Zeinheim

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Zeinheim
L'église Saints-Côme-et-Damien.
L'église Saints-Côme-et-Damien.
Blason de Zeinheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Marmoutier
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux de la Mossig
Maire
Mandat
François Goetz
2014-2020
Code postal 67310
Code commune 67556
Démographie
Population
municipale
199 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 24″ N 7° 29′ 11″ E / 48.6733, 7.4864 ()48° 40′ 24″ Nord 7° 29′ 11″ Est / 48.6733, 7.4864 ()  
Altitude Min. 195 m – Max. 268 m
Superficie 2,46 km2
Localisation

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Zeinheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de Zeinheim se compose des anciens mots germaniques Zein ou Zaun, qui veut dire enceinte, enclos, palissade et du mot Heim, l'habitat, le chez-soi. Il s'agissait sans doute d'un ancien hameau entouré d'un mur d'enceinte. On peut affirmer avec certitude, des sarcophages en grès découverts à proximité l’attestent, le hameau existe depuis l’époque mérovingienne. Dans un document datant de 828-apJC, le lieu s'orthographie Zeinhaim, et en 1120 on écrivait Ceinheim.

Époque celtique[modifier | modifier le code]

Un chemin celtique passait à proximité de l'emplacement actuel du village ; il suivait le tracé de l'actuelle route départementale D25, qui relie Wasselonne à Hochfelden.

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le chemin communal "Altstrass" (signifiant ancienne route) est un tronçon de la voie romaine reliant Argentorate (Strasbourg) à Tres Tabernae (Saverne). Cette route croisait le chemin celtique près du lieu-dit "Steingebiss".

Au temps des grandes invasions[modifier | modifier le code]

Les Alamans s'établissent près de ce carrefour et délimitent autour de leur camp un territoire qui sera le ban communal, la banlieue. Les guerriers se partageaient les bonnes terres pour les labours. Les terres restées en friche étaient réservées à toute la communauté pour les pâtures ; c'était les biens communaux, on les appelait les Allmende ou Almematte.

Époque carolingienne[modifier | modifier le code]

Au début du IXème siècle, les moines de l'abbaye de Schwartzach (Pays de Bade) échangent des terres avec le comte Erchengar pour obtenir deux arpents de vigne du terroir de Zeinheim. L'échange des biens est confirmé par un acte officiel signé par le fils de Charlemagne, Louis le Débonnaire (le Pieux) et son fils Lothaire en 828. A cette époque Zeinheim fait partie du Nordgau, le comté d'Alsace du Nord.

Possessions des couvents et des seigneurs[modifier | modifier le code]

Un document daté de 1120 révèle que l'abbaye de Marmoutier possédait de nombreuses propriétés dans le ban de Zeinheim, ainsi qu'une cour colongère (Dinghof, en alsacien). C'était une ferme appartenant à l'abbaye dont les terres étaient exploitées par plusieurs familles de paysans. On les appelait les "Huber" ; ils devaient à l'abbaye redevances et corvées. La ferme était gérée par un économe, le "Meier", qui n'avait de compte à rendre qu'à l'abbaye. Un règlement fixait les droits et les devoirs des propriétaires et des tenanciers.

D'autres couvents avaient également des possessions dans le village ; le couvent du Sindelberg, celui de Surbourg, ainsi que le "Steigerkloster" de Saverne qui acquit ses terres en les achetant à un certain Johann Stöcklin domicilié à Mittelkurtz.

D'autres terres ont été attribuées à la fondation Saint Pierre-le-Jeune à Strasbourg ainsi qu'au Chapitre de la Cathédrale.

Dans le village même résidait un "seigneur", sans doute un propriétaire terrien anobli. Un lieu-dit du ban communal porte le nom de "Frohnacker", le champ du seigneur. Sa famille s'éteindra en 1466.

Construction de la 1ère Église[modifier | modifier le code]

Dès le début du XIIème siècle, Zeinheim avait une église dont les patrons était Saint Philippe et Saint Jacques. La tour de cette première église existe toujours ; c'est l'actuel clocher. Ce sont les moines de l'abbaye de Marmoutier qui en ont dirigé la construction.

