Bazas, dont le cœur est enterré dans la crypte de l'église Sainte-Eulalie.
  • Jean Maurice (1860-1932), boulanger et poète gascon, (La littérature gasconne, Pierre Louis Berthaud, bibliothèque de Bordeaux, cote 849BER, p. 89)
  • Pierre André Baillon, 1903-1977, fondateur du musée de Lignan-de-Bordeaux en 1968 et fondateur de la Société Archéologique et Historique du Canton de Créon (Lignan et ses historiens : quarante années de complicité SAHC 2013)
  • Kevin Desmond, auteur de 27 livres, y compris À la recherche de Trouvé : la quête d'un génie français oublié, (2012) primé par l'Académie Nationale des Sciences, Belles-lettres et Arts de Bordeaux, habite Lignan-de-Bordeaux.
  • Sandrine Biyi, auteure de la série de romans historiques, La Dame de la Sauve, habite Lignan-de-Bordeaux.
  • Thierry Vigneron, ancien détenteur du record du monde du saut à la perche (5,91 m en 1984), a habité à Lignan-de-Bordeaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Lignan-de-Bordeaux se blasonnent ainsi : Taillé, au premier de sinople au château d'argent composé d'une tour centrale, flanquée de deux corps de logis accompagnés de deux autres plus petits brochant et flanqués de deux tourelles, les tours girouettées et le tout couvert du même, au second de gueules au lion d'or ; aux deux fleurs de lys parties d'or et d'argent posées en barre brochant, en chef et en pointe, sur la partition, celle en pointe accostée de deux grappes de raisin tigées et vrillées rangées en bande, l'une d'or en chef à dextre et l'autre d'argent en pointe.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lignan-de-Bordeaux sur Géoportail, consulté le 2 mai 2015.
  2. Lignan-de-Bordeaux sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 2 mai 2015.
  3. Annie Chavrier-Lestonnat, Lignan tout au long des chemins, le passé retrouvé, Lignan de Bordeaux, France, SAHCC, , 70 p.
  4. Historique des communes, p. 30, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 2 mai 2015.
  5. Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
  6. Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du conseil départemental de la Gironde
  7. Commune de Lignan-de-Bordeaux sur le site de l'AMG, Association des Maires de Gironde, consulté le 2 mai 2015.
  8. Nom des habitants de la commune sur « habitants.fr », consulté le 28 juin 2011.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Cahier des charges de l'appellation entre-deux-mers
  14. Guide des régions et des appellations : Bordeaux — Entre-deux-Mers
  15. « Notice MH de l'église Sainte-Eulalie », notice no PA00083600, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Notice MH du château de Lislefort », notice no PA33000007, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Liste de l'inventaire général de la commune de Lignan-de-Bordeaux », base Mérimée, ministère français de la Culture.