Le Mesnil-Aubry

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Le Mesnil-Aubry
La mairie du Mesnil-Aubry.
La mairie du Mesnil-Aubry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Fosses
Intercommunalité Communauté d'agglomération Roissy Porte de France
Maire
Mandat
Hervé Dezobry
2014-2020
Code postal 95720
Code commune 95395
Démographie
Gentilé Mesnilois
Population
municipale
908 hab. (2012)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 00″ N 2° 24′ 00″ E / 49.05, 2.449° 03′ 00″ Nord 2° 24′ 00″ Est / 49.05, 2.4
Altitude 106 m (min. : 89 m) (max. : 127 m)
Superficie 6,64 km2
Localisation

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Le Mesnil-Aubry
Liens
Site web http://www.le-mesnil-aubry.fr

Le Mesnil-Aubry est une commune française du Val-d'Oise située dans le Pays de France, à environ 20 km au nord de Paris. Ses habitants sont les Mesnilois(es).

Ce village-rue a conservé des maisons anciennes autour de l'église Notre-Dame, flanquée d'un imposant clocher.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Aubry est un village-rue situé sur la route Paris-Chantilly, au cœur de la plaine de France.

La commune est limitrophe d'Écouen, Ézanville, Attainville, Villiers-le-Sec, Mareil-en-France, Fontenay-en-Parisis et Le Plessis-Gassot.

Communes limitrophes du Mesnil-Aubry[1]
Villiers-le-Sec Mareil-en-France
Attainville du Mesnil-Aubry[1] Fontenay-en-Parisis
Ézanville Écouen Le Plessis-Gassot

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mesnillum Alberici au XVIe siècle, Maisnilum Auberti[2].

« Mesnil », est un toponyme très répandu en France. À partir de Mansionem, le bas latin a créé un nouveau terme dérivé du mot latin mansionile[3], diminutif de mansio, demeure, habitation, maison. Le vocable est devenu en français médiéval maisnil, mesnil, « maison avec terrain »[4]. La seconde partie du nom provient de l'anthroponyme Albéric, Albéric Maunourry ayant obtenu en 1150 de l'évêché de Paris la jouissance d'une terre labourable sur le site de l'actuelle commune[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune conserve des traces d'occupation dès la période gauloise.

Un village, possession de l'abbaye Saint-Martin-des-Champs, est attesté au XIIIe siècle. Domaine de la Couronne au XVIe siècle, la seigneurie est cédée au connétable Anne de Montmorency en 1554 qui y laissera une profonde empreinte. Au XIXe siècle, le village vit essentiellement de la culture céréalière.

Jehan Pluyette fut curé du Mesnil-Aubry de 1456 à 1474.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Mesnil-Aubry fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008[6]), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[7],[8].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Hervé Dezobry[9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 908 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
651 626 631 621 550 543 513 501 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424 462 418 376 384 449 446 473 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
463 421 408 449 466 504 490 498 556
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
511 509 477 500 693 757 924 962 924
2012 - - - - - - - -
908 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité-de-la-Vierge ou Notre-Dame.
L'église de la Nativité-de-la-Vierge ou Notre-Dame.

Le Mesnil-Aubry ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

L'Église de la Nativité-de-la-Vierge (classée monument historique par liste de 1840[12]) se compose : d'une haute nef aveugle de quatre travées avec deux collatéraux ; d'un chœur polygonal sans collatéraux ; et d'un clocher latéral s'élevant au-dessus de la première travée du collatéral nord. L'église, de dimensions très généreuses par rapport à la faible importance du village, a été construite au XVIe siècle, en deux campagnes de travaux distinctes : une première phase commencée en 1531, typique de la première Renaissance et encore influencée par le style gothique flamboyant ; puis une seconde phase de 1554 à 1582, commanditée par le connétable Anne de Montmorency. De ce fait, il n'est pas étonnant que le premier niveau de la façade soit une citation de l'avant-corps central de l'aile nord de son château d'Écouen, principale réalisation Renaissance dans la région. La seconde campagne est attribuée au maître-maçon Nicolas de Saint-Michel : la nef et le bas-côté sud sont couverts de voûtes à liernes et tiercerons, le chœur est voûté en étoile. Le clocher se présente comme une grosse tour carrée massive typique de la seconde Renaissance, élevée à gauche du portail, flanquée de contreforts et couronnée d'une balustrade plus tardive. Le chevet à cinq pans est pourvue de hautes fenêtres en plein cintre, alors que les baies des collatéraux sont encore ogivales. À l'intérieur, les voûtes en étoile, sont particulièrement belles avec leurs nervures croisées[13],[14],[15]. Des dalles funéraires datant du XVe siècle au XVIIIe siècle sont disposées sur le sol et contre les murs. Parmi le mobilier classé, l'on peut citer une Vierge allaitante de la fin du XIVe siècle[16], une dalle funéraire gravée datée de 1422[17] et un banc d'œuvre du XVIIe siècle[18]. Une série de six vitraux du XVIe siècle représentent la Cène, le connétable de Montmorency et ses fils, sa patronne sainte Anne et son épouse Madeleine de Savoie, entourée de ses sept filles[19].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs fermes, dont certaines datent au moins en partie, du XVIIe siècle, qui sont faites de brique et de pierre. Pour la plupart d'entre elles, la façade sur rue correspond au logis. Rue des Marronniers se trouve une ferme dans la cour de laquelle a été construit un colombier des XVIIIe et XIXe siècles, et une autre qui présente un four doté d'une haute cheminée en brique datant du XIXe siècle[20].

La mairie, bâtie en calcaire et enduit de béton, a été construite au XIXe siècle sur un schéma assez simple. Un clocheton a été ajouté ultérieurement sur son toit, à l'aplomb de la travée centrale[20]. Après la déviation de la nationale, les commerces ont périclité. Le seul café restant, le « café de la Mairie », a été construit vers 1900. Son toit présente un croupe arrondie. L'hôtel des postes a quant à lui été bâti vers 1930, en pierre meulière et brique vernissée[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes du Mesnil-Aubry sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Albert Dauzat, Les noms de lieux, origine et évolution, Libraire Delagrave, Paris, 1926, p. 153.
  4. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton,‎ , 231 p. (ISBN 2862532207)
  5. « Historique », mairie du Mesnil-Aubry (consulté le 27 juillet 2015).
  6. Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008
  7. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  8. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  9. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  12. « Notice no PA00080126 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Dominique Foussard, « Le Mesnil-Aubry -Nativité de la Vierge », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 185-189 (ISBN 9782953155402).
  14. Mathon, Cavard et Baduel 1999, p. 224.
  15. « L’église Notre-Dame », sur Le Mesnil-Aubry (site officiel) (consulté le 20 novembre 2012).
  16. « Vierge à l'Enfant allaitante », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Dalle funéraire de Blanche de Popincourt, dame du Mesnil-Aubry », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Dossier et super-ciel du banc d'oeuvre », base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. « Série de six vitraux », base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. a et b Mathon, Cavard et Baduel 1999, p. 226.
  21. Mathon, Cavard et Baduel 1999, p. 227.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline Mathon, Jean-Claude Cavard et Daniel Baduel (photogr. Claude Adam), « Le Mesnil-Aubry », dans Le patrimoine des communes du Val-d’Oise, vol. I, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France »,‎ (ISBN 2-84234-056-6), p. 223-227.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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