Économie de Maine-et-Loire

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L'économie de Maine-et-Loire est principalement axée sur l'industrie et se classe en seconde position des départements industriels de l'Ouest, avec 45 % de sa population active travaillant dans ce secteur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Données économiques[modifier | modifier le code]

Le département dans la région[modifier | modifier le code]

Le Maine-et-Loire se situe au cœur d'un triangle Nantes-Saint Nazaire / Angers / Cholet, qui produit 60 % de la richesse de la région des Pays de la Loire, 3e région industrielle française[1].

En 2008, le département employait 22 % des effectifs salariés de la région des Pays de la Loire, représentait 20 % de son PIB et plus d’un quart des exportations, notamment par deux entreprises Charal (production de viandes) et Continental Automotive Systems (équipements automobiles)[2].

Principaux indicateurs[modifier | modifier le code]

PIB et valeur ajoutée : En 2005, le produit intérieur brut (PIB) de Maine-et-Loire s’élevait à 17 370 000 € (20 142 252 €2013). Que ce soit le PIB par emploi ou le PIB par habitant, le département se plaçait en dessous de la moyenne nationale[3].

Valeur ajoutée brute et PIB
Maine-et-Loire
(2005)[3]
Moyenne
métropolitaine
(2005)[3]
Valeur ajoutée brute totale (en millions d'euros) 15 572
Produit intérieur brut (en millions d'euros) 17 370
Produit intérieur brut par habitant (en euros) 22 946 27 811
Produit intérieur brut par emploi (en euros) 56 662 69 185
Rang du département en France hors Île-de-France 49e

Structure de la valeur ajoutée : En 2005, près de 70 % de sa valeur ajoutée (VA) était produite par les services, loin devant l'industrie et l'agriculture[3].

Structure de la valeur ajoutée (en %)
Maine-et-Loire
(2005)[3]
Moyenne
métropolitaine
(2005)[3]
Agriculture sylviculture pêche 4,7 % 2,3 %
Industrie 18,2 % 15,2 %
Construction 7,4 % 5,6 %
Services surtout marchands 46,6 % 55,4 %
Services administrés 23,0 % 21,5 %

Données sectorielles[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture en Maine-et-Loire.

Généralités[modifier | modifier le code]

Environ 30 000 employés et 11 000 exploitations produisent de l'élevage (53 %) et diverses cultures (47 %).

Le département est le premier producteur français de champignons, de cassis et de plantes en pot, et est reconnu au niveau européen grâce à la viticulture et son pôle du Végétal[4]. À la fin des années 2000, le poids de la production végétale dans l'ensemble de la production agricole de Maine-et-Loire était de 45 % du produit agricole total[5].

Horticulture[modifier | modifier le code]

L'Anjou est la première région horticole de France, activité créée à la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Le conseil général participe au développement du département comme pôle végétal européen. La création de Floriloire aide au renforcement de l'organisation logistique et commerciale des entreprises horticoles locales. L'Office communautaire des variétés végétales (OCVV), anciennement basé à Bruxelles, s'est installé sur Angers.

Le département a créé en 2010 Terra Botanica[6], une vitrine internationale de l'horticulture angevine.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vignobles d'Anjou et Saumur.

Avec 20 000 hectares cultivés, 27 appellations AOC et un million d'hectolitres/an, la viticulture est un atout majeur du département. Les plus reconnus étant le Coteaux-du-layon et le vin pétillant de Saumur.

Régions agricoles[modifier | modifier le code]

Les petites régions agricoles de Maine-et-Loire : Le département de Maine-et-Loire, tout comme les autres départements de France, est découpé, depuis 1946, en petites régions agricoles françaises. Le département compte cinq petites régions agricoles (PRA) numérotées par l'Insee[7] :

Industrie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le bilan 2012 de l'industrie angevine est en demi-teinte[8]. Elle a employée 54 700 salariés, chiffre en maintien par rapport à 2011[9].

Industrie agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La filière agro-alimentaire compte en Anjou plus d'une centaine d’entreprises, dont les biscuits Saint-Georges, Brioche Pasquier, Charal, France Champignon, Rémy Cointreau, Combier, Grimaud Frères[1].

Les entreprises angevines de l'agroalimentaire n'ont pas connu de grandes difficultés en 2012[9].

Chimie, caoutchouc, plastique[modifier | modifier le code]

Le Maine-et-Loire occupe le premier rang des départements du Grand Ouest dans le secteur plasturgie-caoutchouc[1].

Suite à la baisse de la construction de logements, et après plusieurs années de croissance, l'activité des entreprises de la menuiserie industrielle s'est dégradée en 2012[9].

Électronique et informatique[modifier | modifier le code]

On trouve dans le département plusieurs grandes entreprises du secteur électronique-informatique, comme Bodet ou Bull[9].