Zeinheim : village d'empire[modifier | modifier le code]

Au début du XIIème siècle, Zeinheim fait toujours partie du Nordgau, gouverné à cette époque par les comtes d'Eguisheim-Dabo. En 1152, le duc d'Alsace et de Souabe, Frédéric de Hohenstaufen, connu sous le nom de Frédéric Barberousse, devient Empereur d'Allemagne, l'Alsace faisant partie de l'Empire allemand depuis 926. Il fixe sa cour à Haguenau. Le nouvel Empereur agrandit ses domaines personnels en détachant notamment la plupart des villages du Kochersberg du Landgraviat de Basse-Alsace qui avait succédé au comté du Nordgau. Ainsi Zeinheim devient village d'Empire et sera administré un certain temps par le prévôt impérial, résidant à Haguenau ; le "Reichsschultheiss".

1236 ; le partage de Zeinheim[modifier | modifier le code]

L’évêque de Strasbourg, Berthold de Teck, revendique l'héritage des Eguisheim-Dabo. Un traité est signé en 1236 : les droits de souveraineté sur les villages d'Empire seront exercés en commun par l'Empereur et par l'Evêque de Strasbourg. C'est ainsi que la moitié du territoire de Zeinheim reste propriété de l'Empereur, l'autre moitié revenant à l'Evêque.

C'est certainement à la suite de ce partage que le hameau de Mittelkurz s'est détaché de la Communauté villageoise de Zeinheim. Dès le haut-Moyen Age, des gens travaillant à Zeinheim ont construit leurs habitations hors de l'enclos délimitant la première agglomération, ainsi un hameau s'est constitué à mi-chemin entre Zeinheim et Rangen. La famille "Kurz" ayant des propriétés en cet endroit (peut-être même une résidence) le hameau a été appelé Mittelkurz. A la suite du partage, l'Evêque attira sans doute ses "sujets", les paysans de Mittelkurz, vers la paroisse de Rangen, qui lui appartenait déjà.

Les seigneurs de Wangen et de Rathsamhausen[modifier | modifier le code]

La part de l'Empereur fut donné en fief aux seigneurs de Wangen qui reçurent également la part de l’Évêque en 1247. Mais l’Évêque Jean 1er racheta cette dernière des mains de Frédéric de Wangen, prévôt impérial de Colmar.

En 1414, la part impériale fut léguée par Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie et de Bohême, Empereur d'Allemagne, aux seigneurs de Rathsamhausen von Ehnweyer, chevaliers d'Empire, originaires de la région de Sélestat et propriétaires de plusieurs châteaux-forts dans les Vosges (Rathsamhausen, Lutzelbourg, Dreistein près du Mont Sainte-Odile, Oedenbourg près du Haut-Koenigsbourg).

En 1590 le seigneur Jacques de Rathsamhausen engagea son fief de Zeinheim, pour 9 ans, à gendre Félix de Mittelhausen.

La dynastie des Rathsamhausen conservera les droits de souveraineté sur le village jusqu'en 1695.

Le démembrement du Ban d'Uttingen[modifier | modifier le code]

Entre Hohengoeft et Zehnacker, au lieu-dit "der Sittingen" existait le petit village d'Uttingen, filiale de la paroisse de Rangen. Ce village, qui avait un ban à lui, appartenait pour une moitié à l'évêque de Strasbourg et pour l'autre moitié au comte de Linange, héritiers tous deux du comté du Dabo.

Le village disparut complètement au début du XVème siècle. Les causes de sa disparition n'ont pas été clairement définies : destruction totale par la guerre, épidémie ou exode massif des habitants ?. Ce qui est pratiquement certain, c'est que les survivants de ce village se sont installés à Hohengoeft, car les deux seigneurs, l'évêque de Strasbourg et le comte de Linange, n'hésitèrent pas à céder la jouissance du ban d'Uttingen à la commune de Hohengoeft.Mais l'évêque de Strasbourg, Robert de Bavière, rencontra dans ce village, qui ne lui appartenait pas, de telles difficultés pour rentrer ses redevances qu'il préféra confier sa part à ses sujets de Rangen ; une moitié du territoire d'Uttingen fut donc rattachée à la banlieue indivise de Zeinheim-Rangen, bien que l'évêque ne possédât alors que la moitié de Zeinheim.

