Violay
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
| Violay | |
| Pays | |
|---|---|
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Loire |
| Arrondissement | Roanne |
| Canton | Néronde |
| Code Insee | 42334 |
| Code postal | 42780 |
| Maire Mandat en cours |
Véronique CHAVEROT |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Balbigny |
| Latitude Longitude |
|
| Altitude | 535 m (mini) – 1 004 m (maxi) |
| Superficie | 27,07 km² |
| Population sans doubles comptes |
1 343 hab. (1999) |
| Densité | 49 hab./km² |
Violay est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes. Les habitants sont les Violaysiennes et Violaysiens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Violay est un bourg de plus de 1000 habitants de l'Est du département de la Loire, jouxtant la limite avec le Rhône. Le village est construit de part et d'autre de la D1, axe principal du village reliant Balbigny à Tarare
Les communes limitrophes sont :
- - Saint-Cyr-de-Valorges
- - Joux
- - Saint-Marcel-l'Éclairé
- - Affoux
- - Villechenève
- - Panissières
- - Montchal
- - Sainte-Agathe-en-Donzy
- - Sainte-Colombe-sur-Gand
[modifier] Topographie et hydrographie
Violay est situé entre 532 et 1004 mètres d'altitude au mont Boussuivre. C'est le point culminant à l'est de la plaine du Forez. D'un point de vue strictement géographique, Violay n'est pas dans les monts du Lyonnais, mais par extension, et surtout par coutume, les monts du Lyonnais désignent l'ensemble des collines bordant l'Est du département.
Les monts de Tarare sont quant à eux à mi-chemin entre les monts du Lyonnais et les monts du beaujolais dont le point culminant est au mont Saint-Rigaud.
L'ensemble topographique (jumelant monts du Lyonnais et monts de Tarare) est repris sous l'appellation locale de "montagnes du Matin" (situées à l'est). Cette chaîne de collines fait face aux "montagnes du Soir" (à l'Ouest) qui regroupent les monts du Forez et les monts de la Madeleine. Ces deux appellations tirent leur nom de la course que fait le soleil au dessus de la plaine et sont un moyen mnémotechnique apprécié des enfants pour l'apprentissage des points cardinaux.
Au niveau hydrographique, la commune ne donne pas naissance à des cours d'eau majeurs mais possède un critère intéressant puisqu'elle est située sur la ligne de partage des eaux Atlantique/Méditerranée. Les principaux ruisseaux sont :
- Le Boussuivre
- La Charpassonne
- Le Gantet
- Le Gand
On compte également deux plans d'eau : l'étang de Fontbonne et le barrage d'Echancieux
[modifier] Climat
Le climat de Violay est de type semi-continental avec des influences montagnardes marquées :
- Le printemps est souvent froid et pluvieux, et la neige hivernale demeure de longues semaines sur les ubacs. La douceur installée n'apparaît généralement pas avant mai.
- Les étés, mêmes caniculaires, restent frais mais avec un ensoleillement important.
- L'automne est souvent précoce dès début septembre et tranche nettement par rapport à la période estivale.
- Les hivers, eux aussi précoces (parfois dès le 3ème weekend d'octobre = fête patronale) apportent leur lot de brouillard, précipitations et épisodes neigeux parfois importants.
À la sortie de la commune, en allant vers Tarare, on franchit le col de la Croix Cazard. Cette dépression naturelle est un des points de passage fréquent du brouillard venant de la Plaine du Forez pour le côté Loire ou du bassin rhodanien pour le côté lyonnais.
Violay est suivi quotidiennement par deux installations météo-amateur (Violay-Gabotin et Violay 1000) et fait l'objet, avec d'autres communes, d'un bulletin d'information mensuel créé par l'association météorologique d'entre Rhône et Loire disponible sur internet.
