Années 1150

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Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

  • Les États-cités yorubas commencent à fleurir au Nigeria[1].
    • Au milieu du XIIe siècle, un roi des Yorouba aurait envoyé son fils, le prince Evéka, chez les Edo, peuple très primitif vivant au sud d’Ifé. Evéka s’impose aux Edo et fonde la ville de Bénin.
    • La ville de Bénin est entourée d’énormes fortifications de terre, avec un dénivelé de 17 m entre le fond du fossé et le sommet du remblai.
  • Fin de la dynastie des Hammadides détrônée par les Almohades au Maghreb.

Amérique[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Culture et religion[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]


Religion[modifier | modifier le code]

  • En Syrie, Nur ad-Din se pose en champion de l’islam contre ses ennemis intérieurs et extérieurs : défenseur de l’orthodoxie sunnite, il prend des mesures contre les chiites d’Alep, fonde des écoles (medersas) et favorise les fondations de communautés de sûfîs (hanaqah), tandis que prêcheurs et poètes dénoncent la collusion des hétérodoxes avec les Francs.
  • Les Almohades obligent les derniers chrétiens d’Afrique du Nord à se convertir à l’Islam. Ceux qui refusent sont mis à mort. Seules subsistent de rares communautés qui ont trouvé refuge dans les montagnes.
  • Introduction de la religion cathare. Elle se répand d’abord en Allemagne et dans le Nord de la France avant de s’implanter en Italie (Lombardie, Toscane, Marches), en Catalogne et en Languedoc (Albigeois). En Languedoc, les hérétiques reçoivent l’appui des seigneurs locaux et profitent de l’infériorité morale du clergé méridional. Ils s’imposent grâce à l’action des parfaits, vivant d’aumônes, qui répandent l’instruction et les soins médicaux, et grâce aussi à la tolérance du comte Raymond VI de Toulouse. Ils organisent dans le Lauragais (Fanjeaux, Montréal, Laurac) une véritable Église avec six évêchés soutenus par l’aristocratie locale et le peuple. La doctrine cathare se rattache au manichéisme oriental, opposant deux principes fondamentaux, le bien et le mal, et le monde de la matière à celui de l’esprit. La masse des adeptes n’est soumise à aucune obligation particulière ; les parfaits, en revanche, mènent une vie très austère, répandant la doctrine et réconciliant les pécheurs à leurs derniers instants par le consolamentum.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Salmon, Nouvelle introduction à l'histoire de l'Afrique, L'Harmattan (ISBN 9782296032651, lire en ligne)
  2. (en) Aedeen Cremin, Archaeologica: The World's Most Significant Sites and Cultural Treasures, Frances Lincoln, (ISBN 9780711228221, lire en ligne)
  3. (en) Hiroshi Takayama, The Administration of the Norman Kingdom of Sicily, BRILL, (ISBN 978-90-04-09865-7, présentation en ligne)
  4. Tuomas M. S. Lehtonen, Les élites nordiques et l'Europe occidentale : (XIIe-XVe siècle) : actes de la rencontre franco-nordique organisée à Paris, 9-10 juin 2005, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859445775, présentation en ligne)
  5. Béatrice Leroy, L'aventure séfarade, Flammarion, (ISBN 9782080812537, lire en ligne)