Douvaine

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Douvaine
Douvaine
La mairie (février 2009).
Blason de Douvaine
Blason
Douvaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Sciez
Intercommunalité Thonon Agglomération
Maire
Mandat
Jean-François Baud
2014-2020
Code postal 74140
Code commune 74105
Démographie
Gentilé Douvainois
Population
municipale
5 716 hab. (2015 en augmentation de 14,96 % par rapport à 2010)
Densité 542 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 21″ nord, 6° 18′ 16″ est
Altitude Min. 421 m
Max. 520 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Liens
Site web douvaine.fr

Douvaine est une commune française de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Chablais. Elle fait partie de l'agglomération transfrontalière du Grand Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

 Douvaine et les communes voisines.
Douvaine et les communes voisines.

Située sur l'ancienne voie romaine, aujourd'hui RN 5, Douvaine fait partie du canton de Sciez, regroupant 25 communes dans le Bas Chablais et la Vallée Verte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Massongy Rose des vents
Chens-sur-Léman N Ballaison
O    Douvaine    E
S
Loisin

Ce sont plus de 40 000 véhicules qui traversent Douvaine chaque jour.[réf. nécessaire]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle est le carrefour de routes stratégiques. La RN 5 — appelée autrefois la voie impériale — menant de Genève à Thonon croise la RN 206 en direction d’Annemasse. Douvaine est située près de la frontière suisse, en partant de la place de la mairie, moins de 6 km sont à parcourir sur la RN 5 en direction de Genève, pour passer de Haute-Savoie au canton de Genève.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Douvaine possède plusieurs interprétations :

  • Thiu – Venna : terre marécageuse ;
  • Dir – Venna : vivier ;
  • Dovain : fosse.

La commune ou la paroisse sont mentionnées avec les noms suivants : Dovenum, Dovenoz, Dognevoz, Dovaine.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Dovan-na (graphie de Conflans) ou Dovêno / Dovênno (ORB)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

« Douvaine est occupé dès l'âge de bronze […]. À l'époque gallo romaine, c’est vraisemblablement un bourg d’une certaine importance. »

Douvaine a su se développer au fil des années pour devenir une ville moderne (ville Internet en 2000) et dynamique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Douvaine, au lendemain de l'Annexion de la Savoie à la France de 1860, devient le chef-lieu d'un canton, le canton de Douvaine[2]. Elle appartient, depuis 2015, au canton de Sciez, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 25 communes[3].

La commune est membre, avec dix-sept autres, de la communauté de communes du Bas-Chablais.

Douvaine relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[4].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1977 Jacques Miguet CDP puis DVD Docteur, conseiller général (1972-1985) et régional
initiateur des collections d'art contemporain du Conservatoire d'art et d'histoire d'Annecy
1977 1989 Jean Henri Gurliat    
1989 2008 Marcel Hauteville DVD[5]  
en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-François Baud DVD Retraité de l'enseignement[6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Douvainois[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 5 716 habitants[Note 1], en augmentation de 14,96 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
696 823 839 983 1 140 1 199 1 147 1 290 1 250
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 102 1 134 1 257 1 289 1 294 1 295 1 380 1 350 1 377
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 222 1 316 1 328 1 313 1 288 1 305 1 237 1 440 2 202
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
2 724 3 354 3 859 4 494 5 069 5 716 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Chablais… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Chablais, le Courrier savoyard.

Internet[modifier | modifier le code]

La ville de Douvaine a été récompensée pour sa politique Internet par le label « Ville Internet @@@@ » en 2000, puis trois l'année suivante[Note 2].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Douvaine comporte plusieurs monuments à découvrir :