Au cours de l'année 2012, quelques entreprises ont connu des difficultés, comme Technicolor mais aussi de plus petites unités[9].

Cuir et habillement[modifier | modifier le code]

Le Choletais, avec 400 PMI, est le premier centre européen de vêtements destinées aux enfants, et un pôle important de la mode avec des entreprises tels que ÉRAM, Catimini, GÉMO, New Man.

L'activité 2012 a été difficile dans la chaussure et l'habillement, et mieux orientée dans la maroquinerie et dans le luxe[9].

Services[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Secteur tertiaire agricole[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire agricole en Maine-et-Loire regroupe cinq activités[10] :

Construction[modifier | modifier le code]

L'effectif salarié a baissé en 2012 dans le secteur de la construction et celui du commerce[9]. En 2013, l'activité dans le secteur de la construction continue à être difficile[11],[12].

Commerce[modifier | modifier le code]

Un important complexe commercial a vu le jour en 2012 à Beaucouzé, L'Atoll. À la fin de la première année d'exploitation, le nombre de visiteurs a été plus important que prévu (plus de 6 millions en un an), ainsi que le chiffre d'affaires des commerçants[13].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tourisme en Maine-et-Loire.

Sur le département de Maine-et-Loire, le chiffre d’affaires touristique direct a représenté 1,5 milliard d’euros en 2011. La clientèle en hébergement marchand était pour 24 % d'origine étrangère. Les châteaux représentaient la première fréquentation par catégorie de sites de visite, avant les jardins et parcs, et les musées[14].

La saison touristique 2012 a été moins favorable que la précédente[9].

Les sites les plus visités en 2011 ont été : Terra Botanica (301 049 visites), le bioparc de Doué (234 473), le château d’Angers (185 053), l'abbaye de Fontevraud (185 000), le musée des Beaux-Arts d'Angers (86 676), le parc oriental de Maulévrier (86 109), l'École Nationale d'Équitation (84 676), le château de Brézé (79 642), le village troglodytique de Louresse-Rochemenier (63 266), le château-musée de Saumur (59 462)[14].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les cinq premières manifestations payantes ont été en 2011 : le Festival Premiers Plans (48 743 personnes), le Mondial du Lion (44 204), le Festival d'Anjou (25 756 personnes, sur 23 représentations), les présentations publiques du Cadre noir (22 553 personnes, sur 18 dates), et les journées de la rose (18 090)[14].

Travail et revenus[modifier | modifier le code]

Entreprises et administrations publiques[modifier | modifier le code]

Sur le premier semestre 2013, le département a connu une augmentation du nombre de liquidations d'entreprises, alors que le nombre de créations d’entreprises a chuté[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Chambre de commerce et d'industrie de Maine-et-Loire, L’Anjou, une économie dynamique, document du 13 septembre 2013
  2. Insee, Forces et faiblesses caractérisant l’économie des Pays de la Loire : Maine-et-Loire, janvier 2009
  3. a, b, c, d, e et f Insee, Les PIB départementaux, un reflet de la structure sectorielle de l'appareil productif, Données 2005, consulté le 5 novembre 2013
  4. Végépolys, Le végétal, 25 octobre 2013
  5. Jean-Baptiste Humeau, L'horticulture maraîchère angevine, dans la revue Norois no 167, 1995, p. 560
  6. Ouest-France, Le « jardin extraordinaire » de Terra botanica, de A à Z, édition du 10 avril 2010
  7. Insee, Liste des petites régions agricoles, consulté le 24 octobre 2013
  8. Ouest-France Entreprises, L'industrie du Maine-et-Loire garde le cap, article du 7 avril 2013
  9. a, b, c, d, e, f, g et h Comité d’expansion économique de Maine-et-Loire, Bilan économique et social 2012, document du 15 avril 2013
  10. Jacques Jeanneau, Le secteur tertiaire agricole en Maine-et-Loire, dans la revue Norois no 124, octobre - décembre 1984, p. 618 à 622
  11. Ouest-France Entreprises, Construction : la courbe dévisse dans les Pays de la Loire, article du 13 mai 2013
  12. Ouest-France Entreprises, Les professionnels du bâtiment sont moroses à Cholet, article du 24 octobre 2013
  13. Ouest-France Entreprises, Bilan un an après l'ouverture du centre commercial l'Atoll, article du 2 avril 2013
  14. a, b et c Comité départemental du tourisme & Fédération des offices de tourisme et syndicats d’initiative de l’Anjou, Chiffres clés 2012 (année 2011), document du 23 mai 2012
  15. Ouest-France, Toujours plus de liquidations d’entreprises en Maine-et-Loire, article du 18 septembre 2013

Autres sources