C'est alors que la commune de Hohengoeft refuse aux paysans de Zeinheim et de Rangen le droit de pâture sur le territoire du village disparu; l'affaire est portée devant les tribunaux: le procès dure de 1514 à 1518. Finalement un jugement de la cour supérieur de justice de Saverne entérine le rattachement décidé par l'évêque. L'affaire rebondira dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Troubles religieux ; dévastation de l'église[modifier | modifier le code]

En 1587, l'armée du Duc de Lorraine qui avait envahi l'Alsace à l'occasion des troubles religieux suscités par la réforme, dévasta le village ; l'église fut complètement saccagée. Les fonds baptismaux sont détruits, les baptêmes doivent avoir lieu à Willgottheim.

L'endettement des paysans au XVIème siècle[modifier | modifier le code]

Au cours de la seconde moitié du XVIème siècle, les bourgeois de Strasbourg qui sont volontiers propriétaires fonciers dans les campagnes du Kochersberg, accroissent encore leur emprise sur les paysans en multipliant les prêts hypothécaires qui leur produisent soit des intérêts en espèces, soit de fructueuses rentes en nature.

C'est ainsi qu'un certain Paulus Hollinger, orfèvre à Strasbourg, acquiert en 1571 une rente de 2 sacs de seigle à Zeinheim. Le paysan débiteur devait s'engager à payer annuellement "24 Gulden mit 2 Fiertel Roggen" (24 florins avec 2 quarts de seigle).

La Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

La Guerre de Trente Ans (1618-1648), avec son cortège de pillage et de massacres, fut une véritable catastrophe pour le village. En 1661, Zeinheim ne comptait plus que huit habitants ; sept fermes sur les vingt étaient complètement détruites.

Repeuplement et reconstruction[modifier | modifier le code]

Les survivants de ces années terribles purent facilement agrandir leurs domaines ; aux paysans immigrés (surtout après l'édit royal de 1662) furent attribuées des terres en propriété. Le village se repeupla et se reconstruisit. Les corps de ferme, situés encore aujourd'hui dans le village, datent de cette période de reconstruction, soit la deuxième moitié du XVIIème siècle.

Redevances seigneuriales et dîme avant la Révolution[modifier | modifier le code]

A la fin du XVIIème siècle, l'évêque Guillaume Egon de Furstenberg revendique les droits de souveraineté sur la totalité du territoire de Zeinheim, car la moitié appartient toujours à la famille des Rathsamhausen.

Le Conseil Souverain d'Alsace lui donne satisfaction en 1695. Ainsi pendant presque tout le XVIIIème siècle (de 1704 à 1789), les paysans de Zeinheim verseront les redevances seigneuriales aux quatre cardinaux de Rohan qui, d'oncle à neveu, se relayeront sur le siège épiscopal de Strasbourg.

Jusqu'à la Révolution, la dîme était payée au grand Chapitre de la Cathédrale de Strasbourg, et ce depuis 1407.

La 1ère école[modifier | modifier le code]

Une école fonctionnait dans le village au moins depuis 1783. Le bâtiment scolaire se trouvait sur l'emplacement de l'ancienne mairie, à côté de l'église.

Au temps de la Révolution[modifier | modifier le code]

La réforme administrative[modifier | modifier le code]

A la veille de la Révolution, Zeinheim faisait partie du bailliage du Kochersberg. La réforme administrative, mise en chantier en automne 1789, rattacha la commune au district de Haguenau, qui comprenait 9 cantons ; Fort-Louis, Haguenau, Bischwiller, Brumath, Truchtersheim, Marmoutier, Saverne, Bouxwiller et Hochfelden. Ce n'est que vers 1800 que la mention "Arrondissement de Saverne" apparaît dans les registres municipaux, suite à la réorganisation administrative sous le Consulat.

