Économie du Groenland

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Groenland
Indicateurs économiques
Image illustrative de l’article Économie du Groenland
Siège de la Banque du Groenland à Nuuk.

Monnaie couronne danoise
Année fiscale calendaire
Organisations internationales Conseil nordique
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en augmentation 15,880 millions DKK (2016)
Croissance du PIB en augmentation 7,7 % (2016)
PIB par habitant en PPA 37 400 $ (2008)
PIB par secteur agriculture : 4 % (2009)
industrie : 29 % (2009)
services : 67 % (2009)
Inflation (IPC) 0,5 % (2018)
Pop. sous le seuil de pauvreté 9,2 % (2007)
Indice de développement humain (IDH) 0,927 % (1998)
Population active 40 156 (2012)
Population active par secteur agriculture : 4 % (2009)
industrie : 29 % (2009)
services : 67 % (2009)
Taux de chômage Decrease Positive.svg 7,3 % (2016)
Principales industries transformation du poisson (surtout les crevettes et le flétan du Groenland) ; huile, or, niobium, tantale, uranium, fer et mines de diamants ; artisanat, cuirs, peaux, petits chantiers
Commerce extérieur
Exportations 381 millions $ (2010)
Biens exportés poisson et produits de la pêche (89 %), métaux (10 %), autres (1 %) (2010)
Principaux clients Danemark (63,4 %), autres (18,4 %), Japon (11,9 %), Chine (6,3 %) (2011)
Importations 806 millions $ (2010)
Biens importés poisson et produits de la pêche (89 %), métaux (10 %), autres (1 %) (2010)
Principaux fournisseurs Danemark (58,2 %), Suède (19,7 %), autres (11,8 %), Royaume-Uni (10,3 %) (2011)
Finances publiques
Dette publique 36,4 millions $ (2010)
Recettes publiques 1,099 milliards $ (2010)
Dépenses publiques 1,099 milliards $ (2010)
Aide au développement 650 millions $ de subventions en provenance du Danemark (2012)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/gl.html

L'économie du Groenland est très fortement dépendante des exportations de la pêche et des aides du Royaume du Danemark auquel il appartient.

Chasse[modifier | modifier le code]

La chasse est restée une activité importante dans le nord et l'est du pays, alors qu'elle constitue plutôt une activité d'appoint pour les citadins. Parmi les animaux chassés se trouvent les phoques, des morses et quelques baleines, leur viande alimentant le marché local. Chaque année, le nombre de phoques abattu se situe entre 100 000 et 200 000[1]. Les rennes et les bœufs musqués sont également chassés. En revanche, moins de 100 ours blancs, dont la chasse est réservée aux professionnels, sont abattus par année[2].

Le gouvernement groenlandais doit subventionner les peaux de phoques pour permettre à cette activité autrefois très importante de survivre[2].

Pêche[modifier | modifier le code]

La pêche constitue l'un des secteurs vitaux de l'économie groenlandaise. Le Groenland dispose d'environ 5 000 petites embarcations, 300 navires de taille moyenne et 25 chalutiers. L'essentiel de la pêche industrielle est géré par une société d'État, Royal Greenland A/S, qui produit notamment le principal produit d'exportation: les crevettes[2].

Du côté des poissons, la morue a perdu de son importance passée et tend à être remplacée par le flétan du Groenland. D'autres produits de la pêches n'ont qu'une importance locale: sébaste, loup marin, flétan de l'Atlantique, saumon et omble chevalier[2].

En 2001, le Groenland a exporté 51 800 tonnes de crevettes, 12 800 tonnes de flétans du Groenland, 5 600 tonnes de crabes et 1 200 tonnes de morues[2].

L'importance de la pêche dans l'économie groenlandaise a été l'un des éléments déterminants dans la décision de quitter l'Union européenne en 1982. Être membre de l'Union donnait en effet un plein accès aux eaux groenlandaises pour les pêcheurs européens. Toute pêche n'est toutefois pas impossible, puisqu'une série d'accords sectoriels limités dans le temps se sont succédé et ce, dès 1985. En 2006, un nouvel accord sectoriel a été conclu: il prévoit le versement d'une somme de 15,8 millions d'euros pour la période 2007-2013, en échange d'un droit pour les navires allemands, danois, britanniques, espagnols et portugais à venir pêcher dans les eaux groenlandaises[3].

Matières premières[modifier | modifier le code]

De nombreux métaux étaient extraits au Groenland, mais les mines ont fermé les unes après les autres, la fermeture des dernières mines de plomb et de zinc en 1990[4] provoquant le passage dans le rouge de la balance commerciale groenlandaise. Les matières extraites étaient les suivantes: la cryolite à Ivittuut, du charbon à Qullissat, du marbre et plus tard, du zinc, du plomb et de l’argent à Maarmorilik et du zinc, du molybdène et du plomb dans la baie de Mesters Vig[2].

À la fin des années 2000, de nouveaux projets miniers ont été envisagés pour favoriser l'indépendance du pays. En 2018, la société norvégienne LNS est la seule a avoir une activité commerciale liée à l'extraction de rubis dans le sud de l'île[5]. Parmi les pistes de développement envisagées se trouve l'extraction de terres rares[6].

Le Groenland possède un sous-sol riche en hydrocarbures, principalement à l'ouest de l’île. Ces ressources sont pourtant à l'heure actuelle inexploitées en raison de la faiblesse des infrastructures locales et du coût élevé de l'implantation relativement aux ressources disponibles. Cairn Energy a par exemple renoncé après avoir dépensé un milliard de dollars dans une campagne d'exploration[7]. La compagnie pétrolière du Groenland est la Nunaoil.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est également un secteur prédominant du Groenland bien que celui-ci reste très limité en raison des couts importants liés à son développement et de la courte saison estivale.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Les télécommunications du Groenland sont gérées par la société TELE Groenland. Aussi bien au niveau du téléphone que pour les liaisons internet.

Commerce[modifier | modifier le code]

Pisiffik A / S est la plus grande entreprise commerciale privée du Groenland et qui possède plus de 30 magasins dans le pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The government of Greenland, Management and utilization of seals in Greenland, 13 p. (lire en ligne), p. 7
  2. a b c d e et f Informations sur le site du Ministère Royal des Affaires Étrangères du Danemark, consulté en septembre 2008.
  3. Description de l'accord sur le site de la Commission européenne, consulté en septembre 2008.
  4. Le Point, magazine, « Fièvre de l'or au Groenland », sur Le Point.fr (consulté le 19 janvier 2018)
  5. Simon Petite, « Groenland et Îles Féroé: au Nord, l’indépendance à petits pas », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 30 décembre 2018)
  6. Marine Duc, « L'extractivisme sans extraction ? Au Groenland, des politiques de développement territorial entre volontarisme minier et dépossessions », Géoconfluences,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2018)
  7. Audrey Garric et Denis Cosnard, « Les pétroliers qui ont reculé face à l’Arctique », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 19 janvier 2018)