Économie de la Nouvelle-Calédonie

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Nouvelle-Calédonie
Pays France
Subdivision Collectivité sui generis
Organisations économiques Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie
Statistiques
Classement 26e parmi les Collectivités françaises (Régions, COM) (2007)
PIB (milliards) € 6,805 (2010 est.)
PIB par habitant € 27 285,28 (2010 est.)
Croissance 3,7 % (2010 est.)
Chômage 13,85 % (2009)
PIB par secteur Agriculture : 1,20 %
Industrie : 24,27 %
Services : 74,53 % (2010 est.)
Pop. active (millions) 111 906 (2009)
Pop. active par secteur Agriculture : 4,86 %
Industrie : 24,9 %
Services : 70,24 % (2009)
Pop. sous le seuil de pauvreté 17 % (2008)
Industries principales Nickel, métallurgie, BTP, agroalimentaire, construction navale, aquaculture, tourisme
Partenaires commerciaux
Exportations (milliards) € 1,13 (2010 est.)
Principaux partenaires Drapeau de la France France métropolitaine (18,23 %)
Drapeau du Japon Japon (16,07 %)
Drapeau de la République de Chine Taïwan (12,36 %)
Flag of Europe.svg UE hors France (10,56 %)
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud (9,88 %)
Drapeau de l'Australie Australie (7,64 %)
Importations (milliards) € 2,50 (2010 est.)
Principaux partenaires Drapeau de la France France métropolitaine (22,27 %)
Drapeau de la République populaire de Chine Chine (17,64 %)
Flag of Europe.svg UE hors France (13,71 %)
Drapeau de Singapour Singapour (12,86 %)
Drapeau de l'Australie Australie (9,71 %)

L'économie de la Nouvelle-Calédonie repose sur trois piliers :

  • l'extraction de minerai, de nickel, de magnésium, de fer, de cobalt, de chrome ou de manganèse. Issues du manteau terrestre, ces roches sont remontées à la surface lors d'un processus géologique survenu à la fin de l'Éocène, il y 34 millions d'années. Or, alors qu'elles ne couvrent que 1 % des terres émergées dans le monde, les roches ultramafiques occupent ici 5 600 km2, soit près du tiers de la surface de la Grande Terre, l'île principale.
  • les transferts financiers depuis la métropole (16 % du PIB)
  • le tourisme

Le Produit intérieur brut du territoire est estimé, pour l'année 2010, à 812,098 milliards de francs CFP soit 6,805 milliards d'euros environ.

La Nouvelle-Calédonie connaît, après plusieurs années de croissances plus faibles entre 1998 et 2002 du fait essentiellement des mauvais chiffres du nickel liés à la crise asiatique et même une légère récession apparente entre 2000 et 2001, un dynamisme économique particulièrement important depuis 2003 quoiqu'atténué à partir de 2008. Le dernier chiffre définitif du PIB date de 2007 : il s'établissait alors à 778,537 milliards de francs CFP soit 6,524 milliards d'euros. Son taux de croissance réel est ainsi depuis lors généralement compris entre 4 et 5 %, avec des pics à 4,8 % en 2003, à 5,7 % en 2006 et à 4,2 % en 2007, retombant ensuite à des estimations plus modestes (0,8 % en 2008, 2,3 % en 2009), avant de remonter par la suite (3,7 % en 2010)[1],[2]. Encore une fois, cette recrudescence est due avant tout à l'envolée du cours du nickel sur les marchés internationaux dont l'économie calédonienne reste encore largement tributaire.

Monnaie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Franc Pacifique.
Billet de 10 000 francs Pacifique (verso, face néo-calédonienne).

La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en termes usuels, ou XPF en termes bancaires) dont la parité est fixe par rapport à l'euro (1 000 XPF = 8,38 ). Il fut créé en , après les accords de Bretton Woods.

L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Paris, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna).

La graphie actuelle des billets de banque, définie par l'IEOM, est actuellement commune aux trois collectivités, et cela depuis 1992.

La monnaie est l'une des compétences régaliennes qui ne peut être transférée à la collectivité de Nouvelle-Calédonie et restera donc dans le champ de compétence de l'État français, sauf si jamais l'archipel vote en faveur de son indépendance lors des différents référenda d'autodétermination prévus à la fin de la période de transition de l'accord de Nouméa (entre 2014 et 2019).

Toutefois, l'accord de Nouméa définit le graphisme des billets, au même titre que le drapeau, la devise, le nom et l'hymne de la Nouvelle-Calédonie, comme un signe identitaire « être recherché en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous »[3]. En , un comité de pilotage chargé de réfléchir sur la question des signes identitaires a été formé, étant présidé par la vice-présidente indépendantiste du gouvernement local Déwé Gorodey et comprenant des personnalités des différentes tendances politiques, de la société civile, du monde associatif et religieux. Plusieurs propositions de billets de banque ont été présentées au gouvernement et au public, en même temps qu'un hymne et une devise, le [4].

Après le vote « oui » de la Polynésie française en faveur d'un futur passage à l'euro en 2006, une réflexion a également été lancée en Nouvelle-Calédonie pour abandonner le franc pacifique au profit de la monnaie européenne, idée largement combattue par le camp indépendantiste et qui reste encore à ce jour qu'à l'état d'hypothèse[5].

Industrie[modifier | modifier le code]

Nickel[modifier | modifier le code]

Les étagements d'une mine à ciel ouvert de nickel, à Kouaoua sur la côte est de la Grande Terre (Nouvelle-Calédonie).

L'extraction du nickel, (initiée par Jules Garnier[6] au XIXe siècle), dont les gisements calédoniens représentent entre 20 et 40 % des réserves mondiales et 9 % de la production mondiale[8] (5e producteur mondial avec une part de 8,62 % en 2007, soit une production alors estimée à 125 364 t de minerai contenu à partir de 7,575 millions de tonnes de minerai brut[9]), est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise (avec un cours record de 54 200 US $ la tonne au ), et même si depuis, notamment à la suite de la crise financière de l'été 2008, les cours des matières premières (et donc du nickel) ont eu tendance à chuter (le cours descendant jusqu'à 8 810 US $ la tonne le [10]). Et si de 1990 à 2004, le secteur du nickel représentait moins de 10 % du PIB local (alors qu'il était entre 25 et 30 % durant la période dite du « Boom du nickel », de 1966 à 1976), cette part a particulièrement augmenté depuis 2006 et était en 2007 d'environ 18 %[11]. La mine employait sinon en 2007 2 012 personnes, et la métallurgie un peu moins de 1 500, le secteur du nickel représentant alors environ 3,5 % de la population active.

Il représente 90 % des exportations du territoire, mais son exploitation intensive est de plus en plus remise en question en raison de son incidence sur l'environnement. Ainsi, tous les nouveaux projets actuellement en cours comportent d'importants volets écologiques, tandis que les différentes autorités institutionnelles de la Nouvelle-Calédonie s'investissent de plus en plus dans le domaine du développement durable : le Centre national de recherche technique « Nickel et son environnement » (CNRT) a notamment été créé en 2007[12] et un DEUST en géosciences appliquées aux mines, à l'eau et à l'environnement existe à l'Université de la Nouvelle-Calédonie[13].

L'usine SLN de Doniambo à Nouméa

Actuellement la moitié du nickel exporté l'est sous forme de minerai brut (4,04 millions de tonnes de minerai brut exportées en 2007, à savoir 54 567 t de nickel contenu, soit 43,5 % de la production locale). L'autre moitié, exportée sous forme de produits métallurgiques (ferro-nickels et mattes), est produite par la fonderie Eramet-SLN de Doniambo située à Nouméa, fondée en 1910. La Société le Nickel produit ainsi environ 60 000 tonnes de nickel par an (59 796 t de nickel contenu, soit en 2007) et l'usine a subi depuis la dernière décennie d'importants travaux de modernisation afin de porter à terme cette production à 75 000 t. En 2007, la production de ferro-nickels était de 44 173 t et celle de mattes était de 13 996 t.

La construction de nouvelles usines métallurgiques devrait augmenter l'exportation des produits métallurgiques et donc la valeur ajoutée résultant de l'exploitation des ressources de nickel. L'usine métallurgique en construction dans le Sud produira du nickel et du cobalt (qui est associé au nickel dans les minerais extraits). La société canadienne Inco est en passe de ravir le marché du nickel à son concurrent français, la société française Eramet : à la suite de la promesse de construction d'une gigantesque usine, les autorités lui ont accordé une concession sur plusieurs décennies, appelé projet Goro Nickel[14]. La construction du complexe industriel de production nickel - cobalt de Goro Nickel, dit « usine du Sud », après avoir subi de nombreux rebondissements, s'est achevée en 2008. Elle est mise en service au cours de l'année 2009 et doit arriver à une pleine capacité de production (prévue à 60 000 t par an) d'ici 2013[15].

Cependant le développement de ces activités se heurte, surtout dans la Province Sud, à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kanaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif corallien du monde, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui implique la nécessité de respecter un nombre important de normes environnementales.

