Rozier-en-Donzy

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Rozier-en-Donzy
Image illustrative de l'article Rozier-en-Donzy
Blason de Rozier-en-Donzy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Arrondissement de Montbrison
Canton Canton de Feurs
Intercommunalité Communauté de communes des Collines du matin
Maire
Mandat
Didier Berne
2014-2020
Code postal 42810
Code commune 42193
Démographie
Population
municipale
1 349 hab. (2011)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 56″ N 4° 16′ 43″ E / 45.7988888889, 4.2786111111145° 47′ 56″ Nord 4° 16′ 43″ Est / 45.7988888889, 4.27861111111  
Altitude Min. 380 m – Max. 682 m
Superficie 9,51 km2
Localisation

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Rozier-en-Donzy est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rozier-en-Donzy se situe sur les premiers contreforts des Monts du Lyonnais et du Beaujolais, en contre-haut de la plaine du Forez.

Implanté à une altitude variant de 386 m à 680 m, le village domine le parcours de la Loire et observe, en fond de plan "les montagnes du soir", dont Pierre-sur-Haute est le point culminant des Monts du Forez. Plus loin, et par temps clair le Mt Mézenc accroche le regard.

La commune prend naissance dans le vallon du Chanasson, au sud, elle suit le crête qui délimite les deux bassins versants et s'ouvre au nord sur un petit plateau en limite de la commune de Bussières.

De part et d'autre, le paysage cerne la limite communale : - à l'est, la vallée du Chanasson, - à l'ouest, plusieurs thalwegs rejoignent le vallon du Sault, - au nord, la pinède de Mussy (Espace Boisé Classé depuis 1986) dominant le village constitue un élément fort du paysage que complètent les boisements des versants des vallons des Placettes et de Cache-Piou).

Grâce à une altitude moyenne, grâce à sa pinède, le brouillard, noyant la plaine, est pratiquement inexistant sur la commune, l'humidité y est réduite et le territoire est fort bien abrité des vents froids (la "bise"). Ce micro-climat a permis la culture du vignoble entre le Moyen Âge et le XX°siècle.

Les communes limitrophes sont :

Rose des vents Bussières Sainte-Agathe-en-Donzy Cottance Rose des vents
Bussières et Pouilly-lès-Feurs N Cottance
O    Rozier-en-Donzy    E
S
Pouilly-lès-Feurs Civens Cottance

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce n'est pas la rose qui a donné son nom à Rozier, ni le roseau.

Cette supposée origine n'est en fait qu'une rumeur qui suit les générations, sans que l'on sache d'où elle vient. Le roseau en latin se dit « calami », nous sommes bien loin de la supposée racine de Rozier. D'autre part, n'oublions pas qu'en l'an 1000 la plaine du Forez, toute proche, était un vaste marécage, assainit par les comtes du Forez à partir du XIV° s. seulement, et où, très certainement, les roseaux ne manquaient pas. Ce qui permet de dire que sur le territoire de Rozier les quelques roseaux s'y trouvant n'étaient en rien remarquables, ni exceptionnels pour donner leur nom à ce lieu. Alors d'où vient "Rozier" ?

Si l'on se réfère au Cartulaire de l'abbaye de Savigny (Rhône) et plus particulièrement aux Chartes de celle-ci, on trouve à l'an 960 « Villa quoe dicitur Rozerias… », le second texte de cette Charte 237 se trouve au Tome 2 du même cartulaire : « Donatio rerum in Rozerüs villa domno Gausmaro abbati a Gerardo et uxore… ». Ce qui se traduit par : « Gerard et son épouse ont fait donation de la Villa Rozerüs à l'abbé Dom Gausmarus… ». Le manuscrit original , imprimé vers 1863 par Aug. Bernard, peut expliquer que ce dernier ait écrit « Rozerias » ou « Rozerüs », en lieu et place de « Roseris » signifiant « de couleur Rose ». Or le sol de Rozier-en-Donzy est pour partie du granit rose utilisé couramment jusqu'au XIX° s. dans la construction, ce qui n'est pas le cas à quelques kilomètres de là.