  • Le Château de Troche[13].
  • Le Manoir Chapuis, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1995.
  • La Maison forte de Chilly. Elle a dû appartenir à l'apanage d'une famille noble de Chilly. Ce manoir date du XVe siècle. Il abrite aujourd'hui le restaurant étoilé « Ô Flaveurs ». Ex-voto classé monument historique en 1912[14].
  • Le Musée des Granges de Servette. Le musée des Granges de Servette (Douvaine-Chens-sur-Léman) expose une collection permanente de peintures et sculptures, s'enrichissant chaque année à la faveur d'une exposition temporaire (ouverture en juillet et août) [15]
  • Le Clocher de l'église de Douvaine. Il s'agit d'un clocher fortifié du XIIe siècle[14].
  • L'Ensemble regroupant une salle des fêtes, une place publique, une école maternelle, construits de 1971 à 1978 par Haüsermann Pascal (architecte) ; Le Merdy Patrick (architecte) et Haüsermann-Costy Claude (architecte). Labellisé Patrimoine XXe s.[16] le 10 mars 2003. L'ensemble de constructions publiques de forme rondes et bâties suivant la méthode du béton projeté sans coffrage est unique au monde[17]. Voulu en 1971 par le maire de l'époque, Jacques Miguet, le projet initial de « Ville évolutive » comprenait d'autres bâtiments publics, un restaurant et une piscine olympique, autour de ces bâtiments, le nouveau quartier conçu pour densifier la ville, devait accueillir de nombreuses habitations préfabriquées, en plastique, modulaires, évolutives, appelées Domobiles[18].
    • La Bulle, salle polyvalente construite entre 1973 et 1976, créée par l'architecte suisse Pascal Haüsermann et Patrick Le Merdy répondant au style de l'architecture prospective. Son nom, né de l'usage des Douvainois, lui vient de son dôme d'origine de couleur bleue, remplacé en 1983 par un toit en zinc.
    • L'école maternelle publique, construite entre 1976 et 1978, elle est l’œuvre intégrale de l'architecte Claude Costy.
    • Le Préau de l’école primaire publique, construit en 1976 par l'architecte Pascal Haüsermann, dernier vestige de ce qui devait être la place publique. Deux à l'origine, ils devaient servir d'arcades pour des commerces, s'inspirant de la vieille ville d'Annecy.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune a obtenu le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules-Étienne Joseph (1834-1901), barnabite, aumônier militaire sous Mac-Mahon en 1870, puis curé de Saint-Joseph des Eaux-Vives (Genève), enfin fondateur et directeur de l'orphelinat de Douvaine (Haute-Savoie), chevalier de la Légion d'honneur. Né à Delle, il est mort à Douvaine.
  • Pierre-Louis Genoud (1860-1945), prélat catholique, évêque de Guadeloupe et Basse-Terre, né à Douvaine.
  • Jean Rosay (1902-1945), curé de la paroisse pendant la Seconde Guerre mondiale, passeur et résistant, Juste parmi les nations.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Douvaine

Les armes de Douvaine se blasonnent ainsi :

D'or à une tête de loup de gueules, accompagnée en pointe d'un lac ondé d'argent, chaussé d'azur chargé à dextre d'une grappe de raisin du champ et à senestre d'une gerbe de blé du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Le palmares des Villes Internet (1999 à aujourd'hui) sur le site officiel de l’association « Ville Internet » indique pour Douvaine[12] :
    • 2000 « @@@@ »
    • 2001 « @@@ »
    .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. Notice communale de Douvaine sur le site de l'EHESS.
  3. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  4. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 22 mars 2015).
  5. Annuaire des mairies de Haute-Savoie (74) [1]
  6. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie,74/douvaine,74105/
  7. « Douvaine », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 22 mars 2015), Ressources - Les communes.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Liste des Villes Internet » (consulté le 6 juillet 2015) (année à sélectionner)
  13. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 63.
  14. a et b Patrimoine remarquable de la commune de Douvaine. Association de Développement Touristique du Pays du Léman.
  15. http://www.granges-de-servette.com
  16. « Liste des édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle en Rhône-Alpes » (consulté le 28 juillet 2015)
  17. « Douvaine fait des bulles, l’épopée prospective de Claude et Pascal Häusermann en Bas-Chablais, Mémoire de Maïlis Favre Université de Genève », (consulté le 28 juillet 2015)
  18. « Domobiles d'Häusermann sur la base ressources du Frac Centre » (consulté le 27 juillet 2015)
  19. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).