Maffliers

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Maffliers
Maffliers
L'ancienne mairie.
Blason de Maffliers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Fosses
Intercommunalité Communauté de communes Carnelle - Pays de France
Maire
Mandat
Jean-Christophe Mazurier
2014-2020
Code postal 95560
Code commune 95353
Démographie
Gentilé Maffliérois
Population
municipale
1 849 hab. (2015 en augmentation de 11,12 % par rapport à 2010)
Densité 272 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ nord, 2° 19′ 00″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 188 m
Superficie 6,79 km2
Localisation

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Maffliers est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 30 km environ au nord de Paris, à l'orée de la forêt de L'Isle-Adam. Cet ancien village aristocratique possède de beaux domaines de chasse et de ravissants manoirs. Maffliers est desservie par la gare de Montsoult - Maffliers située à Montsoult.

Communes limitrophes de Maffliers[1]
Presles
Nerville-la-Forêt Maffliers[1] Saint-Martin-du-Tertre
Montsoult Attainville
Villaines-sous-Bois

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est mentionné dans une charte de 832 comme propriété de l'abbaye de Saint-Denis sous la forme Maflare puis attestée sous le nom Maflers en 1150, Mafflers en 1208[2].

Le second élément -fliers est sans doute le germanique *hlar > ancien français laris, larris « lande, friche », dont le h initial [χ] est passé à [f] dans certains cas en ancien français (cf. *hrôk « corbeau » > freux, flouer) et qui explique les finales -flier(s), -fler(s) (cf. Mouflers, Somme), voire -lers (cf. Meulers, Seine-Maritime), et les différents Flers du Nord de la France.

Le premier élément Ma(f)- est inexpliqué[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé sur le territoire de la commune, des silex taillés datant du Néolithique ainsi que des instruments paléolithiques et moustériens.

Bouchard V de Montmorency y fonde en 1163 le prieuré Grandmontain du Meynel[4] également appelé prieuré de Meynel-lez-Maffliers qui connut la décadence et fut supprimé en 1770, sous Louis XV, puis, vendu et transformé.
En 1602, la terre de Maffliers devient la propriété de Jean Forget, président du parlement de Paris, et la seigneurie est érigée en baronnie.

Depuis les années 1960, le village devient progressivement rurbain, mais conserve des exploitations agricoles. Le village fut illustré par le peintre Madeleine Luka qui y naquit.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Maffliers.svg

Les armes de Maffliers se blasonnent ainsi :"D'azur au chevron d'or accompagné de trois coquilles du même."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Maffliers fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[5]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[6],[7].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014[8] Philippe Kilidjian SE  
avril 2014[9],[10] en cours
(au 29 avril 2014)
Jean Christophe Mazurier DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2015, la commune comptait 1 849 habitants[Note 1], en augmentation de 11,12 % par rapport à 2010 (Val-d'Oise : +3,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446399511507459474498532428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390400419417438432414382377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354396397452511520493508545
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5545537909031 1681 3701 6141 6421 725
2015 - - - - - - - -
1 849--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-des-Champs.