« Villa Rozerüs » ne peut alors que signifier « Villa de couleur rose » (Villa romaine). La couleur du sol a donc donné, très certainement, le nom du village de Rozier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu de localité de la Loire, à l’exception des importantes cités de l’antiquité telles que Feurs, ont eu la chance de pouvoir dater leur entrée dans l’histoire. C’est pourtant le cas du bourg de Rozier, mentionné pour la première fois en 960 (cf. ci-dessus cartulaire de l’abbaye de Savigny). Rozier ( le Rozeriis ou Villa Rozerias des Romains) existait assurément bien avant dans l’Histoire sans y être nommé, et aux premiers siècles de la Gaule gallo-romaine, les puissants citoyens et consuls de Feurs y avaient sans doute des domaines entretenus par leurs esclaves et des propriétés bénéficiant du climat exceptionnel des Montagnes du Matin. Rien n’aura subsisté de ces quatre siècles de Pax Romana et, n’était le Cartulaire de l’Abbaye de Savigny, l’on ne saurait rien du lointain passé de Rozier.

À peine 150 ans après la mort de Charlemagne, alors que se développe à Savigny, près de l’Arbresle, une puissante abbaye bénédictine carolingienne fondée en 542 et que dirige l’abbé Gausmarus commandant alors à 72 paroisses, le Forez est gouverné par un important personnage, le comte Gérard de Forez (de la première Race des Comtes de « LION & de FOREZ », mort en 999) résidant à Montbrison. Nous sommes alors à quelques décennies de l’An Mil, et le monde chrétien de l’époque vit les fameuses «Terreurs de l’An Mille» promettant la fin des Temps prophétisés par l’Apocalypse de St-Jean. Il s’agit donc pour tout un chacun d’assurer son salut éternel avec l’assistance de l’Eglise. Le comte Gérard et la comtesse Gimberge, son épouse, décident de faire donation à l’abbaye de Savigny, pour le salut de leurs âmes, de deux de leurs domaines en Forez : Rozier et Albieu-Bussy (charte 237 au Cartulaire de Savigny tome 1 et tome 2). La « Villa Rozerias » forme au X°s. un ensemble important de manses avec curtils, verchères, vignes, prés et champs, terres cultes et incultes, parcelles de forêts et cours d’eau, entretenus par des personnels de serfs et serves vivant dans des habitations regroupées sur la croupe où s’établit actuellement le bourg de Rozier.

L’Abbaye de Savigny pourvoira désormais à l’exploitation mais aussi à l’entretien et à la protection du domaine. Aussi dès l’An Mil, entre 998 et 1007, l’abbé Hugues de Savigny fait-il édifier face à la plaine du Forez, une ceinture défensive de 13 églises dont celle de Rozier. Une massive église romane consacrée à Saint-Pierre domine le village. Le Cartulaire de Savigny la mentionne ainsi : « Ecclesia de Roseriis in honore St-Petri, in Roseriae vel Villa Rozerias in agro Forensi ».

Pendant cinq siècles, les prieurs de Montrottier géreront pour le compte de l’abbaye de Savigny ses domaines en Forez. Ils deviendront les « seigneurs décumateurs » - dans le sens de : maîtres - de Rozier, et des autres paroisses, chargés de prélever la dîme, nommer les curés, rendre la justice, mais aussi assurer la protection et l’entretien des habitants. Au XIII°s. nous pouvons penser qu’à Rozier la terre était très productive, par rapport à la plaine du Forez qui n’était que marécages et subissait les affres des crues de la « Liger » (la Loire). En effet, Marguerite Gonon –historienne forézienne- n’a trouvé, parmi nombre de testaments foréziens du XIII°s. qu’elle déchiffra et qui nous sont connus par les textes, qu’un seul testament paysan, celui de « Johannès de Borbonno à Rozier » daté de 1289. Tous les autres émanent de gens ayant de grandes fonctions dans le comté. À cette époque seuls les plus fortunés testaient.

Après 1330, la guerre de Cent ans conduit le prieur Jean de Varenne à la mise en défense de Rozier, la plus avancée et la plus exposée de ses paroisses face à la plaine du Forez. Mais la peste noire de 1348 décimera la population. C’est au prieur Guillaume de Lespinasse qu’incombera, à partir de 1362, la remise en défense de Rozier face au fléau des « Grandes Compagnies ». L’église romane dont le clocher massif est fortifié à la hâte, devient le refuge des habitants face aux bandes des « Tard-Venus » du sinistre Seguin de Badefol. À partir de 1562 nouvelles alertes avec les Guerres de religion et les sévices du baron des Adrets en 1573. Celui-ci traverse Rozier et les Montagnes du Matin en direction de Montrottier, à la vaine recherche de la fameuse « rose d’or » du prieuré. Dans le même temps, une petite lueur d’espoir apparaît du côté de Lyon avec la naissance en 1540 de la corporation des canuts. Pendant plus de quatre siècles cette industrie de la soierie et de son tissage s’étendra progressivement depuis Lyon jusqu’aux domaines de l’Abbaye de Savigny. À la fin de l'ancien régime, Rozier était village et paroisse en Forez, archiprêtré de Néronde, élection de Roanne, justice de Donzy, châtellenie royale de Feurs. Le prieur de Montrottier nommait à la cure.

