Économie de Chypre

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Chypre

Cet article décrit les composantes principales de l’économie de Chypre et fournit quelques statistiques importantes sur cette économie.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le secteur traditionnel agricole de type méditerranéen souffre d'une sécheresse persistante. Seuls 15 % du territoire est cultivé. Les principales productions sont la pomme de terre, le raisin, le citron, l’orge, le blé, la caroube et l’olive. L'élevage constitue un secteur important (ovins, caprins, porcs) mais la pêche est peu développée.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Les performances de l'économie chypriote sont bonnes, malgré l'héritage de la domination coloniale britannique et les conséquences de l'intervention obligatoire Turque de 1974, dont l'impact a été très important, en particulier sur les déplacements de population.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Chypre tire parti de ses atouts touristiques mais le secteur hôtelier demande des investissements. Le tourisme représente 15 % du PIB. Le secteur financier est durant plusieurs années en fort développement. Le pays est une place offshore « au secret bancaire conciliant » qui attire les Russes et tire l'essentiel de ses revenus des services financiers[1].

En 2013, le secteur bancaire est fortement touché par son exposition à la dette grecque. La crise qui touche rapidement toute l'économie de l'île, entraîne le blocage des dépôts bancaires[1]. Les banques chypriotes ne seront pas sauvées et leurs déposants, notamment les entreprises chypriotes y perdront la plus grande partie de leur trésorerie[2].

Chypre dans l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Chypre est le plus riche des nouveaux membres entrés en 2004 dans l'Union européenne[réf. nécessaire]. Le 1er janvier 2008, elle est intégrée à la zone euro. Paradoxalement, le produit intérieur brut (PIB) de Chypre est constitué à 85% de revenus bancaires liés à une activité offshore qui permet notamment aux entreprises européennes d'échapper à leur fiscalité nationale, les encours bancaires représentant près de 8 fois le PIB local[2].

L'Union européenne s'est engagée à verser 259 millions d'euros d'aide dans la zone d'occupation turque. Néanmoins, le 22 novembre 2011, le gouvernement chypriote (seule autorité internationalement reconnue comme légitime sur l'ensemble de l'île) annonce avoir besoin de 17 milliards d'euros pour la période 2012-2016.

Rôle en tant que centre financier[modifier | modifier le code]

Suite à la dislocation de l'URSS en 1990 et 1991, le renouveau de l'économie Russe a entrainé un nouvel apport financier pour l'île de Chypre[3].

Ces dernières années Chypre a manifesté son intérêt face aux investissements étrangers soutenu par la libéralisation des régulations qui auparavant faisaient obstacle aux investissements directs. Avec une telle attitude positive vers les investissements directs internationaux, Chypre a acquis une réputation de centre international des affaires[4].

Au niveau du marché boursier, les investisseurs établis dans l'Union européenne ont la possibilité d’investir dans des sociétés cotées à la bourse de Chypre sans montant minimum de capital et sans limite de pourcentage de participation excepté pour le secteur bancaire dont la prise de participation ne peut pas excéder 50%[5].

Pour ce qui est des devises convertibles, l’autorité boursière de Chypre (CYSEC) est l’autorité de surveillance du marché des changes en vertu de l’article 59 de la Loi de LAB/CFT. De grands courtiers Forex sont réglementés par l’autorité boursière de Chypre (CYSEC) leur octroyant ainsi une licence d'exploitation pour l’Union européenne (UE)[6],[7].

Principaux chiffres[modifier | modifier le code]

  • PIB total : 16,9 milliards de €.
  • Croissance annuelle (1987-1997) : 5 % en 2005 : 3,8 %
  • PIB par habitant : 14 675 $ en 2000, 18 000 € en 2004
  • Taux d'inflation : 3,2 % (2000) 2,5 % en 2005
  • Taux de chômage : 3,6 % (2005)
  • Importations : 3 685 millions de $
  • Exportations : 1 061 millions de $

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Chypre cherche toujours son modèle économique, Marie Charrel, lemonde.fr, 15 mars 2014
  2. a et b Didier Dufau, L'étrange désastre. Le saccage de la prospérité, CEE, 2015, p. 60 et suiv.
  3. Alain Blondy, « Modernité et insularité en Méditerranée », sur cdlm.revues.org,‎ (consulté le 3 juin 2016)
  4. « L'élargissement de l'Union européenne: Stratégie pour l'implantation de la grande distribution française à Chypre. », sur http://catarina.udlap.mx/ (consulté le 1er juin 2016)
  5. Export Entreprises SA, « Chypre : Investir », sur http://www.bmcetrade.co.ma/fr,‎ dernières mises à jour en mars 2016 (consulté le 25 mai 2016)
  6. Comité d'experts sur l'évaluation des mesures de lutte contre le blanchiment des capitaix et le financement du terrorisme (Moneyval), « Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme - Chypre », sur https://www.coe.int/,‎ (consulté le 14 mai 2016)
  7. FX Empire, « Brokers Réglementés CySEC », sur http://www.fxempire.fr/ (consulté le 28 mai 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]