Milton Obote

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Milton Obote
Milton Obote, en 1960.
Milton Obote, en 1960.
Fonctions
5e président de la République d'Ouganda
17 décembre 198027 juillet 1985
(&&&&&&&&&&&016834 ans, 7 mois et 10 jours)
Premier ministre Otema Allimadi
Prédécesseur Paulo Muwanga
Successeur Bazilio Olara Okello
2e président de la République d'Ouganda
15 avril 196626 janvier 1971
(&&&&&&&&&&&017474 ans, 9 mois et 11 jours)
Prédécesseur Sir Edward Muteesa
Successeur Idi Amin Dada
1er Premier ministre d'Ouganda
9 octobre 196215 avril 1966
(&&&&&&&&&&&&09192 ans, 6 mois et 6 jours)
Président Sir Edward Muteesa
Prédécesseur Poste créé
Successeur Otema Allimadi (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Apolo Milton Obote
Date de naissance 28 décembre 1924
Lieu de naissance Akoroko (Ouganda)
Date de décès 10 octobre 2005 (à 80 ans)
Lieu de décès Johannesburg
(Afrique du Sud)
Nationalité Ougandaise
Parti politique Uganda People's Congress
Conjoint Miria Obote

Milton Obote
Présidents de la République d'Ouganda

Milton Obote (28 décembre 1924 - 10 octobre 2005) est un homme politique ougandais. Président de la République à deux reprises, il est considéré comme le « père de l'indépendance » de son pays. Il est un opposant farouche d'Idi Amin Dada puis de Yoweri Museveni.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 28 décembre 1924, à Akoroko, fils d'un petit chef de l'ethnie Lango, ethnie pauvre du nord du pays, Milton Obote commence par faire des études d'instituteur dans son pays puis émigre au Kenya, où il se lance dans la politique.

En 1960, il fonde l'UPC, l'Uganda People Congress (Congrès du peuple ougandais), puis devient en 1962, à l'indépendance de l'Ouganda, le premier chef de gouvernement jusqu'en 1971. Avec l'aide du général Amin Dada, il chasse le président de la République, également roi du Bouganda, la puissante ethnie du sud, le contraignant à l'exil. Son régime devient rapidement autoritaire. Il suspend la constitution et le régime fédéraliste pour un régime à parti unique et centralisateur et commence une politique de nationalisations très défavorable aux ethnies bantoues du sud.

Il est chassé du pouvoir en 1971 lors d'un déplacement à Singapour pour une réunion du Commonwealth par son chef d'état major Idi Amin Dada avec l'appui de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Après la chute d'Idi Amin Dada en 1979 après 9 ans de terreur et de ruines, son parti emporte des élections générales, largement truquées, et Milton Obote reprend le pouvoir jusqu'en 1985. Mais le pays est miné par les guérillas dont la répression fera entre 200 000 et 300 000 morts dans un pays déjà exsangue. Le nord est la proie de milices fidèles à Amin Dada et le sud baganda est contrôlé assez largement par la National Resistance Army (NRA), dirigée par Yoweri Museveni. Obote n'arrive pas à redresser le pays, mène une politique répressive, instaure un parti unique et joue sur les rivalités ethniques. Il fâche l'armée en essayant d'y placer les seuls membres de sa tribu aux postes de commandement. Le chef d'état major, le général Itto Okello et le brigadier Olara Okelo profitent de ce mécontentement et le renversent en juillet 1985. Mais ce nouveau conseil militaire, prenant la tête du pays, ne résiste pas à la guérilla menée par Yoweri Museveni, qui s'empare du pouvoir six mois plus tard en janvier 1986.

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Obote vit alors en exil en Zambie, espérant toujours revenir jouer un rôle en Ouganda. Mais le gouvernement ougandais, mieux implanté que les précédents, et qui réussit à ramener la paix, est en position de force. S'il ne s'opposait pas au retour d'Obote, Yoweri Museveni lui demandait de se justifier concernant les 300 000 victimes de sa seconde présidence.

Souffrant de problèmes respiratoires, il est hospitalisé en Afrique du Sud où il meurt le lundi 10 octobre 2005 à 80 ans.

En reconnaissance de son rôle dans l'indépendance du pays, Yoweri Museveni lui accorde des obsèques nationales.