Ayse

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Ayse
Ayze
Centre d'Ayse.
Centre d'Ayse.
Blason de AyseAyze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Bonneville
Intercommunalité CC Faucigny-Glières
Maire
Mandat
Jean-Pierre Mermin
2014-2020
Code postal 74130
Code commune 74024
Démographie
Population
municipale
2 106 hab. (2014)
Densité 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 00″ nord, 6° 26′ 15″ est
Altitude Min. 444 m – Max. 1 843 m
Superficie 10,48 km2
Localisation

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Ayse
Ayze

Ayse, parfois nommée localement Ayze, est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ayse est une commune de la vallée de l'Arve située à l'est de Bonneville. Elle s'étend sur la base sud du Môle[1], montagne de 1 863 mètres qui permet de visualiser quasiment tout le département depuis son sommet par beau temps. Elle a donné son nom à un vin mousseux (AOC « Vin de Savoie Ayze ») produit sur les coteaux bien exposés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Jean-de-Tholome Saint-Jeoire Rose des vents
N Marignier
O    Ayse    E
S
Bonneville Vougy

Toponymie[modifier | modifier le code]

Entrée d'Ayse depuis la route de l'Éponnet.

Ayse est l'orthographe retenue par le Code officiel géographique français[2]. Localement, on utilise le toponyme Ayze[3], notamment sur les panneaux du village ou dans l'appellation (AOC) des vins locaux ou encore dans la littérature locale. Dans l'ouvrage Histoire des communes savoyardes, l'utilisation faite est celle d'Ayse, pour laquelle les auteurs indiquent que l'usage avec un z est plus tardif que celui avec un s[1]. De l'autre côté de la vallée, la commune de Brison se voit orthographiée Brizon pour des raisons similaires. Les auteurs de Histoire des communes savoyardes ou encore le site sabaudia.org, le site de mutualisation des archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie, relèvent qu'il existe six formes d'écriture possible, « avec un s ou un z, avec un i ou un y, avec ou sans tréma »[3],[1].

Les formes anciennes du nom sont Acisia (1012), Aesia, Aisia (1150), Aysi (1281), Aysia (1344)[4]. Ces toponymes dériveraient du mot germanique hais, qui donne en bas-latin heisa, aisia, désignant un buisson ou de la broussaille[4].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Aïze, selon la graphie de Conflans[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions d'Ayse datent du XIe siècle, notamment dans une charte du comte de Genève qui donne cette terre au prieuré de Peillonnex[1]. La paroisse de Ayse serait apparue vers cette période[1].

Vers le XVe siècle, deux châteaux sont établis sur la paroisse, celui de la Motte[6] et celui de Tours[7],[8]. Les deux châteaux sont cités dans le Theatrum Sabaudiæ (1682)[7].

L'église paroissiale placée sous le patronage de saint Pierre serait édifiée vers le XVIIe siècle[1].

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 84 dans le village[11],[12]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
... ... ... ... ...
mars 2008 en cours Jean-Pierre Mermin ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Ayzois[3]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 106 habitants, en augmentation de 6,42 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
553 646 656 703 810 785 760 750 780
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
839 842 860 940 856 832 777 772 686
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
579 545 535 554 575 523 535 628 926
1982 1990 1999 2007 2011 2014 - - -
1 262 1 532 1 817 1 944 2 019 2 106 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 15 931 lits touristiques répartis dans 2 728 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 10 meublés ; un hôtel et un refuge ou gîte d'étape[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château des Tours : ancienne forteresse détruite du XIVe siècle et sur laquelle un nouveau château, Château Blanc, a été édifié au XIXe siècle[19]. Il fut la possession des familles Montvuagnard et Rochette ; quant à Château Blanc, celle des Blanc puis des Bard.
  • Château de la Motte, du XVe siècle, en ruine[7],[8].
  • Église Saint-Pierre[20], vers le XVIIe siècle, remaniée vers 1750 et 1842[1]. Classé au titre objet : cloche[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Delavenay (1905–2003), angliciste et haut fonctionnaire international français.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Ville Fr Ayze.svg

Les armes d'Ayze se blasonnent ainsi : Échiqueté d'argent et d'or, au lion naissant de gueules brochant sur l'écartelé ; le tout sommé d'un chef tiercé en pal au premier palé de gueules et d'or, au deuxième d'argent au mot AYZE en lettres capitales de gueules et au troisième de gueules à la croix d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[9],[10].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Faucigny 1980, p. 51.
  2. Code officiel géographique de Ayse sur le site de l'Insee, consulté le 19 septembre 2015.
  3. a, b et c « Ayze », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), Ressources - Les communes.
  4. a et b Gilbert Künzi, Lieux-dits entre Dranse et Arve : Chablais savoyard et Faucigny, Éditions Cabédita, , 201 p. (ISBN 978-2-88295-203-5), p. 30, section « Ayse »
  5. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  6. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 30.
  7. a, b et c Faucigny 1980, p. 52-53, « Châteaux ».
  8. a et b Michel Germain, Jean-Louis Hebrard, Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éd. Horvath, p.118.
  9. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  10. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  11. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne).
  12. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  13. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com,‎ (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  19. Faucigny 1980, p. 53
  20. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4, lire en ligne), p. 37.
  21. « Notice no PM74000106 », base Palissy, ministère français de la Culture.