Économie de la Martinique

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Économie de la Martinique
Indicateurs économiques
Monnaie Euro
Organisations internationales Union européenne
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 8,82 milliards d'€ courants (2015)
PIB par habitant en PPA 23 200 € courants (2015)
PIB par secteur agriculture : 3,1 % (2014)
industrie : 6,3 % (2014)
services : 84,4 % (2014)
Inflation (IPC) +2,0 % (2012)
Pop. sous le seuil de pauvreté 12 % (2004)
Indice de développement humain (IDH) 0.814 (2011)
Population active 166 112 (2012)
Population active par secteur agriculture : 5,2 % (2008)
industrie : 20,1 % (2008)
services : 74,7 % (2008)
Taux de chômage 18,0 % au sens BIT (2016)
Principales industries Raffinage du pétrole, Construction, Rhum, Ciment, Produits Alimentaires
Commerce extérieur
Exportations 1,102 milliards € (2015)
Biens exportés produits pétroliers raffinés (51,0%), agroalimentaire (12,4%), agriculture/pêche/aquaculture (21,5%) - chiffres 2012
Principaux clients Guadeloupe & Guyane (54,8 %), Métropole (36,0 %) - chiffres 2012
Importations 3,038 milliards € (2015)
Biens importés Produits pétroliers (31,0%), Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (14,2%), Produits des industries agroalimentaires (14,2%), Autres produits industriels (29,0%), matériels de transport (9,0%) - chiffres 2012.
Principaux fournisseurs Métropole (57%), Amérique du Nord (6 %), Union Européenne hors France (22%), Caraibes, Chine (15%) - chiffres 2015)
Sources :
Rapport annuel 2012 IEDOM Martinique (édition de juin 2013 - lien: http://www.iedom.fr/IMG/pdf/ra2012_martinique.pdf), Insee : Comptes économiques régionales Martinique 2015

L'économie de la Martinique est basée essentiellement sur le raffinage pétrolier, l'agriculture /agroalimentaire (banane, rhum), la pêche, l'aquaculture et le tourisme.

Avec un peu plus de 23 000 euros, le PIB par habitant se situe dans la moyenne des départements et collectivités d'Outre-mer (au 3e rang après Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie) et place la Martinique au 2e rang de la Zone Caraïbes, derrière la Barbade (2011).

Le taux de couverture des importations par les exportations est légèrement inférieur à 15 % pour un déficit commercial qui s'élève à un peu plus de 2 300 millions d'euros (2012).

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XXe siècle, la Martinique s'enrichit[réf. nécessaire] grâce à la production du sucre de canne, mais cette dernière perd de son importance avec la production de sucre à partir de betterave. De nos jours, l'agriculture ne contribue qu'à 6 % du PIB grâce notamment aux exportations de bananes et de rhum (produit à partir de la canne à sucre), l'ananas étant principalement utilisé dans l'agroalimentaire. Le tourisme, avec 11 000 emplois, est devenu plus important que l'agriculture, le secteur tertiaire en général contribue à 83 % du PIB et l'industrie à 11 %.

Malgré un fort taux de chômage, la Martinique présente une croissance supérieure à la moyenne européenne[réf. nécessaire], elle est une vitrine de l'Europe sur le continent américain. En effet, grâce à son appartenance à la France et à la Communauté européenne, la Martinique est équipée de nombreuses infrastructures : universités et pôles de recherches, centre hospitalier, 2e port des Caraïbes[réf. nécessaire], moyens de communications modernes, etc. Cependant, une politique économique d'échange avec ses voisins des Antilles est souhaitable pour améliorer son économie déficitaire; pour cela, il serait nécessaire d'intégrer toutes les instances caribéennes locales, tel le CARICOM (Communauté caraïbéenne) de façon plus concrète, mais de réels problèmes institutionnels se posent car la Martinique n'est pas un état comme ses voisins, mais fait partie intégrante de la France.

Cependant, la Martinique s'en sort plutôt bien selon un rapport de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui la classe au 32e rang mondial sur 180 « pays »[réf. nécessaire].

