The Colbert Report

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The Colbert Report
Image illustrative de l'article The Colbert Report
Genre Comédie
Satire
Talk-show
Périodicité Quotidienne
Création Stephen Colbert
Jon Stewart
Ben Karlin (en)
Joe Antonetti
Réalisation Jim Hoskinson (en)
Scénario Stephen Colbert et al.
Présentation Stephen Colbert
Participants Stephen Colbert
Thème du générique "Baby Mumbles" de Cheap Trick
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue Anglais
Nombre de saisons 9
Nombre d’émissions > 1 165 (au 22 mars 2013) (liste)
Programme similaire The Daily Show
Production
Lieu de tournage NEP Studio 54 (Hell's Kitchen, New York)
Durée 22 minutes
Format d’image 1080i (HDTV)
Production Emily Gasperak
Production exécutive Stephen Colbert
Tom Purcell
Allison Silverman (en)
Jon Stewart
Société de production Spartina Productions
Busboy Productions (en)
Comedy Partners (en)
Diffusion
Diffusion Comedy Central
Date de première diffusion 17 octobre 2005
Statut en production
Site web www.colbertnation.com
Chronologie
Précédent The Daily Show

The Colbert Report est une émission de télévision satirique américaine diffusée quatre jours par semaine depuis le 17 octobre 2005 sur Comedy Central. Elle est présentée par l'humoriste Stephen Colbert.

Considérée comme une série dérivée et homologue du Daily Show avec Jon Stewart, The Colbert Report parodie les émissions de commentateurs politiques de la droite américaine, comme celles de Bill O'Reilly, Joe Scarborough, Sean Hannity ou Glenn Beck sur la chaîne Fox News. L'émission propose les opinions obtuses et controversées du personnage arrogant et conservateur nommé Stephen Colbert – à l'instar de son interprète – décrit comme « un imbécile bien-intentionné mais mal-informé » et caricature des publicistes politiques de la télévision.

Le Report a remporté de nombreuses récompenses, dont deux Primetime Emmy Awards, équivalent des Oscars de la télévision américaine. De plus, il a un impact culturel important aux États-Unis, ainsi qu'un certain rayonnement international ; il a reçu une couverture médiatique considérable depuis ses débuts en 2005, et s'est rapidement imposé comme le programme le plus regardé de la chaîne Comedy Central. Son personnage central (et son interprète) a été reconnu comme l'une des cent personnes les plus influentes du monde par le Time en 2006 et 2012, et il profite de la popularité de l'émission pour intervenir dans d'autres contextes, en s'invitant par exemple dans la vie politique américaine au cours des campagnes électorales présidentielles de 2008 et 2012.

Description[modifier | modifier le code]

Au centre du Colbert Report est un personnage fictif portant le nom du comédien Stephen Colbert. Dans ce rôle, contrairement à ses vraies tendances politiques, il est anti-intellectuel, partisan résolu de George W. Bush, et patriotique jusqu'au fanatisme ; il présente ses opinions dans un style grave et sérieux, mais passionné et souvent énergique.

Dans la première émission du Colbert Report, Stephen déclare que la nation se divise en deux groupes : « ceux qui réfléchissent avec leur tête, et ceux qui savent avec le cœur ». Il se désigne comme l'un de ces derniers, et loue George W. Bush pour sa tendance à prendre des décisions sans y réfléchir.

Historique[modifier | modifier le code]

The Daily Show[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Daily Show.

The Daily Show est diffusée pour la première fois en juillet 1996. À l'origine présenté par Craig Kilborn (en), il est animé depuis 1998 par Jon Stewart et prend la forme d'une parodie de journal télévisé ciblant principalement les informations et leurs acteurs, ainsi que ceux qui les traitent habituellement, et principalement les chaînes d'information en continu comme Fox News, CNN et MSNBC.

Création en 2005[modifier | modifier le code]

En 2005, The Daily Show remporte à nouveau deux Primetime Emmy Awards, et Comedy Central décide d'étendre la franchise. La chaîne veut également s'assurer que Colbert ne quitte pas la série, comme son autre révélation, Steve Carell qui poursuit une carrière au cinéma et sur réseaux publics télévisés. Jon Stewart et Ben Karlin, producteurs délégués de l'émission, ont l'idée de créer The Colbert Report après la couverture médiatique de la plainte pour harcèlement sexuel de Bill O'Reilly. La société de production de Stewart, Busboy Productions, développe donc The Report, présentée par ses créateurs, Colbert, Stewart et Karlin, comme « notre version de The O'Reilly Factor avec Stephen Colbert » sur Comedy Central, dont le patron, Doug Herzog accepte de diffuser l'émission pour un essai de huit semaines sans créer de pilote.