Ouverture des registres d'État-Civil à la mairie[modifier | modifier le code]

Le premier acte officiel fut enregistré le 29 janvier 1793, c'était l'acte de naissance de Salomé DIEBOLT, fille de Georges DIEBOLT et de Catherine HEIM.[1]

Recrutement militaire[modifier | modifier le code]

Parmi les jeunes gens "appelés à marcher à la défense de la République" figure en 1794 le citoyen Michel PFISTER, natif de la commune. Il est déclaré "exempt de se lever avec les citoyens de la première classe et ce pour raison d'infirmité légalement constatée". Le certificat d'exemption lui fut remis à Dorlisheim.[2]

Réquisitions dans le village[modifier | modifier le code]

De nombreuses réquisitions sont organisées dans le village par les commissaires du district de Haguenau en vue de l'approvisionnement de l'armée du Rhin : foin, blé, seigle, chevaux, voitures, eaux-de-vie sont à livrer soit au relais de Willgottheim soit au magasin militaire de Haguenau soit au parc de Landau.

Voici le compte-rendu d'une réquisition rédigé par le commissaire DREHER en juin 1795 :

"Aujourd'hui le 22 prairial de l'An III de la République Française, je me suis rendu dans la commun de Zeinheim en application du décret du Comité de Salut de Convention Nationale et de la délibération du directoire du district en date du 1er prairial pour exiger le cinquième de toutes les récoltes et farines, effectuer des visites domiciliaires et réquisitionner les récoltes trouvées".[3]

Persécutions religieuses pendant la Terreur[modifier | modifier le code]

Le prêtre qui dessert la paroisse exerce son ministère en cachette pour échapper aux dénonciations ; la tradition populaire se souvient d'un "patriote" domicilié à Mittelkurz et connu pour son zèle "jacobin".

Une famille émigrée[modifier | modifier le code]

En décembre 1793, un habitant de la commune, FRITSCH Jean, pour échapper à des poursuites, se réfugia en Suisse avec sa femme Catherine LORENTZ et ses 2 filles, Françoise (âgée de 17ans) et Salomé (âgée de 15 ans). La famille fut portée sur la liste communale des émigrés qui a été transmise au directoire du district, le 18 messidor de l'an II (juillet 1794), peu de temps avant la mort de Robespierre. Aux termes de la loi, il risquait la confiscation de ses biens. Il est rentré au village en février 1795. Pour obtenir sa réintégration dans la commune, le Conseil Municipal adresse la requête suivante au Bureau des Émigres de Haguenau, le 15 ventôse de l'an III (mars 1795) :

"L'honorable agriculteur Jean FRITSCH, accompagné de sa femme et de ses deux filles, a quitté le territoire de République le 2 nivôse de l'an II pour échapper aux griffes du tyrannique SCHNEIDER et de ses acolytes, et pour fuir une mort que ceux-ci lui avaient juré. Mais se fiant aux décrets sages et bienfaisants de la Convention Nationale en date du 22 nivôse de l'an III, il est revenu sur le territoire de la République..."

La requête était signée, sous la foi du serment, par les citoyens suivants : Michel FRITSCH (maire et fils de l'intéressé), Antoine PFISTER, Joseph HUBER, Antoine SCHMITT, Hanns SCHMITT, Hanns DIETRICH, Michel KAPP, Jean DISS, Lorentz SCHMITT, Georges DIEBOLT, Joseph LIENHART, Peter GOETZ et Jacob TRAPPLER (greffier). Bel exemple de solidarité villageoise qui, grâce aussi aux propos flatteurs à l'égard de la "bienfaisante " Convention, aura d'heureuse conséquences : la famille concernée ne sera pas "réputé émigrée" et pourra donc réintégrer sa commune.[4]

En 1798, FRITSCH Jean fut félicité publiquement par le gouvernement pour les bonnes méthodes de culture qu'il mettait en pratique.