Au contraire l'assemblée de la Province Nord, à travers la Société minière du Sud Pacifique (SMSP) dont elle est actionnaire majoritaire, est l'initiatrice d'un projet d'usine métallurgique sur le massif de Koniambo (Koniambo (mine) (en)), près de Koné (qui renferme des réserves de minerais estimées à plus de 150 millions de tonnes) devant produire du ferro-nickel (60 000 t par an dès 2013). Cette usine, dont la construction est cofinancée initialement avec le groupe canadien Falconbridge depuis 1998 puis depuis le rachat de ce dernier en 2005 avec le groupe anglo-suisse Xstrata, devait être achevée en 2011[16] et opère ses premières coulées en 2013. Elle est destinée à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la Province Sud, au titre du rééquilibrage prévu par les Accords de Matignon en 1988 et confirmé par ceux de Nouméa en 1998, mais aussi à permettre le développement de la zone urbaine « Voh - Koné - Pouembout » (VKP) censé contrebalancer la macrocéphalie de Nouméa (notamment par la création d'environ 870 emplois directs et de plus de 2 500 emplois induits).

L'entreprise sud-coréenne POSCO est désormais le principal acheteur de minerai de nickel de Nouvelle-Calédonie, pour l'unité de Gwangyang . L'autre pays grand importateur est le Japon (Nippon Yakin, Sumitomo, Noshin Steel), via les sociétés locales Maï Kouaoua Mines (MKM), Montagnat, Ballande et SMST. Les autres sociétés multinationales concernées sont Xstrata, Vale, Eramet, BHP Billiton. L'exportation (SLN & Ballande) vers la Chine[17],[18]est à nouveau en discussion en 2016 pour extension. L'usine française de Sandouville se reconvertit pour traiter un autre nickel. Enfin, les projets Weda Bay (WBN, Indonésie, île de Halmahera)[19], et de la Province de Palawan (Philippines) peuvent paraître aux investisseurs plus prometteuses à mi-2016. Pour contrer les limitations d'exportation de minerai pur depuis l'Indonésie, la société chinoise Tsingshan Bintang Delapan ouvre, en 2016, en Indonésie, une usine d'acier inoxydable, pour traiter le pig iron, qui va servir à utiliser le minerai indonésien, philippin, et peut-être aussi du minerai néo-calédonien[20].

Un fonds d'autonomie contra-cyclique du cours du nickel, nécessaire, dépend de la redevance minière pour les années 2014-2019 (Édouard Léoni, dans la Revue juridique, économique et politique de Nouvelle-Calédonie, 22ː32, 2013/2)[21],[22].

Autres industries minières terrestres[modifier | modifier le code]

D'autres substances ont été exploitées dans le passé[23] notamment du chrome sous forme de chromite, du cobalt, du fer, du cuivre, du plomb, du manganèse et même de l'or (qui n'a été exploité en très faible quantité qu'au XIXe siècle)[24].

  • antimoine : Nakéty (Canala, 1878),
  • charbon (100 000 tonnes extraites) :
    • Dumbéa, Nondoué, Yahoué Ermitage, Tonghoué, Koé Karigou, Nondoué, îlot Ndé,
    • Moindou (1922-1930), Uaraï, Nouvelle-Anzin, Audaces, Loyalty, Bechtel, Levat, Carret, Huiyard... dont une partie alimente l'usine de Doniambo, en lignite de piètre qualité, mais moins chère que le charbon australien,
    • MontDore, Saint-Louis Treizième, Bully, Boulari...
    • Nouméa, Portes de Fer, Brigitte, Sainte-Cécile...
    • La Foa, Paula...
  • chromite, chrome : premier producteur mondial de 1895-1904,
    • Tiébaghi (Koumac), dès 1877 : Paagoumène, Chagrin, Fantoche, Vieille Montagne, Bellacoscia, exploitation en 1902-1963 et 1980-1990, à ciel ouvert suelement au départ, exportation majoritairement vers les USA au moins jusqu'en 1960,
    • Nakéty, Mont-Dore (1884-),
  • cobalt : 1890-1910 surtout, Nakéty, Belep, Touho, Koné, jusqu'à 90 % du marché mondial en 1905, exportation vers l'Allemagne, concurrence canadienne, fermeture en 1959, puis comme sous-produit (à venir) à Goro,
  • cuivre : Balade, Pilou Nemou, Tao, jusqu'en 1931,
    • Ouégoa : La Balade (1873-11884), La Bruat, La Murat,
    • Poum : Pilou (Balaguet) (1886-1930),
  • étain : MontDore La Coulée, 1883,
  • fer :
    • Goro, 1938-1941, pour le Japon, puis la France 1950-1960
    • baie de Prony, Carénage, 1955-1967, pour l'Australie,
  • manganèse : côte ouest, dont Bourail, 1918-1922 et 1949-1953, jusqu'à un total de 60 000 tonnes,
  • or : dès 1863 :
    • Ouégoa : Manghine (1874), Fern Hill 1875-1878, peut-être jusqu'en 1900,
    • Ao (Ouégoa, Diahot), 1887-1899,
    • Galarino (1877-1879),
    • Queyras (La Foa),
    • Grosses gouttes (Saint-Louis),
    • Edison (Pouembout),
    • Honfleur (Poya),
    • Nakéty,
  • pétrole : forages à Ouen Toro (1907-1911), Koumac (1896, 1913-1921), Gouaro (Bourail)(1951)...
  • plomb argentifère : La Mérétrice, 1884-1929,
  • zinc : La Mérétrice, 1884-1929,

Et de grands espoirs dans le sous-sol marin...

Ressources minérales dans les grands fonds calédoniens[modifier | modifier le code]

La géo-diversité exceptionnelle de la Nouvelle-Calédonie est un enjeu de développement économique pour le territoire. La Zone économique exclusive (ZEE) de Nouvelle-Calédonie se compose de 98,5 % d'océan, donc de fonds marins. La connaissance et les technologies associées aux ressources marines profondes relèvent de l'Ifremer, de la DCSN, de Technip, du SNGC. Les impacts d'une exploitation font l'objet de travaux de l'ESCO et de la CPS[Quoi ?]. Le Parc naturel de la mer de Corail, créé en 2014, permet d'améliorer la réflexion sur la biodiversité régionale.

Les ressources envisagées sont de quatre types :

Énergies[modifier | modifier le code]

Le barrage de Yaté (2e plan, à dr.) et son lac de rétention.

Historiquement, la ville de Nouméa, peuplée alors d'environ 10 000 personnes, est éclairée par 130 réverbères à gaz à partir de 1883, grâce à une usine à gaz installée en fond de la baie de l'Orphelinat. L'électricité publique est possible dès 1932 grâce à l'usine Enelco, et se développe à partir de 1934, avec l'ingénieur Jean Maurault, pour alimenter alors jusqu'à 415 réverbères.

Le taux de dépendance énergétique de la Nouvelle-Calédonie était en 2008 de 94,9 % et était estimé pour 2009 à 95,7 %. Il a toujours été supérieur à 90 % (son minimum, atteint en 1988), et est depuis 1991 égal ou au-dessus de 94 %[25]. La consommation d'électricité est d'environ 1 800 GWh chaque année depuis 2005, dont environ les deux tiers concernent la seule SLN. La qualité du service de distribution publique s'est améliorée depuis les années 1980, avec une puissance de pointe d'environ 120 MW en 2009 (elle était d'un peu moins de 50 MW en 1988, 80 MW en 1997 et 100 MW en 2003)[26]. Les deux distributeurs sont EEC (filiale de GDF Suez, concessionnaire à Nouméa, au Mont-Dore, à Dumbéa, Lifou, Bourail, Koumac et Kaala-Gomen) et Enercal (pour le reste du territoire, soit 26 communes).

La production d'électricité (hors photovoltaïque) était en 2009 de 1 944 074 MWh. Plus des trois quarts (77,4 %) est issue de 22 centrales thermiques à flamme (4 principales : SLN-Doniambo à fioul et Ducos avec TAC kérosène à Nouméa, Jacques-Iekawé de Népoui avec fioul à Poya et Prony-Énergies à charbon au Mont-Dore, et 18 petites centrales thermiques autonomes à moteur diesel : Comagna à l'île des Pins, île Ouen au Mont-Dore, Nouméa, Borendy et Kouaré à Thio, Katricoin à Moindou, à Lifou, Tadine à Maré, Ouenghé à Ouvéa, Waala aux îles Belep, Tiari et village à Ouégoa, Tiabet, Arama et village à Poum, Pouébo, Caavatch à Hienghène, Ouaté à Pouembout). Ceci, ainsi que la consommation des particuliers liée notamment à un parc automobile important, explique de fortes importations d'hydrocarbures (29,041 milliards de Francs pacifique CAF en 2009, et environ 13 % du coût des marchandises entrant en Nouvelle-Calédonie) et de charbon (1,881 milliards CAF en 2009)[27]. Vient ensuite l'hydroélectrique qui représente un peu plus du cinquième (20,4 %) de la production avec 12 barrages (dont le principal, avec une puissance de 68 MW et une production annuelle moyenne de 307 GWh, à Yaté, suivi de ceux de Néaoua et de la à Houaïlou et de 9 micro-centrales hydroélectriques MCH : Ouégalé et village à Pouébo, Borendy et Kouaré à Thio, Gohapin à Poya, Caavatch à Hienghène, Wadiana à Yaté, Katricoin à Moindou et Ouaté à Pouembout).

