Économie du Qatar

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Drapeau du Qatar Qatar
Indicateurs économiques
Image illustrative de l’article Économie du Qatar
Doha, capitale économique et politique du Qatar

Monnaie Riyal qatari
Année fiscale 1er Avril - 31 Mars
Organisations internationales OPEP, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en augmentation 166,3 milliards de US$ (2017)
Produit intérieur brut en PPA en augmentation 341,7 milliards de US$ (2017)
Rang pour le PIB en PPA total : 53e par tete : 1e
Croissance du PIB en augmentation 2,5 % (2017)
PIB par habitant en PPA en augmentation 124 900 US$ (2017)
PIB par secteur agriculture : 0,2 %
industrie : 50,3 %
services : 49,5 % (2017)
Inflation (IPC) 0,9 % (2017)
Pop. sous le seuil de pauvreté Pas de donnée
Indice de développement humain (IDH) en augmentation 0,856, 33e (2015) [1]
Population active 1,953 million (2017)
Taux de chômage Decrease Positive.svg 0,6 % (2017)
Commerce extérieur
Exportations en diminution 56,26 milliards de US$ (2017)
Principaux clients En 2016 :
Drapeau du Japon Japon 20 %
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 15,5 %
Drapeau de l'Inde Inde 13,1 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 8,2 %
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 5,5 %
Importations Decrease Positive.svg 26,69 milliards de US$ (2017)
Principaux fournisseurs en 2016 :
Drapeau des États-Unis États-Unis 13,7 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 9,8 %
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 9,2 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 8,6 %
Drapeau du Japon Japon 7,2 %
Finances publiques
Dette publique Increase Negative.svg 56,8 % du PIB
Dette extérieure Increase Negative.svg 168 milliards de US$ (2017)
Recettes publiques 41,47 milliards de US$ (2017)
Dépenses publiques 54,97 milliards de US$ (2017)
Sources :
https://www.cia.gov/library/Publications/the-world-factbook/geos/hk.html

L’économie du Qatar se trouve parmi celles qui connaissent le plus fort taux de croissance du monde avec, entre 2000 et 2004 un taux égal à 18,9 %. Le pays a intégré l'OMC le 13 janvier 1996.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Avec une population d'environ 2 millions d'habitants, le Qatar représente un marché réduit. Les productions d'hydrocarbures assurent une rente confortable, et pourtant l'État Qatari tente de diversifier son économie par de nombreux investissements à l'extérieur du pays. Le minuscule émirat engloutit peu à peu les fleurons de l'économie mondiale. Mastodonte financier, il distribue aussi ses largesses aux habitants, qui jouissent d'un haut niveau de vie.

En 2001, le PIB (PPA) du Qatar dépasse 10,6 milliards de dollars, soit 18 789 dollars par habitant. Avec de tels chiffres, et un IDH de 0,826, le Qatar était un pays riche, mais moins que nombre d'États occidentaux.

En 2013, avec un PIB (nominal) de 105 000 dollars par habitant, le Qatar passe à la première place mondiale due à sa rente en hydrocarbure et à la conversion réussie de son économie. Le Qatar devient de moins en moins dépendant de son pétrole.

L'économie traditionnelle[modifier | modifier le code]

Le Qatar est une péninsule placée au cœur du Golfe Persique, entre la Perse (Iran) et l'Arabie d'une part; entre le Proche-Orient et les Indes d'autre part. Cela explique que, traditionnellement, les Qatari étaient des navigateurs et des commerçants dynamiques (Boutres). La pêche et le commerce des perles est resté longtemps une activité économique dynamique. L'agriculture, qui n'emploie guère que 3 % de la population active pour 1 % du PIB, n'est qu'un secteur économique marginal à cause de l'extrême aridité du territoire, la quasi-totalité de l'eau potable consommée localement étant le résultat du dessalement de l'eau de mer réalisé par des usines modernes.

Le puissant secteur des hydrocarbures[modifier | modifier le code]

Le gaz naturel[modifier | modifier le code]

Le pays dispose des 3 plus grandes réserves prouvées de gaz du monde après l’Iran et la Russie ; elles représentent 13,3 % des réserves mondiales[2]. Le gigantesque gisement de North Dome, à 70 km de la côte nord-est, en détient la quasi-totalité : 896 000 milliards de pieds cubes, soit 25 400 milliards de mètres cubes[3]; ce qui correspond à plus d’un siècle d’exploitation[2]. Le Projet Dolphin est un accord d'exportation de ce gaz vers les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn.

Le pétrole[modifier | modifier le code]

Le pétrole, découvert en 1939 à Dukhân, est une des principales sources de revenus du Qatar. À fin 2013, les réserves prouvées de pétrole du pays sont estimées à 25,1 milliards de barils (2,6 milliards de tonnes), soit 1,5 % des réserves prouvées mondiales[2]. La production pétrolière en 2013 est de 1 995 000 barils par jour[2].

