Qatar Petroleum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Qatar Petroleum

Description de l'image  Qatar Petroleum.jpg.
Dates clés 1974
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Drapeau du Qatar Doha (Qatar)
Direction Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah (Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Energie et de l’Industrie)
Activité Groupe pétrolier
Produits pétrole, gaz naturel, lubrifiant, produits pétrochimiques
Filiales Gulf Helicopter Co.
Qatar Petrochemical Co.
Industries Qatar Q.S.C
Qatar Terminal Co. Limited, Qatargas, RasGas
Site web http://www.qatargas.com

Qatar Petroleum (QP) est la compagnie pétrolière nationale du Qatar. La compagnie produit à la fois du pétrole et du gaz, de l'exploration à la production ; le raffinage, le transport, et le stockage. Son dirigeant actuel Abdullah Bin Hamad Al-Attiyah, est aussi le ministre qatari de l'Énergie. Les activités de la QP sont directement liées avec les agences gouvernementales et les autorités de régulation. Les revenus pétroliers et gaziers représentent 60 % du Produit intérieur brut national. La société est le troisième groupe pétrolier mondial en termes de réserves cumulées de pétrole et de gaz[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale et la chute de l'Empire ottoman, le Qatar tomba dans la sphère d'influence britannique et la première concession onshore au Qatar fut attribuée en 1935 à l'Anglo-Persian Oil Company (APOC), précurseur de la British Petroleum. L'APOC créa une filiale, Petroleum Development (Qatar) Ltd. (PDL), afin d'exploiter cette concession. PDL fut ultérieurement renommée Qatar Petroleum Company (QPC). Le premier puits, Dukhan 1, fut foré en 1939, mais la Seconde Guerre mondiale freina son développement jusqu'en 1947 avant les premières exportations de pétrole en 1949. Les premières concessions offshore furent attribuées en 1949 à deux compagnies américaines, la Superior Oil Company et la Central Mining & Investment Co. En 1952, la Shell Company-Qatar (SCQ) acheta les droits d'exploration sur la majorité de l'offshore qatari. En 1960, les champs de Idd Al-Shargi et Maydan Mahzam ont été découverts. Le plus grand champ offshore, Bul Hanine, a été découvert en 1970 et son début d'exploitation date de 1972. Qatar Petroleum a été créée en 1974 en conséquence de la nationalisation de l'industrie pétrolière. En 1973, l'État qatari prit une part de 25 % dans les concessions onshore de QPC et dans les concessions offshore de SCQ, et accrut sa part dans les deux sociétés à 60 %. En 1976, la QP prit le contrôle total des concessions onshore de QPC et l'année suivante des concessions offshore de SCQ.

Une production pétrolière adulte[modifier | modifier le code]

Le Qatar est le plus petit producteur membre de l'OPEP, bien que sa production soit encore non négligeable avec 1.1 million de barils par jour (dont 815,000 bpd de pétrole léger). Les réserves pétrolières du Qatar, estimées en janvier 2011, sont de l'ordre de 25.2 gigabarrils.

La production est arrivée à maturité dans les années 1980 et s'est depuis stabilisé avec l'ouverture de quelques nouveaux puits exploités par les majors occidentales. Pour anticiper un déclin annoncé, le Qatar a lancé un programme de modernisation de ses infrastructures, incluant la mise ne place de dispositifs d'Enhanced oil recovery (EOR), notamment sur le champ de Dukhan.


Une activité gaz naturel toujours en croissance[modifier | modifier le code]

C'est la production de gisements mixtes ou uniquement gaziers qui a permis l'industrialisation croissante (notamment dans la pétrochimie) et le développement du Qatar (avec des usines de dessalement de l'eau et production électrique). Le super-gisement de North Dome a été découvert en 1971. Le caractère exceptionnel du gisement a été révélé après-coup, lorsque des forages plus conséquents révélèrent des réserves en gaz de l'ordre du trilliard de m3, et qui permettent au Qatar de disposer des troisièmes réserves en gaz du monde après la Russie et l'Iran. La production de gaz naturel a augmenté de façon importante dans la dernière décennie, notamment avec le développement de la filière LNG à partir de 1997 : en 2005, Qatar a produit trois fois plus qu'en 1995. En 2006, le Qatar est devenu le plus grand exportateur mondial de LNG devant l'Indonésie. Cette position s'est consolidée en mars 2007, avec l'achèvement du cinquième train de liquéfaction de RasGas, portant les capacités annuelles de liquéfaction à plus de 40 milliard de mètres cubes[2]. Les objectifs de production de QP pour 2012 s'élèvent à 8,7 Tcf, soit un niveau six fois supérieur à celui de 2005.

Raffineries et infrastructures de transport[modifier | modifier le code]

QP est l'exploitant du réseau national qatari d'oléoducs, qui relie les puits de productions à la raffinerie d'Umm Said (construite en 1953) et aux terminaux d'exportation sur Halul Island et Ras Laffan.

Le raffinage est effectué par la National Oil Distribution Company (NODCO), filiale de QP créée en 1968.

Projet Dolphin[modifier | modifier le code]

Qatar Petroleum est membre du projet Dolphin Gas, qui vise à connecter les réseaux de gazoducs d'Oman, des Émirats arabes unis et du Qatar[3].

Projet GTL[modifier | modifier le code]

Le Qatar a lancé le projet d'usine GTL Oryx (transformation de gaz en liquide) en collaboration avec Sasol-Chevron GTL. Le projet intégré Pearl GTL est aussi détenu majoritairement par la QP (à 51 %) avec le futur exploitant Shell (à 49 %).

Controverse[modifier | modifier le code]

La Qatar Petroleum a été l'objet d'une controverse fin 2006 lors de la révélation de fuites de gaz dues à une rupture de canalisation dans le village de Dukhan. La compagnie a préféré rassembler la population dans les infrastructures sportives de Dukhan plutôt que de procéder à l'évacuation. Si le vent avait tourné, cette décision aurait pu causer des centaines de morts et aucune enquête approfondie n'a été menée sur cet incident.

Filiales[modifier | modifier le code]

  • Qatar Petrochemical Company (QAPCO), fondée en 1974 comme coentreprise entre QP (84 %) et Chimie de France, et maintenant partagée entre Industries Qatar (80 %) et Total Petrochimie (20 %).
  • Qatar Fertiliser Company (QAFCO) fondée en 1969 comme coentreprise entre le gouvernemeent qatari, et Norsk Hydro pour produire de l'ammoniaque et de l'urée.
  • Qatar Vinyl Company (QVCb) (25,5 % ; actionnariat incluant QAPCO, Hydro, Arkema)
  • Qatargas (actionnariat incluant ExxonMobil, Total, Mitsui, Marubeni)
  • RasGas Companies (70 % ; 30 % pour ExxonMobil)
  • Qatar Chemical Company (51 % ; 49 % pour Chevron)

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]