L'éolien pour sa part constitue 2,1 % de ce total avec 5 fermes éoliennes (Mont Négandi avec 15 Vestas et Éole-Prony I, II, III et Mont-Mau de respectivement de 10, 21, 20 et 15 Vergnet au Mont-Dore ; Lexö à Lifou avec 9 Vergnet[28] ; Mwiré à l’île des Pins avec 3 Vergnet[29] ; Kafeate I et II de Voh avec respectivement 22 et 20 Vergnet[30]). Une centrale au biocarburant (huile de coprah) existe depuis 2004 à Ouenghé sur l'île d'Ouvéa : sa production était de 209 MWh (0,01 %) en 2005, 101 MWh (0,005 %) en 2006, 1 MWh (0,00005 %) en 2007, et de très faible teneur par la suite. La puissance totale de ces installations électriques était en 2009 de près de 500 MW[31].

Le photovoltaïque reste souvent limité aux sites isolés ou habitations de particuliers et peu raccordés au réseau général. Des centrales hybrides ont été installées à l'île Ouen (N'Gi et Ouara) par EEC[32] et sur les îlots de Yenghébane et Yandé à Poum par Enercal. Cette dernière exploite également une petite ferme solaire à Tadine sur Maré (200 kW)[29]. Mais la principale infrastructure, première centrale solaire au sol de Nouvelle-Calédonie, est celle Helios-Bay de La Tontouta à Païta (9 560 panneaux solaires et 239 structures pour 17 000 m2 de capteurs, une puissance installée de 2,1 MWc et une capacité de production de 3 000 MWh par an)[33].

Une étude de 2012, réalisée par Gérard Marty, analyse les possibilités des énergies renouvelables en Nouvelle-Calédonie[34].

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

L'industrie agroalimentaire avait une valeur ajoutée de 12,956 milliards de Francs Pacifique en 2011, soit 1,5 % du PIB néo-calédonien[35]. Les exportations de produits alimentaires représentent la même année 1,624 milliards de Francs Pacifique, soit seulement 0,9 % de l'ensemble des exportations néo-calédoniennes. Comparativement, les importations dans ce même secteur étaient de 33,945 milliards de Francs Pacifique (8,18 % de toutes les importations de l'archipel). Toutefois, la valeur de la production locale vendue à l'extérieur a augmenté depuis le début des années 2010 pour être estimée à 2,587 milliards de Francs Pacifique en 2014 (1,42 % des exportations)[36]. Quoi qu'il en soit, l'essentiel de la production reste en très grande partie destiné à la consommation locale.

La grande majorité des entreprises et emplois du secteur le sont dans des activités artisanales ou liées à des aliments spécifiques de la gastronomie européenne : boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, confiserie... Une chocolaterie et confiserie industrielle domine, Biscochoc, avec environ 60 employés, qui produit sous licence des marques issues de gammes d'entreprises extérieures (Cémoi, Cadbury, Lutti, The Natural Confectionery Company) ou de sa propre création (Biscochoc, Noisetty, Cagou, Clowny, Zip-Zap)[37]. Depuis 2010, la Société Socalait[38] commercialise une petite production de chocolat de qualité, sous la marque Chocolats Lapita, le chocolat des origines. Plusieurs artisans chocolatiers locaux ont acquis une réputation de qualité (Chocolats Morand, La Cabosse d'or, etc.). Pour ce qui est de la boulangerie, deux producteurs industriels fournissent la grande distribution comme de nombreuses épiceries. Il s'agit tout d'abord de Sceb, avec environ 50 employés, 20 000 baguettes et plus de 3 000 pains tranchés produits chaque jour[39]. Suit la Boulangerie Saint-Christophe (BSC), avec environ 18 000 baguettes et 5 000 autres types de pain par jour[40]. S'y ajoutent plus de 60 boulangeries-patisseries artisanales, dont une vingtaine sur la seule commune de Nouméa, dont certaines réputées (Perfecta, Le Paradis Gourmand, etc.).

Vient ensuite la production de boissons, un secteur dominé par deux principales entreprises industrielles concurrentes qui produisent chacune des bières, sodas, sirops ou jus de fruits de marques internationales sous licence ou de leur propre création : la Société Le Froid (environ 200 employés, licences de la Coca-Cola Company, d'Orangina, du groupe Carlsberg, des boissons lactées australiennes Paul's ou de Monster Energy, ainsi que les marques locales des sirops et sodas Tulem, des jus de fruit Oro et de la bière Manta)[41] ; la Grande brasserie de Nouvelle-Calédonie (GBNC, environ 130 employés, licences de PepsiCo, Schweppes, Red Bull, du groupe Heineken, Affligem, de la bière tahitienne Hinano, ainsi que le produit phare de l'entreprise et bière locale la plus consommée, la Number One, sa variante en panaché Panach One ainsi que la bière ambrée Havannah)[42]. Pour la production d'eau en bouteille (eau plate, aromatisée ou gazeuse), le marché est dominé par l'entreprise locale des Eaux du Mont-Dore, avec environ 25 employés. À une plus petite échelle, la Maison Ridolfi à Païta est spécialisée dans la production de liqueurs et de spiritueux, tandis qu'un des restaurants et microbrasserie Les 3 Brasseurs existe à Nouméa. Enfin, s'ajoutent des petits producteurs spécialisés dans la production artisanale de boissons : les Délices des îles à Païta pour les alcools, la Distillerie du Soleil au Mont-Dore qui produit depuis 2016 la première marque locale de rhum sous le nom de « Terre du Sud », ou encore le producteur de jus de fruits pressés de La Foa Les Oranges locales.

S'appuyant sur un élevage local historiquement développé, l'industrie de la viande est la troisième filière la plus développée de l'agroalimentaire néo-calédonien, avec près d'un cinquième des emplois et des entreprises de ce secteur. L'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique (OCEF), organisme public dépendant du gouvernement, joue dans ce domaine un rôle majeur en tant que régulateur du marché, du traitement à la commercialisation de la viande (ainsi que des pommes de terre et des squashs). Elle s'appuie sur plus de 110 salariés permanents, deux abattoirs à Bourail (productions bovines, caprines, ovines et de cervidés) et à Païta (production porcine), un atelier de stockage et de découpe à Tipenga sur le territoire de la commune de Pouembout et des entrepôts de commercialisation des viandes à côté du siège social à Nouméa[43]. Parmi les principales entreprises industrielles privées figurent la Société française des viandes et salaisons du Pacifique SFVSP - La Française (37 employés, fabrication de charcuterie, 266 tonnes de viande transformées en 2006 pour 110 produits fabriqués), SODEVIA (créée par Alain Conan en 1990, 22 employés, découpe et transformation de la viande, commercialisation de steaks hachés congelés), SELVI (15 employés, découpe de viande en gros et demi-gros) et CALEDOVIA (9 employés, viande découpée et conditionnée). Enfin, l'archipel compte une trentaine de boucheries-charcuteries artisanales, dont une dizaine à Nouméa et quatre sur la commune de Bourail qui apparaît comme un des principaux centres de production.

L'élevage laitier étant traditionnellement peu pratiqué en Nouvelle-Calédonie, l'industrie laitière est donc plutôt limitée, avec à peine plus d'une dizaine d'entreprise pour une soixantaine de salariés en 2008. Le marché en la matière est dominé par Socalait qui, avait plus de 100 salariés, produit des marques sous licence (Yoplait, Miko, Nestlé) ou de sa propre création (Tennessee farm, camembert Le Broussard, chocolats Lapita, jus de fruits Tarumba), et en importe d'autres pour les distribuer localement (La vache qui rit, Kiri, Président, Andros, la marque néo-zélandaise Anchor, marques de la gamme Unilever comme Fruit d'or, Planta Fin, Carte d'Or ou Magnum). Viennent ensuite de plus petites entreprises : Mikonos (fabrication et importation de glaces, 4 employés à Nouméa), Les délices du caillou (fabrication artisanale de yaourts, fromages blancs et autres produits dérivés du lait, 2 employés à Nouméa), etc.

Parmi les entreprises innovantes (en 2016) :

  • Pacific Tuna, depuis 2007,
  • Innov'Aquaculture, depuis 2012,
  • Ridolfi, pour son laboratoire 4G (4e gamme), depuis 2008, de transformation de légumes crus, lavés, désinfectés à l'ozone, parés, découpés, conditionnés, prêts à l'emploi, pour un volume de 250 tonnes par an,

La Restauration française[44] (Sodexo) sert 18 500 consommateurs, chaque jour, sur 130 sites (écoles, garderies, maisons de retraite, centres de loisirs, etc).

Activités primaires[modifier | modifier le code]

L'agriculture et la pêche sont peu développées, et essentiellement vivrières. Elles représentent 1 % à 2 % du produit intérieur du territoire et emploient 5 % de la population active, mais contribuent à limiter l'exode rural vers la province Sud. De plus, la Nouvelle-Calédonie réussit à produire à peine plus qu'elle n'importe en matière de produits agricoles (8,345 milliards de francs CFP de produit contre 8,19 milliards importés).

Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.

Globalement, en 2015, la valorisation de la production agricole commercialisée est assurée par la Province Sud à 76 %, par la Province Nord à 20 %, et la Province des Îles à 4 %.

La population agricole familiale, au recensement général de l'agriculture de 2012, compte 13 225 personnes, soit 5,2 % de la population totale (9,7 % en 2002).

Le taux d'autosuffisance alimentaire, toutes filières agricoles confondues, en forte baisse, est de 15 % (45 % à La Réunion).

