Économie du Koweït

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Économie du Koweït
Image illustrative de l’article Économie du Koweït
Koweït City

Monnaie Dinar koweïtien
Année fiscale 1er avril- 31 mars
Organisations internationales OMC, OPEP
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en diminution 120,4 milliards de US$ (2017, est.)
Produit intérieur brut en PPA en augmentation 291,5 milliards de US$ (2017, est.)
Rang pour le PIB en PPA 59e
par tête : 15e
Croissance du PIB en diminution - 2,5 % (2017, est.)
PIB par habitant en PPA en diminution 66 200 US$ (2017, est.)
PIB par secteur agriculture : 0,4 %
industrie : 58,7 %
services : 40,9 % (2017, est.)
Inflation (IPC) 1,5 % (2017, est.)
Pop. sous le seuil de pauvreté N/A
Indice de développement humain (IDH) 0,9 (2010)
Population active 2,695 millions - dont 60 % de non-natifs (2017, est.)
Population active par secteur agriculture : N/A
industrie : N/A
services : N/A
Taux de chômage en stagnation 2,1 % (2017, est.)
Commerce extérieur
Exportations 95,46 milliards $ (2008)
Biens exportés pétrole
Importations 26,54 milliard $ (2008)
Finances publiques
Dette publique 29,6 % du PIB (2009)
Recettes publiques 26,1 milliard $ (2010)
Dépenses publiques 43,9 milliard $ (2010)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ku.html

L'économie du Koweït est une économie essentiellement liée aux exportations pétrolières.

90 % des recettes publiques du Koweït viennent du pétrole dont la production est assurée par la Kuwait Oil Company et le pays a, en 2005, déclaré avoir l'intention d'investir plus de 40 milliards de dollars dans les 15 prochaines années pour moderniser ses installations dans l'industrie pétrolière. Le Koweït est la troisième réserve mondiale de pétrole (8 à 10 % des réserves mondiales). La première des trois raffineries construites fut celle de Mina al Ahmadi en 1949. Le pays dispose de deux principaux ports et de trois terminaux pétroliers.

Après l'invasion irakienne de 1990 et les destructions lors de la seconde guerre du Golfe, l'économie du pays s'est rapidement reconstruite et connaît une situation financière très favorable. Mais l'économie du pays reste malgré tout fortement importatrice, la faiblesse de la demande intérieure et le manque de main-d'œuvre qualifiée sont autant de défis que le pays devra relever dans les prochaines années afin de préparer au mieux l'après-pétrole.

Sa force de travail compte en 2008 environ 2,225 millions de personnes dont 80 % ne sont pas koweïtiens.

Le tourisme n'est pas encouragé par le gouvernement koweïtien : la vie est très chère, en ce pays, ou presque tout doit être importé. les fortes chaleurs enregistrées toute l'année, et surtout pendant les périodes estivales, ou le thermomètre peut dépasser les 50 ° n'encouragent pas le tourisme, et encore moins le tourisme de masse. La vie urbaine se déroule en une vaste zone industrielle, qui peut paraître déprimante pour beaucoup. Les bâtiments et l'architecture sont récents, et plutôt standards. L'évocation du pétrole, ou du gaz, est partout présente et omniprésente, ainsi que celle des industries.

Économie pétro-chimique[modifier | modifier le code]

L'industrie pétrolière est prépondérante dans l'économie du Koweït qui dispose d'une infrastructure bien développée pour l'exportation de pétrole brut et de produits raffinés[1].

L'émirat est membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole créée en 1960.

Le Kuwait National Petroleum Company (KNPC), une filiale de la Kuwait Petroleum Corporation fondée en 1960, exploite des raffineries et des installations connexes à l'exportation. KNPC exploite les trois grandes raffineries du Koweït regroupées sur la côte du Sud du pays : Mina al-Ahmadi, Mina Shuaiba et Mina Abdallah (Mina Abdulla) d'une capacité globale d'une capacité totale de 920 000 barils par jour, dont 80 % vont à l'exportation et une quatrième est en projet[2]. Les recettes pétrolières représentent 90 % des revenus de l'émirat.

Le PIB du Koweït diminue de 2 % en 2017, principalement en raison de la baisse des prix du pétrole[3].

Réserves et productions d'hydrocarbures en 2013[modifier | modifier le code]

Pétrole[modifier | modifier le code]

Le Koweït possède des réserves prouvées de pétrole de 101,1 milliards de barils, soit 14 milliards de tonnes[4]. Ces réserves représentent 6 % des réserves mondiales, plaçant le pays au 6e rang international.

Avec 3,126 millions de barils/jour (3,7 % de la production mondiale), le Koweït est le 7e producteur au Monde de pétrole, avec des volumes légèrement inférieurs à ceux des Émirats arabes unis, de l'Iran et de l'Irak[4].

Gaz[modifier | modifier le code]

Les réserves prouvées de gaz naturel sont relativement plus modestes, elles s'établissent à 1 800 milliards de m3 (1 % des réserves mondiales) au 14e rang mondial[4].

L'émirat produit seulement 15,6 milliards de m3/an, soit 0,5 % de la production mondiale[4]. Depuis , le Koweït importe du gaz naturel liquéfié par méthaniers.

Activité agricole minime[modifier | modifier le code]

La superficie totale du pays 1 782 000 ha incorpore 9 500 ha de terres arables et 6 600 ha de cultures permanentes. La surface cultivée (terres arables + cultures permanentes, 16 100 ha) occupe donc 0,9 % de la superficie totale du pays[5].

Travailleurs étrangers[modifier | modifier le code]

Les ravailleurs étrangers sont majoritaires dans la population totale du pays. Ils le sont dans la population active depuis 1957. En 1980, ils représentaient déjà 70,86 % de la population active[6].

Plus de 3 millions de travailleurs étrangers vivent au Koweït. Les domestiques ne peuvent parfois pas repartir, sont peu payés et subissent des brimades[7]. 93 % des domestiques se voient confisquer leur passeport par leur employeur, ce qui permet à celui-ci de restreindre leurs déplacements[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Mina Al Ahmadi, Kuwait, Global Security
  2. (en) Historique de la Kuwait National Petroleum Co.
  3. Jean-Pierre Sereni, « Stagnation persistante des économies arabes - Les sombres prévisions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale », sur Orient XXI,
  4. a b c et d http://www.bp.com/content/dam/bp/pdf/Energy-economics/statistical-review-2014/BP-statistical-review-of-world-energy-2014-full-report.pdf
  5. FAO. Surface cultivée (terres arables + cultures permanentes). Aquastat. Période 2013-2017. Lu le 01/10/2018
  6. Abdul-Halim Joukhadar, Les étrangers au Koweit, Population, Année 1980, 35-1 pp. 57-82
  7. « Duterte menace de priver le Koweït des domestiques philippins », Algeria Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2018)
  8. « Koweït, le long calvaire des domestiques philippines », La Croix,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]