« Roziers » (carte de Cassini) deviendra « Rosiers-en-Donzy » au XVIII° s. (Cartulaire de Savigny, t. II, p. 1032). Selon le dictionnaire topographique de la Loire de J.E. Dufour ce n’est qu’au recensement de 1926 que nous trouvons la forme actuelle : Rozier-en-Donzy. Cependant dans le premier registre des délibérations du Conseil Municipal daté de 1838 il est déjà fait mention de : Rozier-en-Donzy, de même que le premier cadastre daté de 1813. Alors de quand date cet ajout de «en Donzy » et le remplacement du "s" par un "z" ?

A la Révolution le prieuré de Montrottier disparaîtra. Rozier-en-Donzy rentre désormais dans le droit commun des autres communes du futur département de la Loire. À partir du Premier Empire, le tissage devient à Rozier un complément de ressources, un appoint aux revenus fermiers. Naît alors à Rozier une sorte d’aristocratie locale de l’artisanat du tissage qui fait la fortune du bourg. Tant et tant prospère qu’à la fin des années 1850 son antique et belle église romane est jugée trop petite. Elle sera donc rasée et remplacée par l’actuel pastiche néo-gothique. Dès le début des années 1800, le sol de Rozier-en-Donzy fourni de nombreuses tuiles à rebords et des briques pleines qui sortent de deux tuileries de LEBOUCHARD Georges, l’une située « chemin de Néronde à Rozier-en-Donzy » juste avant le moulin de « la Guédonnière » aujourd’hui en ruines, l’autre en bordure du « bois de l’Avourette » (aujourd’hui bois Perchet au lieudit des Placettes). L’une et l’autre desservent le village de Rozier-en-Donzy, ainsi que les villages voisins en chars à bœufs qui parcourent les chemins devenus aujourd’hui des circuits pédestres.

Un passé fortement lié au tissage[modifier | modifier le code]

Rozier-en-Donzy a depuis longtemps un passé lié avec celui de la capitale de la soierie : Lyon. Depuis le début du XVIIIe siècle, Rozier-en-Donzy a connu une forte activité avec le tissage « à bras ». Cette activité s'est ensuite mécanisée au début du XIXe siècle, avec la révolution industrielle.

Entre 1950 et 1970, pratiquement 1 000 métiers à tisser « battaient » dans le village. Six ou sept usines autour du bourg occupaient alors quelques centaines d'ouvriers. Les ateliers de l'époque occupaient des familles entières. Cette période fut aussi l'époque des agriculteurs-tisseurs, avec quelques vaches et un ou deux métiers à tisser.

Cette activité du tissage a ensuite connu un énorme ralentissement après les années 1980, une chute inévitable, liée à l'ouverture des marchés et à la mondialisation.