Élevage[modifier | modifier le code]

Troupeau de bovins, dans la région de Koumac

L'élevage est de type extensif et à pâturage, généralement dans les grandes plaines herbeuses et de savanes de la côte Ouest, et reste essentiellement du fait d'Européens souvent appelés Caldoches ou Broussards. Les exploitations, ou stations, étaient au nombre de 1 469 en 2002 pour 111 308 têtes de bétail cette même année, soit une moyenne de 75,8 têtes par exploitation.

Les autres élevages sont beaucoup moins développés et nettement moins productifs.

Bovins[modifier | modifier le code]

La production de viande bovine (4 018 tonnes en 2004, 3 500 en 2005, pour environ 50 000 têtes de bétail sur environ 120 000 ha) permet au territoire d'être autosuffisant dans ce domaine (seulement 321 tonnes ont été importées en 2004 et 634 en 2005). Toutefois, le bétail est essentiellement destiné à la consommation locale (le marché étant fortement régulé par une institution dépendant du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique OCEF), un peu à la reproduction (la vente de reproducteurs a concerné 139 unités en 2005, contre seulement 4 reproducteurs importés la même année) mais très peu à l'exportation (à l'exception des années 1998, 2000 et 2004, la Nouvelle-Calédonie n'a exporté aucune tête de bétail).

En 2014, la production est estimée à 3 481 tonnes, pour 18 747 têtes abattues, et une importation de 1 756 tonnes. En 2015, la production est estimée à 3 396,1 tonnes, pour 17 085 têtes abattues, d'une valeur de 1 921,8 M-XPF, avec une importation de 2 107,2 tonnes pour une valeur de 1 789,2 M-XPF.

La production laitière est très faible (804 000 litres en 2005, 351 000 en 2015) et nécessite une importante importation de lait ou d'autres produits laitiers, notamment d'Australie (environ 65 000 000 litres importés en 2005, 86 997 600 litres en 2015).

Volaille[modifier | modifier le code]

Il existe beaucoup de basses-cours et poulaillers vivriers non destinés à la commercialisation. Il y avait en 2002 382 838 têtes de volaille (soit le principal élevage en nombre de tête) avec une production en 2005 de 1 023 tonnes de viande alors que plus de 7 800 tonnes sont importées, et 2,8 millions de douzaines d'œufs avaient été produits en 2005 (39,8 millions d'œufs en 2015). L'importation est en 2014 de 9 450 tonnes[45]. En 2015, sont importés 9 362 tonnes de viande de poulet, 6 730 animaux vivants (6 506 poussins de coqs, poules et pintades, et 224 reproducteurs en pintades), 9,3 millions d'œufs frais et 35,6 tonnes d'œufs à couver .

Cervidés[modifier | modifier le code]

C'est véritablement le deuxième élevage (autorisé en 1985, pour cet animal introduit vers 1850), hors volaille, du territoire. En 2002, on compte 14 361 têtes, pour une production de 269 tonnes de viande en 2003. Il s'agit de l'un des rares produits agricoles calédoniens destinés à l'exportation. Également principal gibier de chasse, le cerf est considéré comme l'une des viandes typiques de la « cuisine broussarde ». En 2014, la production est de 179,5 tonnes d'une valeur de 86,5 M-XPF. En 2015, la production est de 142,3 tonnes pour une valeur de 68,5 M-XPF, sans importation signalée, avec une exportation de 22,8 tonnes d'une valeur de 17,1 M-XPF, .

Porcins[modifier | modifier le code]

L'élevage de porcs s'est particulièrement développé au sein des populations océaniennes, principalement Wallisiens et Futuniens. Il y avait un peu plus de 25 000 têtes en 2002, ce qui permettait d'être autosuffisant en matière de consommation de viande porcine, 1 800 tonnes ayant été produites en 2005 contre 232 importées (en viande et en reproducteurs). En 2014, la production, avec 31 221 têtes abattues, est de 2 812,6 tonnes, d'une valeur de 1 553,4 M-XPF, complétée par une importation résiduelle de 503 tonnes. En 2015, la production porcine commercée est de 2 594,2 tonnes, pour 30 267 têtes abattues, au prix moyen de 555 XPF/kg ressué, d'une valeur totale de 1 396,9 M-XPF, avec une importation de 608,5 tonnes pour une valeur de 194,7 M-XPF.

Caprins et ovins[modifier | modifier le code]

Avec 8 000 têtes de caprins et 2 300 environ pour les ovins en 2002, la Nouvelle-Calédonie ne produit toutefois presque rien dans ce domaine avec seulement 14 tonnes de viande de ce type en 2005. Elle doit importer l'essentiel de sa consommation en la matière, notamment le mouton de Nouvelle-Zélande. En 2014, l'importation est estimée à 415 tonnes d'une valeur de 137,5 M-XPF. Une graminée locale est dommageable aux ovins.

En 2015, la production est estimée à 9 tonnes, pour une valeur de 5,4 M-XPF, avec une importation de 418,3 tonnes pour une valeur de 325,3 M-XPF.

Lapins[modifier | modifier le code]

7 791 lapins élevés ont été recensés en 2002, mais il s'agit en règle générale d'un élevage vivrier ou destiné aux animaleries.

Équins[modifier | modifier le code]

Le cheval est emblématique de la « culture broussarde ».

7 512 chevaux avaient été recensés en 2002, le cheval étant un animal fortement associé à l'image de la « brousse », les éleveurs utilisant bien souvent le cheval pour encadrer le bétail. Il y a également quelques haras, notamment dans le nord mais aussi à Dumbéa ou à Païta, destinés à l'entraînement de chevaux de concours ou de course.

En 2015, le cheptel est estimé à 35 M-XPF, avec 208 naissances déclarées (133 en Province sud, 52 en province Nord, et 23 suite à une insémination artificielle). L'importation est de 35 unités pour une valeur de 42,9 M-XPF

Apiculture[modifier | modifier le code]

L'apiculture, introduite en 1848, se porte bien. 1 971 ruches en 2002 ont permis aux Calédoniens d'être autosuffisants en matière de miel, avec 59 tonnes produites en 2005 contre seulement 4 importées. En 2014, on estime la production des 3 000 ruches à 108,4 tonnes (d'une valeur de 145,7 M-XPF) pour 4,5 tonnes importées (d'une valeur de 4,3 M-XPF). En 2015, on estime la production des 3 000 (environ) ruches à 117,4 tonnes (d'une valeur de 157,5 M-XPF) pour 3,8 tonnes importées (d'une valeur de 3,8 M-XPF).

Agriculture[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Calédonie dispose de 3,5̥ % de terres arables, exploitées intensément par «les Mélanésiens en cultures drainées ou irriguées avant l'arrivée des Européens » (Jean Guiart 2000ː116). La reconstitution de la géographie traditionnelle kanak tient beaucoup au problème foncier.

Céréales[modifier | modifier le code]

Les cultures céréalières sont très peu développées, la surface totale affectée à cette culture n'étant que de 953 ha en 2002 (dont 423 en Province Nord où elle représente 5,8 % de la production agricole finale provinciale et 52,9 % du chiffre d'affaires de la filière céréales de la Nouvelle-Calédonie en 2006[46], et 530 en Province Sud). Toutefois, elle a constitué la principale production végétale commercialisée du territoire de 2000 à 2008, avec 6 290 tonnes produites en 2005. Elle est en perte de vitesse entre 2005 et la fin des années 2000 : en 2008, la production est seulement de 4 203 tonnes de maïs, passant derrière celle de légumes frais, tandis que sa valeur commercialisée la même année représentait 180 millions de Francs pacifique soit seulement 3,7 % de la valeur totale de la production végétale commercialisée.

La production repart dans les années 2010. En 2014, elle est estimée à 4 815 tonnes, et l'importation à 43 446 tonnes[45]. En 2015, la production est de 6 738 tonnes (370.6 M-XPF), l'importation à 42 280 tonnes (2248.9 M-XPF).

Fruits et légumes[modifier | modifier le code]

Femme vendant des légumes locaux, dont des patates douces, au marché de Nouméa.
Fruits et légumes tropicaux sur un stand de la Foire de Bourail en 2011.

L'essentiel des exploitations agricoles sont affectées à la culture maraîchère et des fruits de plein champ, avec 1 872 hectares exploités en 2002 pour plus de 6 000 tonnes de légumes frais produits, 2 000 tonnes de courges (qui est le principal produit végétal exporté, elles sont appelées en Nouvelle-Calédonie sous leur dénomination anglaise, à savoir « squash »). En 2014, 2 179 tonnes en sont produites.

En 2014, la production commercialisée de légumes est estimée à 8 629 tonnes (2 659,1 M-XPF), et l'importation à 2 273 tonnes (461,4 M-XPF). En 2015, la production commercialisée de légumes est estimée à 8 712,1 tonnes (2 502 M-XPF), l'exportation à 3 751,1 tonnes (squashs) (142,7 M-XPF), et l'importation à 2 663 tonnes (616,2 M-XPF).

En 2014, la production commercialisée de fruits est estimée à 4 499 tonnes (1 443,7 M-XPF), et l'importation à 4 493 tonnes (1 104,5 M-XPF). En 2015, la production commercialisée de fruits est estimée à 4 480,7 tonnes (1 360,6 M-XPF), l'exportation à 41 tonnes (32,3 M-XPF), et l'importation à 4 591,6 tonnes (1 109,8 M-XPF).

