Économie de l'Amérique latine

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La situation de l'économie des pays d'Amérique latine est très variable d'un pays à l'autre, tant au niveau du PIB (explicable en partie grâce à la taille de la population), des partenaires commerciaux (due en partie aux facteurs géographiques), de l'inflation, de la pauvreté/richesse, des produits exportés, etc.

Fiscalité et inégalités[modifier | modifier le code]

Les inégalités en Amérique latine s'expliquent en partie par un système fiscal très avantageux pour les plus fortunés : peu de prélèvement sur la fortune ou la propriété et des impôts sur les biens et les services (qui touchent indistinctement riches et pauvres) cinq à six fois supérieurs aux impôts sur le revenu[1].

D'après la Cepalc (Nations unies), le coefficient de Gini (qui mesure les disparités de revenus) ne baisse que de 3 % après impôts en Amérique latine contre 17 % dans les pays de l'OCDE. D'après une étude de l'OCDE sur l'Amérique latine, « Les faibles recettes des impôts sur les revenus, les profits et le capital s'expliquent en partie par les généreuses exemptions et les hauts dégrèvements octroyés, ainsi que par l'évasion fiscale des contribuables les plus riches ». Les fraudes fiscales représentent 350 milliards de dollars par an, soit 6,3 % du PIB[1].

Classe moyenne[modifier | modifier le code]

L'OCDE souligne qu'en Amérique latine, « la classe moyenne est vulnérable parce qu'elle a des emplois de mauvaise qualité, généralement informels, et une protection sociale insuffisante, un faible revenu souvent instable, ce qui l'expose au risque de tomber dans la pauvreté »[2].

Dette publique[modifier | modifier le code]

De nombreux pays de la zone sont lourdement endettés et consacrent chaque année une grande partie de leur budget au remboursement de la dette. L'endettement de ces pays préoccupe certains gouvernements qui doivent faire des efforts pour bénéficier des prêts du FMI ou de la Banque mondiale. L'Argentine a d'ailleurs connu une grave crise et a suspendu le paiement de la dette.

En 2001, la dette externe de l'Amérique latine atteindrait 760 milliards de dollars, alors qu'en 1995, elle était de 650 milliards de dollars.

IDE[modifier | modifier le code]

En 2002, les IDE, les « investissements directs étrangers », s'élevaient à 69 milliards de dollars contre 42.5 milliards de dollars en 2001. En 2011, les IDE reçus sont de 141 milliards de dollars.

Commerce extérieur[modifier | modifier le code]

Le Venezuela, le Mexique, l'Argentine, la Colombie et l'Équateur exportent davantage de pétrole qu'ils n'en importent. Ces pays bénéficient généralement de la hausse des prix de pétrole, car cela signifie davantage de recettes lorsqu'ils possèdent des entreprises nationales, davantage d'impôts sur les concessions, et davantage de rentrées de devises.

L'exportation des minerais occupe une part non négligeable dans les économies de la Bolivie, du Chili, du Pérou et du Mexique.

Organisations internationales[modifier | modifier le code]

Les plus grandes organisations économiques sont :

Bourse[modifier | modifier le code]

Les principaux indices boursiers sont :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Amérique latine recherche percepteurs désespérément, Bernard Duterme, Le Monde diplomatique, avril 2018
  2. En Colombie, le peuple ne veut plus du tandem Duque-Uribe, Diego Calmard, Slate, 4 janvier 2020

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]