Les industries de transformation des hydrocarbures[modifier | modifier le code]

En 2010, le Qatar sera le premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), le principal fournisseur des États-Unis, de l’Europe occidentale et de l’Asie (Japon, Corée, Inde). En 2015, il deviendra le 1er producteur du Gas to Liquid (GTL que l’on retrouve dans le diesel, le naphte et les lubrifiants, et prévoit d'investir dans ce but près de 90 milliards de dollars. Le Qatar investit également dans des unités de production de polyéthylène (plastique) et de carburants propres.

La place boursière[modifier | modifier le code]

Le Qatar a pour ambition de fonder une nouvelle Bourse de l’énergie, indépendante des places de New York, Londres et Singapour. Le principal adversaire des projets de l'Emirat est l'Arabie Saoudite, qui ne souhaite pas perdre sa primauté au bénéfice d'efforts d'intégration régionale.[réf. nécessaire]

Une rente financière[modifier | modifier le code]

La baisse des cours du pétrole, liée à l'augmentation du volume produit par l'Arabie Saoudite pour faire baisser le cours et provoquer l'arrêt de l'exploitation de schiste des États-Unis, afin de rendre les puits caduques (les puits doivent être utilisés rapidement après leurs ouvertures), provoque au Qatar pour la première fois, un début d'endettement, la rente devenue trop faible.

Les entreprises du Qatar[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2018, le Qatar annonce officiellement la fusion de Qatargas et RasGas sous le nom Qatargas, qui vise à créer un géant énergétique unique au niveau mondial[4].

Le 4 janvier 2018, le Qatar approuve un projet de loi autorisant des investisseurs étrangers à détenir 100 % des parts d'une entreprise, afin notamment de stimuler les revenus non-énergétiques. Les investisseurs étrangers pourront posséder des sociétés dans presque tous les secteurs de l'économie, mais ils ne seront pas autorisés à acheter des biens immobiliers ou des franchises. Le projet de loi vise à augmenter les recettes fiscales, à protéger les investisseurs étrangers et locaux et à renforcer la position du pays sur les indicateurs économiques mondiaux[5].

Secteur de la construction[modifier | modifier le code]

On estime que le Qatar dépense l'équivalent de 62 milliards de livres sterling (70 milliards d'euros) de ses richesses en gaz et en pétrole dans la construction d'infrastructures de transport, d'hôtels, de stades et d'autres installations avant la Coupe du monde de football de 2022 qui se déroulera au Qatar.

Des centaines de milliers d'Indiens travaillent au Qatar, où 1,2 million de migrants sont employés[6]. Le Népal a la deuxième plus grande main-d'œuvre migrante au Qatar après l'Inde et son économie dépend fortement de l'argent envoyé par ses travailleurs migrants. En 2012, la Banque mondiale a calculé que les envois de fonds représentaient 22 % de l'ensemble de la production économique du Népal et ce chiffre est en augmentation[7]

En 2013, la plupart des dispositions prises par les entrepreneurs sont en violation de la réglementation locale qui établit des normes élevées pour le logement des travailleurs, ne permettant aux entreprises de loger plus de quatre travailleurs dans la même salle, interdisant l'utilisation de lits superposés et obligeant les employeurs à assurer l'eau potable, la climatisation et ventilation adéquate dans tous les logements[6].

Plus de 700 travailleurs indiens sont décédés au Qatar entre 2010 et 2012 et 82 travailleurs indiens sont morts au cours des cinq premiers mois de l'année 2013 (1460 se sont plaints sur la même période à l'ambassade des conditions de travail et de problèmes consulaires[6].) 70 ouvriers de la construction népalais sont par ailleurs morts sur les chantiers de la coupe du monde depuis le début de 2012[7].

Le commerce extérieur excédentaire mais déséquilibré[modifier | modifier le code]

Les exportations[modifier | modifier le code]

La balance commerciale est traditionnellement excédentaire. En 2004, les exportations atteignent environ 67 milliards de rials et les importations 22 milliards de rials.

Les importations[modifier | modifier le code]

Le Qatar importe l'intégralité de ses matières premières hors hydrocarbures et 90 % de sa consommation alimentaire.

Les investissements à l'étranger[modifier | modifier le code]

Sachant que les ressources en hydrocarbures ne sont pas illimitées, le Qatar compte diversifier son économie le plus possible par de nombreux investissements dans le monde.

Investissements au Royaume-Uni :

Investissements en France :

Tourisme[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://hdr.undp.org/en/countries/profiles/QAT
  2. a, b, c et d BP Statistical Review of World Energy June 2014. http://www.bp.com/content/dam/bp/pdf/Energy-economics/statistical-review-2014/BP-statistical-review-of-world-energy-2014-full-report.pdf
  3. Oil & Gas Journal, 1er janvier 2011
  4. « Qatar: un géant gazier naît de la fusion de deux entreprises étatiques | Techniques de l'ingénieur », Techniques de l'Ingénieur,‎ (lire en ligne)
  5. « Qatar: les investisseurs étrangers pourront posséder une entreprise », sur FIGARO, (consulté le 4 janvier 2018)
  6. a, b et c Indian labourers working on construction sites in Qatar reveal abuse, sur theguardian.com. 27 septembre 2013
  7. a et b Qatar World Cup 2022: 70 Nepalese workers die on building sites sur theguardian.com. 1 octobre. 2013

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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