En 2014, la production commercialisée de pommes de terre est estimée à 1 399,4 tonnes et l'importation est à 2 167 tonnes. En 2015, la production commercialisée de pommes de terre est estimée à 564,5 tonnes (52,4 M-XPF), et l'importation à 1 460 tonnes(110,1 M-XPF).

En 2015, la production commercialisée d'oignons secs est estimée à 666,2 tonnes (133,5 M-XPF), et l'importation à 1 214,3 tonnes(71,3 M-XPF).

En 2015, la filière squash produit 3 751,1 tonnes en commercialisation locale (228,6 M-XPF), et autant en exportation pour le Japon principalement (142,7 M-XPF).

Les populations mélanésiennes, en tribu, maintiennent des agricultures vivrières et coutumières de tubercules tropicaux dont surtout l'igname et les taros. Entre 300 et 450 tonnes seulement de ces tubercules sont commercialisées chaque année environ. En 2015, la production est estimée à 559,4 tonnes (289,5 M-XPF).

Il existe environ 500 variétés de bananes originaires des îles du Pacifique, peu ou plus commercialisées, de trois groupes majeurs, pour le Cirad et l'IAC : Maoli (banane chef), Popoulou (banane poingo ou banane plantain), Iholena. La Maoli a conservé un sens culturel, et n'a pas subi d'érosion génétique. Par contre la banane Cavendish est exposée à des fléaux, dont le virus de Bunchy Top (au moins depuis 1999), véhiculé par le puceron du bananier. Sur les 7 000 tonnes de bananes produites annuellement, seul un millier serait commercialisé.

Autres productions[modifier | modifier le code]

Vanille à Mucaweng, Lifou.
Évolution des exportations d'essences néo-calédoniennes depuis 1999.

On peut également citer une très faible production de coprah, de vanilleLifou) et de café.

Le café calédonien, ou plutôt le meilleur du café calédonien, une variété d'Arabica Laurana, d'exception[47], notamment de la variété « Leroy », avait acquis une réputation mondiale[48], mais la production locale a presque entièrement disparu depuis les années 1960 à la suite du boom du nickel, à la prolifération du champignon Hemileia vastatrix responsable d'une maladie du caféier dite de la rouille orangée, à l'apparition d'une espèce agressive de fourmis originaires d'Argentine et appelées « fourmis rouges » et au départ des travailleurs indonésiens à la suite de l'indépendance de leur pays. Depuis les années 1990, certains producteurs tentent de relancer le café Leroy calédonien, en partie à la suite des travaux à l'île de la Réunion de Yoshiaki Kawashima, directeur d’un centre de recherche spécialisé dans le café[49]. La production en 2014 n'est que de 4,8 tonnes, d'une valeur de 3,8 M-XPF. En 2015, elle est montée à 6 tonnes, d'une valeur de 4,6 M-XPF, avec l'exportation de 0,9 tonnes (1 M-XPF) de haute qualité, et l'importation de 1 340,5 tonnes (846,3 M-XPF).

Le coprah (amande de noix de coco) est une forme d'énergie renouvelable possible dans les milieux isolés. Ainsi, sur l'île d'Ouvéa, un quart des 3 200 ha de cocoteraie est utilisé pour la production d'huile de coprah (5 000 litres, par 300 familles), destinée à la fabrication de savon et de biocarburant pour groupe électrogène. La production 2014 est de 395,2 tonnes, pour une valeur de 45,4 M-XPF. En 2015, le pays produit 299,7 tonnes (36,3 M-XPF).

La production de vanille reste confidentielle, mais de qualité supérieure. Depuis 1850, elle est implantée à Lifou, où elle ferait vivre 200 planteurs, dans les tribus de Jokin, Jozip, Mucaweng. Elle se développe également sur Maré, à partir de Tenan. Sur la Grande-Terre, un hybride de vanilla planifolia commence à produire de l'excellente qualité, en Haute-Karikoué, sur les contreforts du Mont Mou (Païta). La production totale en 2014 est de 1,5 tonne, d'une valeur de 50,3 M-XPF. En 2015, le pays produit 0,9 tonnes (33,5 M-XPF)

La production d'essence (niaouli ou goménol, santal, gingembre...) a une forte valeur ajoutée et est exportée de façon croissante depuis la fin des années 1990. Elle est estimée à 7,9 tonnes/unités en 2014, pour une valeur de 446,5 M-XPF. En 2015, le pays produit 7,6 tonnes/unités (486,1 M-XPF)

En 2015, la production en horticulure est estimée à 1 172 M-XPF, et l'importation à 106,9 M-XPF.

Productions agricoles résiduelles[modifier | modifier le code]

La canne à sucre a été cultivée commercialement vers 1868-1898, avec une main d'œuvre réunionnaise.

Filière bois[modifier | modifier le code]

Scierie à l'île des Pins.

En 2015, la production est estimée à 257,5 M-XPF.

Engrais et produits phytosanitaires[modifier | modifier le code]

En 2015, la consommation d'engrais commercialisés est estimée à 5 201,4 tonnes à destination du maraîchage, des céréales, des suashs, des fruits, des pâturages, de l'aquaculture, des pommes de terre, des pépinières pour reboisement, etc.

Les produits phytosanitaires importés (34,9 tonnes) consistent en herbicides (11,9 tonnes), insecticides (13,8 tonnes), fongicides (3,9 tonnes), et autres (5,3 tonnes).

Pêche[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la pêche est vivrière et de plaisance, avec 3 500 tonnes pêchées de cette manière en 2003 pour un total de produits de la pêche maritime destinés à la consommation humaine de 7 182 tonnes cette année-là[50],[51],[52].

La pêche professionnelle est hauturière (thonidés), côtière (vivaneau, etc), ou lagonaire (crustacés (dont trocas), céphalopodes, holothuries, etc). En 2010, elle concerne 1 088 emplois (directs ou induits), dont 767 marins pêcheurs professionnels déclarés, 613 en artisanale (récifo-lagonaire), et 154 en hauturière.

Vient ensuite la pêche professionnelle au large par palangriers, plutôt stagnante (2 466 tonnes produites en 2003, 2 474 en 2005, 2 387 en 2008, 2 548 en 2009), dont essentiellement du thon blanc ou germon (1 111 tonnes en 2003, 1 590 en 2005, 1 649 en 2009) et un peu moins de thon jaune bien que cette pêche soit en perte de vitesse (754 tonnes en 2003, 448 en 2005, 487 en 2009), mais aussi du thon obèse (bachi), désormais très réduite (142 tonnes en 2003, 76 en 2005, 51 en 2009). Le thon est destiné en partie au marché local, mais est aussi un produit d'exportation de première importance. Peuvent également être cités quelques marlins (122 tonnes en 2003, 124 en 2005, 114 en 2009), requins makos (38 tonnes en 2003, 26 en 2005, 10 en 2009) - surtout pour les ailerons très prisés par les Asiatiques - et espadons pêchés (22 tonnes en 2003, 12 en 2005, 7 en 2009). Les exportations de la pêche hauturière néo-calédonienne a connu un record en 2001 (1 276 t, soit les trois cinquièmes, ou 61,8 %, du total des poissons pêchés par palangriers cette année-là, et 773 millions de Francs Pacifique rapportés). En 2009, la quantité exportée se rapproche à nouveau de la barre des 1 000 t dont elle s'était éloignée les trois années précédentes (947 t et 37,2 % de la production, et 424 millions de Francs CFP, le plus haut montant depuis 2003). En 2010, le germon, qui représente 70̬ % des captures, représente 1 900 tonnes écoulées, dont 1 200 sur le marché local, et 700 en export, dont 100 en poisson entier frais par avion pour le marché japonais.

La pêche professionnelle lagonaire, avec 1 295 tonnes de produits en 2003 et 1 249 en 2004[53], est la troisième source de production dans ce domaine. Il s'agit surtout de la pêche d'holothuries (dites bêches de mer : 687 tonnes en poids frais en 2003, 811 en 2004 et 510 en 2010, mais un poids sec ramené à respectivement 52, 81 et 50 tonnes, puis à 92 tonnes en 2007 et 77 en 2009) qui elle aussi a vocation à l'exportation vers l'Asie du Sud-est, la Chine ou le Japon. Les poissons récifaux-lagonaires (maquereaux, mulets, becs-de-cane et bossus, vivaneaux, loches, dawas, perroquets, rougets, picots, notamment) représentaient 366 tonnes pêchées en 2003, 308 en 2005, 428 en 2006 et 506 en 2008.

En production non destinée à la consommation humaine, la Nouvelle-Calédonie produit également entre cent et deux cents tonnes de coquille de troca (100 t en 2003, 153 en 2005, 1999 en 2008), un coquillage qui permet surtout la fabrication de boutons[54],[55].

Aquaculture[modifier | modifier le code]

Crevette bleue ou Obsiblue de Nouvelle-Calédonie, de plus en plus prisé des chefs étoilés de France métropolitaine et du monde

.

L'un des secteurs en plein essor de l'économie calédonienne est celui de l'aquaculture de la crevette[56],[57]. C'est un phénomène récent, les fermes aquacoles représentant moins de 500 ha jusqu'en 2003, pour 665 ha en 2005. La production était de 2 339 tonnes en 2005, dont plus de la moitié destinée à l'exportation (1 709 tonnes, 2,372 milliards de francs CFP de revenus à l'exportation). C'est devenu un produit de qualité qui sut s'implanter sur plusieurs marchés porteurs, bien que d'une manière encore assez marginale. Et pour certains d'entre eux, notamment au Japon, où elle est très demandée, elle est vendue assez chère (presque 2 millions de francs CFP la tonne).