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures minimales moyennes (°C) | 1,2 | 2,4 | 1,8 | 8,5 | 9,1 | 11,7 | 12,3 | 11,6 | 8,6 | 6,2 | 0,2 | -0,4 | 6,09 |
| Températures moyennes (°C) | 3,6 | 5,6 | 5,5 | 13,7 | 13,3 | 16,1 | 16,9 | 16,3 | 13,1 | 10,0 | 3,1 | 2,2 | 9,96 |
| Températures maximales moyennes (°C) | 6,0 | 8,7 | 9,3 | 19,0 | 17,6 | 20,6 | 21,6 | 20,9 | 17,6 | 13,9 | 6,1 | 4,9 | 13,84 |
| Cumuls mensuels de précipitations (mm) | 70,0 | 67,8 | 71,9 | 38,8 | 141,2 | 110,7 | 146,1 | 144,8 | 108,6 | 16,1 | 85,2 | 51,4 | 1052,6 |
| Source : La météo à temps perdu - M. GAGNARD, Archives climatologiques - Station de Violay-Gabotin - 830m - Loire, FRANCE » | |||||||||||||
[modifier] Géologie
Le relief de Violay est composé de petites collines arrondies et de crêtes, mais aussi de vallons encaissés et d'une haute colline aux pentes plus escarpées : le mont Boussuivre. L'ensemble fait partie d'un très ancien massif montagneux soulevé en même temps que le reste du Massif Central, érodé puis finalement ré-élevé au moment de la formation des Alpes.
Le sous-sol est principalement composé de granite et laisse de fait apparaître des veines de quartz mais aussi de calcite. On trouve de l'antimoine et de la galène plus profondément dans le sol ; du gneiss et du micaschiste sont aussi présents par endroits.
[modifier] Histoire
[modifier] Protohistoire et Antiquité
Les fouilles archéologiques sur le territoire de la commune ont démontré que Violay est un site peuplé de façon sédentaire au moins depuis l'antiquité. Des silex taillés sont retrouvés sur un site archéologique alors que paradoxalement, Violay est dénué de tout filon de silex. Ce fait laisse supposer l'importance du site de Violay au point d'y apporter cet outillage.
Après l'invasion des celtes, Violay est sous le contrôle des ségusiaves, peuple de Gaule celtique établi à Ségusiavorum. Rome annexe la Narbonnaise durant le dernier tiers du IIe siècle avant notre ère et vers -58 les Romains conquirent le territoire des ségusiaves. La Pax romana ou "paix romaine" durera près de trois siècles.
[modifier] Moyen Âge
Au Moyen Âge, vers 1250 c'est la lignée des Talaru, originaire de Saint-Forgeux, qui laisse sa marque à Violay avec la construction de deux maisons fortes : Noailly et Villette
- Le château de Noailly, érigé vers 1260, est une ferme-forteresse située au sud du village en contrebas de la route qui mène au col du Signy. L'ancienne demeure seigneuriale est aujourd'hui une propriété privée dont il ne subsiste que quelques éléments architecturaux rappelant ce passé féodal, notamment le donjon et un mâchicoulis.
- Le château de Villette est aussi une ancienne maison forte située à quelques kilomètres du château de Noailly entre Violay et Villechenève. Le château a subi d'importantes transformations notamment quand il fut propriété de M. Matagrin, et ressemble aujourd'hui à une demeure bourgeoise du XIXe siècle. Autrefois rattachée à la paroisse de Violay, le château fait désormais partie de la commune de Villechenève.
À l'époque médiévale la principale sphère d'influence émane de la très puissante abbaye de Savigny autour de laquelle gravitent les familles seigneuriales et qui est à l'origine de plusieurs bâtiments dans le village et les alentours.
Le village a connu trois seigneuries : Noailly, Villette et Pelouzat. Ces seigneuries étaient étroitement liées au comte de Donzy.
[modifier] Révolution française
En 1789, le Forez, le Beaujolais et le Lyonnais forment un seul et unique département : Rhône-Loire. Mais le 19 novembre 1793, les lyonnais prennent parti pour les Girondins contre la convention nationale alors majoritairement représentée par les montagnards. En représailles, on divise le département pour ne laisser qu'un petit territoire aux lyonnais, donnant ainsi naissance aux deux départements actuels : Loire et Rhône. Depuis 1793, Violay appartient au département de la Loire, à l'arrondissement de Roanne et au canton de Néronde.