The Colbert Report débute le 17 octobre 2005, après quatre clips promotionnels diffusés dans les jours qui précèdent sur The Daily Show. Le 2 novembre, devant la forte audience des deux premières semaines, la chaîne et Colbert annoncent qu'ils ont signé un contrat additionnel d'un an, au moins jusqu'à la fin de l'année 2006.

Grève des scénaristes de 2007-2008[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Extérieur du studio

Le studio dans lequel est tourné The Colbert Report est l'ancien studio du Daily Show de Jon Stewart, utilisé jusqu'en juillet 2005. Il se situe au 513 W. de la 54e rue, dans le quartier de Hell's Kitchen à New York. The Daily Show est tourné deux blocs plus loin, sur la 52e rue.

Le studio du Colbert Report est surnommé « le nid de l'aigle » (Eagle's Nest) et il est censé représenter l'attitude égocentrique de Colbert. Le plateau se compose de deux parties : le bureau, en forme de C (comme Colbert), duquel Colbert présente la majorité de son programme, et l'espace consacré aux invités.

Colbert s'adresse à Jim s'il veut changer de plan de caméra, ou changer les images affichées, ou bien déclencher des effets spéciaux.

Format[modifier | modifier le code]

Introduction et monologue[modifier | modifier le code]

Habituellement, Colbert débute l'émission avec une courte introduction présentant le « plan » de l'épisode, à savoir les principaux sujets traités et le nom de l'invité – chaque titre étant énoncé sous forme de jeu de mot. La présentation est immédiatement suivie par une phrase introductive métaphorique et promotionnelle de l'émission qui finit presque toujours par « This is the Colbert Report! » (« Voici le Colbert Report ! »).

Le générique de l'émission est ensuite diffusé (il débute l'épisode lorsque Colbert ne fait pas d'introduction). Il consiste en l'apparition d'un aigle qui fond sur le présentateur, suivie par diverses images symboliques de l'Americana et une série de mots superlatifs décrivant Colbert (« Courageous », « Powerfull », « Honorable », « Influential », « Bold »…). Certains sont tirés ou ont été utilisés dans le segment The Wørd), comme « Megamerican », « Lincolnish », « Superstantial », « Flagaphile » et « Factose Intolerant » ; d'autres ont simplement un sens pseudo-représentatif de la grandeur américaine, comme « Patriot », « National Treasure », « Star-spangled », « All-beef », « Kingmaker », « Chiseled », « Constitutionnal »[C 1], etc. Des mots sont parfois rajoutés occasionnellement pour célébrer un évènement particulier.

La séquence se termine lorsque l'aigle descend en piqué et en criant vers le plateau. L'indicatif musical est celle de la musique Baby Mumbles de Cheap Trick. Colbert enchaîne avec son monologue qui dure habituellement une dizaine de minutes. Il y énumère les principales nouvelles de la journée ou de la semaine, en parodiant les bulletins d'information traditionnels de façon similaire que dans le Daily Show, mais dans la peau d'un faux présentateur de droite. Il s'axe alors sur deux ou trois sujets principaux qu'il va développer, et qui vont parfois mener à un segment récurrent. L'information est traitée de façon faussement sérieuse, utilisant essentiellement le second degré et l'antiphrase ou l'ironie pour démontrer l'absurdité du point de vue de Colbert (et par là-même, celui des vrais présentateurs situés à droite). Le monologue s'accompagne d'extraits de reportages ou d'émissions de débats, principalement tirées de l'une des chaînes-cibles du Cobert Report (et du Daily Show) : Fox News, CNN ou MSNBC.

Segment récurrent[modifier | modifier le code]

Au début de la diffusion de l'émission, le segment de référence était The Wørd, qui juxtapose au propos de Colbert un commentaire satirique affiché à droite de l'écran, une parodie du segment Talking Points Memo de l'émission-cible de Colbert, The O'Reilly Factor[1]. Depuis 2005, une trentaine de segments récurrents ont été annoncés. Ils se présentent la plupart du temps sous la forme d'un sketch ou d'une présentation visuelle au cours de laquelle Colbert développe son point de vue, chaque segment étant introduit selon un thème précis. Il lui arrive également d'interviewer un expert (réel ou fictif) ou un membre de son équipe.