Persécutions religieuses sous le Directoire[modifier | modifier le code]

En 1797 le prêtre, desservant la paroisse de Willgottheim-Zeinheim, fut arrêté alors qu'il se cachait dans une maison du village (anciennement N°15). Il fut conduit par les gendarmes à Willgottheim. Là, les paysans le délivrèrent en mettant en fuite l'escorte militaire. Les liens ayant servi à le ligoter ont longtemps étaient conservés par la paroisse.

La Garde Nationale[modifier | modifier le code]

En 1798 les campagnes sont peu sûres ; des voleurs et des vanniers parcourent et infestent la région. Sur l'ordre des autorités cantonales, les communes de Zeinheim, de Rangen et de Landersheim doivent créer une compagnie de Gardes Nationaux pour organiser, en commun, leur auto-défense. Le 18 Germinal de l'An VI, les citoyens électeurs des 3 communes se réunissent à la mairie de Zeinheim et, sous la présidence de PFISTER Antoine, "agent", on procède à l'élection des officiers, sous-officiers et caporaux de la Compagnie. C'est KLEIN Michel de Landersheim qui en devient le capitaine. Trois habitants de Zeinheim se voient nommés caporaux : SCHMITT Laurent, DIEBOLT Georges et HUBER Joseph.

Zeinheim au XIXème siècle[modifier | modifier le code]

Le serment de fidélité sous le Consulat[modifier | modifier le code]

En septembre 1800, le vicaire de la paroisse Willgottheim-Zeinheim, ULRICH Georges (de Saessolsheim), se présente à la mairie de Zeinheim pour prêter le serment de fidélité à la Constitution : "Je promets d'être fidèle à la Constitution de l'An VIII de la République Française."

En novembre 1801, une religieuse native de la commune prête ce même serment : "Ce jour'hui, 12 Brumaire de l'An X de la République Française, devant le Maire de la Commune de Zeinheim, est comparue la citoyenne FRITSCH Catherine, née et demeurant anciennement à Zeinheim, en religieuse sous le non de Bernardine, du ci-devant couvent de Biblenheim, laquelle a déclaré qu'elle désirait donner au gouvernement une preuve de son dévouement et demande en conséquence à être admise à la prestation de la promesse de fidélité voulue par la loi du 21 Nivôse de l'An VIII."

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Zeinheim

Les armes de Zeinheim se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier de gueules au lion contourné d'argent, lampassé du champ, couronné d'or, au second d'argent à la fasce de sinople, à la bordure de gueules. »[5].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours François Goetz[6]    
mars 2001 mars 2008 François Goetz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 199 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
97 125 162 198 208 180 170 172 184
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
192 194 188 188 169 167 185 185 182
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
173 167 161 138 161 158 165 145 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
122 145 127 114 149 151 182 186 199
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les croix rurales[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XVIIème siècle, Michael FRITZ était le personnage le plus en vue dans le village. C'est lui qui a fait ériger les croix en grès taillé sur le territoire communal.

A cette époque, et malgré les guerres de Louis XIV, la situation des paysans s'était améliorée et dans les campagnes les gens aisés faisaient ériger des croix rurales pour rendre grâce à Dieu publiquement.

Le "Schultheiss" FRITZ Michael a fait ériger ses croix aux limites approximatives du ban communal au nom de sa famille, mais certainement aussi au nom de toute la Communauté dont il était le responsable.

Il y faisait graver l'épigraphe suivante :

"DIESES CREUTZ HAT MICHAEL FRITZ UND SEINE FRAU AGATA G. BORN RIN UND SEIN SOHN THIEWALT FRITZ BURGER ZU ZEINHEIM GOTT UND MARIA ZU EHREN LASSEN AUFRICHTEN - 1699"

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. registres municpaux
  2. certification d'exemption transcrit au registre communal, classé dans les registres communaux
  3. Compte-rendu de la réquisition transcrite au registre communal, en juin 1795.
  4. Délibération du Bureau des Emigrés de Haguenau, en date du 29 ventôse de l'an III
  5. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le )
  6. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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