[modifier] Blasonnement
Blasonnement : "Parti de pourpre et d'argent au chevron de l'un à l'autre accompagné en pointe d'une cloche d'or, au chef du même chargé de trois roses de pourpre"
Couronne murale : non représentée ci-contre
Cri : VIOLAY
Devise : "Violam Sequimur" (« Nous suivons la violette ou le violet »)
"Les armoiries de Violay évoquent le pourpre, couleur parlante qui symbolise la tempérance et de l'apaisement. Le chevron représente l'autorité, la valeur morale, la puissance ; mi-argent mi-pourpre il est l'image de la cohésion de la communauté. La cloche d'or rappelle la légende selon laquelle des pièces d'or ont été fondues dans le métal, pour donner plus de finesse au son. Elle est le symbole du rassemblement, traditionnellement réservée à l'église et aux titulaires des charges municipales pour éloigner le mauvais esprit et prévenir la cité d'un danger imminent. Les roses évoquent les familles seigneuriales de Noailly et de Villette qui les portaient dans leurs armoiries. Les métaux reprennent l'argent, symbole de sagesse et de prospérité, tandis que l'or est le symbole de la justice, de la richesse et de la grandeur d'âme."
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2008 | mars 2014 | Véronique CHAVEROT | - | - |
| mars 2001 | mars 2008 | Paul GIROUD | - | - |
| 1976 | mars 2001 | Robert STUMPP | - | - |
| 1969 | 1976 | Denise LINDER | - | - |
| 1959 | 1969 | Joannès DUSSUD | - | - |
| 1945 | 1959 | Jean GAREL | - | - |
| 1944 | 1945 | Pierre COUBLE | - | - |
| 1933 | 1944 | Jean-Bertrand CHAVEROT | - | - |
| 1925 | 1933 | Jean-Marie FOUILLAT | - | - |
| 1919 | 1925 | Jean-Bertrand CHAVEROT | - | - |
| 1903 | 1919 | M. LAFAY | - | - |
| 1884 | 1903 | Claude-Benoît GUYONNET | - | - |
| 1878 | 1884 | Jean-Benoît GARNIER | - | - |
| 1876 | 1878 | Jean ARQUILLERE | - | - |
| 1873 | 1876 | Jean-Claude CHEVRIER | - | - |
| 1868 | 1873 | Jean ARQUILLERE | - | - |
| 1855 | 1868 | Claude-Benoît GUYONNET | - | - |
| 1851 | 1855 | M. PERRIER | - | - |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| 1314 | 1339 | 1344 | 1380 | 1425 | 1343 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Mont Boussuivre et tour Matagrin
Point le plus élevé du village, le sommet du mont Boussuivre culmine à 1004 mètres d'altitude sous la forme d'une petite clairière. Les abords immédiats du sommet sont boisés de feuillus et de conifères. On compte parmi les essences les plus représentées :
- sapin de Douglas (Pseudotsuga)
- épicéa commun (Picea abies)
- mélèze d'Europe (Larix decidua)
- hêtre européen (Fagus sylvatica)
Un des chemins d'accès au site a longtemps été bordé par un hêtre séculaire localement appelé "gros fayard". L'arbre a été abattu en 2008 suite à une maladie ayant rendu son tronc creux.
Le lieu est mentionné dès 1239 dans le cartulaire du Lyonnais sous un nom éponyme "Dalmatus de Beaucero". Au XIVe siècle le nom devient "Buessuevre" puis "Boussièvre" et enfin "Boussuivre", donnant par extension son nom au ruisseau prenant sa source sur le mont et s'écoulant dans une vallée encaissée le versant rhôdanien pour enfin jeter dans la Turdine à Tarare. Le chantier de la jonction autoroutière A89 Balbigny/La Tour de Salvagny emprunte cette même vallée.