Il en reste actuellement quelques traces avec deux usines et une dizaine d'ateliers qui produisent encore des ouvrages alliant du tissu velours façonné à la soie naturelle. Afin de se différencier et de résister à la rude concurrence des marchés asiatiques, ces quelques usines ont su orienter leur travail sur des produits de très haute qualité, reconnus et appréciés dans le monde entier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1796 Antoine Spire 1ère République Agent municipal
1796 1797 Antoine COQUARD 1ère République Agent Municipal
1797 1798 Jean MICOLON 1ère République Agent Municipal
1798 1798 Joseph COQUARD 1ère République Agent Municipal
1798 1798 Pierre DENIS 1ère République Agent Municipal
1799 1799 Antoine SPIRE 1ère République Agent Municipal
1800 1800 Etienne VADOS 1ère République Agent Municipal
1800 1804 Jean DEMARE 1ère République Maire
1804 1814 Jean DEMARE Premier Empire Maire
1814 1816 Claude CHOUZY Restauration Maire
1816 1824 Jean MICOLON Restauration Maire
1824 1826 Claude COQUARD Restauration Maire
1826 1830 Antoine MICOLON Restauration Maire
1830 1843 Claude CHOUZY Restauration Maire
1843 1848 J.Louis MARTINON Restauration Maire
1848 1851 J.Louis MICOLON 2° République Maire
1852 1870 J.Louis MICOLON Second Empire Maire
1870 1878 Michel CHOUZY 3° République Maire
1878 1884 Etienne GAY 3° République Maire
1884 1888 Antoine Loire 3° République Maire
1888 1892 J.Marie JOURJEON 3° République Maire
1892 1900 Joseph Loire 3° République Maire
1900 1904 J.Marie FARGE 3° République Maire
1904 1908 Joseph LOIRE 3° République Maire
1908 1919 Jean Benoît DEMARE 3° République Maire
1919 1925 Jean-Marie Farge 3° République Maire
1925 1929 Jean-Marie Peronnet 3° République Maire
1929 1940 Marius Farge 3° République Maire
1940 1944 Marius Farge Etat Français Maire
1944 1946 Claudius Peronnet GouvernementProvisoire Maire
1946 1953 Claudius Peronnet 3°République Maire
1953 1992 Léon Coquard 4°& 5° République Maire
1992 2014 J.Louis Rivollier 5° République Maire
2014   Didier Berne 5° République Maire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 349 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
702 600 603 840 862 913 981 1 024 1 004
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 028 1 104 1 128 1 050 1 150 1 152 1 322 1 353 1 401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 370 1 428 1 493 1 290 1 350 1 325 1 246 1 138 1 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 328 1 303 1 165 1 172 1 146 1 268 1 323 1 359 1 345
2011 - - - - - - - -
1 349 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre 1860 : édifiée selon les plans de l'architecte Montagnac, confessionnal Louis XV.
  • Chapelle Saint-Roch du XVIIe siècle : c'est vers 1628 qu'une terrible épidémie de peste ravagea le Forez : en quatre mois, 700 personnes trouvèrent la mort dans la seule ville de Feurs. Ceux des habitants de Rozier qui restèrent valides firent vœu d'édifier un oratoire s'ils étaient épargnés par le mal. Voici l'origine de la petite chapelle qui s'élève le long du passage, dans la partie haute du village.
  • Site des « Pierres Folles » : situées au cœur du massif de Mussy, au milieu des pins sylvestres et des champignons, ces alignements d'énormes blocs erratiques empilés les uns sur les autres, s'étalent sur plusieurs centaines de mètres. Sur certains, on croit distinguer des cupules et des écuelles, qui auraient pu être creusées par la main de l'homme. De quelle époque peuvent dater ces marques dans le rocher ? Nul ne saurait le dire. En attendant que des archéologues s'y intéressent, les autochtones se contentent de répondre : « Comme on ne peut pas expliquer leur présence ici, on a dit que ces pierres sont folles ».
  • Croix de 1617, au carrefour de la rue Saint Pierre et de la rue des Montagnes du Matin.
  • Table d'orientation sur le site de la « Madone », magnifique vue sur la plaine et les monts du Forez.
  • Artisanat : atelier de tissage traditionnel, tableaux tissés en soie naturelle avec système Jacquard ; atelier de peinture sur soie ; fabrication d'articles en tissus provençaux, l'atelier « Vitraux du Forez » : création et restauration de vitraux (méthode traditionnelle en plomb ou en cuivre).
  • Sentier pédestre (9 km).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoirie ville fr Rozier-en-Donzy (42).svg

Ars Serici Domiciacum Honorat : ce qui peut se traduire par La soierie honore ce lieu ou cette demeure.

Rozier arbore les armes du Donzy : les 3 étoiles représentent les trois villages de celui-ci, c’est-à-dire Sainte-Agathe-en-Donzy, Salt-en-Donzy et bien sûr Rozier-en-Donzy, ce petit pays de France situé géographiquement entre Forez (le dauphin) et Lyonnais (le lion). Rozier y proclame sa vocation soyeuse avec les deux navettes de métier à tisser ; les ailes écartées de l’oiseau montre l’influence prépondérante de cet artisanat.

Les armoiries de Rozier-en-Donzy se blasonnent ainsi :

De gueules à la colombe montante d'argent surmontée de deux navettes d'or aux canettes d'azur appointées en chevron , au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or. L'écu est surmonté du nom du village en majuscule de sable.
Support : un dauphin d'or à dextre, un lion du même à senestre.
Devise :
Ars Serici Domiciacum Honorat.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cartulaire de l'Abbaye de Savigny Tome 1 et 2
  • Dictionnaire topographique de la Loire de J.E. DUFOUR (Ed. 1946)
  • Histoire des Ducs de Bourbon et des Comtes du Forez, par J.M. de La Mure
  • Institutions et société en Forez au XIV°s. par Marguerite GONON (ED. Assoc. des chartes du Forez, Fondations G. GUICHARD)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011