Scharrachbergheim-Irmstett

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Scharrachbergheim-Irmstett
La mairie de Scharrachbergheim.
La mairie de Scharrachbergheim.
Blason de Scharrachbergheim-Irmstett
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim
Canton Wasselonne
Intercommunalité C.C. de la Porte du Vignoble
Maire
Mandat
Sylvie Thole
2014-2020
Code postal 67310
Code commune 67442
Démographie
Gentilé Scharrachbergheimois(es)
Population
municipale
1 177 hab. (2011)
Densité 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 39″ N 7° 29′ 41″ E / 48.59416667, 7.4947222248° 35′ 39″ Nord 7° 29′ 41″ Est / 48.59416667, 7.49472222  
Altitude Min. 172 m – Max. 316 m
Superficie 3,22 km2
Localisation

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Scharrachbergheim-Irmstett

Scharrachbergheim-Irmstett (Barige-Irmstett en alsacien) est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace. Le 1er janvier 1975, la commune d'Irmstett fusionne avec celle de Scharrachbergheim pour devenir Scharrachbergheim-Irmstett.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Scharrachbergheim est situé entre l'Amberg (246 mètres) et le Scharrachberg (316 mètres), qui marquent le début des collines sous-vosgiennes à l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise distante d'une vingtaine de kilomètres. Séparé par la Mossig qui s'écoule vers le sud et par la route départementale 422 qui relie Molsheim à Saverne, le village d'Irmstett se trouve sur le versant est du Krummberg (265 mètres) en contrebas des vignobles du grand cru Altenberg de Bergbieten.

Marquée par la route départementale 422 à grande circulation, la commune se trouve entre Marlenheim à 6,5 kilomètres, Molsheim à 8 kilomètres et l'accès à la RD 1004 à près de 5 kilomètres. Outre cet axe, la route départementale 225 structure Scharrachbergheim en village-rue selon un axe est-ouest tandis que la route départementale 818 permet de relier Dahlenheim. La commune était jadis desservie par la ligne ferroviaire Molsheim-Saverne mais cette voie, désaffectée en 1965 et déposée depuis, a été valorisée en piste cyclable. Le réseau de transports collectifs par bus « réseau 67 », géré par le conseil général du Bas-Rhin, dessert le village sur les lignes 234 et 240.

Le paysage est dominé par les vignes sur les pentes du Scharrachberg ainsi que sur celles de l'Amberg et du Krummberg, justifiant l'appellation du secteur « Porte du Vignoble ». Le grand cru engelberg en est sans doute un des meilleurs représentants.

Les communes limitrophes sont Osthoffen à l'est, Dahlenheim au sud-est, Soultz-les-Bains au sud, Traenheim à l'ouest et Odratzheim au nord-ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans un document de 1288, le village apparaît sous le nom de Berchheim[1].

Ancien village ayant appartenu à la famille des Géroldseck jusqu'en 1390, puis à la famille d'Ochsenstein. Les seigneurs de Scharroch qui donnèrent leur nom à la cité tinrent Scharrachbergheim en fief jusqu'en 1454. Le château primitif, situé au sommet du Scharrachberg a été pillé par les Armagnacs en 1444.

Réformé en 1538, le village devient protestant avec Irmsett comme annexe. Les catholiques dépendaient de la paroisse de Dahlenheim.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Scharrachbergheim-Irmstett

Les armes de Scharrachbergheim-Irmstett se blasonnent ainsi :
« D'argent au roc d'échiquier de gueules sur un mont de trois coupeaux de sinople, mouvant de la pointe. »[2].

Les armes de Scharrachbergheim-Irmstett réunissent les deux blasons historiques de Scharrachbergheim.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Nicolas[3]    
mars 2001 mars 2008 Gérard Nicolas    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 177 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
542 379 478 580 678 652 625 642 647
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
631 639 659 661 614 631 629 631 605
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
590 580 577 535 500 478 485 528 553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
506 539 632 854 1 001 992 1 085 1 099 1 177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église catholique Saint-Jean-Baptiste (XIXe siècle).
  • Église protestante (XIIe-XIXe siècle). Sculptures romanes sur la façade de la tour-clocher. L'église primitive était entourée d'un cimetière fortifié. La sculpture représentant une tête de monstre dévorant un homme, encastrée dans la chaîne d'angle nord-ouest pourrait être une allégorie du christianisme vainquant la paganisme ou du Mal dévorant l'humanité.
  • Château (XVe-XIXe siècle), actuellement propriété privée. Wasserburg, construite en 1450 par Jean de Scharrach à la suite de la destruction du château du Scharrach, l'édifice a été restauré profondément en 1727. Flanqué de 4 tours d'angle, le château présente un fossé encore bien visible.
  • Ancien château-fort du Scharrach : Occupée dès la préhistoire, la colline du Scharrach accueille probablement dès la fin du XIIe siècle (1194) un château. Les premières mentions du nom de « Scharrach » remontent à 1194. En 1341, le château est donné par l'évêque de Strasbourg au Ritter von Scharrachbergheim (en français : chevalier du domaine du mont Scharrach). À l'emplacement du château, une casemate construite par le ministère allemand de la guerre en 1914 pour assurer la défense du fort de Mutzig confirme la position hautement stratégique de la colline.
  • Ancien relais de poste (45 rue Principale) : la date de 1759 figure sur la porte cochère.
  • Croix des 5 plaies : seuls sont représentés les pieds, les mains et le cœur symbolisant les plaies du Christ. Il s'agit d'une transition entre la croix traditionnelle et le crucifix.

Photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]