Anthy-sur-Léman

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Anthy-sur-Léman
Anthy-sur-Léman
Hôtel de ville.
Blason de Anthy-sur-Léman
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Intercommunalité Thonon Agglomération
Maire
Mandat
Isabelle Asni-Duchêne
2020-2026
Code postal 74200
Code commune 74013
Démographie
Gentilé Anthychois
Population
municipale
2 198 hab. (2019 en augmentation de 6,08 % par rapport à 2013)
Densité 476 hab./km2
Population
agglomération
79 147 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 21″ nord, 6° 25′ 39″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 470 m
Superficie 4,62 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Thonon-les-Bains
(banlieue)
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sciez
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web anthy-sur-leman.fr

Anthy-sur-Léman (Anti en arpitan savoyard[1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Anthy-sur-Léman est membre de la communauté de communes du Bas-Chablais et de l'agglomération du Grand Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune a une superficie de 459 hectares dont 26 de bois. Elle est située au nord du département, dans la région du Chablais français sur la rive du lac Léman. Anthy-sur-Léman connaît un développement important lié à sa position géographique privilégiée et à la proximité de Thonon-les-Bains.

L'altitude est comprise entre 374 m au nord et 466 m au sud.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Anthy-sur-Léman est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Thonon-les-Bains, une agglomération intra-départementale regroupant 13 communes[5] et 79 147 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

La commune, bordée par un plan d’eau intérieur d’une superficie supérieure à 1 000 hectares, le Léman, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[10]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (64,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (48,3 %), terres arables (29,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,8 %), forêts (4,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %), prairies (0,5 %), eaux continentales[Note 3] (0,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Anti, selon la graphie de Conflans[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Catastrophes naturelles passées sur la commune :

  • le  : inondations, coulées de boue et mouvements de terrain ;
  • du 6 au  : tempête.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Modifications administratives de la commune :

  • 01/04/1998 : Anthy-sur-Léman passe du canton de Thonon-les-Bains-Est au canton de Thonon-les-Bains-Ouest ;
  • 01/01/1983 : Anthy-sur-Léman est rétablie ;
  • 01/01/1974 : Anthy-sur-Léman est rattachée à Thonon-les-Bains (fusion association) ;
  • 12/08/1971 : Anthy devient Anthy-sur-Léman ;
  • ? : Anthy-sur-Léman intègre la communauté de communes du Bas Chablais.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1884 Jean-François Brouze    
1908 1918 Édouard Frézier    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2001 Noël Duchêne    
mars 2001 mars 2008 Jacques Gorophal (1928-2015) DVG Retraité
mars 2008 mars 2014 Jean-Paul Vesin DVG Technicien
mars 2014 mai 2020 Jean-Louis Baur DVD Chef d'entreprise retraité
mai 2020 En cours
(au 28 mai 2020)
Isabelle Asni-Duchêne SE Secrétaire de direction

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est liée à la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard, au Québec.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 2 198 habitants[Note 4], en augmentation de 6,08 % par rapport à 2013 (Haute-Savoie : +7,33 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
333356362450529582533558590
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
566561614564541515476470473
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1982
4264194013693543754945791 121
1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 - -
1 3831 7671 8571 8661 9662 1312 198--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Barthélemy.

En 2014, Anthy-sur-Léman détient « deux fleurs » au classement national des villes et villages fleuris[19].

On y trouve la Pierre des Sacrifices, une pierre à cupules.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique des noms des communes savoyardes en arpitan : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne)
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
    .
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Thonon-les-Bains », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Genève - Annemasse (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  11. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Lexique Français : Francoprovençal du nom des communes de Savoie : Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou
    .
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).