Les principaux importateurs sont:

  • Drapeau de la France France métropolitaine : 953 tonnes pour un revenu de 1,224 milliard de francs CFP (10,257 millions d'euros) en 2005.
  • Drapeau du Japon Japon : 476 tonnes importées mais un revenu très élevé étant donné ce chiffre de 806 millions de francs CFP (6,754 }millions d'euros) en 2005.
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : 111 tonnes pour un revenu de 162 millions de francs CFP (1,36 million d'euros, 1,851 million de dollars US) en 2005. Les exportations vers les États-Unis sont assez irrégulières : elles ont connu ainsi deux pics importants (en 2002 avec 162 tonnes exportées pour 245 millions de francs CFP, et en 2005). Les autres années, elles ont été assez faibles.
  • Drapeau de l'Australie Australie : 105 tonnes pour un revenu de 98 millions de francs CFP (820 000 euros environ) en 2005. Il s'agit d'un marché en train de se fermer, l'aquaculture de la crevette s'étant développée en Australie. C'est ainsi que les exportations vers ce pays ne cessent de chuter (de 582 tonnes en 1999, il s'agissait alors du 2e client de la crevette calédonienne derrière la France, aux 105 tonnes de 2005), de même que les prix (d'environ 1,2 million de francs CFP la tonne en 1999 à seulement environ 930 000 francs la tonne en 2005).
  • Drapeau de la Polynésie française Polynésie française : 51 tonnes pour un revenu de 65 millions de francs CFP en 2005. Ce marché ne s'est ouvert qu'en 1999.
  • Drapeau de Wallis-et-Futuna Wallis-et-Futuna : 9 tonnes pour un revenu de 13 millions de francs CFP en 2005.
  • Drapeau de Hong Kong Hong Kong : 2 tonnes pour un revenu de 4 millions de francs CFP en 2005.

En 2014, la production de crevettes d'élevage est estimée à 1 635 tonnes. La commercialisation relève de la SOPAC, Société des productions aquacoles calédoniennes.

En 2015, la production de crevettes d'élevage est estimée à 1 292,7 tonnes (d'une valeur de 1 451,1 M-XPF), pour 661,7 tonnes exportées (d'une valeur de 1 046,2 M-XPF).

En 2015, la production d'huîtres est marginale, avec importation de 133,7 M-XPF (2,4 tonnes de naissains d'huîtres et 122 tonnes d'huîtres).

Fermes aquacoles[modifier | modifier le code]

Du nord au sud :

  • Webuihoone, Blue Lagoon Fram, Montagne Blanche, SARL Ponacri, Aquawa, Kapuidea, Nessaquacole, Tournier, Pointe monot,
  • Aquamer, Sodacal, April, Styli Bleue, Pénéide de Ouano, Sea Farm, Aigue Marine, Ouenghi, Gwenguy, Aquamon,
  • Bassin de Dumbéa.

Écloseries : du Nord, d'Eori, de Mara, de Montagne, de Dumbéa.

Transport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en Nouvelle-Calédonie.

DITTT : Direction des Infrastructures, de la Topographie et des Transports Terrestres[58].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Nouvelle-Calédonie.

Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombreuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif corallien (pêche sous-marine). Le secteur employait en 2005 4 500 personnes, soit environ 6 % de la population active totale, et produisait un chiffre d'affaires de 38,5 milliards de francs CFP en 2000 (soit 322,6 millions d'euros) et une valeur ajoutée de 16 milliards de francs CFP, soit environ 4 % du PIB du territoire[59]. Le nickel a pu âtre considéré comme un obstacle historique au développement du tourisme sur la Grande-Terre ; ce n'est plus le cas, depuis l'exigence partagée d'un développement économique global durable.

Touristes (hors croisiéristes)[60]
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
91 121 105 137 103 835 99 735 109 587 100 515 103 933 101 983 99 515 100 651 100 491 103 363 103 672 99 379 98 562 111 875

Le tourisme calédonien avait commencé à se développer au début des années 1980, atteignant son niveau record pour la décennie en 1984 avec 91 000 touristes. Seulement, les événements politiques opposant partisans et opposants de l'indépendance de 1984 à 1988 ont fortement handicapé le secteur touristique jusqu'au début des années 1990. Depuis lors, le tourisme a connu deux nouvelles crises : en 1998 et 1999, à la suite de la crise asiatique, et en 2001 ou en 2003-2004 dans un contexte de crise généralisée du tourisme international à la suite des attentats du 11 septembre 2001 puis de ceux de Bali en 2002. En 2004, le nombre de visiteurs a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Le tourisme a faiblement repris entre 2005 et 2008 tout en restant loin de son précédent record de 2000, et connaît deux faibles années en 2009 et 2010, tombant en dessous de la barre des 100 000 visiteurs. L'activité dans ce domaine connaît toutefois un net rebond en 2011 avec un nouveau record de fréquentation, porté par la hausse des touristes venant de France métropolitaine et des retombées de l'organisation des XIVe Jeux du Pacifique.

Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de la France métropolitaine, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Toutefois, la fréquentation japonaise, qui n'avait cessé d'augmenter au début des années 2000 au point de dépasser celle des métropolitains de 2004 à 2006 en atteignant un niveau record en 2005 avec 31 486 touristes, connaît depuis ces dernières années une légère baisse dans un contexte de chute du yen, dont le taux par rapport au dollar et à l'euro est plus faible désormais que celui du franc CFP ce qui rend alors la Nouvelle-Calédonie moins compétitive. En revanche, le nombre de touristes venus de métropole, qui globalement stagne entre 29 000 et 30 000 visiteurs depuis une dizaine d'années mais qui a connu deux années maigres en 2004 et 2005, est reparti à la hausse sans avoir encore retrouvé totalement son niveau de 2003. Le tourisme de proximité, australien ou néo-zélandais, a bénéficié d'une croissance spectaculaire entre 2006 et 2007. Voici les arrivées de touristes, hors croisiéristes, par pays de résidence en 2011, sur 111 875 au total[60]:

Une large majorité de ces touristes viennent pour les vacances, toutefois le tourisme familial ou amical reste assez important (24 786 visiteurs en 2011, essentiellement des Métropolitains, des Wallisiens et des Polynésiens), de même que pour le tourisme d'affaire ou professionnel (19 500 en 2011). La durée moyenne des séjours est ainsi de 16,8 jours, mais celle des Métropolitains par exemple est nettement plus élevée (33,2 jours en moyenne), du fait justement qu'il s'agit là surtout d'un tourisme familial ou amical. Les Japonais quant à eux sont ceux qui restent le moins longtemps, avec en moyenne 5,5 jours passés sur le territoire (beaucoup de Japonais viennent se marier et en lune de miel). Quoi qu'il en soit, cette durée de séjours est assez longue. Ainsi, si le tourisme calédonien est nettement moins développé que celui de la Polynésie française (avec deux fois moins de touristes par an environ), cette durée de séjour est plus élevée en Nouvelle-Calédonie (elle est de 13,2 jours en Polynésie).

Le bateau de croisière Pacific Sun près des côtes de Lifou,

Les provinces Nord et des îles Loyauté ont développé depuis le début des années 1990 des projets immobiliers et hôteliers (le Novotel Malabou Beach Resort de Poum et le Club Méditerranée Koulnoué de Hienghène pour la première en 1992, le Drehu Village de Lifou et le Nengone Village de Maré pour la seconde en 1996, suivi en 2000 du Paradis d'Ouvéa) destinés à mieux accueillir les visiteurs et à rattraper leur retard en infrastructure touristique par rapport au Province Sud. Cependant cette dernière continue à concentrer l'essentiel des équipements (74,4 % des chambres d'hôtels disponibles sur le Territoire fin 2006 s'y trouvent), notamment en matière de tourisme haut de gamme (les trois seuls hôtels cinq étoiles ainsi que les trois golfs du Territoire)[61].

Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales. Toutefois, de nouvelles lignes ont été ouvertes récemment par la compagnie locale Aircalin, dont une vers la Corée du Sud en partenariat avec Korean Air en 2008 et une autre vers La Réunion en association avec Air Austral en 2009, dans le but de s'ouvrir à de nouveaux marchés.

Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté. Il faut ainsi ajouter aux chiffres cités ci-dessus ceux des croisiéristes faisant escale en Nouvelle-Calédonie, nombre en constante augmentation et désormais plus importante que celle des touristes « traditionnels » (non croisiéristes) :

Nombre de croisiéristes par année[60]
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
45 665 31 700 21 351 48 701 48 579 50 671 54 925 64 273 77 115 81 215 118 898 121 393 173 208 131 231 203 879 210 919

Les croisiéristes sont essentiellement australiens (81,5 %), puis néo-zélandais (7,6 %). 64 paquebots ont fait escale sur le territoire en 2004, 60 en 2005, puis 87 en 2006, 83 en 2007, 99 en 2008, 79 en 2009, 115 en 2010 et 121 en 2011[62].