Le site a été un des points de triangulation de la France. Une borne en pierre de l'époque napoléonienne insérée dans la maçonnerie de la tour Matagrin témoigne de ce passé.
La tour Matagrin est un édifice circulaire en pierre datant de 1876. C'était autrefois un relais de chasse construit pour l'usage d'un notaire, maître Matagrin, alors propriétaire des terrains alentours. Le bâtiment était initialement pourvu d'un toit conique recouvert d'ardoises qui a disparu à la libération. En 2007, la mairie a soumis le projet de trois architectes à la population afin de choisir le mode de réhabilitation du bâtiment comprenant notamment la remise en place d'un toit comme sur le plan d'origine.
"La Tour" est la vitrine du village et attire nombre de promeneurs et touristes aux beaux jours. Une table d'orientation à 360° placée au sommet permet de contempler, par temps clair, un paysage s'étendant sur 14 départements. À l'aube, aux premières gelées, on peut contempler le mont Blanc très distinctement et toute la chaîne des Alpes émergeant de la brume à l'est.
Le panorama couvre le Roannais, Tarare et le Beaujolais, les Alpes depuis le massif du Mont-Blanc jusqu'au massif de l'Oisans et la barre des Écrins, le Bugey et la plaine de Lyon en avant plan. Au sud apparaissent les crêts du Pilat, le Mézenc, les monts du Forez et de la Madeleine.
Une deuxième tour, plus haute, a été construite à proximité de la tour Matagrin. Il s'agit d'un relais hertzien de télécommunications. C'est ce deuxième repère qui est visible à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde et qui permet de situer précisément Violay.
[modifier] Chapelle Saint-Roch
La chapelle Saint-Roch a été édifiée au cours du XVIIe siècle et a une origine comparable à la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon ou plus modestement, à son homonyme, la chapelle Saint-Roch de Rozier-en-Donzy. Vers 1628 le Forez est foudroyé par une épidémie de peste. Alors que la maladie fait des ravages, le culte de saint Roch passe pour éloigner le fléau. En signe de piété et avec l'aide financière de la puissante abbaye de Savigny, dont la paroisse dépendait à l'époque, l'édification d'une chapelle est décidée dès 1679. Elle sera achevée en 1691.
Pendant la Révolution française, elle sert de lieu de réunions. Très détériorée, suite à cette période de troubles, la chapelle ne sera rouverte au culte qu'en 1818 après travaux. Elle a de nouveau fait l'objet d'une importante restauration à la fin des années 90 ainsi que son parvis.
[modifier] Coquille Saint-Jacques
La coquille Saint-Jacques est une sorte de petite niche de pierre située au dessus du linteau d'un portail d'une bâtisse du village et dont le sommet arrondi prend la forme très distincte d'une coquille Saint-Jacques. Si on lui suppose une origine féodale, on peut affirmer que l'objet est lié aux pèlerinages chrétiens d'antan et notamment celui de Saint-Jacques-de-Compostelle. Lyon et surtout Le Puy-en-Velay étaient deux villes majeures sur le tracé du pèlerinage. Violay a peut-être joué (parmi d'autres communes) un rôle de village relais entre Lyon et Le Puy.
L'ancienne église du village construite en 998 a été volontairement rasée à partir du 24 juin 1834 du fait de sa vétusté. La coquille Saint-Jacques pourrait être un élément de cette église, conservé et réintégré en témoignage de ce passé perdu. Toutefois, aucun autre élément significatif dans la commune ne vient appuyer cet état de fait, ce qui renforce un peu plus le mystère autour de la coquille Saint-Jacques de Violay.
[modifier] Autres monuments et curiosités
[modifier] Autoroute A89
[modifier] Personnalité liée à la commune
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Il était une fois Violay, André CHAZOT, Gilles CHAZOT, Richard RABEYRIN, Robert VALOIS, Edition locale