Dans le segment Better Know a District (« Mieux connaître une circonscription »), Colbert interviewe un député (US Representative) au cours d'une série en 435 épisodes (le nombre de districts congressionnels aux États-Unis). Les questions de Colbert sont souvent décalées et impertinentes. La plupart des invités sont Démocrates, et, dans son rôle de « commentateur républicain arrogant », il leur pose à répétition des questions comme « George W. Bush : un grand président ou le plus grand président[2]? »

Les segments sont regroupés par thèmes : la politique (Indecision, Democralypse Now!, etc.), la médecine (Cheating Death with Dr. Stephen T. Colbert, D.F.A.), la religion (Yahweh or No Way), le cinéma (Movies That Are Destroying America), la justice (Nailed 'Em), le sport (Stephen Colbert's Sport Report), l'éducation (Stephen Colbert's Balls for Kidz), la science (Stephen Hawking is Such an A-Hole), ou des thèmes plus ou moins saugrenus, comme ThreatDown (les plus grandes menaces contre l'Amérique), Who's Honoring Me Now? (les distinctions reçues par Colbert), The Craziest F#?king Thing I've Ever Heard ou The DaColbert Code (des informations « bizarres » ou mystérieuses), The Enemy Within (les extra-terrestres sont parmi nous), Tip of the Hat/Wag of the Finger (les news people), etc.

Interviews[modifier | modifier le code]

Pour la liste des invités, voir la liste des épisodes par année : 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

La troisième partie de l'émission consiste en une interview avec un ou plusieurs invités, en général une célébrité en promotion, un auteur ou un officiel du gouvernement. Contrairement au Daily Show, l'interview est conduite à une autre table du studio, où Colbert court rejoindre l'invité, parfois en s'arrêtant faire des high five aux premiers rang du public. Lorsque l'invité est un chanteur ou un musicien, celui-ci interprète souvent un morceau immédiatement après la fin de l'interview.

Par la suite, Colbert s'adresse au public en concluant généralement par « That's it for the report everybody, good night » (« C'est fini pour aujourd'hui, bonne nuit. »)

Séries spéciales[modifier | modifier le code]

Stephen Colbert, le personnage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stephen Colbert (personnage).

Accueil[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Impact culturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Impact culturel du Colbert Report.

Diffusion internationale[modifier | modifier le code]

Hors des Etats-Unis, The Colbert Report est diffusé au Canada sur The Comedy Network, en Australie sur The Comedy Channel (en), en Nouvelle-Zélande sur Comedy Central (en). L'émission était diffusée sur Fox (en) jusqu'en 2009.

Certains pays diffusent une version spéciale intitulée The Colbert Report Global Edition (à l'instar de la Global Edition du Daily Show) qui propose un résumé des meilleurs moments de la semaine, introduit spécialement par Colbert.

L'intégralité des épisodes était disponible en ligne sur le site officiel colbernation.com (sur la plateforme de Comedy Central) ; ils étaient visionnables depuis n'importe où dans le monde, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus disponibles qu'aux Américains depuis le premier trimestre de 2014.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Stephen, Stephen (single de The Apples in Stereo)
  • 2007 : I Am America (And So Can You!) (livre audio « hurlé » par son auteur)
  • 2008 : A Colbert Christmas: The Greatest Gift of All! (album en mp3 sur iTunes avec Feist, John Legend, Willie Nelson, Toby Keith, Jon Stewart, Elvis Costello et Colbert)
  • 2011 : Charlene II (I'm Over You) (single en vinyle 17 cm de The Black Belles et Colbert)
  • 2012 : I Am a Pole (And So Can You!) (livre audio narré par son auteur)
  • 2012 : America Again: Re-becoming The Greatness We Never Weren't (livre audio narré par son auteur)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Traduction des mots du générique : « Courageux » ; « Puissant » ; « Honorable » ; « Influent » ; « Audacieux » ; « Méga-américain » ; « Lincolnien » ; « Super-robuste » ; « Vexillo-phile » ; « Intolérant aux faits » ; « Patriote » ; « Trésor national » ; « Étoilé » ; « 100 % bœuf » ; « Faiseur de rois » ; « Taillé dans la pierre » ; « Constitutionnel. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Wørd », sur The Colbert Report, Comedy Central (consulté le 21 mars 2013)
  2. Citation originale : « George W. Bush: great President, or the greatest President?. »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]