Banques[modifier | modifier le code]

Autrefois[modifier | modifier le code]

  • 1870 : Compagnie de la Nouvelle-Calédonie, réorientée en 1874 en Banque de Nouvelle-Calédonie,
  • 1887 : Banque de l'Indochine succursale de Nouvelle-Calédonie, devenue en 1975 la Banque de l'Indochine et de Suez puis Indosuez en 1978.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le système bancaire néo-calédonien est décalqué du système bancaire français, mais avec une monnaie spécifique, le Franc Pacifique, émis par l'Institut d'émission d'outre-mer, pour une économie non-métropolitaine. Enfin, la fiscalité en Nouvelle-Calédonie est également spécifique.

Le soutien de la métropole et de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Les dépenses de l'État[modifier | modifier le code]

La métropole assure le soutien économique du territoire grâce à des transferts financiers massifs, représentant 16 % du PIB du territoire, soit 121,498 milliards de francs CFP (environ 1,02 milliard d'euros) en 2007. Ces transferts concernent[63] :

  • l'administration de l'État : 84,823 milliards de francs CFP (environ 710,8 millions d'euros, 69,8 % du total), dont :
    • les dépenses faites aux ménages (salaires de la fonction publique d'État, qui emploie, selon la CAFAT, 6 755 personnes, traitements et prestations sociales) : 71,834 milliards de francs CFP (environ 602 millions d'euros, 84,7 % des dépenses de l'administration d'État et 59,1 % du total),
    • les dépenses pour les biens et services publics de l'État : 9,259 milliards de francs CFP (environ 77,6 millions d'euros, 10,9 % des dépenses de l'administration d'État et 7,6 % du total),
    • les dépenses d'équipement : 3,73 milliards de francs CFP (environ 31,26 millions d'euros, 4,4 % des dépenses de l'administration d'État et 3,1 % du total).
  • transferts financiers vers les collectivités et établissements publics locaux : 36,353 milliards de francs CFP (environ 304,6 millions d'euros, 29,9 % du total), dont :
    • vers la Nouvelle-Calédonie et ses établissements publics (comme l'OPT, le CHT, la CAFAT) : 2,416 milliards de francs CFP (environ 20,25 millions d'euros, 6,6 % des transferts, 2 % du total),
    • vers les Provinces : 14,702 milliards de francs CFP (environ 123,2 millions d'euros, 40,4 % des transferts, 12,1 % du total),
    • vers les Communes : 10,602 milliards de francs CFP (environ 88,8 millions d'euros, 29,2 % des transferts, 8,7 % du total),
    • vers les Établissements publics nationaux : 5,511 milliards de francs CFP (environ 46,2 millions d'euros, 15,2 % des transferts, 4,5 % du total),
    • vers les Établissements publics locaux et d'autres organismes publics ou privés : 3,122 milliards de francs CFP (environ 26,2 millions d'euros, 8,6 % des transferts, 2,6 % du total).
  • solde des emplois non ventilés : 322 millions de francs CFP (environ 2,7 millions d'euros, 0,3 % du total).

Les subventions européennes[modifier | modifier le code]

L'Union européenne intervient également dans les finances du territoire, notamment à travers le Fonds européen de développement (FED) alloué à chaque Pays et territoires d'outre-mer (PTOM). La Xe FED, défini lors de la révision des Accords de Cotonou en 2008 et valables pour la période 2008-2013, prévoit ainsi une dotation initiale de 1,6408 milliards de Francs CFP (environ 13,75 millions d'euros) à quoi s'ajoutent les transferts de 930,6 millions de Francs CFP (environ 7,8 millions d'euros) des FED précédents, soit un total de 2,5714 milliards de Francs CFP (environ 21,55 millions d'euros)[64].

Commerce extérieur[modifier | modifier le code]

Un minéralier de la SLN dans le lagon nouméen en 2012

Le commerce extérieur reste déficitaire. En effet, l'essentiel des exportations concernent le minerai de nickel et les ferro-nickels, alors que le territoire reste largement dépendant de l'extérieur en matière de produits de consommation, d'alimentation et de transport.

Exportations[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Calédonie est le 4e producteur mondial de minerai de nickel. L'essentiel du commerce dépend donc de cette matière première. En dehors du secteur minéral, le deuxième secteur de revenu à l'exportation est celui des produits de la mer, et notamment de la crevette calédonienne, de plus en plus recherchée surtout par les marchés asiatiques mais aussi européens.

Pendant le « boom du nickel » des années 2000[modifier | modifier le code]

Les exportations atteignent leur plus haut niveau, au cœur de l'envolée que connaissent les cours du nickel et plus généralement des matières premières entre 2004 et 2008, en 2007, avec 183,698 milliards de francs CFP (1,539 milliard d'euros), dont 177,116 milliards (96,4 % du total) pour les produits miniers (107,995 milliards pour les ferro-nickels, 44,004 milliards pour le minerai de nickel, 25,117 milliards pour les mattes) et 2,266 milliards pour les produits de la mer (soit une baisse significative d'environ 450 millions par rapport à 2006, il s'agit surtout de la crevette qui a rapporté en 2007 1,527 milliard de francs CFP, l'exportation de poissons ne représentant que 229 millions de francs dont 202 pour le thon, tandis que les exportations d'holothuries, très recherchées sur les marchés asiatiques, a pratiquement doublé en un an pour s'établir à 414 millions de F CFP). Ensuite viennent, de manière beaucoup moins rentable, les chauffe-eau (512 millions en 2004, 509 en 2005), les huiles essentielles (dont l'huile de santal ou l'huile de niaouli, aussi appelée gomenol, 59 millions de francs CFP en 2005), la viande de cerf (50 millions de francs CFP en 2005), les produits maraîchers (50 millions également, dont 43 millions de francs pacifique pour l'exportation de la squash en 2005), des peaux brutes d'animaux (16 millions de francs pacifique en 2005), du chocolat (13 millions de francs CFP en 2005) et des fruits tropicaux (13 millions également en 2005).

Les principaux partenaires à l'exportation sont en 2007[65],[66] :

Pendant la crise[modifier | modifier le code]

La crise mondiale débutée en 2008 entraîne une forte baisse des matières premières, et donc du nickel. Cela se retrouve dans les chiffres des exportations de la Nouvelle-Calédonie, qui retombent à 104,853 milliards de Francs CFP en 2008 (878,668 millions d'euros) et à 84,503 milliards en 2009 (708,135 millions d'euros), retombant à son niveau de 2003 (soit juste avant le « boom » de 2004-2007). Les revenus de la vente des produits miniers sont presque divisés par deux par rapport à 2007, s'élevant en 2009 à 14,711 milliards de Francs pour le minerai de nickel (contre 38,174 milliards en 2007 et 16,923 milliards en 2008), à 44,870 milliards pour les ferro-nickels (contre 107,995 milliards en 2007 et 64,479 milliards en 2008) et à 17,301 milliards pour les mattes (contre 25,117 milliards en 2007 et 16,816 milliards en 2008). La tonne de minerai néo-calédonien a été vendu en moyenne en 2009 à 4 185 [Franc PacifiqueF CFP]] (35,07 ), contre 9 448 F CFP (79,18 ) en 2007. S'y ajoute une vente en baisse des crevettes (déjà visible en 2007), avec 1 295 tonnes exportées en 2008 et 1 079 tonnes en 2009. En revanche, les exportations de thons et d'holothuries augmentent.

La répartition entre les principaux partenaires à l'exportation de la Nouvelle-Calédonie se trouve également bouleversée par la conjecture internationale. Le Japon, très frappé par la crise, importe presque quatre fois moins de produits néo-calédoniens en 2009 par rapport à 2007 et passe du rang de premier acheteur de l'archipel à la troisième place du classement. En revanche, la croissance très soutenue de la Chine durant ses années, et notamment son développement industriel, en fait d'année en année un plus gros demandeur de produits miniers de nickel et, après une année creuse en 2008 et un chiffre 2009 deux fois moins important qu'en 2007, se place désormais comme le deuxième client de la Nouvelle-Calédonie, après la France métropolitaine qui pour sa part n'a vu ses importations provenant de l'archipel baisser que très légèrement. Les autres pays clients de l'Union européenne (dont les principaux avant 2008 ont connu une très forte récession à la suite de la crise, comme l'Espagne par exemple) achètent pour leur part beaucoup moins à la Nouvelle-Calédonie. La répartition en 2009 se répartit comme suit[67] :

Importations[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Calédonie est largement dépendante de l'importation pour tout ce qui est produit alimentaire, de consommation (notamment les appareils électro-ménagers, Hi-Fi, téléviseurs) ou de transports (les voitures).

Les importations représentaient en 2007 244,096 milliards de francs CFP (environ 2,045 milliards d'euros). Les machines, appareils et matériels électroniques reviennent le plus cher au Territoire (près de 48 milliards de francs CFP), suivi, de manière assez paradoxale pour un gros producteur minier, des produits minéraux (35,75 milliards de francs CFP, essentiellement des matériaux servant aux alliages avec le nickel) et du matériel de transport (35,502 milliards, surtout des automobiles particulières avec plus de 9 000 véhicules importés en 2005 et 13 439 nouvelles immatriculations de véhicules neufs en 2007). Viennent ensuite les produits alimentaires (26,5 milliards de francs CFP, beaucoup de fruits et légumes tempérés d'Europe mais aussi d'Australie et de Nouvelle-Zélande, des surgelés, des conserves, etc.), des métaux et ouvrages en ces métaux (15,381 milliards de francs CFP), des produits chimiques (14,972 milliards de francs CFP), des produits plastiques et caoutchouc (7,788 milliards de francs CFP), textiles (5,555 milliards de francs), papeterie (4,497 milliards de francs) et bois (2,011 milliards de francs).

