Dompaire

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Dompaire
Dompaire
Hôtel de ville.
Blason de Dompaire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes de Mirecourt Dompaire
Maire
Mandat
Philippe Ferratier
2018-2020
Code postal 88270
Code commune 88151
Démographie
Gentilé Dompairois(es)
Population
municipale
1 161 hab. (2015 en augmentation de 5,45 % par rapport à 2010)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 21″ nord, 6° 13′ 23″ est
Altitude 304 m
Min. 278 m
Max. 387 m
Superficie 16,63 km2
Localisation

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Dompaire est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Dompairois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'agglomération est entièrement située à l'est du territoire de la commune, se prolongeant continûment[précision nécessaire] par Madonne-et-Lamerey.

Les trois hameaux excentrés de l'ancienne commune de Laviéville-et-Naglaincourt ont été rattachés à Dompaire en 1836. Laviéville et Naglaincourt sont situés au nord-ouest de Dompaire, Craincourt au sud-ouest (ce dernier hameau n'existe plus[1]).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes situées à proximité de Dompaire sont Madonne-et-Lamerey, Damas-et-Bettegney, Bouzemont, Bazegney, Racécourt et Ville-sur-Illon.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dompaire appartient à l'abbaye de Senones avant l'an 1111, grâce à une donation des lieux par dame Cunégonde en 1103[2]. L'évêque de Metz, Étienne de Bar, en 1124, confirme un droit de foire et de marché.

Au Moyen Âge, Dompaire était une ville fortifiée et s'appelait Dompaire-le-Château[3],[4]. Elle fut anéantie par Charles le Téméraire en 1475 et ne se releva jamais complètement de ses ruines. Le duc de Lorraine et les chanoinesses de Remiremont se partageaient la haute, moyenne et basse justice.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le canton de Dompaire est constitué dès 1790 ; il est alors inclus dans le district de Mirecourt. En 1836, Dompaire absorbe la commune de Lavieville-et-Naglaincourt.

Bataille de Dompaire[modifier | modifier le code]

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

La bataille de Dompaire[5],[6] est une bataille de chars de combat qui eut lieu durant la Bataille des Vosges du au .

Le village de Dompaire et les villages avoisinants de Lamerey et de Ville-sur-Illon furent le théâtre d'un affrontement entre un Régiment blindé de fusiliers-marins de la 2e division blindée, appuyé par des chasseurs-bombardiers Republic P-47 Thunderbolt américains et une brigade blindée allemande, la 112e Panzerbrigade[7].

Le 12 septembre 1944, le général Hasso von Manteuffel, commandant de la 5e Panzer Armee envoie la 112e Panzerbrigade, forte de 120 chars moyens Panther et Pz IV, à travers la vallée de la Gitte afin de bloquer la progression de la 3e armée (États-Unis) du général George Patton.

Alors qu’ils approchent de Dompaire, le 12 septembre, les colonnes de chars Sherman et les chasseurs de char M10 du groupement Massu et Mijonnet et le régiment blindé de fusiliers-marins (RBFM) sont accrochées par les chars allemands stationnés dans le village. Pendant la première partie de la bataille, avec l’aide déterminante de l’aviation américaine (avion Thunderbolt), les troupes françaises détruiront 53 chars allemands sur les 90 engagés. La deuxième partie de la bataille opposa 45 chars allemands venant de Darney en renfort. Les troupes françaises et américaines détruiront 16 chars allemands. Un avion américain est abattu.

Paul Girot de Langlade aurait mené le régiment qui aurait détruit 41 des 45 Panther[réf. nécessaire] qu'il trouva les 13 et 14 septembre.

Malgré la supériorité technique des chars allemands, la 112e Panzerbrigade perd plus de la moitié de ses chars, dont 59 Panther. Elle dut se replier et « disparut de l'ordre de bataille de l'armée allemande ».