Maffliers ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-des-Champs, rue Notre-Dame-des-Champs (inscrite monument historique par arrêté du 2 février 1931[15]) : Elle remplace probablement une ancienne chapelle dédiée à Saint-Blaise. L'église paroissiale primitive était la chapelle Notre-Dame-des-Champs, qui se situait rue de Beaumont, et qui a été démolie en 1793. Seule une statue en bois de la Vierge à l'Enfant du début du XIVe siècle en subsiste. Restaurée en 1875, elle est installée dans l'église, et connue désormais comme Notre-Dame-des-Champs, ce qui explique le vocable d'usage de l'église. Celle-ci se compose d'un clocher de 1574 ; d'une haute nef unique bâtie dans un délai de neuf mois en 1859 ; et d'un chœur Renaissance avec deux chapelles latérales et abside pentagonale des années 1554-1556. Ses parties orientales sont remarquables et d'une facture élégante. Elles se caractérisent par les hautes colonnes engagées supportant la voûte de l'abside, et ses chapiteaux d'ordre dorique et corinthien, surmontés de sections d'entablement. L'extérieur est également soigné. L'église est restaurée entre 1980 et 1983[16],[17]. Aujourd'hui, le chœur est encombré par des étais.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château de Maffliers, allée des Marronniers : Ce château, qui abrite aujourd'hui un hôtel, s'élève à l'emplacement d'un ancien château fort féodal. Ce dernier est reconstruit par Claude de La Fayette en 1550, mais seulement la partie sud de cet édifice subsiste. Une nouvelle reconstruction intervient sous le marquis de Briqueville entre 1780 et 1785. En 1813, le château devient la propriété d'Augustin de Talleyrand-Périgord, qui possédera également celui de Montsoult. Georges Provost qui rachète le domaine en 1906 ne juge pas le château digne d'intérêt, et le fait presque entièrement raser. Il fait construire à la place un pavillon de forme cubique, de modestes dimensions. La plupart des bâtiments aujourd'hui présents sur le domaine ne datent que de l'époque que le château accueillait déjà un hôtel, et ont été construits entre 1964 et 1989. Les anciens communs, transformés en ferme au début du XXe siècle, sont utilisés comme centre équestre.
  • Manoir de Montbrun, rue du Richebourg : C'est une grande maison d'un étage avec une façade de cinq travées et un toit à deux croupes, datant de 1836. Le nom vient d'un ancien fief, situé près de la limite avec la commune de Montsoult. [17].
  • Manoir Notre-Dame, rue du Richebourg : Son nom actuel lui vient des sœurs de Saint-Joseph-de-l'Apparition, qui rachètent ce grand manoir cossu en 1952 pour y installer une maison de convalescence. Le manoir actuel, a été édifié en 1905 pour Germain Fourcade, par l'architecte Georges Guyon qui réalisa également « La Cerisaie » à Montsoult. Précédemment existait à cet emplacement une construction du XVIIIe siècle ayant appartenu au baron Honoré-Nicolas-Marie Duveyrier, premier président de la cour d'appel de Montpellier et décédé à Maffliers en 1839. M. Fourcade opte pour un mélange entre le style régional de l'époque, qui fait surtout appel à la meulière en réunion avec la brique ou la pierre de taille, et le style néo-normand, s'exprimant par des façades en pans de bois. On les trouve sur le second étage et les pignons, les toitures, à forte pente, ont une forme complexe et sont garnies de nombreuses lucarnes. Un annexe construit par les religieuses en 1960 adopte également le style néo-normand, pour obtenir une parfaite harmonie avec l'édifice du début du siècle[17]. En 2010, la municipalité en fait l'acquisition afin d'y transférer la mairie et d'ouvrir le magnifique parc à tous[réf. nécessaire].
  • Ancien relais de poste, rue de la Ferme : Appelé également la Grande Ferme, c'est un grand complexe de bâtiments agricoles avec corps de logis, construits pour la plupart en 1815 pour Augustin de Talleyrand-Périgord, propriétaire du château de Maffliers. La ferme passe entre les mains de Georges Provost en même temps avec le château. Le colombier-porche donnant accès à la cour date de 1610[17].
  • Le Prieuré, 10 rue de la Ferme : Cette maison du XVIe siècle n'a jamais été un prieuré, mais tient son appellation du fait des visites fréquentes que reçut sa propriétaire en 1600, Marie Mottier de La Fayette, de la part des frères Capucins : son fils François Leclerc du Tremblay est en effet entré dans cet ordre. Sous son nom en religion père Joseph, il entre dans l'histoire pour avoir fondé l'ordre des filles du Calvaire et pour avoir servi de conseiller au cardinal de Richelieu. Le père Joseph fait aménager au sous-sol une petite chapelle pour recueillir la dépouille de son père, devenu calviniste et ne pouvant être enterré sur le cimetière paroissial. Après la Révolution française, la maison sert pendant quelque temps d'école[17].
  • Manoir de la Delphinière, rue Notre-Dame-des-Champs : Cette grande maison bourgeoise de style classique avec son toit à la Mansart a accueilli Madame de Staël pendant trois mois en 1803, connue alors surtout pour avoir écrit Delphine un an auparavant. Au XXe siècle, le manoir a abrité le Centre européen de recherches médicales et biologiques. Il est aujourd'hui subdivisé en appartements[17], mais conserve la grille d'entrée sur la cour et les deux pavillons de garde.
  • Croix de Maffliers, rue de Beaumont : La petite croix en bois d'une facture simple se dresse au sommet d'un fût monolithique d'une longueur remarquable[17].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maffliers au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail, « Communes limitrophes de Maffliers » .
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 422.
  4. Jean-Pierre Auger, « Le prieuré Grandmontain du Meynel », sur [1], Initiatives et Actions pour la Sauvegarde de l’Environnement et des Forêts (IASEF), (consulté le 6 octobre 2017), p. 5.
  5. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  6. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  7. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  8. « L’UMP change de tête à Maffliers », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. Jérôme Cavaretta, « Jean-Christophe Mazurier en tête », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. Notice no PA00080111, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Dominique Foussard, « Maffliers - Notre-Dame des Champs », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 174-175 (ISBN 9782953155402).
  17. a b c d e f et g Pierre Autin, Daniel Baduel, Yves Breton et M. Johnson, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Maffliers », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 946-95 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éliane Beau et Jean-Pierre Beau, Histoire de Montsoult et de Maffliers : Seigneurs et barons de Maffliers - Montsoult - Béthemont ; notes historiques sur les pays voisins : Villaines et Nerville, éd. du Valhermeil, , 415 p. (ISBN 2905684666), p. 15-209

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]