Situation financière[modifier | modifier le code]

Son PIB est de 8,882 milliards d'euros soit 23 200 d'euros courants par habitant en 2015, par rapport à 31 630 € en métropole. La Martinique reste donc une petite région mais se place au deuxième rang des régions ultramarines après Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie en termes de PIB par habitant[1].

En 2016, le taux de chômage de cette île des Antilles est de 18,0 % de la population active (moy. nationale de 10,0 % ; source INSEE, 2016).

La balance commerciale est déficitaire avec 3,038 milliards d'euros d'importations pour 1,102 milliard d'euros d'exportation en 2015[1].

L'île bénéficie de fonds structurels de l'État français et de l'Union européenne pour rattraper son retard économique et se mettre à niveau des principales régions françaises.

Particularités[modifier | modifier le code]

Ses atouts[modifier | modifier le code]

La Martinique présente une population dynamique, en bonne santé et instruite (taux d'alphabétisation : 99,8 % en 2014)[2]. Île la plus riche des petites Antilles avant la Barbade, elle possède le 4e port de conteneurs[réf. nécessaire] et le 13e aéroport de France (en ce qui concerne les gros porteurs et 13e en trafic passagers)[3].

Ses inconvénients[modifier | modifier le code]

Son caractère insulaire, le vieillissement de la population et la topographie de l'île qui limitent l'extension de l'agriculture[réf. nécessaire] .

La situation économique de la Martinique[modifier | modifier le code]

L'emploi sur l'ile reste une vraie préoccupation, avec 60 % des moins de 25 ans au chômage[4].

Une des questions fondamentales qui se pose aux élus et au préfet est la politique de développement de la Martinique[5]: elle est en partie à reconstruire. En effet, l'exportation massive de produits agricoles (sucre et banane en particulier), est remise en cause par la fin de politiques protectionnistes (imposée par l'OMC[5]).

Ceci est aggravé par l'impact sur la qualité environnementale du chlordécone, pesticide utilisé pour le traitement d'un parasite de la banane qui a rendu impropre à la consommation une grande partie des productions agricoles locales[6], entraine l'interdiction de consommation de langoustes et de certaines espèces de poissons dans les zones polluées[7], [8] et continue aussi de polluer les cours d'eau[9].

De nouveaux axes sont à mettre en valeur, en prenant en compte la concurrence des états voisins dotés souvent d'atouts naturels similaires. Le tourisme, mis en avant depuis quelques décennies, est sans doute un de ces axes mais n'est pas le seul[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Insee - Comptes économiques Martinique 2015
  2. « Éducation : Taux d’alphabétisme », sur data.uis.unesco.org (consulté le 16 janvier 2020)
  3. Les aéroports français classés par le nombre de passagers
  4. Joseph Nodin, « 1500 emplois d'avenir pour la Martinique », sur le site de France Télévisions Martinique, (consulté le 17 décembre 2012).
  5. a b et c Madly Fomoa-Adenet, Valérie Angeon et Jean-Marie Breton (dir.), Patrimoine, tourisme, environnement et développement durable, , 440 p., « Développement territorial et mise en patrimoine des ressources, réflexions à partir de quelques expériences dans le secteur touristique en Martinique »
  6. Le chlordécone entraîne une interdiction partielle de la pêche en Martinique LeMonde 25/09/2009 "Il avait cependant fallu attendre mars 2003 pour que le préfet de région de l'époque prenne un arrêté imposant l'analyse obligatoire des sols avant toute mise en culture de légumes à racines et interdisant la vente de denrées contenant du chlordécone."
  7. CHLORDÉCONE : un nouvel arrêté d'interdiction de pêche - FranceAntilles 03/11/2010
  8. Martinique : le chlordécone limite la pêche à la langouste - Le Marin 31/10/2012
  9. Chlordécone : risques de prématurité et de cancer de la prostate confirmés - Le Nouvel Obs - 16 janvier 2014 - " (...) cet insecticide qui servait à protéger les bananiers contre les larves du charençon continue de polluer les cours d'eau des Antilles. Les populations locales restent bien évidemment les premières victimes de cette contamination à cause de l'ingestion des produits toujours pollués (aliments, poissons, fruits de mer, mais surtout l'eau qui est toujours polluée)."

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]