Commémoration[modifier | modifier le code]

Pour commémorer cette victoire, la Marine nationale française a donné le nom de Dompaire à un dragueur de mines (M616) reconverti en chasseur de mines, et les chars Corse et Champagne sont exposés à Lamerey et à Ville-sur-Illon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Girot (1921-2002)   Directeur de collège
1995 mars 2001 François Bazard (1931-2015)   Chef d'entreprise retraité, conseiller général
mars 2001 juin 2018 Gérard Morel (°1948) DVD Chef d'entreprise retraité, démissionnaire
juin 2018 en cours
(au 31 juin 2018)
Philippe Ferratier (°1953) DVD Agent d'affaires retraité

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 086 000 , soit 954  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 872 000 , soit 766  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 951 000 , soit 835  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 255 000 , soit 1 980  par habitant ;
  • endettement : 2 316 000 , soit 2 033  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taux d’imposition taxe d’habitation : 23,42 % ;
  • taxe foncière sur propriétés bâties : 15,66 % ;
  • taxe foncière sur propriétés non bâties : 48,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 1 161 habitants[Note 1], en augmentation de 5,45 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
5896267418339301 4611 5951 6421 405
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4141 4281 3371 3681 3351 2571 1711 1061 059
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0751 0589269429209279741 007974
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
8869068819079199671 0761 1521 161
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique[13]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste de Laviéville. Petite église romane édifiée à la fin du XIIe siècle[14] et la cloche de 1675[15] .
  • Église Saint-Nicolas, avec son orgue[16], [17]provenant de Rambervillers, construit par Jean-Baptiste Jeanpierre en 1821.
  • Ermitage Saint-Ferréol et Saint-Ferjeux (ou ermitage de Notre-Dame-de-Consolation), fondé en 1682 par Urbain Perrin, habité par le frère Euloge[18].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Mairie
  • Maison de la communauté de communes du secteur de Dompaire
  • Monument aux morts[19].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur, à deux canons montés et meublés d'or, mis en sautoir, à la tour d'argent maçonnée de sable, brochant sur-le-tout et terrassée de sinople.
Commentaires : Le blason rappelle le château de la ville fortifiée. La commune lui a ajouté comme ornements extérieurs une couronne de marquis et comme tenants, deux lions à la tête contournée ; attributs purement décoratifs car Dompaire n'a jamais été érigée en marquisat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Michel de Montaigne a-t-il réellement passé une nuit à Dompaire lors de son périple en 1580 ? Venant de Neufchâteau où la peste avait sévi, il n'a pu faire étape à Épinal… Il n'en reste pas moins que le collège local a été baptisé du nom du célèbre moraliste[20],[21],[22].

Marie Lucien Félix André[23] président, en 1889, de la commission chargée de la surveillance de la fabrication des timbres-poste.

Nicolas Antoine, ex-curé de Dompaire, réfractaire. Condamné le 24 germinal an II par le tribunal révolutionnaire des Vosges, exécuté à Mirecourt[24].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le hameau de Craincourt est visible sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle) mais disparaît de la carte d’État-Major (XIXe siècle)
  2. Dompaire appartient à l'abbaye de Senones avant l'an 1111 (sources)
  3. Généalogie Dompaire
  4. Dompaire, par l'Union des cercles généalogiques lorrains
  5. Bataille de Dompaire - septembre 1944 - Témoignage
  6. Bataille de Dompaire, par le lieutenant Baillou
  7. Maja Destrem 1984, pp.[réf. à confirmer]
  8. Les comptes de la commune de Neufchâteau
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Paroisse La Croix de Virine
  14. « Eglise de la Viéville », notice no PA00107136, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PM88000279, base Palissy, ministère français de la CultureCloche de l'église Saint-Jean-Baptiste de Laviéville
  16. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues de Lorraine : Vosges., Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 978-2-87692-093-4, LCCN 92160476)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 243 à 247
  17. Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'Orgue Saint Nicolas de l'église de Dompaire
  18. L'ermitage de Notre Dame de la Consolation de Laviéville-Dompaire
  19. Le monument aux morts
  20. Journal du voyage de Michel de Montagne en Italie, par la Suisse & l’Allemagne en 1580 & 1581]
  21. Michel de Montaigne, Journal de voyage
  22. Journal de voyage Michel de Montaigne (1533-1592)
  23. Marie Lucien Félix André, Dictionnaire biographique des Vosges, Henri Jouve
  24. Les décapités vosgiens de la Révolution