Just Becquet

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Statue de Victor Hugo, 1902.

Just Becquet, né à Besançon en 1829 et mort à Paris en 1907 était un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Just André François Becquet est né le 14 juillet 1829, à Besançon, où son père André était orfèvre dans la rue des Granges.

Il suit d’abord des études classiques au lycée de la ville et obtient un baccalauréat de philosophie puis s’inscrit à l’école municipale des Beaux-arts.

Ses premiers essais sont encouragés par le sculpteur Jules Franceschi, (élève de François Rude) qui séjournait à Besançon ; il put convaincre la famille du jeune Becquet de l’envoyer à Paris où il a la chance d’être accepté par le grand maître bourguignon.

Après la fermeture de l’atelier de Rude en 1851 et alors que la plupart des élèves rejoignent celui de Pierre-Jean David d'Angers, Just Becquet préfère travailler seul, accompagné de son maître qui garde un œil attentif sur ses réalisations.

Il exposa pour la première fois au Salon de 1857 mais, bien que chacune de ses expositions soient couronnées d’éloges, la notoriété ne vient pas au point qu’il travaille pendant quelque temps, pour subvenir à ses besoins, dans le bureau d’un agent de change.

Becquet était un passionné de musique classique et cette amie l’aidait à lutter contre le découragement ; il travaille pendant plusieurs années avec le violoncelliste Camillo Sivori : sa maîtrise du violoncelle lui permet d’augmenter un peu la pension que lui verse sa famille en jouant dans divers concerts parisiens mais également dans l’orchestre du Théâtre Français.

Enfin, au Salon de 1869, une médaille est sa première récompense officielle suivie, l’année suivante, par une médaille de première classe.

En 1878, il obtient une médaille de deuxième classe à l’Exposition universelle et est fait chevalier de la Légion d’honneur ; la même année, il est reçu comme membre honoraire de l’Académie des Sciences et Belles Lettres de Besançon.

Il ne manquera aucun Salon jusqu’en 1906 où fut placé la « Tunique de Nessut », sa dernière œuvre inachevée. La mort le surpris alors qu’il réalisait cette statue, le 25 février 1907 à Paris; des obsèques solennelles furent organisées à Besançon, avant son inhumation au cimetière de Saint-Ferjeux.

Un comité fut mis en place pour l’érection d’un monument ; le buste de l’artiste a été réalisé par Henri-Léon Gréber et inauguré en 1909 dans les parterres de la promenade Micaud[1].

Une rue de Besançon porte son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Estignard. Just Becquet, sa vie, ses œuvres, 1911. Notice n° : FRBNF30408169.

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]