Les principaux partenaires à l'importation sont en 2007[68],[66] :

Richesse et pauvreté[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Calédonie est riche (niveau de vie, indice de développement humain, emploi dynamique), et inégalitaire.

La pauvreté y est prégnante, géographiquement marquée, ethnicisée. Le taux de pauvreté (au seuil de 50 % du revenu médian) est à 9̥ % en province Sud, 35 % en Province Nord, 52 % aux Îles Loyauté. (Revue Juridique Politique et Économique de Nouvelle-Calédonie, no 22, 2013/2)[69]

L'approche strictement monétaire « révèle particulièrement ses limites en Nouvelle-Calédonie en n'intégrant pas les ressources non monétaires, cruciales tant pour assumer l'existence que comme facteur de lien social (autoconsommation, dons, échanges). Le non-monétaire représenterait environ 30 % des ressources totales des groupes domestiques vivant en tribu. Au total, le non-monétaire c'est 8 % des ressources des Calédoniens, soit 28 milliards de francs.» (rjpenc/22/2013ː72) « En terre mélanésienne, traditionnellement, le pauvre est partie intégrante du groupe et bénéficie à ce titre de la solidarité clanique et tribale. » (rjpenc/22/2013ː74)

Selon Les synthèses de CEROM (Comptes Économiques Rapides de l'Outre-Mer, octobre 2012)[70], globalement, les prix sont 234 % plus élevés en Nouvelle-Calédonie qu'en métropole, les prix des produits alimentaires le sont de 89 %.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Résultats économiques généraux de la Nouvelle-Calédonie sur le site de l'ISEE
  2. Comptes économiques définitifs, ISEE
  3. Art. 1.5. de l'Accord de Nouméa sur le site www.legifrance.gouv.fr
  4. « Où en sommes-nous ? », Les Nouvelles Calédoniennes, 26/06/2008
  5. « Passage à l’euro : année décisive pour la Calédonie », Les Nouvelles Calédoniennes, 03/02/2006
  6. http://www.mncparis.fr/uploads/Nickel_MNC.pdf
  7. (en) Frank K. Krundwell, Michael S. Moats, Venkoba Ramachandran, Timothy G. Robinson et William G. Davenport, Extractive Metallurgy of Nickel, Cobalt and Platinum Group Metals, Elsevier, , 610 p. (ISBN 978-0-08-096809-4), p. 26
  8. En 2009 (donc pendant la crise économique mondiale), d'autres publications estiment la production de nickel calédonien à 92 800 tonnes, soit 6,6 % de la production mondiale de nickel, estimée à 1 400 000 tonnes. Les réserves calédoniennes sont estimées à 7 100 000 tonnes, soit 9,3 % des réserves mondiales, estimées à 76 000 000 tonnes[7].
  9. Activité minière sur le site de l'ISEE
  10. Cours du nickel depuis 2007 sur http://metaux.decolletage.fr
  11. Résultats économiques généraux sur le site de l'ISEE
  12. Présentation du CNRT Nickel-Environnement sur le site de l'Ifremer en Nouvelle-Calédonie
  13. Présentation du DEUST Géosciences sur le site de l'Université de la Nouvelle-Calédonie
  14. Calédonie: État accusé de complicité de "désastre écologique" à Goro-Nickel (Goro (mine) (en))(article du Monde)
  15. Présentation du projet Goro Nickel sur son site officiel
  16. Présentation du projet Koniambo sur son site officiel
  17. http://www.mineralinfo.fr/ecomine/prix-nickel-situation-lembargo-indonesien-exportations-minerai-brut-en-janvier-2014
  18. https://documentation.outre-mer.gouv.fr/Record.htm?idlist=10&record=19122904124919401869
  19. http://www.eramet.com/projets/weda-bay-nickel-indonesie
  20. http://www.lnc.nc/article/pays/nickel-la-nouvelle-donne-chinoise-impose-une-reaction
  21. http://la1ere.francetvinfo.fr/la-production-caledonienne-soumise-aux-incertitudes-des-previsions-pour-le-nickel-393467.html
  22. http://www.usinenouvelle.com/article/la-crise-du-nickel-fait-ses-premieres-victimes.N376574
  23. https://documentation.outre-mer.gouv.fr/Record.htm?record=19105690124919238729&idlist=1
  24. http://www.transfertsdecompetences.gouv.nc/portal/page/portal/transfert/transfert/rappeltransferts/mines
  25. [PDF] Bilan énergétique, ISEE
  26. [PDF] Électricité - consommation, ISEE
  27. [PDF] Produits pétroliers - charbon, ISEE
  28. Parc éolien d'EEC-GDF Suez sur son site officiel
  29. a et b Autres moyens de production d'énergie renouvelable, site d'Enercal
  30. Parc éolien de Kafeate, site thewindpower.net
  31. [PDF] Électricité - Production, ISEE
  32. [PDF] « Le photovoltaïque a du mal à se raccrocher », Environnement Nouvelle-Calédonie, n°12, p. 66-67
  33. « 1re centrale solaire au sol de Nouvelle-Calédonie », Enerzine.com, 11/05/2000
  34. https://books.google.fr/books?id=H7SYAwAAQBAJ&pg=PA18&lpg=PA18&dq=g%C3%A9rard+marty+%C3%A9nergies+renouvelables&source=bl&ots=1hjiIA3zgL&sig=FJDazmv2nxBSm-Nyb38Ued3bn6w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjN_5e7jLLLAhUCG6YKHUdHAHAQ6AEIJzAC#v=onepage&q=g%C3%A9rard%20marty%20%C3%A9nergies%20renouvelables&f=false
  35. [xls] La contribution des différents secteurs économiques au PIB, ISEE, 2003-2011
  36. [xls] Les importations et exportations de biens et services par produits, ISEE, 2004-2015e
  37. Site officiel de l'entreprise Biscochoc
  38. http://www.jeco.nc/vitrines/socalait
  39. Fiche de la société Sceb, www.un-stage.com
  40. Fiche de la Boulangerie Saint-Christophe sur le site jeco.nc
  41. Site officiel de la Société Le Froid
  42. Site officiel de la GBNC
  43. Site officiel de l'OCEF
  44. https://restaurationfrancaisenc.wordpress.com/
  45. a et b http://www.davar.gouv.nc/portal/pls/portal/docs/1/30592252.PDF
  46. Présentation de l'agriculture de la Province Nord sur son site officiel
  47. http://www.royal-pacifique.nc/francais/hist[re1nc.htm
  48. http://www.asterducaillou.nc/cafe.htm
  49. http://www.espressologie.fr/cafe/degustation-bourbon-pointu-de-nouvelle-caledonie/
  50. http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers12-08/010051819.pdf
  51. http://umr-entropie.ird.nc/index.php/team/marc-leopold
  52. https://books.google.fr/books?id=wjcaaFMIWDkC&pg=PA15&lpg=PA15&dq=aquaculture+nouvelle-cal%C3%A9donie+jollit+l%C3%A9opold&source=bl&ots=OnXrLRVSn2&sig=ZyMxkQpW65tYBBz7_udShMtnemg&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjfk8HZt47PAhUP5GMKHRsUCdYQ6AEISTAI#v=onepage&q=aquaculture%20nouvelle-cal%C3%A9donie%20jollit%20l%C3%A9opold&f=false
  53. En comptant les holothuries en poids frais.
  54. [PDF] Fiche sur la pêche en Nouvelle-Calédonie, ISEE, 2006
  55. [xls] Tableaux statistiques sur la pêche en Nouvelle-Calédonie, ISEE
  56. https://www.province-sud.nc/sites/default/files/print_pdf/Classeuraquaculture.pdf
  57. http://www.isee.nc/economie-entreprises/entreprises-secteurs-d-activites/agriculture-peche-aquaculture
  58. https://dittt.gouv.nc/
  59. ISEE de Nouvelle-Calédonie
  60. a, b et c Source: Police aux frontières jusqu'en 1999, ISEE à partir de 2000, repris par B. Fadda, « Le Tourisme en Nouvelle-Calédonie », Académie de Nouméa, 11/2006 pour les chiffres de 1996 à 2005 et ISEE en Nouvelle-Calédonie pour 2002 à 2007
  61. Infrastructures hôtelières de la Nouvelle-Calédonie, ISEE
  62. « Tourisme : Repères », Les Nouvelles Calédoniennes, 24/06/2008
  63. Dépenses de l'État en Nouvelle-Calédonie sur le site de l'ISEE
  64. Aides européennes sur le site de l'ISEE
  65. Exportations sur le site de l'ISEE
  66. a et b Balance commerciale sur le site de l'ISEE
  67. Chiffres des exportations sur le site de l'ISEE
  68. Importations sur le site de l'ISEE
  69. http://rjpenc.nc/index.php/hikashop-menu-for-products-listing-2/category/37-n22
  70. http://www.cerom-outremer.fr/nouvelle-caledonie/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoît Delvinquier, Le Nouvel-Anzin des Antipodes, espoirs et déconvenues des charbonnages calédoniens (1846-1959), La Découvrance, 2003,
  • Catherine Buttet, Histoire d'un échec ? Nouvelle-Calédonie 1870-1914, Université de Provence, 1996, thèse,
  • Isabelle Leblic, Les kanak face au développement, la voie étroite, Grenoble, 1993, PUG,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]